Château Dauzac | La tradition au service de l’innovation

Depuis le 12ème siècle, on cultive la vigne sur les terres du château Dauzac, un terroir naturel sublimé par les hommes qui ont fait l’histoire de la propriété mais aussi celle de la viticulture française. Le 5ème grand cru classé de 1855 est une véritable référence à Margaux. Son étiquette est aisément reconnaissable avec sa couleur jaune empereur, miroir du véritable ADN du domaine, alliant avec magie tradition et innovation.

 

Les mémoires d’une riche histoire

Le château Dauzac mêle son histoire à celle de la viticulture française, grâce à ses propriétaires qui, au fil des siècles, se sont succédé pour y produire un vin de haut vol sur un terroir d’exception. La première mention du domaine comme exploitation viticole date du milieu du XIIème siècle avec les moines bénédictins. Le parcours de la propriété reste ensuite relativement conventionnel jusqu’à la fin de l’Ancien Régime : il gagne en noblesse et en réputation, et des négociants et membres du Parlement de Bordeaux s’y succèdent comme propriétaires.

En 1685, le négociant bordelais Pierre Drouillard, trésorier de France, érige le Château Dauzac au rang des domaines les plus prestigieux du Médoc. C’est ensuite au tour de son petit-fils Jean-Baptiste Lynch d’entretenir le succès et la réputation des vins du domaine. L’objectif est atteint puisqu’en 1855, le Château Dauzac a l’honneur d’apparaitre sur le classement réalisé à l’occasion de l’exposition universelle de Paris, il est honoré d’une place parmi les cinquièmes crus. Peu après, les Johnston, déjà propriétaires de Ducru-Beaucaillou, ajoutent Dauzac à leur portefeuille. L’étiquette jaune que nous connaissons aujourd’hui est créée en 1863 par cette puissante famille. À la même époque, Ernest David, régisseur de la propriété, invente la fameuse bouillie bordelaise sauvant ainsi le vignoble bordelais du mildiou, une fierté qui fait partie des anecdotes de l’exploitation. En 1955, la propriété est acquise par Monsieur Bernat qui sera reconnu plus tard comme le précurseur de la thermorégulation.

En 1988, le domaine est acquis par la MAIF. La mutuelle s’associe rapidement à André Lurton pour gérer l’agriculture, l’œnologie et le commerce, ce qu’il fera à merveille. Ce dernier est tout à fait satisfait de pouvoir revenir sur les terroirs de Margaux, berceau de sa famille. Sa fille Christine Lurton de Caix lui succède en 2005 mais quitte Dauzac huit ans plus tard pour reprendre les rênes des vignes de son père. Laurent Fortin prend alors la suite en 2013 et orchestre le retour du cru sur la place de Bordeaux.

Aujourd’hui, c’est Christian Roulleau, fondateur de SAMSIC qui est à la tête de cette prodigieuse exploitation, après un suspens de plusieurs mois. A noter que Laurent Fortin reste à la direction générale et Philippe Roux à la direction technique.

 

Terroir et biodiversité

Le château Dauzac a l’immense privilège d’avoir un vignoble d’un seul tenant, de 49 hectares : 45 hectares en appellation Margaux et 4 hectares en appellation Haut-Médoc. Situé à proximité de la Gironde, dont l’influence sur l’écosystème du vignoble est capitale, le domaine est protégé des vents océaniques par sa situation privilégiée au cœur d’un ensemble de 120 hectares de prés et de forêts.

À 350 mètres de l’estuaire, entre Labarde et Macau, l’exploitation possède un terroir typique de Margaux : son sol est composé d’une croupe de graves profondes sur un sous-sol de graves et d’argiles. L’encépagement est traditionnel du Médoc avec 69% de cabernet-sauvignon, 29% de merlot et 2% de petit verdot.

Cette bulle agronomique et ce terroir unique ont permis de développer une culture de précision, valorisant les caractéristiques exceptionnelles de ce grand cru classé. Ainsi, le vignoble est entretenu selon le principe de la sélection parcellaire et depuis 2017 les vignes sont travaillées selon les principes de la biodynamie. Dauzac est l’une des propriétés de Margaux les plus impliquées dans la biodiversité, et continue de renforcer son statut de pionnier à la faveur d’avancées techniques et agronomiques.

La cohabitation avec différentes espèces animales est ainsi valorisée : des moutons sont présents dans les prés, et les ruches produisent un miel doux et lumineux. Dans ce réservoir de biodiversité façonné par un savoir-faire unique et ancestral, l’on respecte terroir et nature. Le château Dauzac n’est pas un simple vignoble, c’est un véritable écosystème.

 

Des vins de précision

Conserver et magnifier le si beau terroir du plateau de graves de Labarde est une philosophie qui se retrouve également au chai. Les vendanges du château Dauzac sont réalisées à la main. Les raisins sont égrappés avant de fermenter dans des cuves en acier inoxydable, équipées d’un système breveté de dislocation du marc, ce qui permet une excellente extraction des tannins. Chaque parcelle est vinifiée séparément, de même que les cépages qui en proviennent. Tout cela facilite la sélection des meilleures cuves qui seront exclusivement réservées à la cuvée Château Dauzac lors des assemblages. Enfin, l’élevage a lieu dans des barriques de chêne français (au grain extra-fin) neuves à 60% durant 12 à 18 mois.

Depuis 2016, le domaine élabore des vins 100% vegan, c’est-à-dire qu’aucun blanc d’œuf n’est utilisé pour le collage. Celui-ci est donc réalisé à l’aide de protéines végétales, contrairement à la pratique traditionnelle.

 

Chez iDealwine, ce sont les domaines comme le Château Dauzac que nous affectionnons particulièrement. L’innovation n’y est pas incompatible mais au service d’une tradition transmise, qui lui permet de viser toujours plus haut, et plus proche de l’environnement.

 

Le Château Dauzac, ce qu’en pensent les guides :

Guide Bettane + Desseauve (Guide 2020) – 3*** Étoiles/5 :

« Voisin immédiat de Giscours et de Siran par l’emplacement de ses vignes, ce cinquième cru classé en 1855 appartenait depuis 1988 à la MAIF qui l’a vendu début 2019 au groupe breton Samsic, dirigé par Christian Roulleau. La compagnie d’assurances avait beaucoup investi à la vigne (49 hectares) et au cuvier pour permettre à ce beau terroir du plateau de graves de Labarde d’exprimer tout son potentiel. La remarquable équipe technique reste en place autour de Philippe Roux et Laurent Fortin, montrant l’exemple sur de nombreux points ; ils ont ainsi consenti d’importants efforts de rénovation des lieux, dans un grand respect de l’environnement, et de modernisation des bâtiments techniques, complétés par un niveau de viticulture et de vinification qu’on aimerait rencontrer plus souvent. Les derniers millésimes ont donné des vins complets, salués par la critique, un grand vin puissant et harmonieux et deux seconds vins, aurore, proche du style du premier, et la-bastide, plus souple mais sans dilution. À noter que les vins produits portent désormais la mention végane. Les prix restent sages. »

 Revue du Vin de France (Guide Vert 2021) – 1*Étoile/3 :

« Laurent Fortin, directeur du cru depuis 2014, s’applique à pousser encore plus loin le sens de l’exigence et ne cache pas ses ambitions. Que ce soit dans le vignoble ou grâce au nouveau chai entré en fonction avec le millésime 2014, Dauzac est désormais dans la course et les derniers millésimes s’avèrent particulièrement réussis.

Les vins : la gamme est large et convient à toutes les occasions. Le haut-médoc est porté par un élevage assez flatteur et dominant à ce stade. Il est toutefois doté d’un fruit assez frais. Aurore possède un joli volume et surtout un fruité croquant très agréable, de jolis tanins au grain fin. Difficile de lui résister. Dauzac 2018 cultive avec ce millésime son charme et possède surtout une très grande pureté de fruit. Juteux et savoureux avec un dessin tannique remarquable. Quant au 2017, il lui faut un peu d’air pour s’exprimer : il libère alors des notes très enjôleuses de fruits frais. En bouche, il possède du volume, de la structure et une jolie finale crémeuse. »

 

 

Les vins du Château Dauzac en vente :

 

Château Dauzac 5ème grand cru classé : Un grand cru classé de Margaux donnant un vin complexe qui exprime toutes les qualités de son terroir. A la dégustation, il se distingue par des tanins d’une belle finesse.

 

 

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