Printemps 2021 | Etat des lieux et témoignages du gel dans les vignobles

Vous n’avez pas pu passer à côté de cette actualité qui a fait le tour des journaux et réseaux sociaux : les gelées de printemps de ce mois d’avril 2021 ont littéralement ravagé la très grande majorité des vignobles français. Des photographies aussi belles qu’effrayantes de braseros, de feux dans les vignes, d’aspersions pour épaissir la couche de gel. La Bourgogne, la Loire, la vallée du Rhône, le Beaujolais, le Languedoc, le Jura, Bordeaux, sans oublier les autres… C’est selon la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) un tiers au moins de la production viticole française qui va être perdue cette année, soit environ deux milliards d’euros de chiffre d’affaires en moins pour la filière. Retour sur ce désastre grâce au témoignage de quelques-uns de nos domaines partenaires.

Les gelées de printemps, un événement exceptionnel qui tend à devenir fréquent

Etant originaire de Meursault, je me souviens des premières années de gel en Côte d’Or. En 2016, les vignerons s’étonnaient d’une telle vague de froid les 26 et 27 avril, « la dernière fois que c’était arrivé, ce devait être en 1981 » me disait alors mon grand-père viticulteur… Autant dans le nord de la Bourgogne comme à Chablis, ces phénomènes ne sont pas si rares, autant chez nous il fallait parler d’un véritable événement. L’année d’après, en 2017, les vignerons qui avaient perdu une belle partie de leur récolte et voyant le gel arriver ont décidé d’agir : j’ai participé à ces nuits où nous sommes partis faire du feu de paille dans les vignes afin de créer ce nuage de fumée qui empêche le soleil et ses rayons de faire griller les bourgeons, un moment qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. La nuit était encore bien noire quand la décision est prise par vote à main levée, « oui », chaque vigneron sera responsable d’enfumer certaines parcelles du village afin que tous puissent bénéficier de cette protection. Après 2017, rebelotte en 2019… Et maintenant 2021. Un phénomène qui tend donc à devenir de plus en plus fréquent même dans les régions qui n’y étaient pas habituées jusqu’ici.

Au début de ce mois d’avril 2021, et après quelques jours printaniers qui ont fait sortir tous les bourgeons des arbres fruitiers comme ceux des vignes, la météo l’annonce : les températures vont redescendre, elles seront même négatives la nuit dans une grande partie des régions françaises. Branlebas de combat, les vignerons se préparent au pire : feux de paille (certaines régions n’en n’ont plus l’autorisation), braseros et bougies de paraffine, système d’aspersion, éoliennes pour brasser l’air, hélicoptères pour les plus grands producteurs… des remparts qui n’ont parfois pas été suffisants face à des -7 ou des -8°C. Après plusieurs nuits de lutte, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) tente de dresser un bilan des dégâts causés sur toute la France en prenant soin de consulter toute la profession – tous les bassins de production, interprofessions, chambres d’agriculture, coopérateurs, vignerons indépendants – l’on estime qu’un tiers au moins de toute la production viticole française sera perdu sur la récolte 2021. Cela représenterait environ deux milliards d’euros de chiffre d’affaires pour toute la filière.

Toutes les régions touchées

Vous l’aurez donc compris, c’est un fait absolument exceptionnel cette année : quasiment toutes les régions de France ont été touchées par le gel, même les plus chaudes. L’on peut considérer que les seules qui ont été épargnées – ou partiellement épargnées – sont la Corse, le Roussillon (qui n’a été que relativement préservé), la Savoie (les vignerons restent inquiets) et l’Alsace (le domaine Marcel Deiss précise « En Alsace peu de dégâts sont à déplorer, le débourrement étant encore timide. A suivre… »). iDealwine ayant la chance de travailler en direct avec plus de 800 domaines partenaires, nous avons souhaité récolter un peu leurs réactions et leurs témoignages pour vous les faire part.

 

Bordeaux | Toutes les appellations touchées, certaines durement

Selon l’interprofession des vins de Bordeaux, toutes les appellations de la célèbre région viticole ont bien été touchées. C’est cependant dans les Graves, à Sauternes, dans le sud de l’Entre-Deux-Mers, dans le sud du Médoc, les côtes de Bourg et à Saint-Emilion que les dégâts ont été les plus importants…

A Sauternes, le château Guiraud témoigne : « Au château Guiraud les températures ont atteint -7°c et notre future récolte en a subi les conséquences. Demeure cependant une lueur d’espoir quant aux potentiels contre bourgeons et bourgeons fructueux à venir. Nos équipes vont devoir être réactives pour apporter dès maintenant les premiers soins. La vigne se remettra doucement et nous espérons que la floraison et la maturation se feront dans des conditions optimales » puis de rajouter « Souvenons-nous en 2017, le gel avait détruit plus de 40% début mai. Malgré tout, un grand sauternes a été produit cette année-là ; précision et acidité jouent encore sur un équilibre parfait. 2021 exprimera encore tous nos efforts et notre volonté de faire un grand vin. »

Château Guiraud

 

Le château Climens, 30 hectares plantés de sémillon, nous partage de son côté ses peines après un printemps qui s’annonçait prometteur : « Nos espoirs sont partis en fumée malgré les feux allumés par l’équipe deux nuits de suite. Le gel, comme en 2017 n’a épargné que quelques rares bourgeons. »

Château Climens

 

A Saint-Emilion, c’est le château Grand Corbin Despagne qui nous fait part de ses retours après des nuits de lutte : « C’est un spectacle impressionnant qui a eu lieu au-dessus de notre vignoble ces derniers jours. Feux, bougies, pulseurs d’air chaud, éolienne, nous avons tout mis en œuvre pour protéger nos vignes des risques de gel. »

Grand Corbin Despagne

 

Dans le Médoc, à Margaux exactement, c’est le château Siran au nom d’Edouard Miailhe qui nous confie : « L’impact du gel est limité dans l’appellation. Les belles parcelles n’ont pas été impactées, le gel a surtout frappé des parcelles situées dans les bas-fonds. »

 

Bourgogne | Un véritable désastre

En Bourgogne, c’est un véritable désastre : tous les vignobles sont impactés, de Chablis, en passant par la Côte de Nuits, de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais. Les blancs, qui débourrent plus tôt que les rouges, sont plus touchés et certaines appellations craignent d’avoir perdu 100% de leur récolte.

En Côte de Nuits, nous avons eu quelques retours du domaine Hubert Lignier installé à Morey-Saint-Denis : « On croise les doigts pour que les petits bourgeons qui avaient déjà bien grossi n’aient pas été trop touchés ! ». Les bougies luisent parmi les rangs de vignes enneigés… Le domaine Heresztyn-Mazzini, à Gevrey-Chambertin, après les premiers dégâts, a décidé de dynamiser sur ses vignes des tisanes de plantes pour lutter contre le froid et gelées.

Heresztyn-Mazzini

 

En Côte de Beaune, le domaine Hubert Lamy installé à Saint-Aubin nous diffuse plusieurs clichés de la neige et du froid parmi les rangs de vignes. Le domaine Vincent Dancer à Chassagne parle d’un « jour sans fin », et Vincent Bouzereau à Meursault nous confie que « cela nous rappelle que l’homme n’est pas tout puissant, et qu’il ne peut maitriser la nature ».

Hubert Lamy

 

En Côte Chalonnaise, au domaine Vincent Dureuil-Janthial, l’on parle même d’un cauchemar, et de dégâts instantanés : « Aujourd’hui après 3 journées éreintantes on déshabille Paul pour habiller Pierre… On enlève les bougies des chardonnays précoces fortement touchés pour les remettre dans les pinots tardifs… histoire de sauver peut-être ces parcelles pour le mois à venir ». Vincent Dureuil a d’ailleurs tenu à allumer les bougies avec ses enfants pour qu’ils gardent ce moment en mémoire.

Dureuil-Janthial

 

Vallée du Rhône | environ 80 à 90% de pertes sur les appellations

Abattue également, la vallée du Rhône a été touchée avec près de 80 à 90% de pertes sur l’ensemble de ses appellations, des Côtes-Rôties aux Costières de Nîmes. On s’attend donc selon Philippe Pellaton, président d’Inter-Rhône, à vendanger la plus petite récolte depuis ces 30 dernières années.

L’appellation Côte-Rôtie fait partie des plus touchées. Notre domaine partenaire Clusel Roch estime à 60% ses pertes sur l’appellation et 40% en Lyonnais. De son côté, la célèbre maison Guigal rappelle qu’un « aléa climatique qui n’avait pas été si dévastateur depuis 1938 à Ampuis. Nos vignobles de Condrieu, Côte-Rôtie, Hermitage, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage et Châteauneuf-du-Pape ont été durement touchés par le gel. Certains évènements nous rappellent que notre métier est intrinsèquement lié à Mère Nature et combien l’élixir qui résulte du travail d’un vigneron est précieux »

Clusel Roch

 

Le domaine Alain Voge, installé à Cornas, déplore, lui, « 90 à 100 % de perte sur les bas de Cornas et Saint-Péray ». Heureusement « les hauts du coteau s’en sortent mieux ».

La Maison Chapoutier, installée à Tain-l’Hermitage, indique « Nos équipes se sont mobilisées sur les différentes appellations de la maison, notamment de l’Hermitage jusqu’à Condrieu pour veiller sur les vignes. De nombreux feux ont illuminé le ciel et les parcelles des vignes pour protéger les bourgeons. Une longue nuit dont le maître-mot était « solidarité » ».

Chapoutier

 

Champagne | La technique de l’aspersion aurait sauvé des bourgeons

En Champagne, le gel a été rude même si la particularité des vins de la région permet parfois de lisser les moins bonnes récoltes sur les meilleures années (la plupart des champagnes étant non millésimés). Il n’empêche que le gel a fait du mal, bien que certaines méthodes comme l’aspersion ait été de bons remparts pour préserver les bourgeons. Cette technique consiste à « asperger les ceps de vigne avec de l’eau permettant de préserver le bourgeon. Celui-ci est pris dans la glace et donc protégé par le phénomène de surfusion » comme le précise la Chambre d’Agriculture de l’Aube.

Sur place, Chantal Gonet, des champagnes Philippe Gonet, nous communique son expérience « beaucoup de dégâts sur les chardonnays, tout est noir, on verra ce qui reste au moment de la fleur ». De son côté, la maison Larmandier-Bernier indique le 12 avril « aujourd’hui, nous constatons des dégâts d’au moins 30% mais, les bourgeons étant encore peu développés, nous devons attendre quelques semaines pour évaluer les pertes. Nous ne sommes pas équipés pour lutter contre le gel, notre assurance est notre stock de plus de 4 années dans la cave. »

Larmandier-Bernier

 

Vallée de la Loire | D’un bout à l’autre de la Loire

Les températures sont descendues jusqu’à -7°C, d’un bout à l’autre de ce large vignoble qu’est la vallée de la Loire.

Le domaine Belargus, petit nouveau parmi nos domaines partenaires, en vient à cette conclusion après plusieurs jours de lutte « Chaque nuit, la bataille fut différente : longue, courte, gagnée, perdue… Mais au terme de cet épisode épique, long de 7 jours, le constat s’impose : les vendanges seront rapides cette année ! C’est probablement 80-90% de la récolte qui est partie en fumée. Heureusement que nous avons pris l’habitude, depuis 2019 !… Et nous gardons le moral, demain sera un autre jour ! ».

Belargus

 

A quelques kilomètres seulement, Vincent Joly du domaine de la Coulée de Serrant, nous communique « Malheureusement nous avons été fortement impactés par le gel avec jusqu’à 80% de pertes sur certaines parcelles. »

Coulée de Serrant

 

A Montlouis, Lise Jousset du très beau domaine Lise et Bertrand Jousset nous adresse ces quelques mots : « 2012-2021, 10 années. 2012-2013-2016-2017-2019-2021, 6 années de lutte contre le gel.
Des larmes, des feux de paille et bois, des bougies, des bourgeons à la triste mine, des images et vidéos spectaculaires innombrables. Nos équipes, nos amis, nos voisins… Cette chaleur humaine qui nous entoure. Ces gueules fatiguées mais heureuses d’accomplir ce tour de force de cumuler les nuits blanches ; voilà ce que nous avons envie de vous montrer du gel 2021. »

Lise et Bertrand Jousset

 

A Sancerre, c’est le domaine Fouassier qui nous fait un retour des dégâts sur place : « En plus du froid, il a neigé de 3h à 4h… Et on est entre -2 et -2,5 en température humide. La lutte continue pour essayer de sauver les survivants… »

Domaine Fouassier

 

Languedoc | On s’oriente vers une demi-récolte

Selon Stéphane Roux, directeur de la fédération sud des AOC, le Languedoc serait touché à hauteur de « 70% des surfaces avec une gravité qui nous orienterait vers une demi-récolte ». Tous les départements semblent avoir été touchés, de l’Hérault (beaucoup de pertes) au Gard, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Miren de Lorgeril des domaines de Lorgeril et également Présidente de l’Interprofession des vins du Languedoc précise : « Toutes les régions sont touchées par un gel historique, avec des températures nocturnes entre -1 et -8. Une bonne partie des bourgeons sont perdus et les pertes de récoltes iront pour certains jusqu’à 100%. Les vins du Languedoc ne sont pas épargnés. Chez nous, 75% de pertes à Ciffre, zone la plus touchée. »

Dans l’arrière-pays de l’Hérault, le Mas de Daumas Gassac raconte « Les vignes des blancs du Mas de Daumas Gassac ont malgré tous ces efforts été extrêmement touchées. »

Le domaine de L’Hortus au cœur de Pic Saint-Loup confie : « Le vignoble qui avait débourré, tant sur les blancs que sur les rouges, n’a pas résisté à ces gelées tardives d’avril (du jamais vu) … aux premières estimations, la récolte 2021 semble détruite dans sa grande majorité… »

Domaine de L’Hortus

 

Le Jura | Des dégâts, encore davantage au sud de la région

Le Jura est l’une des premières régions à avoir subi la redoutable vague de froid, toutes les appellations ont été touchées. Fabrice Melet, président des vignerons jurassiens précise : « Les chaufferettes et autres éoliennes, qui ont été utilisées pour chasser le froid, n’ont pas eu beaucoup d’efficacité. Le nord a été moins touché, simplement parce que les vignes avaient moins débourré que dans le sud, avec la chaleur. »

Que ce soit en Arbois avec le domaine Tissot (l’Arbois aurait perdu entre 60 et 90% de sa récolte), le domaine Berthet Bondet à Château-Chalon – « Printemps précoce, soleil trompeur, les bourgeons gonflent dans la douce torpeur. Printemps glacial, neige d’avril, tout ne tient qu’à un fil qui se brise dans une issue fatale, au petit matin chagrin. Chardonnay ou savagnin, il ne reste presque rien. » – ou le château d’Arlay, tous peinent face à ces dégâts.

Tissot                                                                                          Château d’Arlay

 

Beaujolais | Trop tôt pour évaluer les dégâts sur le gamay

Dans le Beaujolais, même s’il est trop tôt pour évaluer les dégâts, ceux-ci ont bien été dévastateurs sur le fameux gamay. Pour les blancs, les bourgeons étaient encore davantage précoces, donc sont plus impactés encore. Nos domaines partenaires sur place nous témoignent : « Pour tous ceux qui s’inquiètent des conséquences du gel sur nos vignes. Il est trop tôt pour mesurer l’impact réel, mais ce qui est sûr : tout ce qui était débourré est visiblement brûlé pour bien plus de la moitié, pour le restant on verra plus clair demain. Il reste heureusement beaucoup de bourgeons encore dans le coton, et pour ceux-là il nous faut attendre pour voir s’ils sortent ou pas. Ce n’est pas la joie mais on garde un espoir quand même » pour Marc Delienne, et le domaine Marcel Lapierre a diffusé quelques clichés de lutte contre le froid.

Domaine Marcel Lapierre

 

Provence | Des températures inouïes notamment dans le Var

En Provence, le gel a aussi frappé, comme en 2020 dans certaines parties du vignoble. Les températures sont inouïes notamment dans le centre et le haut Var, jusqu’à -8°C. Karine Valentin, du Château des Garcinières a fait partager son ressenti : « Nous sommes là depuis 100 ans, deuxième année que nous subissons le gel. Incroyable ! Stéphanie et moi avions vu notre père pleurer sous les orages de grêle et les inondations mais jamais sous la froideur des nuits de printemps. Nous ferons avec : les Garcinières ont connu une révolution et deux guerres, on s’en remettra… »

 

Sud-Ouest | Toutes les appellations touchées

Dans les Pyrénées Orientales, c’est également toutes les appellations, Madiran, Irouleguy, Jurançon ou encore Béarn qui ont été touchées, de manière parfois inégale au niveau des parcelles. Le château la Tour des Gendres précise qu’il est trop tôt pour évaluer les dégâts de leurs vignes mais nous fait part des quelques photos de ces nuits de lutte, de même que le Clos Triguedina.

Tour des Gendres                                                                                     Clos Triguedina

Et après ? Qu’en est-il de l’avenir de la filière ?

Face à la fréquence de ce type d’aléa climatique, beaucoup s’interrogent sur les solutions qui permettraient de sauver les prochaines récoltes si les gelées de printemps étaient amenées à se répéter en 2022 et à l’avenir. Il semble important de préciser que certaines des méthodes de lutte contre le gel ont préservé une partie de la récolte, et qu’elles sont donc une solution lorsque les températures ne sont pas trop basses. Certains, comme ont pu nous le dire par exemple Thibault Boulay à Sancerre ou Jean-Christophe Bott en Alsace, préconisent de tailler sur le tard lorsque d’autres pensent à tailler plus haut. A suivre donc…

L’équipe iDealwine, solidaire de tous les vignerons, tient à leur exprimer son soutien et ses encouragements. Nous sommes à vos côtés !

 

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