Le domaine de la Touraize, la pépite d’Arbois (Jura)

Domaine-de-la-Touraize-Jura

Découvrez notre dernier coup de cœur jurassien, le domaine de la Touraize, une véritable pépite proposant de délicieux vins biodynamiques et nature à prix doux. Un domaine encore relativement discret mais qui ne devrait pas le rester longtemps…

Fin février, une partie de l’équipe iDealwine avait eu le plaisir de partir en virée dans le Jura afin de découvrir les nouveaux talents (lire nos articles « Les étoiles du vignoble jurassien – Partie 1 (Tissot, La Borde, La Loue, Philippe Châtillon) » et « Les étoiles du vignoble jurassien – Partie 2 (La Touraize, Valentin Morel, Berthet-Bondet, Les Bottes Rouges)’). Et le domaine de la Touraize faisait justement partie de nos coups de cœur, nous sommes donc ravis de les compter désormais parmi nos partenaires.

Un domaine familial depuis plus de trois siècles

Ce domaine, propriété d’André-Jean et Héléana Morin, se situe à l’entrée d’Arbois. C’est un domaine familial historique de la région, puisque 8 générations s’y sont succédées. L’histoire vigneronne de la famille est donc très riche et remonte au moins jusqu’au tout début du XVIIIe siècle, puisque le domaine raconte qu’un aïeul de la famille, né en 1704, était répertorié sur son acte de décès comme « Etienne Morin, vigneron de profession ». André-Jean a rejoint l’aventure pour travailler avec son père sur l’exploitation en 1985. A cette époque, les raisins étaient livrés à la coopérative jusqu’en 2009 où il décide de quitter cette structure. Il fait alors construire une cuverie, un chai en 2014 et un espace d’accueil et de dégustation en 2015. En 2016, André-Jean a également été rejoint par son épouse Héléna qui travaille désormais avec lui.

Le nom du domaine provient d’un lieu-dit appartenant à la famille depuis plus de 3 siècles et le logo (l’ammonite qui orne les étiquettes des flacons que vous vous précipiterez d’acheter après avoir lu cet article) fait référence aux nombreux fossiles que l’on retrouve dans les sols du domaine, comme c’est le cas dans la région.

Un vignoble travaillé en biodynamie

Le vignoble s’étend sur 9 hectares et les vignes sont cultivées en bio (certifié) et en biodynamie (certification en cours). Une partie du domaine est composé de vieilles vignes (80 ans). Les sols sont travaillés (labour à la charrue entre les rangs ou bêchage mécanique pour les parcelles à fortes pentes) et désherbés sous le rang à l’aide de « lames interceps » et d’huile de coude – travail manuel à la pioche -, aucun désherbant n’est utilisé. Le but de ces travaux est d’aérer le sol et ses microorganismes mais aussi de limiter le ravinement (érosion des sols par formation de sillons à cause des eaux de ruissellement). Le soufre (5 kg de matière active /ha/traitement), le cuivre (entre 2 kg et 4 kg de matière active /ha/an) et bien sûr les préparations biodynamiques comme la bouse de corne (500p), l’aspersion de silice (501) sont utilisés, mais aussi un peu de fumier de mouton en hiver. Tous les traitements sont accompagnés de tisane de prêle. Les vendanges sont évidemment manuelles, effectuées en petites cagettes de 20kg.

Des vinifications naturelles

En cave, le travail suit la même philosophie qu’aux vignes. L’égrappage (manuel) se fait selon les cuvées, avec ou sans foulage. Les encuvages sont réalisés par gravité. Pour les blancs, le pressurage se fait en grappes entières, il est assez lent pour obtenir des jus limpides. Les fermentations sont naturelles (spontanées et en levures indigènes) et se déroulent sans chaptalisation ni ajout d’intrants. Le début des fermentations se fait en cuve inox thermorégulées, puis se poursuivent sous bois. Les fermentations malolactiques ont lieu naturellement, sur toutes les cuvées. Les vins blancs restent sur leurs lies le temps de l’élevage, entre 9 et 24 mois en foudre ou en pièce, sans bois neuf. Les rouges sont élevés en foudre, en cuve ou même en amphore selon les cuvées (et les cépages). Seul un léger sulfitage peut être apporté, mais il est tellement minime que l’on peut considérer ces vins comme étant nature. Ils sont mis en bouteille sans collage ni filtration et en suivant le calendrier lunaire de Maria Thun.

Les vins du domaine de la Touraize

Nous avons eu la chance de pouvoir déguster toutes les cuvées au domaine et de constater leur haut niveau. Des vins tous très réussis, séduisants. Les blancs offrent souvent de la minéralité et de beaux amers en finale, tandis que les rouges se montrent particulièrement élégants, à la fois gourmands et structurés, dotés de belles matières aériennes. Les vins oxydatifs nous ont aussi beaucoup plu par leur absence d’outrance : malgré la puissance de ce type de vin, on y retrouve aussi de la finesse et de la subtilité. Enfin, ces nectars sont proposés à prix très sages alors profitez-en !

Arbois les Moulins

Un beau blanc jurassien ouillé, produit à partir d’une majorité de chardonnay complétée par un tiers de savagnin. Son profil parfaitement équilibré entre rondeur et fraîcheur le rendent polyvalent, mais sa belle finale saline peut nous orienter vers des produits de la mer comme des poissons grillés

Arbois savagnin

Un savagnin oxydatif équilibré, qui offre le profil typique de ces vins (puissant, arômes de noix…), mais de manière assez subtile. Un excellent choix pour débuter la découverte du monde merveilleux des vins oxydatifs…

Arbois pinot noir Sur la Côte

Un pinot noir jurassien au fruité très gourmand (cerise, fraise, framboise) et doté d’une jolie fraîcheur. Un vin relativement simple mais redoutablement séduisant, à déguster avec des terrines, des grillades ou des plats à base de porc.

Voir tous les vins du domaine de la Touraize

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