Constituer sa cave : comment démarrer ?

mais vous ne savez pas par où commencer ? Cave ou armoire à vin, tout dépend de la place dont vous disposez et de votre budget. Une fois qu’on a le contenant, reste à le garnir et c’est là que les affaires sérieuses commencent. Nos conseils.

Avec 50 bouteilles

Pour démarrer modestement sa cave, il vaut mieux se concentrer sur quelques bouteilles, certaines pour la garde, d’autres pour boire tout de suite. Par exemple on peut choisir de conserver quarante bouteilles et d’en avoir dix sous le coude. Dans cette catégorie, je mettrais trois champagnes (des bruts pour l’apéritif suffisent), quatre rouges (bordeaux, bourgogne, rhône, languedoc par exemple) et trois blancs (alsace, loire, un liquoreux). Avec cela vous êtes paré pour toutes les situations et tous les accords mets et vins.

Pour le gros de la cave, on peut procéder ainsi : 20 bouteilles de grands crus de bordeaux (glanés dans les ventes aux enchères…), dix bouteilles de Bourgogne, 5 du Rhône et 5 de Loire.

Cela va très vite, mais si on veut privilégier la garde, mieux vaut se concentrer sur des vins qui vieillissent le mieux, soyez attentifs à la qualité du millésime et à ses perspectives de garde. Pour ne pas commettre d’impair et consulter les notes des différentes années, reportez-vous à la rubrique La saga des millésimes.

Avec 100 bouteilles

On peut garder une quinzaine de bouteilles pour la soif immédiate et garder le reste. Le Bordelais constituera la base ; il faut penser aussi aux années dites « intermédiaires », où les grands crus sont plus accessibles (2007, 2006, 2004, 2002), plus récemment aux 2008 de grand classicisme en Médoc. Les crus classés en 1855 les plus discrets offrent aussi de bonnes opportunités en termes de prix ; je pense notamment à Cos Labory ou Pédesclaux.

Réservez aussi quelques étages à la Bourgogne, en blanc et rouge. Et profitez de cette capacité pour encaver quelques champagnes millésimés.

Pour éviter de grever le budget, l’Alsace représente un bon filon, car ces blancs, surtout les grands crus, peuvent se conserver sur plusieurs décennies.

La Loire aussi regorge de pépites, notamment dans les liquoreux (bonnezeaux en particulier). Dans le Rhône, les appellations Hermitage, Côte-Rôtie et Cornas, et plus au sud, Châteauneuf-du-Pape, voire Gigondas méritent de figurer en bonne place.

Quant au partage des eaux entre blancs et rouges, tout dépend de vos goûts ! Si vous ne buvez pratiquement que des vins blancs, inutiles d’avoir cinquante crus classés de Bordeaux. Préférez des blancs de Loire, de Champagne, de Bourgogne, et même de Châteauneuf ou d’Hermitage.

Communément, on opte en général pour deux tiers de vin rouge, mais là encore, à moduler en fonction de vos envies. L’avantage des bordeaux est qu’ils se conservent superbement ; c’est vrai aussi pour les grands rouges du Sud-Ouest, sur Cahors ou Madiran (La Tyre de Brumont).

De manière générale, si l’on se place dans une optique de garde à moyen et long termes, il faut viser de belles étiquettes, quitte à rabaisser un peu ses prétentions en termes de millésime. Après, si on a le budget, tout est permis !

Nous vous avions déjà parlé de la conservation du vin, des conditions optimales et minimales à respecter. Consultez la rubrique A la découverte du vin pour ne rien laisser au hasard.

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  • Voir les commentaires (6)

  • Max Coste

    Quelle déception !
    Même dans votre cave avec 100 bouteilles vous ne trouvez pas de place pour quelques flacons de grands rouges du Languedoc (Mas Jullien, Daumas Gassac, Grange des Pères, Peyre Rose, Montcalmès,…).
    Dommage !
    Cordialement,

  • Véronique Raisin

    Choisir, c’est renoncer effectivement ! Vous avez raison de souligner le beau potentiel de garde de ces grands languedocs. J’aurais pu citer également le Clos Centeilles ou l’Oustal Blanc, Ollier Taillefer ou Léon Barral, le Mas Champart ou le domaine d’Aupilhac. Aller voir aussi du côté des bandols, voire des patrimonios… Si je n’ai pas pu citer tout le monde, ce n’est pas par esprit d’ostracisme mais plutôt pour laisser libre choix à chacun de sélectionner selon ses goûts, ses envies, son humeur ! Une cave à vin, c’est un peu comme les combinaisons atomiques : infini et passionnant ! Bonne lecture sur le blog d’iDealwine et belles découvertes.

    • Max Coste

      Merci pour votre réponse bien argumentée.

  • Nicolas Burdeau

    Voici quelques conseils supplémentaires concernant la sélection du vin , il faut résonner par catégorie de vin en fonction de diverses occasions : apéritif, baptême, mariage, cocktail,etc
    – des vins jeunes (apéritif entre amis)
    – des vins de type et goûts variés (pour accompagner un dîner avec des mets différents)
    – des vins à conserver pour une longue durée (mariage, baptême, anniversaire)

  • Jean

    je suis tombé sur cet article qui explique quels Bordeaux sont incontournables dans une cave d’exception, avec les bonnes années et une liste des marchands en ligne : http://karenine.com/quels-bordeaux-faut-il-avoir-dans-sa-cave/

  • Wineops

    A mon avis, M Burdeau a raison, plus que de régions, il faut d’abord penser en terme de garde. Surtout au début de la constitution de la cave. En outre, quand on aborde des régions comme Bordeaux ou Bourgogne, il s’agit aussi de penser en terme de qualité-prix.

    A mes yeux dans une cave à 100 bouteilles, il faut raisonner par multiples de 3 (ou 2), ce qui limite donc à 30-40 références.

    Dans une cave de départ à 100 bouteilles, je pense donc qu’il n’y aurait la place que pour 2-3 références Bordelaises, type Brane-Cantenac ou domaine de Chevalier. Puis 2-3 de Bourgogne en côte d’or, type Vosne/Gevrey et Pommard/Volnay. Ensuite je réfléchirais en terme de style :

    BULLES :
    – Apéritives (Prosecco, Blanc de Blancs, Brut Natures, Clairette…)
    – Vineuses (Cava, Vouvray, Champagne, Limoux, Crémants…)

    BLANCS :
    – Septentrional « minéral » : Riesling, Sauvignon blanc, Chenin…
    – Septentrional « aromatique » : Gewurztraminer, Grüner Veltliner, Pinot Gris…
    – Meridional : Rhône, Languedoc…

    Etc…

    Et je suis d’avis qu’il vaut mieux diversifier au maximum puis resserrer ensuite quand on connaîtra mieux ses propres goûts.

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