LOIRE : la précision et la pureté des vins de Bonnigal-Bodet

Bonnigal et Bodet

Le domaine Bonnigal-Bodet ? Une jolie surprise qui nous invite aujourd’hui à vous présenter ce jeune domaine et à vous relater notre conversation avec les deux propriétaires.

« Un éclat incroyable, un tranchant et une vivacité marquent ce vin rafraîchissant et étonnant. Etonnant, grâce à sa teneur en sucre, à peine perceptible, car équilibrée par de belles notes d’agrumes. Ce vin très pur, à la texture veloutée, ne se montre jamais lourd ni capiteux. » Voici les mots d’Angélique de Lencquesaing qui a tout récemment découvert le chenin clos-de-beauce 2016 de Jean-Baptiste Bonnigal et de Stéphane Bodet. Quand on lit cela, on a envie d’en savoir plus, non ? Pourtant, ne cherchez pas, des informations sur le domaine Bonnigal-Bodet Vignerons, vous en trouverez peu. C’est la volonté affirmée par les propriétaires qui ne désirent pas s’épandre, préférant laisser les gens découvrir leur vin de leur propre chef et s’en faire une opinion. Car, selon eux, « le vin parle de lui-même ».

Meilleurs amis de longue date, Jean-Baptiste Bonnigal et Stéphane Bodet, se sont rencontrés à Montagne-Saint-Emilion où ils y ont fait leurs études. « On s’est rencontré pendant notre bac pro et l’idée de travailler un jour ensemble a germé. » Bac pro et BTS en poche, chacun part de son côté apprivoiser le monde professionnel. Ainsi, Stéphane reste dans la région bordelaise faire ses armes auprès des merlots et des cabernets-sauvignons de Saint-Emilion. Jean-Baptiste, lui, prend ses clics et ses clacs pour découvrir les plus vastes horizons néo-zélandais et australiens avant de faire ses preuves auprès de François Chidaine à Montlouis-sur-Loire – jolie signature qui figure dans le réseau iDealwine 😉 – De son expérience du Nouveau-Monde, Jean-Baptiste Bonnigal retiendra deux choses : la maîtrise de l’anglais certes, mais aussi une vision « industrielle » de la production de vin, qui ne lui correspond pas. Non, ce qu’il veut, c’est créer des vins de terroir, travailler la vigne, respecter les sols, soigner les vinifications pour produire des vins d’excellence. Transmettre sa passion, ses idées. Que chacun de ses vins reflètent leur origine, leurs cépages, leur millésime, leur identité.

A son retour, Jean-Baptiste fait appel à Stéphane pour reprendre avec lui le domaine familial situé à Limeray, non loin d’Amboise. Tous deux partagent les mêmes idéaux professionnels et la même vision de la nature : « Si on prend soin de la vigne, elle nous le rend. » Parce que chez eux, 90% du travail se fait dans les vignes, il faut prendre soin des baies pour avoir de beaux vins.

Depuis leurs débuts, ils ont fait bien des progrès. Les sols sont travaillés, le binage est effectué tous les 15 jours pour aérer le sol, la vie microbienne est ainsi favorisée et renforcée par la présence de différentes plantes, les vignes sont traitées si, et seulement si, elles ont besoin, l’effeuillage manuel est pratiqué pour permettre la parfaite maturité des baies et une vraie précision des vendanges.

C’est un fait, et comme le dit Stéphane, pour être vigneron, il faut savoir « rester humble et calme ». Car la nature est forte. Voilà pourquoi, tous eux s’appliquent à transmettre leur passion aux onze collaborateurs qu’ils ont formés, en leur expliquant que chaque petit détail a un impact considérable sur le produit fini. Aux propos de Stéphane, nous pourrions ajouter qu’être vigneron, c’est exercer un minutieux travail d’orfèvre.

Des investissements humains, mais aussi financiers sont ainsi nécessaires : la cave a vu arriver une table de tri, et la cuverie a été repensée. Tout a été envisagé pour satisfaire cette quête de précision gustative. La précision, parlons-en. Demandez-leur comment ils aiment parler de leurs vins, ils les définiront par deux petits mots magnifiques et significatifs : « Précision » et « pureté ». L’idée ? Créer une émotion. Une émotion à l’image de celle perçue dans les vins et le travail fournit par leur mentor qu’ils admirent tant. Une aide restée confidentielle, mais qui guide leurs gestes au quotidien « Quand on fait du vin, on cherche à faire ce qui lui plaira ».

Bien vous en a pris de lire cet article et de vous intéresser à ce domaine prometteur. L’ambition les anime : 2019 devrait marquer l’obtention du label biologique. Première étape décisive avant le passage total en biodynamie qui leur permet déjà un peu d’accroître leur apprentissage du végétal. « Le végétal est vivant et on veut vivre avec lui. C’est d’ailleurs pour cela qu’on est constamment à son écoute et qu’on agit en fonction de ce qu’il communique. » Alors, certes, travailler de cette méthode peut être difficile dans les années compliquées, mais c’est alors qu’ils apprennent et progressent tant. Toujours cette humilité…

Humilité émouvante perçue à travers leurs remerciements à la fin de la conversation… Décidément, voici un domaine attachant dont il faut s’enticher… au plus vite !

Clos de Beauce
Ce Touraine Clos de Beauce a été dégusté (et apprécié !) au restaurant le Saint-Joseph (La Garenne-Colombes)

BONNIGAL BODET VIGNERONS : CE QU’EN PENSENT LES GUIDES

 La Revue du Vin de France

Les Clos de Beauce 2014 « Acidité scintillante, matière suave et digeste dans ce moelleux de haute volée, d’une grande intégrité de saveurs. »

Bettane+Desseauve

Témoignant de la renaissance des vins d’Amboise, le domaine est devenu l’un des fers de lance du côt en Touraine.

 

LES VINS DE BONNIGAL BODET ACTUELLEMENT EN VENTE

Touraine Amboise Le Clos de Beauce Bonnigal-Bodet 2016

Ce monocépage de chenin blanc, cépage emblématique de la Vallée de la Loire, cette cuvée est une sélection parcellaire d’un terroir d’argile et de silex. Les vignes fructifient sur une pente bien accentuée à proximité de la Loire qui apporte le brouillard matinal. Ce vin fin et frais dévoile une belle gourmandise apportée par quelques sucres résiduels. Une belle bouteille à conserver une dizaine d’année et à déguster entre 11 et 14]C autour de mets sucrés-salés ou de desserts.

Touraine Amboise Le Clocher Bonnigal-Bodet 2016

Sélection parcellaire d’un terroir argilo-calcaire exposé sud, Le Clocher est un monocépage de chenin élégant, expressif et suave. Le nez est profond et la finale tenue. On l’apprécie, servie fraîche. Son potentiel de garde est intéressant et dépasse aisément les 15 ans. Elle a été réalisée à partir de méthodes peu interventionnistes en cave afin de laisser le fruit s’exprimer de façon naturelle.

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