Salon La Levée de la Loire : nous y étions !

Si vous nous suivez depuis quelques semaines, vous savez que nos agendas sont bien chargés avec le retour des salons professionnels (retrouvez notre dernier article au salon Rhône en Seine ici). Il nous tardait de retrouver les vignerons de « la Levée de la Loire », salon emblématique des vins biologiques de la Loire. Le rendez-vous était pris pour ce lundi 8 novembre. Découvrez un aperçu de nos dégustations.

Des longues lignées de tables, une foule dense, des vins bios, des vignerons avenants, voilà le programme de ce salon 100% Loire. Armées de nos verres, nous avons fait le tour de nos domaines partenaires, avec qui nous avons pu échanger un peu.

Domaine Breton, le domaine familial à l’avenir prometteur :

Premier arrêt, le domaine familial Breton. Entre quelques anecdotes sur le domaine, Paul, le fils nous as fait découvrir les (nombreuses) cuvées !

Nous avons commencé ce « marathon » des vins de la Loire par un vouvray de chenin blanc, au nom de Pierres Rousses -en hommage à Pierre Breton, le père, et à la barbe rousse de Paul-. Droit, équilibré, avec une belle minéralité et des notes de fleurs blanches, cette cuvée est l’œuvre d’expérimentations et de tâtonnements de la part de Paul. Son but ? Eviter un vin trop tendu et proposer un cru plus accessible.

 Nous avons continué notre dégustation avec le pet’ nat’ « Elle est pas bulle la vie ? », un vin mousseux vif, aux touches de fruits blancs, mis en bouteille sans sucre, marqué par une acidité agréable.  Nous avons poursuivi dans l’effervescence, avec La Dilettante, l’autre mousseux du domaine, un cru légèrement pétillant, conçu avec la méthode champenoise.

Le temps des rouges est ensuite arrivé, avec La Dilettante Rouge 2020, un cabernet franc issu d’un sol composé de graviers. Le jus a subi une macération carbonique d’une semaine. C’est une cuvée marquée par des amers soutenus par des notes fruitées et végétales.

Nous avons aussi pu goûter les Beaux Mons 2020, un vin aux tannins souples, bien intégrés, 100% cabernet franc., ainsi que le vin nature du domaine, Nuits d’Ivresse, issu de vieilles vignes, qui nous a dévoilé une belle robe rouge profond, un nez animal, ainsi que des tanins présents, élégamment équilibrés par le fruit.

Doucement, nous sommes montées en gamme, en dégustant la cuvée historique du domaine, Clos Sénéchal 2018, un bourgueil provenant du même terroir que Nuits d’Ivresse, mais à la vinification plus complexe, et qui dévoile une bouche ample, marquée par les fruits rouges confits, presque kirschés.

 Les Perrières 2016, issue de vieilles vignes, quant à elle, est une cuvée qu’il va falloir savoir attendre. Et oui, la patience est une vertu, alors n’hésitez pas à l’oublier en cave, et à la faire décanter pendant quelques heures !

Enfin, notre découverte du domaine s’est conclue par la dégustation d’un moelleux, le vouvray 1986, un cru à la robe d’or, au nez de cire d’abeille et d’abricot, et à la bouche miellée, soutenue par une amertume qui équilibre le tout ! Un vin parfait pour le fêtes de fin d’année. Nous aurions bien voulu rester papoter encore un peu, mais nous avions beaucoup de domaines à voir, en un temps assez limité, alors ni une ni deux, nous avons continué notre découverte de la Loire bio !

Château de Plaisance, une propriété assez récente, tenue avec passion par Vanessa Cherruau :

C’est avec un grand sourire que nous avons été accueillies par Vanessa Cherruau et son compagnon Timothée -qui s’occupe des vignes-, sur le stand du château de Plaisance, un domaine en biodynamie, situé au cœur de l’Anjou.

Nous avons parlé de leur philosophie, leurs envies -de « faire des vins al dente, comme les pasta » ! -, les difficultés du millésime 2021, avec la perte de 50% des récoltes, et leurs expérimentations. N’hésitant pas à interpeller ses voisins de stand pour leur demander des conseils et des avis sur ses vins, la vigneronne est une passionnée, et cela se voit !  Alors nous n’avons pas hésité une seconde lorsqu’elle nous a proposé de rentrer dans son univers, à travers un tour de ses cuvées.

Premier verre, l’anjou blanc 2020, un chenin sec, à l’attaque douce, saline et à la persistance agréable. Le vin de copain par excellence, à partager, d’après les conseils de Thimothée, autour d’une belle planche, type mezzés !

Deuxième verre, le ronceray 2020, une cuvée à la robe or pâle, élevée à 50% en foudre de 1500 litres, qui dévoile fraicheur et minéralité.

 Troisième verre, savennières 2020, un vin blanc clair issu de chenin sec, qui offre des amers intéressants en fin de bouche, et qui traduit très bien la salinité de son sol de schiste, grâce à ses notes de pierre à fusil.

Quatrième verre, La Grande Pièce 2020, un vin issu de vignes exposées sud-est, qui produisent des très petits raisins, bien concentrés, qui donnent à ce cru beaucoup d’intensité. C’est un nectar au nez particulièrement marqué par les fleurs blanches.

Petite surprise, pour le cinquième verre. La vigneronne nous a fait goûter sa toute dernière cuvée, qu’elle prédit être la future star du domaine :  zerzilles 2020, issue d’une parcelle orientée plein est particulièrement difficile à travailler car très pentue. Si sa production est compliquée pour la vigneronne, les efforts sont payants, car le produit final est un cru souple et ample, particulièrement agréable à boire ! Nous validons à 200% !

Pour le sixième verre, nous nous sommes délecté des bulles du domaine, avec le crémant de Loire 100% chenin. Un vin à l’effervescence vive. Cette cuvée est un petit peu la madeleine de Proust de la vigneronne, car elle rend hommage à son expérience passée en Champagne.

Pour les verres suivants, nous nous sommes concentrées sur les rouges. La Butte 2020, d’abord, un assemblage de cabernet franc et de cabernet sauvignon, conçu avec l’idée de faire un vin « pas trop tannique, et qui évite le coté poivron vert du cabernet », d’après les dires de la vigneronne.  Et c’est un pari réussi, puisque c’est un jus fruité, aux notes de cuir et aux tannins assez fins, que nous avons pu découvrir.

Enfin, Le Grand Lopin 2020. Les baies de cette cuvée ont été ramassées sur le croquant, et ont subi une extraction assez courte, avec peu de pigeage. Le résultat ? Un cru au nez animal, assez masculin, et aux tanins bien intégrés. La vigneronne en est persuadée : il y a de grandes choses à faire avec les rouges de Loire !

Domaine Grosbois, un domaine de la Loire…qui n’hésite pas à chercher les meilleures baies dans la France entière

Ensuite, nous avons réussi à nous faire une petite place au stand du domaine Grosbois, afin de goûter les différents vins, tandis que les organisateurs du salon commençaient déjà à annoncer la fermeture du salon… Alors nous nous sommes empressées de déguster !

Nous avons pu découvrir la cuvée La Cousine de Ma Mère 2020, un vin de France, issu de grappes de différents cépages provenant de Gaillac. Et oui, Gaillac, dans le sud-ouest ! C’est en effet avec les raisins d’un ami à lui que le vigneron a créé ce vin facile à boire et accessible, au nez kirsché, attirant, et à la bouche de cerise.

A suivi la Cuisine de ma Mère 2020 (à ne pas confondre avec la cuvée précédente, il faut un peu de concentration 😉 !), une cuvée issue d’une macération courte, toute aussi facile à déguster que le cru juste au-dessus, avec ses fruits rouges et sa bouche ample et pulpeuse.

Nous avons continué notre dégustation avec la cuvée Gabre 2019. Avec ce cru, nous sommes passé dans la gamme supérieure du domaine. Plus difficile à produire, plus complexe, produit en plus petit quantité, cette cuvée issue de 12 parcelles situées autour du domaine est un 100% cabernet franc à la matière soyeuse en bouche.

 La cuvée Montet 2018 issue d’un sol de calcaire, quant à elle, a subi un élevage de 18 mois en fût lui conférant une trame tannique souple, et une très matière ample. Un véritable plaisir en bouche !

Avec son nom, la cuvée Clôture 2016 est tout à fait à propos pour conclure notre voyage en terres du domaine Grosbois. Issue de la parcelle la plus ancienne du domaine, située en milieu de coteau, ce vin offre une bouche plus aboutie, plus concentrée que les cuvées précédentes, avec des notes de poivre, du fait de l’âge des vignes, plantées en 1910.

Domaine des Cognettes, la belle découverte

Alors que le temps manquait, nous nous sommes hâtées d’aller voir un ultime domaine. Notre choix s’est porté sur le domaine des Cognettes. Situé à Clisson, le domaine est dirigé par deux frères, Stephane et Vincent Perraud. Le domaine utilise son savoir-faire pour vinifier en grande majorité du muscadet, qui pousse sur le terroir exceptionnel du domaine, composé d’un sol profond de granit.

Nous avons commencé par le Muscadet Sèvre et Maine sur Lie – sélection des Cognettes -2020, cuvée phare du domaine. Ce cru est vinifié en cuves souterraines vitrifiées pendant six à neuf semaines. Dans le verre, nous avons découvert une très belle expression du muscadet, avec une tension bien présente, équilibrée par une rondeur surprenante.

Les vignes à l’origine de la cuvée Les Deux Terres 2020 sont plantées sur un sol de granit et de roche magmatique appelé gabbro, ce qui apporte au jus beaucoup de complexité. Le muscadet est récolté plus tardivement pour cette cuvée, ajoutant caractère et volume.

La représentante du domaine nous a aussi fait découvrir la cuvée clisson 2018, vinifiée en cuves béton verrées en sous-sol, et élevée 33 mois, une durée idéale pour le travail du muscadet.  Fin, rond et volumineux, ce vin de gastronomie sera parfait avec un poisson blanc au beurre.

Mais le domaine ne fait pas que du muscadet ! Nous avons aussi pu tester la cuvée Cognetterra Gwenn 2020, un assemblage de melon et de folle blanche, vinifié en jarre de Toscane de 500 litres, un cru doté d’un acidité équilibrée et d’une certaine longueur.

Enfin, notre verre final de ce salon a été le Cognetterra Eguor 2020, ayant subi une macération en cuve de 10 jours, une mise en jarre en cours de fermentation, puis une vinification en amphores de Toscane de 500 litres, ce qui a permit au jus de développer ses arômes, son nez complexe, et sa bouche fruitée, extrêmement pure.

Lorsque le salon a fini, nous sommes sorties sur le toit du Ground Control, où un beau couché de soleil teintait le ciel de couleur variées. Emmitouflées dans nos manteaux après avoir passé quelques heures dans un espace surchauffé par la foule, nous avons dit « A l’année prochaine ! » à  ce salon mythique.

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