Bourgogne | Le match des grandes appellations

Ah ! La Bourgogne ! Est-elle une de ces régions trop communes pour tout amateur de grands vins ? Qui d’entre vous n’a jamais goûté un pinot noir de Côte de Nuits ou un chardonnay de la célèbre côte des blancs ? Nous vous proposons justement de redécouvrir cet eldorado incroyable, ses appellations, ses grands classiques mais aussi ses cuvées plus discrètes et à prix plus doux. Laissez-vous tenter par nos baisses de prix et par nos réductions par quantité. Placez-vous sur les nouveaux millésimes 2017 et 2018 que nous avons choisis avec passion.

Round 1 : Meursault vs Chablis

Ces deux adversaires s’entendent sur leur nature. Tous deux composés de chardonnay, originaire de Bourgogne – est-il donc besoin de préciser que nous avons affaire naturellement à deux spécialistes qui jouent à domicile ? – ce cépage blanc est le cinquième cépage le plus planté au monde.

Direction Meursault d’abord, ce village si réputé de la côte des blancs en Côte de Beaune, qui prolonge d’autres noms mythiques : Chassagne-Montrachet et Puligny-Montrachet. Contrairement à ces derniers, Meursault ne comprend aucun grand cru. Pour autant, la qualité de ses climats n’a pas à rougir. L’on pense par exemple à des climats comme la Goutte d’Or, un nom qui est déjà un poème à lui seul, et que la Maison Louis Latour anoblit d’ailleurs avec ses 2018. Les Perrières est un lieu-dit convoité par quelques domaines seulement, dont le célèbre Michel Bouzereau et Fils ou encore le domaine Albert Grivault. Pariez sinon sur les Santenots 2018 du Marquis d’Angerville, un bel investissement sur l’avenir. En appellation village, nous vous proposons également des grands classiques issus des domaines Coche-Dury et Henri Germain

Direction Chablis désormais, puisqu’en plus d’être la « Porte d’Or de la Bourgogne » – eh oui, lorsque vous descendez de Paris avec pour objectif « la Bourgogne viticole », les vignes chablisiennes sont en effet les premières que vous allez croiser sur votre chemin -, ce vignoble un peu moins sous le feu des projecteurs produit des chardonnays de haute volée à prix souvent plus doux que leurs adversaires. L’on retrouve pour le coup des grands crus dignes des plus grands blancs de la région : le lieu-dit Les Clos 2018 vinifié par le célèbre domaine Dauvissat ou le 2014 travaillé par le domaine Droin. Des premiers crus épatants également : Fourchaume 2018 du domaine des Malandes, Vaudésir, Grenouille ou Montée de Tonnerre 2019 du domaine Droin… Décidément, ce match est serré, ne pariez pas trop tard !

 

Round 2 : Gevrey vs Volnay

Après une première manche blanc contre blanc, place au pinot noir et à deux magnifiques appellations bourguignonnes : Gevrey-Chambertin en Côte de Nuits face à Volnay en Côte de Beaune.

La première commune est située au nord de la Côte de Nuits, au-dessus de Morey-Saint-Denis ou encore Chambolle-Musigny, qui ne vous sont pas inconnus. Ce ne sont pas moins de neuf grands crus qui poussent ici même, complétés par une petite trentaine de premiers crus. De quoi satisfaire les amateurs avertis que vous êtes. Les grands crus partagent le nom de « Chambertin » et huit d’entre eux sont complétés d’une rallonge. Ainsi, et pour n’en citer que quelques-uns, que diriez-vous de parier pour ce mazis-chambertin 2016 de chez Denis Mortet, ou ce charmes-chambertin 2018 du domaine Bernard Dugat-Py ? Star locale, le domaine Jean et Jean-Louis Trapet, propose le gevrey-chambertin 1er cru Capita 2018.

En face de ce mastodonte de la Côte de Nuits et situé entre Pommard et Meursault, un village exclusivement planté de pinot noir : Volnay. On ne peut pas dire que la concurrence soit faiblarde : pas moins de 29 climats classés en premier cru vous attendent au tournant, donnant des vins que l’on a l’habitude de qualifier de féminins. L’appellation village est déjà une pépite à elle seule, voyez par exemple ce 2018 du Marquis d’Angerville, ou bien ces premiers crus tout aussi exceptionnels : Frémiet 2018, qui vous séduit dans sa jeunesse et développe ensuite de superbes arômes de sous-bois et de truffe à l’évolution ; Taillepieds 2018 qui est l’une des cuvées les plus prisées du domaine (et que nous vous avons déniché avec grand soin !).

 

Round 3 : Grands classiques vs petits prix

Malheureusement, pour beaucoup, la Bourgogne est synonyme de vins chers et inaccessibles. Ce 3ème round vous prouvera qu’il est possible de se faire plaisir à prix doux.

Tournez-vous vers des maisons renommés comme Bouchard et Bichot. La première, par exemple, a été fondée en 1731 et est l’une des plus importantes de toute la Bourgogne, possédant également son propre domaine, de 130 hectares. Un joli flacon par exemple, le grand cru Le Corton millésimé 1998 ou le savigny-lès-beaune 1er cru Les Lavières 2018. Chez Bichot, autre institution, pourquoi ne pas s’essayer au santenay 1er cru Clos Rousseau 2016 ou au vosne-romanée Clos Frantin 2018 ?

Pour les petits prix, explorez des appellations comme Irancy, dans l’Auxerrois. Stéphanie Colinot y produit de véritables pépites, comme cet irancy Côte de Moutier 2018. Pensez aussi aux « locomotives » tels les vins de Sylvain Pataille à Marsannay, et particulièrement son bourgogne 2018. Avec des petits prix, l’on peut aussi goûter aux plus grands : le bourgogne aligoté 2018 de Pierre Morey – un cépage à ne pas mettre de côté, comme Aubert de Villaine l’a aussi décidé en vous proposant son bouzeron aligoté 2019. N’hésitez pas à vous promener dans toutes ces appellations de Côte Chalonnaise, un vignoble à surveiller de près.

 

Round 4 : 2017 vs 2018

Penchez-vous avec intérêt sur ces deux millésimes, 2017 et 2018, très présents à la vente chez iDealwine. Il est en effet judicieux se positionner sur certaines cuvées avant que les rares 2019 ne viennent envahir timidement le marché. On ne le répétera pas deux fois… Profitez-en !

 

2017, le sourire des vignerons

Rouges : 16/20 et blancs : 17/20

Après une succession de millésimes peu généreux, soit à cause d’une année très solaire comme 2015 ou du gel en 2016, les vignerons bourguignons ont retrouvé le sourire en 2017. Et la première cause du sourire d’un vigneron, quelle que soit la région, c’est d’avoir obtenu dans ses vignes des rendements « corrects ». L’année s’est déroulée sans accrocs majeurs et avec une période de vendanges sans soucis particuliers, après un été bien ensoleillé, mais sans stress hydrique (comme en 2015). La récolte s’est révélée en outre très saine et avec presque toujours de belles maturités profondes.

Il faudra néanmoins faire une distinction entre les chardonnays et les pinots. L’année est clairement qualitative pour les vins blancs de Bourgogne, particulièrement aux extrêmes géographiques comme Chablis et le Mâconnais où les vins sont sans doute supérieurs aux 2016 ou aux 2015. Meursault a également produit de très beaux vins. Par contre, le pinot noir ne sera pas au même niveau pour les rouges. Les rendements ont été très généreux et il semble que certains vins puissent être relativement dilués. Le phénomène semble plus marqué en Côte de Nuits. Pour les meilleurs, qui ne souffriront pas de dilution, les vins seront plus tendres que les 2016 et il faudra sans doute les boire avant ces deux autres millésimes. À l’inverse, la Côte Chalonnaise a connu une belle réussite en rouge, particulièrement à Givry et à Rully, mais les blancs sont également très réussis. Décidément ce vignoble devient de plus en plus une priorité d’achat pour les amateurs avertis…

 

2018, un été chaud

Rouges : 16/20 et blancs : 16/20

En Bourgogne, le millésime 2018 s’est globalement plutôt bien déroulé avec de bonnes pluies en hiver, un printemps sans excès et un été chaud, parfois même très chaud et assez sec. Le mildiou a été moins virulent ici qu’à Bordeaux ou dans le sud et les rendements ont été élevés, ce qui réjouit le vigneron après plusieurs années peu abondantes, mais malheureusement ces rendements ont parfois été un peu excessifs chez les vignerons les moins exigeants…

Du côté des rouges, comme dans toutes les années très chaudes, les vignobles les plus septentrionaux produisent de très jolies cuvées. Ce sera le cas cette année pour les rouges de l’Yonne, comme à Irancy. En Côte de Nuits, la richesse des vins en alcool et en tannins déroutera peut-être parfois les amateurs de pinots noirs en dentelle et peu colorés, les vins se garderont longtemps en cave. En Côte de Beaune il fallait résister à la tentation de vendanger tôt quitte à avoir des vins plus chargés en alcool que d’habitude et il y aura de belles affaires en Côte Chalonnaise où le niveau progresse, notamment à Givry. Une année avec un été très chaud comme en 2018 n’est généralement pas la plus favorable aux blancs bourguignons. À Chablis, lorsque les rendements ont été maîtrisés, il y aura de très jolis vins, sans doute un peu moins tendus que la plupart des années, mais peut-être aussi un peu plus mûrs… C’est sans doute dans les blancs de la Côte d’Or que les excès solaires du millésime risquent le plus de se faire sentir. Paradoxalement, le Mâconnais, pourtant la plus sudiste des appellations bourguignonnes, propose des blancs mieux équilibrés qu’on aurait pu le craindre, en particulier dans les différentes appellations de Pouilly, mais aussi à Saint-Véran et à Viré-Clessé.

A ne pas manquer

Quelques surprises pour vous tout de même… Nous vous avons retrouvé des lots que vous aviez tant aimé : Corps de Garde, Le Court Vit ou encore La Ronce du domaine Goisot installé près d’Auxerre. Même topo sur la cuvée corton Grancey 2010 de chez Louis Latour ou des vins de notre cher Pataille. Retour également de cuvées du roi de Chassagne-Montrachet de Paul Pillot… Est-ce que son chassagne 1er cru Clos Saint-Jean partira aussi vite qu’il est venu ? Nous annonçons également l’arrivée de nouveaux millésimes ! Oyé oyé, les 2018 sont arrivés chez Colinot, Ferret, Mongeard-Mugneret ou encore chez Denis Mortet et Chantal Lescure. Place également aux 2019 de chez Droin, de chez Marc Colin et des Malandes. Nous avons également la joie de travailler en direct pour vous avec le domaine Claude Dugat et vous réservons donc la cuvée de gevrey-chambertin 2018… Unique ! Ne manquez pas les prix en baisse ou les réductions par quantités !

 

 

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