La notion de Grand Cru et de premier cru en Alsace

village-alsaceEn Alsace, la notion de Grand Cru recouvre une double spécificité, de géographie et d’encépagement.

Seules certaines aires strictement délimitées, avec des caractéristiques géologiques et climatiques spécifiques, peuvent prétendre à l’appellation Alsace Grand Cru, instituée en

1975, et seulement quatre cépages (sur les douze que comptent l’Alsace) sont reconnus dans cette appellation : riesling, muscat, gewurztraminer, pinot gris.

51 lieux-dits (répartis sur 47 communes) sont classés en Grand Cru, 14 dans le Bas-Rhin et 37 dans le Haut-Rhin, dont les plus connus sont Goldert, Schlossberg, Zinnkoepflé, Mambourg, Osterberg, Steinert, Vorbourg … L’étiquette d’un Grand Cru doit obligatoirement comporter la mention du lieu-dit, du cépage et du millésime. Les Grands Crus représentent environ 4% de la production du vignoble alsacien. La superficie de ces vignobles varie de 3 hectares (Kanzlerberg) à 80 hectares (Schlossberg).

La mention « Premier Cru » au domaine Deiss

Cette mention utilisée par Jean-Michel Deiss et précisant le lieu-dit n’est pas réglementée. Aujourd’hui seules existent les AOC Alsace, AOC Alsace Grand Cru et AOC Crémant d’Alsace. L’idée de créer une appellation intermédiaire, entre les alsaces génériques et les grands crus est évoquée mais à ce jour, rien n’est acté. Jean-Michel Deiss, président de l’appellation Alsace Grands Crus, y est favorable. Cela permettrait d’ajouter un échelon supplémentaire et de préciser le lieu-dit.

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  • Voir les commentaires (6)

  • Gérad GUYON

    Lacune dans cet article: J.M.Deiss vend des grands crus sans indication de cépage !
    Comment, d’ailleurs,dans ce cas, choisir un grand cru en accompagnement d’un plat ? Assemblage à dominante riesling ? à dominante
    gewürz ? A moins de déboucher une 1ère bouteille
    au préalable, le risque de la mauvaise surprise
    dans l’accord mets-vin est grand…

    • Rédaction iDealwine

      Si vous allez un jour, au domaine Deiss au moment des vendanges, comme nous avons eu la chance de le faire, vous pourrez constater que Jean-Michel Deiss pratique la complantation, et réfute catégoriquement la notion de cépage. Allez donc lui demander la répartition des cépages dans ses grands crus : pour lui, c’est le terroir qui doit parler avant tout !

      Son Grand Cru Schoenenbourg fera des merveilles sur une volaille, un foie gras poêlé ou des ris de veau grillés. Pour le Grand Cru Altenberg de Bergheim, la gamme d’accords mets et vins est large : foie gras toujours, poissons, volailles délicatement relevées, ou, au dessert, un gâteau à l’ananas seront parfaits.

  • Gérard GUYON

    Gérard GUYON
    maître sommelier en vins de France
    meilleur sommelier du Luxembourg 1990

    Alsacien de naissance (et surtout de coeur), j’ai,de longue date, acheté des vins sans indication de cépage (Kaefferkopf d’Adam, Schiele,Weiber), des Hugel (Sporen, gentil, nuances de pinots) ou d’autres aux noms évocateurs (Séduction, Esprit d’Alsace, Triptyk, Veilleur de Nuit, Pêche de Vigne, etc…) et les ai énormément appréciés. Mais ils représentent un plaisir pur, hors repas, car, différents d’une année à l’autre, ils ne peuvent constituer un repère dans l’optique accord mets-vin. Lorsque je me trouve face à un vin d’assemblage, je l’achète systématiquement car découvrir ses composants
    est un moment d’analyse excitant. Donc, vive la complantation chère à J.M.Deiss (devenu une sommité internationale) mais pensez-vous que
    l’acheteur lambda s’y retrouvera ? Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

    • Rédaction iDealwine

      Nous partageons votre point de vue sur les vins de « plaisir pur ». Les vins de Jean-Michel Deiss, et tout particulièrement les grands crus, ne sont-ils pas des vins de méditation ?

      Un grand merci de votre message et de votre contribution à notre blog !

  • Marc Krystkowiak

    Bonjour,

    J’ai eu l’occasion de déguster l’Elgengarten 2007 (riesling, pinot gris, pinot beurot, muscat et pinot noir) premier grand cru en complantation de chez DEISS. Une belle qualité indéniable pour moi, mais la dominance du pinot gris (à mon goût) m’a beaucoup gêné pour imaginer l’accord mets-vin idéal.

    Maintenant, c’est une démarche culturelle très intéressante en dégustation et qui colle parfaitement à l’esprit de la biodynamie.

    Cette remise en question de nos références alsaciennes en mono-cépage ne laissera personne indifférent !

  • Jerome Picoleur

    J’ai toujours eu l’impression comme beaucoup de mes camarades que les appelations grand cru ou premier cru relevent, outre le cahier des charges; un peu d’une science occulte, de combines de familles, et autres manips de commer4ants.
    Merci a Mr Deiss et aux autres de refuser le diktat du cepage puisque la complantation est une trajectoire historique en Alsace.

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