
Les dernières ventes aux enchères du mois de février sur iDealwine ont une nouvelle fois confirmé certaines tendances fortes du marché des grands vins : la solidité des grandes signatures champenoises, le retour remarqué d’un domaine culte de Loire et l’engouement intact pour les cuvées pointues du Jura.
Les grandes cuvées de Champagne toujours très disputées
Les grandes signatures champenoises ont une nouvelle fois capté l’attention des enchérisseurs le mois dernier sur iDealwine. Cristal de Louis Roederer confirme sa solidité sur le marché secondaire, notamment pour les grands millésimes et les formats recherchés. Une bouteille du millésime1996 a ainsi été adjugée 1 214€ (+59 %), tandis que plusieurs magnums ont également suscité une vive compétition, à l’image d’un Cristal 1985 vendu 1 202 € (601€ éq. 75 cl., +14 %) et d’un Cristal 1990 adjugé 1 189 € (+25 %). Les millésimes plus récents se défendent aussi très bien : un Cristal 2012 en magnum a par exemple trouvé preneur à 689 € (+41 %).
Même dynamique pour Dom Pérignon, dont les cuvées de seconde maturité continuent de séduire les collectionneurs. Une bouteille de Dom Pérignon P2 a ainsi atteint 1 427 € (+27 %), tandis qu’un Dom Pérignon Œnothèque 1995 a été adjugé 889 € (+58 %), confirmant l’intérêt des amateurs pour ces champagnes longuement élevés sur lies. Enfin, les amateurs de grands blancs de la Côte des Blancs se sont également disputé plusieurs bouteilles de Comtes de Champagne de Taittinger, dont un millésime ancien – 1971 – adjugé 601€ (+63 %), preuve de l’attrait constant pour cette cuvée emblématique.
Clos Rougeard repart à la hausse
Du côté de la vallée de la Loire, les résultats enregistrés en février semblent confirmer un regain de tension autour du mythique Clos Rougeard. Les cuvées emblématiques du domaine, particulièrement recherchées par les amateurs de grands cabernets francs de Saumur-Champigny, ont suscité plusieurs adjudications solides. Ainsi, des bouteilles de Saumur-Champigny Le Bourg ont été adjugées entre 288 € (dans le millésime 2011) et 388 € (2006, +9 %).
La cuvée Les Poyeux confirme elle aussi son attractivité : plusieurs bouteilles ont été adjugées entre 215 € et 238 €. Enfin, le blanc du domaine, le Saumur Brézé, continue de séduire les amateurs de grands chenins ligériens : une bouteille du millésime 2015 a ainsi été vendue 213 € (+17 %). Après une phase de relative stabilisation des prix ces derniers mois, ces adjudications laissent entrevoir un nouveau regain d’intérêt pour l’une des signatures les plus emblématiques de la Loire.
Les domaines pointus du Jura continuent d’enflammer les enchères
Le Jura confirme de son côté son statut de vignoble culte auprès des amateurs les plus avertis. Les cuvées issues des domaines les plus confidentiels de la région enregistrent régulièrement de beaux résultats, portés par leur rareté et leur identité stylistique unique. Un Arbois-Pupillin Chardonnayen magnum (Overnoy-Houillon) a ainsi été adjugé 1 252 € (+64 %), tandis qu’une bouteille d’Arbois Cuvée Marc du domaine Jean-Marc Brignot a atteint 1 017 € (+66 %).
Plusieurs autres cuvées jurassiennes ont également dépassé leur cote. Une bouteille de Kenjiro Kagami, I need the Sun 2018 a par exemple été vendue 689 € (+10 %), tandis qu’un Côtes du Jura Cuvée du Pépé 2005 de Ganevat a atteint 551 € (+7 %).
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