Revue d’enchères | Coche-Dury, Mouton Rothschild, Cornas, Dagueneau, Selosse dans le TOP 5

Asteroide-Dagueneau

Le domaine Coche-Dury a dominé les enchères de novembre, qui ont vu le cours de ses introuvables flacons franchir de nouveaux seuils. A Bordeaux, le Château Mouton Rothschild sort de l’épure dans un marché stable. L’appellation Cornas, les raretés de Dagueneau et les champagnes Selosse figure eux aussi dans ce TOP 5 des belles enchères du mois.

Les amateurs le savent : la finesse des notes de noisette grillée d’un chardonnay signé Coche-Dury est inimitable. Et ils sont toujours plus nombreux à se battre pour mettre la main sur l’un des précieux flacons produits par Jean-François Coche, ce génial vinificateur qui a désormais transmis le flambeau à son fils Raphaël, tout aussi talentueux et méticuleux. Au domaine, où la vigne est minutieusement travaillée, la vinification a pour objet de renforcer l’expression du terroir, sans la dénaturer… Les vins sont patiemment élevés dans les caves du domaine, dans des fûts d’âge différents selon l’identité de chaque parcelle. Le domaine utilise 20 à 50% de fûts neufs. D’où ces fameuses et gourmandes flaveurs délicatement grillées… Le domaine exploite 9 hectares sur l’appellation Meursault. Et pourtant, la production ne peut répondre à la demande, mondiale, pour ses vins. En novembre, iDealwine proposait pourtant une belle série de flacons du domaine. Tous se sont arrachés aux enchères. Dans le millésime 2002, le premier cru Les Perrières a ainsi été adjugé 1946€ (+7%). Quant au Corton-Charlemagne, il est encore plus rare : agrandie en 2011, la parcelle exploitée atteint désormais 0,67 ha. Le millésime 2010 frôle désormais les 5000€ ! Elle a en effet été adjugée 4864€ le 21 novembre dernier (+38%). Le 2011 talonne son aîné d’un an, à 4742€ (+119%), tandis que le 2012 atteint 4621€ (+81%) et le 2009, 4195€ (+50%).

Mouton Rothschild se détache à Bordeaux

Alors que le marché des grands crus bordelais reste stable, y compris pour les vins de Petrus, l’une de ses valeurs de référence, le château Mouton Rothschild se distingue : une caisse de 6 magnums, millésimée 2000, a été adjugée 22618, soit 3770€ le magnum. Un résultat en hausse de 13% sur la mise à prix du lot. On observe, pour ce premier cru classé de Pauillac, un rattrapage de cours sur de « petits » millésimes, habituellement moins prisés, tels que 1992 (377€, +14%), 1999 (422€, +8%), ou encore 2003 (851€, +12%). Cette hausse de prix pour des années moins recherchées témoigne de l’attraction qu’exerce la propriété auprès des amateurs, qui deviennent alors moins sélectifs sur la qualité de l’année.

Les beaux millésimes ne sont toutefois pas en reste : 1989 reste une année de référence. Dans ce grand millésime de garde, Haut Brion se vend 1763€ la bouteille (+16%) et la Mission Haut-Brion 882€ (+3%). Notons aussi – la tendance est nette depuis plusieurs mois –  le succès des seconds vins. Au premier plan, Carruades de Lafite poursuit sa progression : le millésime 2010, adjugé 274€ la bouteille, s’affiche en hausse de 15%.

Cornas, l’étoile de la vallée du Rhône Nord

Dans la vallée du Rhône, Cornas a désormais la pleine reconnaissance du public. Les signatures de Thierry Allemand et Auguste Clape sont activement recherchées. Le cornas de Thierry Allemand sur le très beau millésime 1999 s’est ainsi adjugé 851€, soit une variation de +250% par rapport à sa cote, pour le compte d’un professionnel basé à Hong Kong. La tendance est aussi à la hausse en Côte-Rôtie pour les vins de Guigal : La Turque 1989 a été vendue 572€ (+23%), et pour cette fameuse trilogie des La-La-La la plupart des beaux millésimes s’affichent à la hausse. Même situation au sud de l’appellation, Château Rayas et Henri Bonneau en tête (669€, +31% pour rayas 2005)

Dans la Loire, c’est un OVNI qui a affolé les enchères en novembre : un rarissime flacon de la cuvée Astéroïde, un pouilly-fumé du domaine Dagueneau a, dans le millésime 2015, été adjugé… 912€ à amateur Autrichien. Ce flacon que l’on ne voit à peu près jamais passer sur iDealwine est issu de vignes franc de pied, et la cuvée, quand elle est produite, ne dépasse pas 600 bouteilles. Tout aussi prisé, le Clos Rougeard reste au firmament des enchères : un saumur-champigny Le Bourg 1990 – année de référence pour ce domaine, a atteint 924€ (+65%).

Dans les autres régions, les juras du domaine Overnoy continuent à enflammer les enchères (973€ pour un arbois Pupillin 2011) et, fin d’année oblige, les amateurs s’emballent pour les flacons rares de Champagne, signés Selosse, Cristal, Bollinger ou encore Salon. Les vins étrangers ne sont pas en reste, on note un intérêt croissant pour les grands vins du Piémont dans des millésimes matures. C’est ainsi qu’un barolo 1990, signé Bartolo Mascarello, s’est vendu 493€.

Si vous souhaitez évaluer vos vins, vous pouvez demander une estimation en vue de vendre votre cave (gratuite) ou bien rechercher leur Cote iDealwine.

En savoir plus sur la vente de vin via iDealwine

A lire également dans le blog d’iDealwine :

Analyse des résultats de la vente des Hospices de Beaune Interview d’Angélique de Lencquesaing sur BFM Business

Belles enchères : Mouton Rothschild, Leroy, Rayas, Joguet en route pour une fin d’année brillante

  • Voir les commentaires (0)

Your email address will not be published. Required fields are marked *

commentaire *

  • name *

  • email *

  • website *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous aimerez aussi

Enchères de vins on-line : un premier semestre 2015 en croissance de 12% chez iDealwine

Au cours des six premiers mois de 2015, 12 ventes aux enchères de vin se sont déroulées en ligne sur iDealwine. 44 000 flacons, soit 21 200 lots ont été ...

Nos conseils : 6 bonnes raisons de boire son vin en magnum (ou plus…)

« Le magnum, c’est le format idéal quand on est deux, surtout si l’autre ne boit pas ! » Une blague d’après-boire qui cache néanmoins une part de vérité… Les ...

Décès de Charles Rousseau, fidèle défenseur de la tradition vigneronne en Bourgogne

Le 9 mai dernier, la Bourgogne a perdu l’un de ses éminents ambassadeurs. Charles Rousseau, fils d’Armand, fondateur du domaine éponyme, s’est éteint à l’âge de 93 ans.