Le Claret, nouvelle arme des vins de Bordeaux à l’export

léger qu’ils adoraient. Aujourd’hui le CIVB va relancer ce nom en en faisant une marque pour l’export.

Utiliser les leçons du passé pour organiser l’avenir, voilà une maxime qui a du inspirer le CIVB (Comité Interprofessionnel des Vins de Bordeaux). En effet, les professionnels bordelais devraient lancer prochainement la marque “Claret” qui sera utilisée sur les marchés d’exportation pour les vins de Bordeaux. Ce nom, tombé en désuétude (même s’il existe une appellation peu médiatisée de Bordeaux Clairet) a été utilisé pendant des siècles par les Britanniques comme terme générique servant à désigner les vins rouges de Bordeaux.

« La marque “Claret” s’apparenterait à des vins faciles à boire, légers, peu tanniques et destinés à séduire de nouveaux consommateurs » commente Georges Haushalter président du CIVB.

La marque devrait être exploitée à partir du millésime 2012 et devrait concerner les AOC Bordeaux, Bordeaux Supérieur et Côtes de Bordeaux. L’objectif n’étant pas d’inventer une nouvelle appellation mais réellement de créer une marque commerciale pour redynamiser les vins de consommation quotidienne et fidéliser l’amateur, pour l’éduquer à un type de vin (au goût évident) qu’il reconnaîtrait sans difficulté.

Une appellation protégée “Bordeaux” en Chine ?

Toujours dans le domaine des exportations, le CIVB met actuellement la pression sur le gouvernement chinois afin de créer une appellation protégée en Chine. A ce jour il n’existe en effet aucune reconnaissance de ce type sur le territoire chinois. On trouve pourtant des appellations de cette nature dans d’autre pays, par exemple en Europe. Il s’agit d’une appellation juridiquement exécutoire à “caractère géographique”. En vertu de cette appellation et de la protection qu’elle confère, des vins étiquetés avec le nom d’une région ne peuvent provenir que de cette région. Rappelez-vous notre article récent sur le contentieux du « champagne » soviétique : « Il n’y a de champagne que de Champagne ». C’est ce même type d’accord que souhaite trouver le CIVB en Chine.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer la menace ne viendrait pas de l’usage de faux sur des crus classés mais plutôt sur les vins d’entrée de gamme qui sont importés et distribués en grande quantité en Chine.

Une affaire à suivre…

A lire également :

La fin du « champagne » soviétique

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  • Voir les commentaires (1)

  • Anne-Marie BLÉRIOT

    À l’exportation, c’est bien joli, mais nous Français n’y aurons pas droit ? Injustice…

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