Quels accords avec la cuisine asiatique ?

NemsProfitons de la présence il y a quelque jours d’une forte délégation d’iDealwine à Hong Kong pour donner quelques pistes d’accords mets et vins avec les principales familles de la cuisine asiatique, même en nous éloignant parfois beaucoup de la grande métropole du sud de la Chine.

 

 

En 2009 et 2010 iDealwine avait déjà publié sur son blog (voir liens ci-dessous) plusieurs sujets très complets sur la cuisine chinoise et plus particulièrement sur les plats de la région cantonaise qui est la plus proche de Hong Kong. Cette année nous nous intéresserons donc aux grandes familles des différentes cuisines asiatiques, en tout cas les plus répandues en France.

 

Cuisine japonaise

 

Sushis et sashimis se marient plutôt bien avec le champagne (plutôt des blancs de blancs) et avec des vins blancs très secs et peu boisés, aux matières plutôt cristallines qu’opulentes. Dans ce genre de vin on trouvera ceux de Sancerre, de Chablis (génériques ou 1er cru), de Vouvray ou de Montlouis (en les choisissant bien secs) et quelques vins de Corse (cépage vermentino).

On pourra utiliser les mêmes vins pour accompagner une tempura de légumes ou de crevettes. Les plats de poissons (mais aussi de poulet ou de porc) cuisinés avec du miso ou une sauce au soja assez présente, sont plus difficiles à associer à un vin par leur saveur particulière et très salée. L’accord sera tout de même moins difficile avec un vin blanc sec ou peut-être un rouge léger et épicé (poulsard du Jura, pineau d’Aunis de la Loire) ou un rosé un peu vineux de Provence, du Languedoc ou de Tavel.

 

Cuisine thaï

 

De nombreux plats thaïlandais comportent des saveurs épicées assez fortes avec des épices proches du curry indien, de la citronnelle, du lait de coco. Ce genre de plats se marient merveilleusement bien à tous les vins légèrement sucrés, sans excès, comme les demi secs de Vouvray ou de Montlouis ou un gewurztraminer alsacien avec un peu de résiduel. Mais aussi, dans un genre très différent, avec un vin jaune du Jura ou un Château-Chalon.

 

Cuisine vietnamienne

 

Sur quelques plats très courants dans les restaurants vietnamiens en France on peut essayer des blancs très minéraux, par exemple sur les nems (qu’ils soient au porc ou au crevettes) comme un chablis ou un sancerre, mais on peut tenter aussi un vin avec un peu plus de “gras” comme un village de la Côte de Beaune. La cuisine vietnamienne propose aussi de nombreux plats qui sont en fait des sortes de bouillons comme la soupe phô à base de légumes frais, de bœuf et de nouilles. Ici on peut passer au rouge, mais surtout pas un vin trop structuré ou boisé. On peut imaginer un joli beaujolais-villages ou même un cru, mais plutôt délicat, comme un fleurie ou un régnié. Certaines cuvées de Loire, les plus légères et les plus jeunes, surtout à Saumur-Champigny ou à Bourgueil pourront également se marier à ce type de plats.

 

Cuisine chinoise

 

Une des entrées les plus populaires dans les restaurants chinois en France est souvent constituée d’un assortiment de dim-sums, sorte de raviolis qui peuvent être fourrés au porc, au bœuf ou aux crevettes. Un peu comme avec les nems, l’accord le plus facile se fera avec un blanc très sec (Sancerre, Chablis). Mais on peut essayer aussi, avec le moelleux de la pâte de ces dim-sums, des vins un peu différents comme des blancs du nord de la vallée du Rhône (Crozes-Hermitage, Saint-Joseph) à condition qu’ils ne soient surtout pas trop boisés.

Sur des préparations un peu frites, assez courantes dans la cuisine chinoise, comme le poulet croustillant, on pourra aller, soit vers des blancs possédant un peu de gras comme certains bourgognes de la Côte Chalonnaise (Rully, Montagny, Mercurey, Givry) mais on peut aussi marier ce type de préparation à des rouges un peu légers comme un vin du nord du Rhône (Crozes-Hermitage, Saint-Joseph), un pinot noir d’Alsace, un sancerre rouge ou un cru du Beaujolais.

Sur un canard laqué, on peut imaginer des rouges plus structurés, par exemple du sud du Rhône (Côtes-du-Rhône Villages, Cairanne, Rasteau), idéalement avec une petite patine donnée par quelques années de garde.

 

Tout ceci ne constitue que des pistes que chacun doit se sentir libre d’explorer en allant parfois plus loin ou… ailleurs ! Plutôt que de suivre des principes plus ou moins établis, il est souvent encore plus amusant de tester ses propres pistes qui se termineront peut-être parfois en cul-de-sac mais qui peuvent aussi se révéler géniales… A vous de jouer !

 

A lire également sur le blog iDealwine

 

Quels accords mets et vins avec la cuisine chinoise ?
Les accords mets et vins à la mode cantonaise
La semaine cantonaise : n’oublions pas le bœuf
La semaine cantonaise : jeudi, c’est porc qui pique
La semaine cantonaise : mercredi, c’est poulet (pas rôti)

 

 

Consultez nos accords mets et vins
Retrouvez tous nos conseils pour bien marier un plat et un vin

 

 

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