Testé pour vous : Le Regent Grand Hôtel à Bordeaux

, plein feux sur Le Régent Grand Hôtel, l’une des adresses les plus prestigieuses de la ville de Montaigne.

C’est sans conteste le plus bel hôtel de Bordeaux. Situé place de la Comédie, face au Grand Théâtre dont il reflète la façade néoclassique dessinée par Victor Louis, et reprend les dimensions, le palace fait cavalier seul dans l’hôtellerie de luxe bordelaise depuis sa réouverture fin 2007. Impossible dès lors de ne pas s’engouffrer dans le lobby, passer la mappemonde, filer droit au Bar Victor pour une coupe de champagne, faire un crochet par le jardin d’hiver l’Orangerie pour l’heure du thé, s’installer à la terrasse de la Brasserie de l’Europe pour le déjeuner ou lâcher prise au Pressoir d’Argent pour le dîner. Mais rien ne vaut d’y passer une nuit dans l’une des cent cinquante chambres et pourquoi pas d’opter pour l’un des dîners dégustation de prestige.

Premier en date : le 4 mars dernier avec Pierre Lurton, venu accompagné de quelques grands et beaux flacons de Cheval Blanc et d’Yquem

En attendant, visite privée du Regent et plus particulièrement de ses deux restaurants.

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Après neuf années de rénovation et d’agrandissement – vingt chambres initiales devenues cent cinquante aujourd’hui dont vingt-deux suites – le Regent a retrouvé son luxe originel. L’atmosphère XVIIIe de l’établissement a été sobrement retranscrite par le décorateur Jacques Garcia, jouant de l’agencement épars des lieux : coins et recoins permettent de se perdre dans les étages, car l’hôtel a été agrandi au fil des acquisitions de son propriétaire Michel Ohayon et rassemble en réalité huit bâtiments différents. Au total, 23 000 m2 avec deux restaurants, un jardin d’hiver, un bar, un club privé, treize salons et bientôt un spa.

La Brasserie de l’Europe évoque les grandes brasseries du XIXe, dans un décor Belle Époque évoquant tour à tour Victor Hugo, le vieux Bordeaux et les châteaux bordelais. Familial, pas du tout ampoulé, le lieu s’offre sur deux étages. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner, brunch le dimanche, il y a mille occasions d’investir les lieux. La table est axée sur les produits de saison et la cuisine bordelaise : risotto aux huîtres et fruits de mer, entrecôte de boeuf Wagyu façon Kobe, tarte fine croustillante aux légumes grillés, plateaux de fruits de mer, salade Caesar aux crevettes et oeuf poché, soupe de poissons de roche, sole grillée ou meunière, joue de boeuf et écracée de légumes d’hiver, panna cotta coco, île flottante chocolat-mirabelle, millefeuille aux fèves de Tonka….

Côté verre, Bordeaux, Bordeaux, Bordeaux. Alter Ego de Palmer 2005 à 125 €, Château Meyney 2000 à 80 € ou un verre de blanc de Château La Louvière 2004 à 14 €.

Un étage au-dessus et nous voilà au restaurant gastronomique. Le Pressoir d’Argent, étoilé Michelin, est l’une des cinq dernières tables au monde à posséder une presse à homard. L’expérience, très rare, mérite d’être vécue ! La béarnaise au homard est ainsi montée à la minute devant vous, et accompagne le homard et ris de veau, endives braisées. Extra !

La cuisine de Pascal Nibaudeau est axée à 99% sur le poisson ; normal pour cet ex-Rochelais, un temps nageur de combat dans les commandos de marine. Une gageure toutefois pour le sommelier qui passe tout de même 40% de vins rouges !

Sagement exécutés, sans ostentation mais avec brio et précision, les plats défilent, et surprennent, comme ce caviar d’Aquitaine sur lit de concombre, gaufre bruxelloise aux algues et émulsion de tomate et huître. Ou ce tartare de dorade, soupe de poisson et émulsion au safran, en guise d’amuse-bouche. Ecrevisses, langoustines, crabe sont au menu. Suivent la sole meunière, le bar de ligne, saint-Pierre, rouget barbet… Le haut du filet de pêche en somme. Desserts sages et classiques (déclinaison de fruits du verger, sorbet au chocolat ou mangue et mascarpone). La carte des vins est classée par tranche de prix. On y repère un fieuzal blanc 1990 à 125 € ou un un meursault Nicolas Potel 2005 à 75 €. En rouge, Château Marojalia 2005 à 135 € ou Duhart-Milon 1995 à 110 €. On trouve aussi quelques belles bouteilles du Sud dont un roc d’Anglade 2008 épatant de finesse.

L’arrivée prochaine d’un sommelier gérant les vins pour tout l’établissement et la carte du bar devrait permettre d’élargir l’offre non seulement aux autres régions françaises mais aussi aux autres grands pays producteurs. On attend avec impatience les blancs de Moselle ou d’Autriche ! Autre bonne nouvelle : un Spa de 1000 m2, « Les Bains de Léa » ouvrira incessamment aux 5e et 6e étages …

La Brasserie de l’Europe

Menu du marché à 20 €. A la carte, comptez environ 45 €.

Le Pressoir d’Argent

Menus à 120 et 160 €.

Menu du déjeuner en semaine : 34 € et 44 € avec un verre de vin.

A la carte, comptez environ 110 €.

Hôtel : chambres de 260 € à 845 €

THE REGENT GRAND HOTEL BORDEAUX

2-5 Place de la Comédie

33000 Bordeaux

Tél. : 05 57 30 44 44 begin_of_the_skype_highlighting 05 57 30 44 44 end_of_the_skype_highlighting

www.theregentbordeaux.com

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  • Voir les commentaires (1)

  • GUIBERT JEAN-REMY

    Rien à si non que la perfection est presque la mis à par les desserts à la brasserie enfin les profiteroles les choux étaient mous .Si non le personnel rien à dire la perfection respect pour le service .J ai plaisir à y venir même si ce n est pas le genre de lieu ou je vais car je n ai pas les moyens j avoue que c est un plaisir d y aller c est même une peur d être pris par le plaisir du lieu du service et des saveurs je dis bravo vraiment bravo . Si le plaisir existe il est la à son maximum

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