Petrus, Hermitage La Chapelle 1961 et les grands champagnes concluent en point d’orgue les enchères de 2015

hermitage la chapelle 1961 romanée conti dom pérignon

 

Une fois n’est pas coutume : sur un marché où les bordeaux se montrent stables depuis des mois et des mois, un vin est venu réveiller les enchères, suscitant une belle émulation entre les amateurs. Et ce vin c’est… Petrus.

Les dernières enchères en ligne de 2015 comptent traditionnellement des flacons prestigieux. Cette année, Petrus faisait la Une avec pas moins de 150 bouteilles du précieux pomerol vendues dans leurs caisses bois d’origine, aux côtés de grands flacons de Champagne, et d’un flacon rarissime : Hermitage La Chapelle 1961, sans oublier ceux venus du domaine de la Romanée Conti. Retour sur le prix du mythe.

Une rare série de flacons de Petrus, vendue lors de ces enchères du 30 décembre, est venue confirmer l’excellente tenue de la cote de l’emblématique pomerol. Au sommet, on trouvait sans surprise le 2000, en hausse de 7% à 3640€. Certes, les beaux millésimes se sont  fort bien vendus, à l’instar du 1995 (1800€, +15%) ou du 1998 (2520€, +14%), mais les petites années n’ont pas eu à rougir : hormis le 1993, stable à 1360€, les autres millésimes progressent tous : le 1987 (1300€, +8%), le 1994 (1520€, +14%), le 1997 (1600€, +14%) ou encore le 1999 (1600€ (+10%).

Petrus était également présent au sein de caisses panachées des grands vins d’un même millésime, suscitant également de belles enchères. On note aussi la reprise qui se confirme sur les vins de Château Lafite, pour ce qui touche aux millésimes matures tout au moins. La cote du 1986 s’est en effet appréciée de 21% à 810€. On remarquera enfin, toujours au sein des premiers crus classés, la belle performance de château-latour, dont le 1996 atteint 584€, en hausse de 27%.

En Bourgogne, les grandes signatures font la une : un flacon de Romanée Conti 2006 frôle le seuil des 10 000€, à 9602€ tandis qu’un montrachet du même domaine atteint 3248€ dans le millésime 2007 (stable). Très recherché également, le romanée-saint-vivant 1964 du domaine Leroy qui s’envole à 1560€ (+44%) ou encore le clos-vougeot 1964 de la même provenance, vendu 780€ (+30%). On compte aussi un outsider dans ces belles performances : le clos-vougeot 1985 du domaine Georges Mugneret inscrit une progression exponentielle sur sa cote habituelle : au format magnum, il s’établit en effet à 1260€, soit une hausse de 276% sur sa cote au format rapporté à la  bouteille. Les grands chardonnays ne sont pas en reste, on retrouve au sommet du podium les traditionnels Coche-Dury (1296€ pour un corton-charlemagne 1994), Leflaive (432€ pour un bâtard-montrachet 1996) ou Etienne Sauzet (480€ pour un magnum de bâtard-montrachet 1999, +14%). Parmi les signatures plébiscitées, signalons également celles des domaines Georges Roumier, Anne Gros ou René Engel (devenu domaine Eugénie).

Hermitage La Chapelle 1961 : un flacon introuvable

En vallée du Rhône, l’une des bouteilles les plus mythiques de la région, un hermitage La Chapelle 1961, était livrée aux enchères lors de cette vente, et Dieu sait si c’est rare. Elle a trouvé preneur pour 8160€, un prix en hausse de 16% sur sa cote iDealwine. On notera aussi la jolie performance des vins de Côte Rôtie, et notamment La Landonne 2001 de J-M. Gerin, dont un magnum s’est apprécié de 117% à 228€. Dans le même temps, une bouteille millésimée 1990, venue du domaine Jamet, frôlait les 400€ (396€, +76%). Les vins de Cornas demeurent toujours aussi prisés, et notamment ceux d’un domaine aujourd’hui disparu : un flacon de 1983 signé Marcel Juge a atteint 216€.

En  Languedoc, les blancs du domaine de la Grange des Pères ont fait l’objet d’enchères soutenues : 204€ (+35%) dans le millésime 2008, 276€ (+44%) pour le 2009, ou encore 192€ (+39%) pour le 2004.

La Champagne a connu une fin d’année extrêmement active. Plusieurs marques se distinguent, qui ont suscité des batailles d’enchères entre amateurs venus des quatre coins de la planète. La cuvée Dom Ruinart s’est adjugé une confortable progression de cours : +35% pour le 1990 à 192€, et +21% pour le 1988 (174€). Krug figure également parmi les marques iconiques, le seul Grande Cuvée (non millésimé) atteignait en fin d’année 204€ (+55%). Dans le même temps, un Dom Pérignon 1996 s’appréciait de 15% à 240€. Mais c’est surtout la maison Selosse qui a vu ses prix bondir au gré d’enchères nombreuses sur chacun des lots présents. Au sommet, le Brut Initial 1990, adjugé 1020€ (+70%), et l’extra-brut Blanc de blancs 1996, vendu 840€ (+75%). La cuvée Substance s’échangeait quant à elle 312€ (+49%). Il est révélateur de découvrir que la plupart de ces flacons ont pris le chemin de l’Asie, signe d’évolution dans une zone où le Champagne a tardé à s’imposer face aux autres catégories de vins. Pour finir, on notera également les belles performances de la maison Billecart-Salmon : la Grande Cuvée 1988 a atteint 390€ (+114%) et la cuvée Elisabeth Salmon 1990 s’est elle aussi envolée à 360€ (+71%). De jolis résultats sont aussi venus compléter le palmarès de maisons telles que Egly-Ouriet, Laurent Perrier, Perrier-Jouët ou encore Veuve Clicquot.

Consultez les principaux résultats et les belles enchèresde la vente du 30 décembre

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