
Dans les enchères iDealwine du mois d’avril 2026, un domaine légendaire créé à Pouilly-Fumé s’est retrouvé sous le feu des projecteurs : Dagueneau.
Domaine Dagueneau : l’icône de Pouilly-Fumé
Fondé en 1982 par Didier Dagueneau, le domaine éponyme s’est forgé une réputation sur la scène internationale, malgré des débuts difficiles, le public réservant un accueil circonspect à ses méthodes peu communes à l’époque. Travail minutieux à la vigne, ébourgeonnage pour maîtriser les rendements, récolte manuelle, tri sévère précèdent un travail de vinification minutieux : les levures de fermentation sont sélectionnées dans les vignes du domaine, le vigneron procède à des élevages longs sur lies sans soutirage (en grands contenants en bois de 320 ou 600L, même si le domaine ne s’interdit pas d’expérimenter d’autres formats tels que le wine globe), suivis d’un passage en cuve avant la mise en bouteille. Car Louis-Benjamin Dagueneau a succédé à son père, décédé accidentellement en 2008. Il assure la relève avec brio en imprimant sa patte. Il a même été élu « vigneron de l’année » par La Revue du vin de France en 2016, venant récompenser des décennies de dur labeur réalisé par son père, puis par lui.
Le succès du domaine et sa reconnaissance mondiale ont largement bénéficié à l’appellation Pouilly-Fumé, dans l’ombre de sa voisine Sancerre…
Le domaine a largement contribué à braquer les projecteurs sur l’appellation Pouilly-Fumé, longtemps demeurée dans l’ombre de Sancerre… avant que les vins ne quittent l’appellation pour être vendus sous l’étiquette « Vin de France », suite à un désaccord.

Ainsi, le mois dernier, nos enchères ont été le théâtre de formidables batailles d’enchères pour les sauvignons blancs du domaine Dagueneau… Parmi les cuvées échangées, nos clients ont jeté leur dévolu sur :
- Silex : une cuvée mettant en valeur la pureté des argiles à silex de Pouilly. Dans le millésime 2015, un magnum a été adjugé 428€, soit +37% de surenchère par rapport à la cote. Les millésimes 2011, 2014, 2017, 2019, 2020 et 2022 ont quant à eux été adjugés entre 170€ et 239€ avec des taux de surenchères allant de 7 à 47% !
- Pur Sang : un assemblage des parcelles situées dans le secteur La Folie. Dans les millésimes 1994, 2014 et 2020, les prix se sont envolés respectivement à 302€, 168€ et 214€ (surenchères de +78%, +58% et +89%).
- Buisson Renard : une cuvée issue d’une parcelle de Saint-Andelain. Les millésimes 1999 et 2015 ont été adjugés 239€ et 138€.
- En Chailloux : un hommage à la première parcelle acquise par Didier Dagueneau. Dans le millésime 1998, ce vin s’est envolé à 176€ (+57%).
En Champagne : Salon et vignerons ont le vent en poupe
Nous ne présentons plus Salon, cette maison iconique qui caracole souvent au sommet des palmarès dans notre Baromètre des enchères… Ses cuvées rarissimes ont été présentes, en force, le mois dernier dans les enchères iDealwine. En effet, les millésimes 1966, 1999, 2004, 2007 et 2012 figuraient dans nos catalogues. Le tout premier, un très grand millésime, s’est envolé à 6 290€. C’est un amateur italien qui a remporté l’enchère, après une bataille féroce menant à une augmentation de +107% par rapport à la mise à prix. Le millésime 1999 a lui aussi connu une belle appréciation (+31%), achevant sa course à 1 271€. Les autres millésimes ont eux été adjugés à des prix avoisinant les 1 000€.
Côté champagnes de vignerons, quelques cuvées de Selosse, Ulysse Collin, Jules Brochet, Cédric Bouchard, Marie-Noëlle Ledru et Aurélien Lurquin ont elles aussi suscité de remarquables enchères.
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