Rapport d’enchères 09/2022 : la course aux champagnes a déjà commencé !

A l’approche des fêtes de fin d’année les prix des champagnes poursuivent leur dynamique haussière. Les grandes maisons sont plus que jamais représentées parmi les champagnes les plus chers et du côté des vignerons, à côté de la star Selosse, se hisse d’autres noms plus confidentiels…

Selosse, indétrônable vigneron star

Star incontestée des enchères de champagnes depuis des années, les vignerons Anselme et Guillaume Selosse (domaine Jacques Selosse), se sont de nouveau distingués à plusieurs reprises avec par exemple le blanc-de-blancs extra-brut 2008 qui s’est adjugé 3 100€ (+184%) ou le grand cru blanc-de-blancs 1990 à 1 278€ (+79%). Une signature biodynamique réputée notamment pour ses élevages sous-bois, qui se place chaque année en tête des enchères de la région en valeur totale échangée. 

Dom Pérignon, Krug, Roederer, Taittinger… : les grandes maisons gagnent du terrain

Depuis l’an dernier, on assiste à un retour en force des grandes maisons champenoises, qui n’avaient jamais disparus des classements des vins les plus chers évidemment mais qui ont en tout cas commencé à regagner du terrain sur les champagnes de vignerons.

En septembre, le champagne dont le prix a été le plus élevé est la cuvée vintage 1988 de Dom Pérignon, le classique de la maison, qui s’est adjugé 3 720€. D’autres cuvées de la maison se sont également distinguées avec des prix hauts (mais stables) tels que 2eme plénitude rosé (P2) 1996, à 1 240€.

La célèbre maison Salon était également à l’honneur ce mois-ci avec par exemple la cuvée S 1996 qui s’est vendue 1 612€ (+30%) et la caisse Œnothèque (10 912€, +9%).

La maison Krug a elle aussi vu son vintage 1988 s’apprécier de 20% (1 240€).

On remarque donc qu’en septembre, ce ne sont pas forcément les cuvées prestige de ces maisons qui sont le plus ressorties, mais plutôt les vieux millésimes des cuvées plus classiques (cristal de Roederer, vieilles-vignes-françaises de Bollinger) qui sont plutôt restées stables, mais certes, au plus haut.

Les champagnes plus confidentiels ont la cote : Marie-Noëlle Ledru, Cédric Bouchard, Romain Henin, Aurélien Lurquin…

Dans la famille des champagnes recherchés aux enchères, il y a les grandes maisons, connues de tous, les vignerons iconiques, connus des amateurs, mais aussi les vignerons « confidentiels », dont un certain nombre ont la cote en ce moment.

C’est par exemple le cas des champagnes Marie-Noëlle Ledru, dont un magnum de 2006 s’est adjugé 1 042€. Ce petit domaine est notamment prisé pour ses blancs de noirs de caractère.

Légèrement plus connu sans doute, le domaine Cédric Bouchard est de longue date, prisé des amateurs pour sa cuvée roses-de-jeanne Les Ursules blanc de noirs, dont un magnum de 2015 s’est par exemple vendu 620€. Il s’agit d’une cuvée confidentielle, issue d’une petite parcelle de pinot noir plantée en 1974.

Romain Henin est un autre vigneron qui commence à faire parler de lui. Son domaine biodynamique créé en 2016 est travaillé comme un jardin (enherbé, avec des arbres fruitiers) et en cave, les vins sont travaillés le plus naturellement possible, sans intrants. Sa cuvée gamin-du-terroir s’est par exemple adjugée 446€ (+71%) et l’appel-de-la-forêt 2015 à 176€ (+29%).

Enfin, les champagnes d’Aurélien Lurquin ont eux aussi la cote, avec par exemple une bouteille de pinot noir les-forcières 2017 adjugée 310€. Il faut dire que ces champagnes sont particulièrement rares, tant la production est minuscule et recherchée. Son vignoble ne fait en effet que 2,3 hectares et une partie de la production est vendue au négoce.

Les champagnes de vignerons établis et prisés de longue date comme Agrapart ou Ulysse Colin ne disparaissent absolument pas du paysage et sont toujours très recherchés, en attestent leurs beaux résultats ce mois-ci encore. Du côté d’Agrapart, on retrouve par exemple la cuvée minéral extra brut blanc de blancs 2008 qui s’est vendue 521€ (+243%) et le champagne millésimé 1996 211€ (+145%). Tandis que chez Ulysse Colin, les-maillons blanc de boirs extra brut s’est adjugé 595€ (+153%).

Les grands champagnes ont indéniablement la cote et la faiblesse des volumes disponibles chez les signatures les plus recherchées ne laisse présager d’accalmie des prix à court terme.

Voir les champagnes en vente

  • Voir les commentaires (0)

Your email address will not be published. Required fields are marked *

commentaire *

  • name *

  • email *

  • website *

Vous aimerez aussi

Enchères : l’heure de la revanche pour les « petits » millésimes ?

Les enchères qui se sont achevées en ligne sur iDealwine le 25 janvier dernier ont vu les prix remonter sur des millésimes longtemps demeurés dans l’ombre en raison de leur ...

Interview BFM | Taxation des vins français exportés aux USA : quelles conséquences ?

Il y a quelques jours sur BFM Business, Angélique de Lencquesaing évoquait l’alourdissement des taxes sur les vins français exportés aux Etats-Unis. Retrouvez son interview.

Un champagne vieux de 170 ans, ça a quel goût ?

Les bouteilles de champagne de la mer Baltique - vieilles de 170 ans - retrouvées en 2010 ont été goûtées et analysées par des scientifiques. Les résultats sont riches d’enseignements ...