Revue d’enchères d’octobre | Bordeaux, le rebond, Grands italiens, Ramonet à l’honneur

Bien que marquée par la résurgence des ravages du COVID, les ventes d’octobre ont suscité un immense engouement auprès des amateurs du monde entier, merci à vous 😊. Retour sur un mois particulièrement actif aux enchères.

Ces dernières semaines ont mis à l’honneur une variété de vignobles et de régions tout à fait exceptionnelle, et c’est sans doute cela qui vous a amenés, chers amateurs, à faire acte de résistance face la seconde vague du Covid et son cortège de restrictions, couvre-feu et autres délices du confinement en vous jetant sur les catalogues pour enchérir fiévreusement, vous livrer à d’homériques bagarres d’enchères et finalement remporter vaillamment les flacons mis en vente. A la clé, un taux d’exécution qui ne cesse de progresser, puisqu’il atteint désormais 80% des lots vendus. Parmi les enseignements de ce mois d’activité intense, nous en retiendrons trois : Bordeaux signe un beau retour, avec des prix qui s’affichent de nouveau à la hausse, la Bourgogne s’est stabilisée au plus haut déjà depuis quelques semaines, tout du moins pour les grandes signatures de la Côte de Nuits, continue à voir ses grands chardonnays s’apprécier. Et enfin, puisque décidément l’Italie concentrait tous les regards le mois dernier, la vente d’une remarquable collection de grands noms du Piémont a entretenu la flamme d’amateurs avides de découvertes.

Bordeaux reprend des couleurs

Après des mois de stagnation, les grands crus de Bordeaux retrouvent le chemin de la hausse. Recherchés tant par les amateurs européens que par les acheteurs asiatiques, les premiers crus classés s’illustrent toujours dans les grands millésimes (haut-brion 1989 : 1 596€, +6%, château-lafite 1986 : 1 658€, +4%).  Star de la cote, Petrus était le mois dernier plébiscité, tant dans les grands millésimes 2009, 2005, 1982) que dans des années moins en vue telles que 2002 ou 1999. Les premiers crus classés de Saint-Emilion sont eux aussi sous le feu des enchères. Cheval Blanc se détache dans le millésime 1990 (880€, +16%). Notons aussi les jolies performances des deux derniers entrants dans le club des premiers crus classés A, Château Pavie (2005 399€, +10%) et Château Angélus (2011 : 268€). De son côté, Figeac enregistre une forte hausse dans le millésime 2005 (178€, +21%). Affaire à suivre…

En Bourgogne, les chardonnays à l’honneur

Les grands flacons de chardonnay ont fait la Une des enchères en octobre. Il faut dire que des flacons vraiment exceptionnels paradaient dans les catalogues. Si le corton-charlemagne du domaine Coche-Dury plafonne à un niveau de prix record (2005 : 4 175€), Montrachet était représenté par deux lots d’exception : un double-magnum venu du domaine du Marquis de Laguiche, dont la parcelle est confiée à la maison Drouhin (2015 : 2 702€, +10%) ; et une bouteille issue du domaine Ramonet (2014 : 2 149€, +87%). Ramonet est d’ailleurs une signature activement recherchée sur le marché. Le domaine, aujourd’hui exploité par Jean-Claude Ramonet (qui vinifie également les raisins confiés par Yves Ramonet), dispose d’une mosaïque de parcelles d’exception. Le bâtard-montrachet s’envole lui aussi (2008 en magnum : 1351€, +83%), tandis que le chevalier-montrachet atteint 810€ en 2008 (+77%). En magnum, le bienvenues-bâtard-montrachet 2009 voit son cours grimper de 17% à 860€. Notons aussi les jolies performances, à Meursault, des domaines d’Auvenay (Goutte d’Or 2000 : 2026€, +14%), Roulot (Perrières 2010 : 1105€, +6%), Arnaud Ente (2009 en magnum : 860€, +8%), Boisson Vadot, Colin Morey ou, dans les millésimes plus matures, des Comtes Lafon.

Stars du Piémont

L’Italie, particulièrement à l’honneur le mois dernier, a dévoilé aux amateurs des facettes parfois inédites de la viticulture transalpines, notamment celle issu de grands domaines du Piémont. Parmi les signatures phares proposées aux enchères, celle de Bruno Giacosa s’est imposée, son barolo Collina Rionda 1989 s’envolant à 3 193€ (le 1971 a été adjugé 1 842€). Autre monument de Barolo, Giacomo Conterno, dont la cuvée Monfortino 1982 a atteint 1 596€ (2004 : 1 290€, 2001 : 1 289€, 1996 : 1 167€). Notons aussi les belles enchères portées sur les vins de Giuseppe Rinaldi (barolo Brunate Riserva Speciale 1993 : 1 167€, Le Coste 1996 : 1 105€). Le succès de ces deux signatures qui portent la marque traditionnelle des vins de Barolo montrent que les amateurs n’ont pas été insensibles au style délicat de ces nebbiolos récoltés tardivement, qui font l’objet d’une vinification lente et douce. A cet égard, relisez bien lors de vos longues soirées confinées l’article que nous avions consacré au style des vins de Barolo à l’occasion de la vente, il est passionnant !

Si vous hésitez à vous séparer de certaines bouteilles, n’hésitez pas à prendre contact avec notre équipe « Vendeurs », elle sera de précieux conseil pour vous accompagner au mieux, au cœur d’une période décidément très active sur le front des ventes aux enchères de vin.

Demandez une estimation de vos vins

En savoir plus sur la revente de cave via iDealwine

Découvrir les derniers rapports de ventes aux enchères de vin

Consultez les ventes de vin sur iDealwine

  • Voir les commentaires (0)

Your email address will not be published. Required fields are marked *

commentaire *

  • name *

  • email *

  • website *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous aimerez aussi

Cépages et régions de France

Quels sont les cépages phares des régions viticoles de France ? (Partie 1)

A chaque région, ses cépages de prédilection. En voici une première approche, précieuse pour qui n’est pas encore au fait de toutes les subtilités du monde du vin. Première étape ...

Le consommateur français de vin : plus intéressé, plus occasionnel et… plus âgé

L'Établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) vient de publier les résultats de son étude quinquennale sur la consommation du vin en France. Petite synthèse de ...

Primeurs 2010 : comment les journalistes préparent leur verdict

Chaque année les journalistes spécialisés et les plus grands dégustateurs affluent du monde entier pour noter les vins à peine nés. Une petite centaine d’entre eux bénéficie d’un traitement privilégié… ...