Le Paradoxe du Vin Bio : labels et tendances d’un marché international

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Le Paradoxe du Vin Bio, Labels et tendances d’un marché international, de Béatrice Cointreau, dresse un état des lieux de ce secteur aux Etats-Unis et en Europe.

Dans cet ouvrage, Béatrice Cointreau, nous présente les spécificités des marchés européens et américains du vin biologique. Dès la préface, Aubert de Villaine, propriétaire gérant du célébrissime domaine de la Romanée Conti, nous rappelle que l’utilisation de méthodes biologiques confèrent généralement au vin une qualité certaine : « Le bio est pour moi une option qui ne se discute même pas si on a l’ ambition de produire de grands vins, quelque soit l’appellation dont on dispose ».

A l’échelle de la planète, la surface du vignoble biologique est passée de 172 000 ha à 256 000 ha entre 2004 et 2011. Cette progression importante ne doit cependant pas occulter un fait : l’étendue combinée de ces cultures ne représente que 3,4% du vignoble mondial total (7,5 millions d’ha en 2011, selon l’OIV).

Le pays  possédant le plus grand vignoble biologique au monde est l’Espagne, avec un espace couvrant près de 80 000 ha en 2011, la majorité se trouvant dans la région de Castille-La Manche.

Le premier marché d’Europe pour ce type de vin est l’Allemagne avec des ventes d’une valeur  de 200 millions d’euros en 2010, soit une progression de 11% sur un an.

Du point de vue du consommateur, l’existence de divers labels peut présenter le risque de rendre confus les caractéristiques du vin qu’ils sont sensés garantir. Dans ce registre l’auteur creuse une question intéressante : Quelle est la différence entre un vin certifié « bio » et un vin « issu de l’agriculture biologique » ?

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Le label AB du ministère de l’Agriculture garantit qu’au moins 95% des ingrédients contenus dans un produit sont biologiques. Il faut comprendre par-là que les vins affichant ce label sont produits à partir de raisins issus de l’agriculture biologique.

label vin bio UE

Le logo biologique européen, en vigueur depuis le 01/08/2012 contraint quant à lui les producteurs à adopter des techniques de vinification plus encadrées, ce qui n’est pas le cas du label AB français. En effet, selon les normes mis en place par l’Union européenne, un vin portant ce logo doit par exemple comporter un niveau de sulfite (un conservateur) moindre que celui autorisé pour une production classique. En outre l’emploi d’acide sorbique, communément utilisée pour limiter l’oxydation du vin, est prohibé pour dans ce cas précis.

Un livre qui fait une analyse approfondie de la production mondiale et fait le point sur la question des coûts et du goût des vins produits en bio.

 

L’auteur

Béatrice Cointreau est une professionnelle aguerrie de l’industrie des vins et spiritueux, qui partage sa vie entre la France et la Californie. En effet, membre de l’Académie de Bordeaux, elle a dirigé une maison de Cognac et une maison de Champagne pendant près de 25 années. Son regard sur les marchés internationaux a été aiguisé par sa longue et riche expérience. Elle met aujourd’hui celle-ci à profit de sa société de consulting, spécialisée dans l’accompagnement d’entreprises dans leurs stratégies de développement international.

 

Le Paradoxe du vin bio. Editions Féret. 25,5 €

 

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  • Voir les commentaires (1)

  • Claude C

    Le vin bio, c’est une chose et le contenant. Qui s’en préoccupe ?.
    Une bouteille de verre, c’est du sable (environ 70%),du carbonate de sodium -soude- (+/- 15%), de l’argile, des colorants pour avoir une sinistre couleur vert bouteille …, et souvent un pourcentage de produits de verre recyclés et autre résidus. Qui garantie la pureté biologique de tout cela ?
    Et le bouchon (traitement, pas traitement), collerette, capsule, tout cela bio « or not » pas bio ? . Maintenat quid des emballages, bio – pas bio. Du transport bio – pas bio. ?

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