Vins de Vienne : la parole à Jean Villa, l’un des 4 mousquetaires

Depuis 2003, il fait partie de l’équipe des Vins de Vienne et supervise le domaine. Vinification, développement commercial, Pierre-Jean coiffe toutes les casquettes. Pour iDealwine, il revient sur la genèse de cette aventure hors du commun.

Qu’est-ce qui a motivé votre ralliement aux vins de Vienne ?

J’ai grandi à Chavanay, sur le terroir de Condrieu et de Saint-Joseph, avec Yves Cuilleron, mon ami d’enfance. Mes racines sont ici mais j’ai au début de ma carrière travaillé en Bourgogne chez Mommessin, le propriétaire du Clos de Tart. J’étais en charge de la partie commerciale. J’ai ensuite participé au lancement du Domaine de la Vougeraie, en 1999, et j’y suis resté jusqu’en 2002. Entre temps, les vins de Vienne avaient pris du galon et la structure s’était étoffée. Cuilleron, Gaillard et Villard, chacun pris par leur propre domaine, ne pouvaient assurer tout le suivi de l’exploitation ; il fallait une personne dédiée. J’ai tout de suite saisi cette opportunité, qui en plus me permettait de revenir sur mes terres d’origine.

Vous aviez donc suivi toute la genèse des Vins de Vienne ?

Oui car je suis toujours resté en contact avec mes amis. L’idée leur est venue en 1996. C’était un pari énorme. D’autant qu’ils s’étaient fixé des conditions de production drastiques ! Mais cette grosse exigence signifiait aussi qu’en terme de prix, ce ne serait pas facile d’être compétitifs …

Justement, pourquoi avoir choisi ce terroir de Vienne précisément, en vin de pays qui plus est ? N’est-ce pas difficile commercialement d’être hors du giron de l’AOC ?

Il est vrai que les noms de Cuilleron, Gaillard et Villard, déjà bien reconnus par la profession et les consommateurs du monde entier, a beaucoup facilité les choses. Cela a permis de limiter les risques. Mais tout était encore à prouver. Restait le terroir, exceptionnel, et vraiment sous-estimé. Le premier millésime officiel, en 1998, a surpris tout le monde. De là est né la reconnaissance. On a donc pu dès le départ fixer des prix relativement élevés, mais correspondant au travail entrepris et à la petitesse du domaine (au début seulement 3 hectares furent plantés). En 1999, une activité de négoce a été créée et d’autres cuvées sont venues s’ajouter à la gamme produite.

Revenons à 2008. Quel est votre état d’esprit à cette époque des vendanges ?

Nous avons commencé la récolte des blancs le vendredi 19 septembre. Les rouges sont en cours. Au début du mois, la pluie et la fraîcheur n’ont pas rassuré ! Puis il y a eu du vent qui a séché les grappes et du soleil un peu plus généreux. Mais tant que tout n’est pas rentré, on n’est jamais tranquilles !

Pour conclure, que trouve-t-on dans votre cave ? Un coup de cœur en particulier ?

Je ne sais même pas combien j’ai de vins ! Plusieurs centaines en tous cas, de toutes les régions. Alsace, Loire, Beaujolais. J’avoue un faible pour les régions septentrionales. J’aime beaucoup les vins d’Albert Mann, d’Ostertag, d’Anne Gros et de Mortet, du Clos de Tart aussi bien sûr, d’Alphonse Mellot, François Chidaine, Thierry Germain, Beaucastel, Georges Vernay, Jean-Michel Gérin… Je tire beaucoup d’enseignements de ce que je goûte. Et par principe, je déguste toujours les vins des autres pour à mon tour pouvoir faire du bon vin. Récemment, avec quelques amis, nous avons ouvert un riesling Grand Cru 2006 d’Albert Mann, suivi d’un Cornas 1990 d’Auguste Clape. Je peux vous garantir que la soirée s’est très bien passée !
(Propos recueillis le 18 septembre 2008)

Pour accéder à l’Offre iDéale en cours sur les Vins de Vienne, cliquez ici.

  • Voir les commentaires (0)

Your email address will not be published. Required fields are marked *

commentaire *

  • name *

  • email *

  • website *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous aimerez aussi

Capture

iDealwine vous attend ce week-end au Salon de la RVF de Bruxelles

Ahhh Bruxelles ! Les frites, la bière, le chocolat… et le vin ! Et oui, la Belgique n’est pas seulement le pays de la bière mais également du vin ! ...

Château-Grillet rejoint le giron d’Artémis, propriétaire de Château Latour

Château-Grillet, un domaine qui était resté aux mains de la même famille depuis 1830, vient d’être cédé au groupe Artémis, propriétaire de château Latour à Pauillac.

Les ateliers gourmets du Grand Tasting 2010 : de sublimes accords au programme

Pour mieux apprécier les meilleurs vins, le Grand Tasting Paris a choisi de laisser les grands chefs s’exprimer, et préparer des accords de rêve. Lisez plutôt le programme de ces ...