Revue d’enchères de décembre | Clore 2020 sur une note nature et ligérienne

Les jardins Esmeraldins vins nature iDealwine encheres

Encore une fois, nos enchères traduisent un réel engouement pour les vins nature. Celles du mois de décembre l’attestent, dévoilant des signatures d’une grande rareté acquises à des sommes stratosphériques qui, il y a quelques années encore, auraient été jugées ahurissantes. Un phénomène qui n’épargne pas l’étranger puisque des clients d’Allemagne, de Russie et d’Asie gardent les yeux rivés sur ces domaines aux superficies et productions souvent lilliputiennes. Décryptage.

Loire, Jura et Beaujolais : le naturel revient (toujours) au galop

Véritable terrain de jeu pour tous les amateurs de vin nature, la Loire est aujourd’hui une région incontournable en la matière. Un fait qui s’est à nouveau confirmé au cours de nos enchères du mois de décembre à travers des acquisitions qui auraient, quelques années plus tôt, été jugées sidérantes. Détrônant les cultissimes Clos Rougeard et Didier Dagueneau, les vins de France Genèse 2000 des Jardins Esmeraldins et Les Nourrissons 2006 de Stéphane Bernaudeau se classent au sommet avec des adjudications respectives estimées à 1 363€ la bouteille et 1 351€ le lot de six bouteilles. Deux rares signatures talonnées de près par un petit ovni liquoreux de 50 cl : The Picrate 1997, le vin de table d’Eric Calcutt. Ce nectar liquoreux doit inévitablement son succès au vigneron éponyme qui, après cinq années d’exercice, a mis un terme à son activité « nature » qui n’avait alors pas le vent en poupe, si ce n’est en Suisse et au Japon où ses vins de grande garde étaient majoritairement exportés.

D’autres régions ne cessent de grimper grâce à leurs vignerons adeptes de ces méthodes de culture respectueuses de l’environnement et de ces vinifications peu, voire pas, interventionnistes. Dans le Jura, l’iconique Pierre Overnoy se distingue encore et toujours avec, cette fois-ci, son vin jaune arbois pupillin 1987 adjugé à 1 198€, s’il vous plaît. Autre belle performance, le vin de France Ja Naï Les Saugettes 2016 du domaine des Miroirs envolé à 860€. Quant au Beaujolais, le pape des vins nature Yvon Métras et sa cuvée L’Ultime ont encore suscité les convoitises des amateurs, un 1999 ayant été remporté à 614€.

Bordeaux : fascinants merlots de la Rive Droite

Si nous nous tournons vers des régions plus traditionnelles, nous constatons que la rive droite de Bordeaux a connu son petit succès, et notamment au sein des fascinantes appellations Pomerol et Saint-Emilion. A Pomerol, soulignons les belles progressions de Petrus (une bouteille de 2000 et un lot de trois bouteilles de 2008 respectivement adjugés à 4 666€ et 6 386€), de Château Lafleur (un lot de six bouteilles de 2000 à 8 350€) et de Château Le Pin (un lot de deux bouteilles 2006 à 3 684€). Quant à Saint-Emilion, elle se dessine à travers des grands crus classés comme Ausone (12 bouteilles acquises à 4 912€), Angélus (12 bouteilles à 3 107€) et Cheval Blanc (six bouteilles à 4 912€).

Bourgogne : rareté, un maître-mot

La Bourgogne n’est pas en reste puisque la Romanée-Conti brille une fois de plus, stabilisée au plus haut. Une caisse de 13 bouteilles du domaine a ainsi été vendue quelque 40 524€… De la même propriété, nous assistons à une ascension des grands formats (un magnum de grands-échézeaux 1999 parti à 5 035€, +8%) et de ses la-tache (un 2010 acquis à 4 298€, +6%, et un 2002 à 4 052€, +7%). Parallèlement à cela, nous avions déjà noté la présence croissante du domaine Bizot qui se renouvelle ici avec un magnum d’échézeaux 2002 acquit à 3 254€. Là encore, la mouvance nature n’est pas étrangère à cette transaction puisque cette propriété microscopique ne vinifie que trois cuvées dans cet esprit.

Vallée du Rhône : vers un grand retour des LA-LA-LA ?

La vallée du Rhône, maintenant. Un trio de choc se distingue : Guigal, Rayas et Henri Bonneau. Les fameuses LA-LA-LA n’occupait pas le devant de la scène depuis quelques temps mais voilà qu’elles réapparaissent, incarnées par La Mouline 1978 (2 702€) et La Landonne 1978 (2 088€). Château Rayas affiche fièrement ses couleurs avec de beaux et nombreux résultats : un lot de deux bouteilles de 2010 à 2 456€ et un autre de deux bouteilles de 2009 à 1948€, par exemple. Enfin, le castel-papal Henri Bonneau a encore attiré les curieux friands de sa Réserve des Célestins. Un lot de deux bouteilles de 1988 frôle donc les 1 550€.

Italie : l’ascension continue du Piémont

Et si nous poursuivons notre petite virée à l’étranger, nous ne pourrions nier que l’Italie et, surtout, son Piémont, n’a pas perdu de sa superbe. La preuve ? Le barolo DOCG Riserva Monfortino 1997 de Giacomo Conterno adjugé à 1 351€ et le magnum de barbaresco Asili Riserva Falletto 2004 de Bruno Giacosa à 1 044€.

Après cette lecture, si vous hésitez à vous séparer de certaines bouteilles, n’hésitez pas à prendre contact avec notre équipe « Vendeurs ». Elle pourvoira de précieux conseil pour vous accompagner au mieux, au cœur d’une période décidément très active sur le front des ventes aux enchères de vin.

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