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2026 ! Une année qui s’annonce dynamique, pleine de bouleversements & d’évènements clefs, mais qui semble bien s’annoncer pour le monde du vin. En effet, d’après le Golden Vines Report, près de la moitié des professionnels du vin anticipent une année positive pour les crus fins, portée par la tendance mondiale à “boire moins mais mieux”, ce qu’iDealwine vous enjoint à faire depuis des années, et particulièrement pendant le mois de janvier. 2026 est aussi l’occasion de fêter : vos 10 ou 20 ans de mariage ? Les 30 ans de votre fils ? Vos 60 bougies ? Que savoir sur les années en 6 ? iDealwine vous en dit plus…

2016: des débuts agités, un final à la hauteur

Replongez-vous en 2016… Première élection de Donald Trump, Brexit, et de nombreux autres évènements qui ont bouleversé le monde entier. La météo viticole n’est pas épargnée ; l’ensemble des régions traversent un printemps particulièrement humide, suivi par un été sec, engendrant des risques de stress hydrique. La Loire souffre particulièrement, avec parfois certains vignobles détruits jusqu’à 90%.

Toutefois, deux nuits pluvieuses miraculeuses du 13 & 30 septembre viennent raviver les vignes fatiguées, notamment a Bordeaux, qui continuent alors de mûrir lentement, ce qui est par exemple idéal pour des cépages comme le cabernet-sauvignon. Et ça n’a pas loupé ; 2016 se révèle comme millésime exceptionnel, notamment sur la rive gauche bordelaise.

Au final, pour cette année si spéciale, nous vous conseillons de privilégier des bouteilles issues d’appellations reconnues, et forgées par des vignerons de qualité. Par exemple :

  • Bordeaux : Pour un vin bien concentré, pensez aux cabernets-sauvignons de la rive gauche comme le Château Lagrange, 3ème Grand Cru Classé (CBO à partir de 6 mgs) 2016. Les blancs secs aromatiques sont également très réussis.
  • Bourgogne : Partez sur des vins de la Côte de Nuits, au fruité intense, ou sur des blancs de Chablis (grands crus) et du Mâconnais.
  • Champagne : Coup de cœur particulier pour le Blanc de Blancs Grand Cru Brut Drappier 2016.
  • Rhône : Côté appellations, Saint-Joseph et Saint-Péray pour les blancs, Châteauneuf-du-Pape et Gigondas pour des rouges de garde.
  • Loire : Chinon, Bourgueil et Saumur-Champigny pour des rouges fruités, Muscadet et Sancerre en blancs, quelques beaux moelleux à Vouvray.
  • Alsace : Le pinot gris est très réussi en 2016, tout comme les crémants. Côté riesling, les vins sont assez inégaux, nous vous conseillons de viser les domaines réputés.
  • Beaujolais : Les vins de Morgon et de Côte de Brouilly sont élégants et fruités, prudence si vous choisissez un fleurie ou un chiroubles, car ces villages ont été touchés par la grêle.

2006 : un millésime exigeant

2006 a été une année capricieuse, où la vigilance des vignerons a fait la différence : un été particulièrement chaud et sec, suivi d’un mois d’août frais et pluvieux qui a retardé la maturation. S’en est suivi un automne relativement chaud, qui a su redonner de la vigueur aux parcelles, au bonheur de ceux qui avaient attendu jusque-là pour vendanger. La plupart des régions montrent en conséquence des récoltes de qualité hétérogènes, mais pas de panique ! Nous sommes là pour vous aiguiller.

  • Bordeaux : La région n’a pas été épargnée, les conditions météorologiques ont été la cause d’un millésime inégal. La chance a souri aux terroirs précoces, notamment plantés de merlot (Pomerol, Saint-Émilion) ; ainsi qu’aux vignerons patients : les grands cabernets de la rive gauche (Saint-Julien, Pauillac) offrent de très beaux potentiels de garde, tandis que les Graves se distinguent par leur finesse. Château Smith Haut Lafitte Cru Classé de Graves (CBO à partir de 6 bts) 2006. Les blancs secs, solaires et aromatiques, sont à privilégier pour un plaisir plus immédiat.
  • Bourgogne : Elle a souffert aussi, les conditions climatiques ont causé le développement du mildiou, fatal au pinot noir. On y retrouve donc des rouges disparates, là où les blancs s’en sont remarquablement bien sortis. Ils révèlent un très bon équilibre & une intense fraîcheur.
  • Champagne : Le pinot noir a pour le coup été épargné en Champagne, où il a fallu le vendanger très rapidement. C’est le grand gagnant du millésime 2006.
  • Rhône : Le vignoble s’en sort remarquablement bien, surtout au nord. Nous vous conseillons de privilégier les vins d’Hermitage et de Côte-Rôtie.
  • Loire : La Loire a produit un millésime très correct, avec des belles cuvées à Bourgueil ou à Saumur. On y retrouve également des moelleux particulièrement élégants à Vouvray, Clos du Bourg Moelleux 1ère trie Domaine Huet 2006.

1996 : le plus beau millésime en 6

Sans doute le plus réussi des millésimes en 6, dans ceux que nous analysons dans cet article. En 1996, les conditions ont été favorables à une maturation lente et complète du raisin. Le cabernet-sauvignon bordelais a atteint sa pleine maturité, donnant des vins du Médoc presque iconiques, taillés pour une longue garde, à l’image du Pavillon Rouge 1996 du Château Margaux. Le millésime s’impose aussi comme l’un des sommets de la décennie en Champagne, ainsi qu’en Rhône nord, notamment pour les blancs. L’année reste tout de même contrastée dans certains vignobles, mais les grands terroirs ont produit des vins extrêmement recherchés jusqu’à aujourd’hui, grâce à leur longévité.

1986 : Des hauts & des bas

1986 est un millésime contrasté, mais capable de livrer de très grands vins dans les domaines qui ont su s’adapter. C’est un peu le petit frère de 1996. Des rouges de Bordeaux remarquables, notamment autour du Médoc et des Graves, avec en plus des liquoreux d’une véritable richesse. En Bourgogne, les plus belles réussites viennent surtout des rouges de la Côte de Nuits, assez frais, ainsi que de blancs particulièrement aboutis et expressifs. Dans la vallée du Rhône, le millésime est très hétérogène : le nord a souffert de la pluie en fin de vendanges tandis que le sud, et notamment Châteauneuf-du-Pape, signe les réussites les plus convaincantes du millésime, avec des vins riches et concentrés. Pensée spéciale pour le Bas-Armagnac Château de Lahitte (46.5°) Darroze 1986, un de nos véritables coups de cœur.

1976 : Cap sur le nord !

Caniculaire. L’année reste dans les annales comme l’une des plus sèches du siècle. L’impôt sécheresse, visant à indemniser les agriculteurs pénalisés par le manque d’eau et la chaleur intense, sera d’ailleurs l’une des conséquences de cette canicule. Si Bordeaux et la Bourgogne ont produit des vins souvent dilués et soumis à un stress hydrique important, certaines régions plus au nord ont tiré leur épingle du jeu. La Loire, et surtout l’Alsace, a bénéficié d’un ensoleillement exceptionnel combiné à une récolte saine, donnant des vins rouges souples et élégants, et des blancs parfumés et précis. Les vendanges très précoces ont permis de conserver la qualité des raisins malgré la chaleur, offrant un millésime marqué par la concentration et la pureté aromatique.

1966 : Solaire et élégant

L’été chaud et un mois de septembre lumineux ont permis à la Bourgogne de livrer des rouges fins et aromatiques, ainsi que des blancs remarquables. Bordeaux a produit des grands crus équilibrés et charnus, tandis que l’appellation Hermitage se distingue dans le Rhône. Les liquoreux bordelais sont plus hétérogènes.

1936, 1946, 1956 : Des millésimes hétérogènes

Millésimes compliqués, entre canicule, pluies irrégulières, alors même que la population était occupée à se reconstruire après la (les) guerre(s)… Choisissez ces vins pour leur histoire plus que pour leur qualité gustative, quoi que… les liquoreux ou vins doux pourraient vous surprendre !

1926 : Au global, une belle année

1926 : un millésime globalement très réussi, marqué par un printemps froid et un été long et chaud. Un coup de projecteur spécial à mettre sur les rouges bourguignons, ainsi que sur les vins de Champagne et d’Alsace. Les bordeaux rouges et blancs sont relativement réussis, en revanche 1926 était une année particulièrement mauvaise pour le Rhône.

Fêtez bien votre anniversaire, ou celui de vos proches, avec iDealwine !

Si vous avez besoin de plus de détails, notre tableau « notations des millésimes » offre une description plus précise de chaque millésime jusqu’à 1798, région par région, couleur par couleur, que demander de plus ?

Saga des millésimes : que sont devenues les années en 1 ?

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