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Equipe du domaine Jérôme Galeyrand, vendanges

Un vigneron passionné qui, après avoir grandi en Mayenne, est arrivé en Bourgogne par hasard. Un coup de foudre pour la région et pour la profession l’a poussé à entreprendre la création d’un domaine.

Un coup de foudre avec le métier de vigneron

Jérôme Galeyrand est originaire de Mayenne. Il a commencé sa vie professionnelle en tant que commercial dans une entreprise d’agroalimentaire. Jérôme arrive à 20 ans en Bourgogne pour son travail, par pur hasard, sans jamais y avoir mis les pieds. Il découvre les alentours et ne peut pas ignorer l’activité viticole qui anime la région.
Jérôme a commencé à s’intéresser au vin, à la vigne, et rencontre des vignerons. Il participe aux vendanges et à plusieurs vinifications notamment chez Alain Burguet à Gevrey-Chambertin et Pascal Roblet à Volnay. C’est alors que Jérôme a un coup de foudre « C’est vraiment ce qui me plaît, c’est ce que j’aime et je veux faire du vin. C’est devenu une obsession. »

A l’époque, il était encore possible de s’installer en Bourgogne, il n’y avait pas encore la pression du foncier d’aujourd’hui. La Bourgogne était plus accessible. En 2002, après avoir suivi une formation à Beaune, Jérôme s’installe sur une première parcelle de vigne, et agrandi son domaine jusqu’aux 6 hectares actuels, principalement dans la Côte de Nuits. En 2004, le vigneron lance un négoce qui permet de vinifier des appellations de la Côte de Beaune et de l’aligoté, cette activité représente aujourd’hui 25 à 30 % des vins de Jérôme. Il y voit une opportunité de vinifier et de découvrir différentes appellations. Le choix des parcelles et des vignerons est rigoureux :  « Je travaille avec des vignerons qui travaillent comme moi je voudrais que les vignes soient faites. »

Une conduite respectueuse des vignes

Le domaine s’étend aujourd’hui sur 6 hectares avec environ 70 % en rouge, exclusivement situés en Côte de Nuits, complétés par une activité de négoce sur la Côte de Beaune ainsi que quelques aligotés. Réparti sur les appellations de Gevrey-Chambertin, Marsannay, Fixin, Côte de Nuits-Villages, Bourgogne et Bourgogne Aligoté. Le vignoble est conduit selon une approche respectueuse du vivant, où seuls le cuivre, le soufre et des tisanes de plantes sont utilisés pour protéger la vigne. Certifié en agriculture biologique pendant douze ans, de 2012 à 2024, le domaine a depuis fait le choix de sortir de la certification tout en poursuivant les mêmes pratiques. Un choix moins dicté par des contraintes réglementaires que par une conviction profonde : le bio n’est pas envisagé comme un label, mais comme une véritable philosophie de travail. Le domaine a d’ailleurs également été certifié en biodynamie pendant trois années (2018-2020), certification qu’il n’a plus, mais dont l’esprit continue d’irriguer le travail à la vigne.

Vendanges Jérôme Galeyrand, Gevrey Chambertin

Une vinification minimaliste

Cuverie de Jérôme Galeyrand à Gevrey-Chambertin

En cuverie la philosophie est simple : intervenir le moins possible, ou juste quand il en a besoin. Le soufre y est utilisé avec par parcimonie : quasiment absent pendant la vinification des blancs (seulement pendant la mise en bouteille) et réduit à des doses homéopathiques sur les rouges. Jérôme nous confie d’ailleurs : « je trouve que les vins sont meilleurs quand il n’y en a pas, mais si je vois qu’un vin en a besoin, je vais lui en donner un peu pour qu’il soit meilleur ».
Pour les rouges, l’extraction est délicate, pas de pigeage, il favorise les remontages pour obtenir des vins en finesse et en légèreté. La part de vendanges entières, oscille entre 20 et 30 % selon les millésimes. L’élevage en fût de chêne dure entre 12 et 14 mois, avec une proportion de fûts neufs autour de 20 % : « juste assez pour renouveler le parc », afin de ne pas trop marquer les vins.

Après de nombreuses années de certification bio et biodynamie, le choix est de garder la liberté de s’adapter à chaque millésime. Jérôme a choisi un seul objectif : « que mon vin soit bon et que chaque bouteille ouverte, ce soit un moment de plaisir. »

Les vins :

Bonnes-Mares Rouge : Quelques centaines de bouteilles seulement, issues de raisins d’exception acquis entre les parcelles Bart et de Vogüé : ce bonnes-mares de Galeyrand est aussi rare que saisissant.

Bourgogne Aligoté – Les Blanches : Planté en 1960 à Pommard sur calcaire blanc fragmenté, ce bourgogne aligoté d’une précision rare dévoile un profil vif et minéral, la preuve que Galeyrand sublime aussi bien l’aligoté que le pinot noir.

Bourgogne Aligoté – Les Cailloux : Issu du plateau d’Agneux à Rully, cet aligoté d’un terroir inattendu dévoile un profil plus charnu et minéral que la moyenne — une signature Galeyrand appliquée à la Côte Chalonnaise avec conviction.

Bourgogne Blanc – Orane : Moins d’un demi-hectare, deux parcelles à Brochon et Gilly-lès-Cîteaux, et pourtant un chardonnay ciselé, vif et minéral qui honore la simplicité bourguignonne avec une vraie distinction.

Bourgogne – Pinot Noir Antonin : Ce bourgogne d’assemblage est l’une des portes d’entrée les plus jubilatoires chez Galeyrand, vibrant, fruité et d’une finesse digne d’un grand village, à un prix qui force l’admiration.

Clos de Vougeot : Deux barriques seulement : le clos-de-vougeot de Galeyrand est d’une rareté absolue, conjuguant la puissance du grand cru à la pureté minérale et fruitée qui signe l’artisan de Gevrey.

Côte de Nuits-Villages – Les Retraits : Ce vin élégant et structuré exprime la pureté du pinot noir bourguignon en dévoilant des arômes de fruits noir mûrs.

Côtes de Nuits Villages – Vieilles Vignes : Issue de vignes vénérables plantées en 1947 et 1960 à Brochon, cette cuvée Vieilles Vignes est désormais une rareté : remplacée dès 2024 par la Sélection Pinots Fins, les derniers millésimes disponibles méritent d’être saisis.

Fixin – Champs de Vosger : Un fixin d’auteur, fin et racé, qui marie puissance et élégance, tirant le meilleur d’un terroir calcaire rare grâce au travail précis et sensible de Jérôme Galeyrand.

Fixin – Sélection de Pinot Fin : Née en 2024 pour succéder à la légendaire cuvée Côte de Nuits-Villages Vieilles Vignes, cette Sélection de Pinots Fins rassemble les vieilles vignes d’En Vignois à Brochon, dont des pieds plantés en 1947, pour une première très prometteuse.

Gevrey-Chambertin – Perrière : Un gevrey chambertin premier cru riche, précis et profondément minéral, sublimé par des notes généreuses d’épices, de fruits noirs et de violette.

Gevrey-Chambertin – Billard : Sur le site à maturité la plus précoce de Gevrey, le Billard révèle un pinot noir opulent et raffiné, tout en violette et en fruits noirs juteux, avec une texture veloutée qui séduit dès la première gorgée.

Gevrey-Chambertin – En Croisette : Ce pinot noir exprime avec pureté des saveurs authentiques et généreuses de fruits noirs, de réglisse et d’épices.

Gevrey-Chambertin – La Justice : La cuvée La Justice révèle un pinot noir raffiné, aux arômes intenses de fruits rouges et noirs, issu d’un terroir emblématique de Gevrey-Chambertin.

Marsannay – Clos du Roy : Un pinot noir élégant et fruité dont l’attaque souple est sublimé par des tannins fins, amenant vers une finale savoureuse et persistante.

Marsannay – Est Ouest : Cuvée d’assemblage de terroirs est et ouest de Marsannay, l’Est Ouest de Galeyrand révèle un pinot noir précis, fruité et minéral — ambassadeur parfait d’une appellation qui mérite enfin sa réputation.

Marsannay – La Combe du Pré : Un pinot noir de Marsannay élégant, dévoilant des arômes de framboise et de cerise, des tannins fins et une finale saline.

Marsannay – Les Champs Perdrix : Un chardonnay de haute couture, ciselé, aérien et profondément minéral, à la fois droit et délicatement enveloppant.

Ce qu’en disent les guides :

Très bons fixins, gevreys et marsannays également. Des vins idéaux si on aime la délicatesse dont le pinot noir est capable, parfaits pour un restaurateur qui veut voir ses clients heureux.

B&D – 3*

La régularité et l’excellence de cette production permet cette année l’accession du domaine à la deuxième étoile.
RVF – 2µ

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