Palmarès Loire | Le TOP 20 semestriel des enchères de vin

Partons dans la vallée de la Loire pour découvrir quels flacons ont passionné les amateurs au premier semestre 2019. Domaines de renom, grands millésimes, flacons exceptionnels et nouvelles méthodes de vinification sont au rendez-vous.

Rang Flacons les plus chers Prix d’adjudication TTC rapporté au format bouteille (75cL)
1 1 Bouteille Pouilly Fumé Astéroïde Dagueneau 2010 894
2 1 Bouteille Vouvray Goutte d’Or Clos Naudin – Philippe Foreau 1990 584
3 1 Magnum Saumur-Champigny Clos Rougeard Les Poyeux Clos Rougeard 1995 517
4 1 Bouteille Sancerre Clos la Neore Edmond Vatan 2007 280
5 1 Bouteille Chinon Clos de La Dioterie Charles Joguet  1990 243

La vallée de la Loire regorge de pépites, et le fruit de son vignoble occupe une place croissante dans les ventes aux enchères. Les quelque 5000 flacons adjugés sur la plateforme d’iDealwine au cours du premier semestre 2019 ont représenté près de 6% des volumes échangés, une proportion en hausse d’un point par rapport à l’ensemble de l’année 2018. Signe d’attractivité des vins produits dans cette région, la part en valeur des vins de la vallée de la Loire ne totalise que 3% des échanges. Plongeons donc un peu plus en avant dans ce TOP 20 des belles enchères du semestre, tout en rappelant que ce classement a été établi en ne retenant que la cuvée la plus chère de chaque domaine, en rapportant son prix d’adjudication à la bouteille (75cl), afin de faciliter les comparaisons.

Un palmarès qui confirme les tendances 

Au sein de cette région qui offre une variété de terroirs et de styles de vin inégalée (voir notre article consacré aux appellations et terroirs de la Loire) Sancerre occupe une place de choix, alignant sept représentants dans le TOP 20. Toutefois, si l’on regarde la répartition des cépages de façon plus globale, 50% des flacons présents dans ce classement ont été produit à partir de chenin alors que seulement 25% sont issus de sauvignon. Le match n’est pas prêt de s’éteindre, d’autant que l’on trouve d’illustres interprètes de chacun de ces cépages. Notons aussi que la Loire offre une variété passionnante de vins en termes de couleur. Des blancs secs, bien sûr (55%), et aussi une remarquable production de vins moelleux et liquoreux (20%), sans oublier bien de remarquables rouges issus de cabernet franc et de pinot noir (25%). Pas d’effervescents dans ce palmarès, le prix des bulles ligériennes ne le permet pas, du moins pas pour l’instant. Tous ces vins méritent de longues années de vieillissement ; ainsi que l’a encore prouvé la formidable dégustation que notre équipe a eu la chance d’expérimenter au domaine de la Taille aux Loups, en compagnie de Jacky Blot.

Des stars de la région au sommet du classement

Le trio de choc figurant sur le podium des enchères du semestre illustre à merveille ce qu’iDealwine peut offrir de mieux : des flacons extraordinairement rares, proposés dans de grands millésimes.

Le pouilly-fumé Astéroïde 2010 de Dagueneau, adjugé à 894€, se hisse en haut du podium. Avec une production microscopique – environ 600 bouteilles, et encore uniquement lorsque la qualité du millésime le justifie-  ce vin se démarque par sa puissance, la pureté de sa minéralité mais aussi par ses arômes d’agrumes et ses notes fumées. En seconde position, on retrouve l’exceptionnel vouvray Goutte d’Or 1990 de Philippe Foreau (584€). Produit uniquement dans quatre millésimes (1947, 1990, 2011, 2015), ce liquoreux d’une qualité rare offre des arômes de fruits blanc et de coing et une bouche fraîche et d’une sucrosité inégalable. L’archétype du grand liquoreux ligérien. Ces deux domaines stars du moment ont d’ailleurs permis à la Loire d’émerger en tant que région incontournable dans l’esprit des amateurs. Mais le domaine qui a véritablement fait basculer la situation, c’est indéniablement le Clos Rougeard, à Saumur-Champigny. Longtemps connu des seuls amateurs pointus, le domaine a progressivement émergé, jusqu’à son rachat, ultra-médiatisé par la famille Bouygues.  Ses vins, issus de vignes qui ont pour particularité de n’avoir jamais vu un seul produit chimique, et qui sont élevés longuement dans les caves du domaine avant d’arriver sur le marché, sont désormais plébiscités par une clientèle mondiale. Notre méthode de classification des résultats d’enchères pour établir ce palmarès place le Clos Rougeard en 3ème position. Mais rappelons tout de même qu’une bouteille de la cuvée Le Bourg 1989 a frôlé les 1000€ en avril 2019, adjugée 973€.

La suite reste du palmarès reste tout aussi qualitative avec notamment le sancerre Clos la Néore du domaine Edmond Vatan, une production microscopique dont le millésime 2007 a été adjugé 280€. On retrouve aussi l’année collector 1990 du domaine Charles Joguet dont le chinon Clos de la Dioterie est parti à 243€.

Vinification nature et biodynamique : la reconnaissance

Les amateurs se montrent de plus en plus sensibles aux méthodes de culture respectueuses de l’environnement. On retrouve donc sans surprise au sein du TOP 20 de grands noms de la biodynamie : Nicolas Joly, l’un des plus fervents apôtres de cette philosophie, figure (seulement) en 16ème place du classement, avec un magnum de savennières du fameux Clos de la Coulée de Serrant, monopole du domaine, adjugé 207€ dans le millésime 2010 (soit 104€, rapporté au format 75cl). Parmi d’autres adeptes, citons également Huet (7ème), Alphonse Mellot (13ème).

Les vins « nature », eux aussi, ne cessent de croître en popularité et la Loire offre un territoire d’expérience passionnant pour les vignerons désireux de faire bouger les lignes. Certains flacons représentant ces nouveaux courants  sont bien placés dans notre classement. Ainsi, se hissent en 8ème position Les Nourrissons de Stéphane Bernaudeau, en 10ème position Les Noëls de Montbenault de Richard Leroy, en Anjou, avec un prix d’adjudication de 158€. Ces deux domaines ont décidé d’étiqueter leur production en vin de France pour gagner en liberté face aux contraintes de l’AOC. Ils ne sont pas les seuls. Début juillet 2019, Louis-Benjamin Dagueneau, propriétaire du domaine éponyme depuis la disparition de son père Didier, a lui aussi annoncé son choix de se retirer  de l’appellation Pouilly-Fumé. Le montlouis Le Volagré de Stéphane Cossais (en 11ème position) revendique l’AOC, mais s’inscrit également dans cette mouvance nature. Un phénomène transversal à suivre décidément de près.

Retrouvez l’intégralité de notre palmarès et les derniers rapports d’enchères on-line

Retrouvez aussi nos autres palmarès d’enchères semestriels sur notre blog :

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