Revue d’enchères | Un point sur les belles adjudications de juillet

17

De leur coin de serviette, les amateurs sont manifestement restés aux aguets durant le mois de juillet, pour mettre la main sur de jolis flacons produits dans les vignobles de France et de l’étranger.

Bordeaux est globalement demeuré stable en ce début d’été, de même que certains des flacons les plus mythiques de Bourgogne : les prix se stabilisent au plus haut pour les vins du domaine de la Romanée-Conti, à l’exception du richebourg (2000 : 5280€, +7%). Quelques exceptions viennent toutefois contredire la règle. Le fameux chambolle-musigny Les Amoureuses du domaine Georges Roumier en fournit une belle illustration. Plusieurs millésimes de ce vin ont été adjugés en juillet, le 1999 s’établissant au plus haut (3 438€, +8%). Dans la vallée du Rhône, outre le château Rayas qui continue à faire vibrer le cœur (et le portefeuille) des amateurs, c’est, au nord, le domaine Gonon qui se distingue avec ses saint-joseph (Vieilles vignes 2010 : 688€, +124%).

Dans la vallée de la Loire, une région qui décidément fourmille de trésors, un rare vouvray moelleux du domaine Foreau de 1947 a été adjugé 1842€ en juillet. Le prix de la rareté… Les enchères s’envolent aussi pour les chinons du microscopique domaine Lenoir, dans des millésimes matures (Les Roches 1989 : 178€, 2001 : 154€), le montlouis Le Volagré de Stéphane Cossais (2007 : 178€) ou encore, à Bourgueil, le Clos Nouveau de Catherine et Pierre Gauthier (2013 : 104€). Sans oublier les ténors de la région, toujours bien présents et recherchés (Clos Rougeard, Dagueneau).

Les catalogues de juillet comptaient aussi de belles cuvées de Champagne issues des grandes maisons : Cristal 2000, Dom Pérignon 2000, Dom Ruinart 1996, ou encore Bollinger RD 1976 ont fait l’objet d’enchères entourées, de même que les flacons issus de productions plus confidentielles (Pierre Peters, Sélosse, Egly-Ouriet).

Dans le Jura le domaine des Miroirs concentre toutes les attentions (Entre deux Bleus 2015 : 982€), tandis que les prix ne cessent de croître pour les flacons signés Ganevat (Les vignes de mon Père), ou du duo Adeline Houillon – Renauld Bruyère. En Savoie, signalons le prix atteint par la mondeuse du Prieuré Saint Christophe (Grisard) : 236€ dans le millésime 2009.

A l’étranger, les beaux flacons du Piémont sont légion, mais c’est un américain qui remporte la palme des enchères : à Napa, le millésime 2016 de Screaming Eagle s’est vendu 2 824€. Le prix à débourser pour un flacon à peu près introuvable.

Accédez aux derniers rapports d’enchères de vin

En savoir plus sur la revente de votre cave via iDealwine

Demandez une estimation

Voir les ventes de vin en cours

  • Voir les commentaires (0)

Your email address will not be published. Required fields are marked *

commentaire *

  • name *

  • email *

  • website *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous aimerez aussi

Pierre 1

228 Litres vous ouvre ses portes en tant que caviste

Notre bar à vin préféré du So-Pi est fermé depuis le début du confinement. Bonne nouvelle : vous pouvez désormais acheter du vin à emporter - ou encore vous faire ...

La Saint-Vincent, à Chassagne-Montrachet

Le petit village bourguignon de Chassagne-Montrachet a accueilli le week-end dernier la 72ème édition de la fête de la Saint-Vincent, en l’honneur du Saint Patron des vignerons.

bourgeois diaz champagne

Le Champagne Bourgeois-Diaz, la tête dans les étoiles

Au royaume du pinot meunier, à Crouttes sur Marne, à mi-chemin entre Reims et Paris, Jérôme Diaz depuis 2009 s'est converti à fond à la biodynamie. En quelques années s’est ...