Dégustation : une verticale de Château Lagrange

20150914_133938_resizedChâteau Lagrange organisait il y a quelques jours à Paris la dégustation d’une jolie série de millésimes. L’occasion de réviser nos classiques sur un grand vin de Saint-Julien.

Le château Lagrange, à Saint-Julien, est de ceux qui illustrent à merveille l’une des caractéristiques des grands domaines de Bordeaux : les vagues successives de propriétaires étrangers qui ont acquis les grands domaines ont façonné, siècle après siècle, le visage du Médoc, et le château Lagrange en est un exemple remarquable. Le rachat de ce cru de Saint-Julien par le groupe japonais Suntory, au début des années 1980, a en effet marqué le début d’une nouvelle ère pour ce troisième cru classé de Saint-Julien, aujourd’hui dirigé par Matthieu Bordes et Keiichi Shiina. Ce domaine qui est l’une des plus vastes propriétés du Médoc (157 hectares, dont 118 plantés de vignes, d’un seul tenant) a fait l’objet d’une profonde restructuration à l’issue de son rachat, et ensuite d’un programme d’investissements réguliers au fil des ans. Les responsables du domaine présentaient donc à la dégustation quelques-uns des  vins produits au cours de ces trente dernières années. L’occasion pour nous de réviser nos classiques, mais aussi de tordre le cou à certaines idées reçues sur les millésimes.

Lagrange 2000 excellent sur une brochette de canardLe Château Lagrange 2000 quant à lui tranche résolument avec le précédent vin de cette dégustation décidément très rythmée. Très fin, admirablement fondu mais déployant encore en bouche un fruité vraiment gourmand, le vin se présente parfaitement aujourd’hui. Les deux derniers vins de la dégustation, deux grands millésimes du Médoc, s’inscrivent résolument dans un autre registre. Le 1996 exprime au nez comme en bouche d’élégants arômes tertiaires, même si la structure tannique est encore bien présente. Pour finir, c’est un Château Lagrange 1985 qui était servi en magnum. Un très joli vin, tout en finesse, presque de la dentelle en bouche. Et toujours, cette élégance et cette agréable longueur…

Matthieu Bordes Directeur de Château Lagrange présentait le millésime 1985 en magnum
Matthieu Bordes Directeur de Château Lagrange présentait le millésime 1985 en magnum, en compagnie d’Angélique de Lencquesaing

Cette dégustation est une fois de plus l’occasion de réaffirmer que les crus classés du Médoc méritent vraiment d’être oubliés en cave quelques années, voire de longues années, même si, comme le 2009, ils se montrent redoutablement séduisants dès leur prime jeunesse ;  et aussi, l’occasion de tordre le cou aux idées reçues – et parfois catégoriques – sur la qualité générale d’un millésime. La tendresse du Château Lagrange 2007 nous en a offert une subtile démonstration.

 

 

 

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