Le vin peut-il être un bon placement ?

Certes, la crise atteint aussi le marché des grands crus et le prix des vins s’est stabilisé. Mais il n’empêche : quand on observe la flambée des prix sur une certaine catégorie de vins, on ne peut pas s’empêcher de penser que les grands crus constituent un patrimoine sur lequel il faut veiller tout particulièrement.

On trouve actuellement sur le marché deux catégories de vins : les vins qui font l’objet d’une demande mondiale, portée par de nouveaux marchés acheteurs (Russie, Asie).
Ces vins sont plébiscités pour trois raisons : la réputation du domaine, forgée parfois depuis plusieurs générations – voire plusieurs siècles !-, la qualité du millésime et la publication de notes et commentaires de dégustation élogieux.
Face à cette demande, la production, forcément limitée, est notoirement insuffisante.
Et puis il existe tous les autres vins, produits dans des régions, des appellations moins porteuses, dans des millésimes boudés par la critique, et dont les vins n’ont pas eu l’occasion d’être goûtés et référencés dans les guides qui font autorité.

Ainsi, les vins qui constituent de bons placements répondent aux critères suivants :

–    Les bonnes notations des guides et critiques
On ne va tout de même pas vous préciser ici la liste des meilleurs critiques, ils sont suffisamment souvent cités tout au long de nos offres -:).

–    La qualité générale du millésime.
Attention au vin très réussi dans un millésime que la presse a considéré comme « difficile » (dans les années récentes, 2002, 1999 et 1997 à Bordeaux en sont des exemples typiques). Même excellent, le vin peinera à se valoriser dans le temps. Vous pourrez bien sûr l’acquérir pour votre plaisir, car le prix risque d’être intéressant. En revanche n’en attendez pas un bénéfice tangible en termes financiers.

–    Les bonnes « fenêtres » d’achat
Lorsque les médias s’emparent d’un millésime et annoncent qu’il pourrait s’agir d’une « année du siècle » l’achat en primeurs peut se révéler un bon calcul, en tous les cas pour les vins de Bordeaux. Vous pourrez ainsi acheter vos vins deux ans avant leur commercialisation, à un prix inférieur à celui que vous retrouverez sur les étals des cavistes une fois le vin mis en bouteille.
Attention toutefois à la multiplication des années dites « du siècle ». Depuis le début du troisième millénaire on en a tout de même déjà recensé trois ! 2000, 2003 et 2005 ont toutes trois été portées aux nues par la presse. Et pourtant, sur une année comme 2003, marquée par la sécheresse, les vins sont certes fabuleusement concentrés, mais des doutes commencent à se faire jour sur leur capacité de garde. Et donc, si l’on raisonne en termes financiers, sur leur potentiel de valorisation dans le temps.

Sur les années plus classiques, l’achat en primeurs est à réserver aux vins dont vous savez d’ores et déjà que vous aurez du mal à les retrouver une fois mis en bouteille. L’achat en primeurs est alors le moyen de garantir votre approvisionnement à un bon prix.
Sur les années réputées plus difficiles il faut vous montrer plus sélectif encore. La plupart des vins sont acquis en primeurs par les responsables des grandes surfaces et vous avez ainsi de bonnes chances de retrouver ces mêmes crus, deux ans après leur sortie en primeurs au même prix sur les têtes de gondoles des foires aux vins de septembre.. ou dans les ventes aux enchères.

Le canal des ventes aux enchères reste un moyen consacré pour accéder aux vins des domaines qui produisent un volume tellement restreint que la totalité de leur production est réservée à une clientèle récurrente. Ceci est valable pour des Bordeaux assez rares (Petrus encore, mais aussi les châteaux Lafleur, le Pin, Ausone…) mais encore plus pour les grands crus de Bourgogne et de vallée du Rhône. Certains des clients récurrents des domaines revendent aux enchères tout ou partie de leurs allocations pour financer leurs achats sur les millésimes plus récents. Il est alors intéressant d’accéder à ces vins quand ils sont encore jeunes, et qu’ils conservent donc un potentiel de valorisation, à la fois gustatif et financier.

Si vous respectez tous ces critères de choix et que vous conservez vos vins dans de bonnes conditions – et aussi dans un endroit parfaitement sécurisé – vous pouvez être à peu près certains que votre cave va se valoriser dans le temps.

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