Mais qu’a donc bu l’équipe iDealwine à Noël ?

noel

Comme chaque année, notre équipe de passionnés est attendue au tournant par familles et amis, qui comptent bien évidemment sur nous pour apporter moult breuvages et nectars de connaisseurs. Quelles stratégies ont été adoptées pour ce réveillon de Noël ? La rédaction considère-t-elle avoir été honorée par ces choix ?

Fanny (service vendeurs) :

Pour Noël, je retrouve des gouts plus classiques que le reste de l’année (qui est plutôt très nature d’habitude). Pour accompagner le foie gras maison, je suis restée sur un accord très traditionnel en ouvrant un Chateau Guiraud 1981. Et quelle bonne surprise : après 40 ans passés en bouteille, ce joli nectar avait gardé une belle acidité, équilibrant parfaitement la puissance et la sucrosité du vin. Finalement, sa grande fraicheur a convaincu l’ensemble des convives, même les plus réticents qui ne pensaient pas pouvoir apprécier des vins liquoreux.

L’avis de la rédaction : Sauternes, sauternes, sauternes… Tu remets l’église au milieu du village en montrant « qui c’est le patron ». Cependant, personne n’est dupe. Chassez le naturel, il revient au galop ! La petite Fanny a été aperçue, vers les 2 heures du matin, cachée dans la cheminée et buvant un pétillant-naturel-plus-que-nature transporté 6 mois en cale de galion espagnol puis rebouché à la pleine lune sur le site de Stonehenge par des elfes ornés de cornes de vaches tibétaines.

Angélique (cofondatrice) :

Un magnum de Champagne – la cuvée Les Murgiers de Francis Boulard – a joyeusement donné le ton de cette soirée de réveillon, avec ses bulles d’une grande finesse et son aromatique élégante, servi sur un joli sapin feuilleté au fromage, d’inspiration italienne. J’avais ensuite mis de côté depuis longtemps quelques bouteilles de château-rayne-vigneau 2001, qui ont accompagné de fines tranches de foie gras mi-cuit. Un accord classique, parfaitement réussi car le sauternes était admirablement fondu, très délicat. Sur un koulibiac de saumon nous avons dégusté un sancerre les Monts Damnés du domaine Gérard Boulay dans le très solaire millésime 2015. Un vin à son apogée, intense, encore plus étincelant en magnum ! Ensuite, pour accompagner un incroyable Mont d’Or truffé, nous avons eu la joie de savourer un château-siran 1961. Véritable ode aux grands vins matures avec sa texture admirablement veloutée, ce vin délicat s’est épanoui en bouche, laissant sur son sillage de délicates effluves de sous-bois. Un vin de grande classe, qui a traversé les décennies avec beaucoup de grâce et d’élégance. Chacun a ensuite donné libre cours à ses envies en accompagnant de l’un de ces quatre vins les bûches aux fruits exotiques de Kevin Lacote et le fondant au chocolat de ma fille Pauline.

L’avis de la rédaction : un réveillon maîtrisé pour du classique étincelant. 2001 étant au Sauternes ce que 1348 est aux pandémies, on saluera la maîtrise totale du sujet sémillant du sémillon. Il serait bienvenu de laisser traîner du mont d’or à la truffe à la cafeteria. Par ailleurs, le jury a apprécié la prise de risque pour un vin qui a l’âge de George Clooney. What else ?

Nicolas (service vendeurs) :

Pour Noël, j’ai bu un sancerre rouge de chez Vincent Pinard avec un foie gras. Je cherchais à fuir l’alliance surcotée du foie gras et du liquoreux qui englue les papilles en début de repas, et le test était très concluant !

Note de la rédaction : l’entreprise, pour trancher, a pris la décision d’organiser un octogone entre Nicolas d’un côté, et Angélique et Fanny de l’autre, à propos de cet accord « surcoté ».  

Margaux (administration des ventes) :

Chaque Noël, les retrouvailles familiales sont l’occasion d’organiser de ludiques concours de gastronomie. Les accords mets et vins étant de mise, nous avons eu le plaisir de découvrir sur un ceviche la cuvée Anjou Noir du domaine Belargus millésime 2020. Le nez de ce chenin de sol de schistes évoque le coing et la poire fraîche mais aussi le caramel et des notes fumées. En bouche, la texture est traçante, portée par l’acidité de la pomme verte. La finale, assez longue pour ce vin jeune, a accompagné avec finesse la salinité du plat.

L’avis de la rédaction : si l’on tait le nom du vainqueur du concours gastronomique, c’est qu’il y a un loup. Margaux, avoue-le, tu as perdu ? Toujours est-il que Belargus est un domaine formidable dont le nom fait saliver tous les auteurs de ces lignes… Ce beau chenin, roi des forêts, accompagnait en revanche un plat que tu as préféré taire… On en conclut en toute mauvaise foi qu’il s’agissait d’un chou de Bruxelles à l’eau accompagné de deux haricots sans beurre. Festif !

Sophie (service vendeurs) :

L’accord le plus efficace du soir fût un classique champagne poisson fumé, avec un Leclerc Briant venu orner une salade de truite fumée, orange et avocat. Du peps sur de la douceur, n’est-ce pas là le but de tout repas de fêtes ?

L’avis de la rédaction : bel accord, même si on se demande bien ce qui s’est passé après pour avoir un tel silence sur la suite du repas. Dinde oubliée au four ? Pommes de terre qui ont fini sur le carrelage de la cuisine ? Pintade confondue avec le chat familial ? Farce victime d’une mauvaise farce ? Laissez la police effectuer son travail, et dès que nous aurons de plus amples informations vous en serez les premiers informés.

Emmanuel (marketing digital) :

Pour le champagne, nous avons lancé l’apéritif avec un Drappier Brut Nature, la référence familiale inchangée depuis des lustres, car quand on aime, on ne se lasse pas ! Un 100% pinot noir qui fait l’unanimité que l’on soit fin dégustateur ou novice complet, parfait donc pour les larges réunions.

Il convenait ensuite d’arroser moult coquilles Saint-Jacques, et je me suis tourné vers un Meursault 2015 du Domaine du Pavillon, de la maison Bichot. Malheureusement, il a un peu trop plu et ma lenteur à la dégustation m’a empêché d’avoir ma deuxième dose. Et pas de rappel possible… Un vin très typé, ample, gras, avec de beaux arômes gourmands. Enfin, pour la couleur des fêtes, il nous fallait un vin rouge : je me suis tourné vers un Côte du Py 2013 du domaine Burgaud, parfait sur les énormes pintades chaponnées du soir. Nos nez élargis par les PCR ont pu apprécier les arômes de fruits rouges et noirs légèrement évolué de ce doux breuvage extrêmement fin et malgré tout très expressif. Ce vin qui nécessite un peu de garde était pile poil à l’heure, comme le père Noël.

L’avis de la rédaction : have meursault on me, lord ! Les sujets clivants (politique, religion, COVID, beurre demi-sel vs beurre aux cristaux de sel) avaient pourtant été évités, mais pour le rouge, le choix fut fatal. Il n’était pas prévu que le Côte du Py lance un débat sur Py, dont un convive connaissait les 124 000 premières décimales. Le dîner se poursuit donc encore à l’heure où nous écrivons ces lignes. Le RAID prévoit néanmoins une opération d’exfiltration pour les prochains jours si les négociations n’aboutissent pas.

Lionel (cofondateur) :

Un Noël excellent pour les papilles puisque nous avons démarré par une superbe Grande Sendrée de Drappier, en 2008. Un véritable chef d’œuvre qui a sublimé les huitres prévues à cet effet ! Pour la dinde, nous nous étions orientés vers deux vins de Loire. En blanc, la cuvée « Les Vignes de Michel » du Rocher des Violettes, un domaine auquel je suis fidèle depuis des années et qui ne m’a jamais déçu. Un vin superbe que je vous conseille chaudement. En rouge, c’est sur un vin du Domaine des Roches Neuves que j’avais jeté mon dévolu, avec la cuvée « Mémoires », en 2015. Des vignes plus que centenaires qui produisent de la soie à l’état brut.

L’avis de la rédaction : On serait tentés de se laisser prendre au piège en affirmant que ce réveillon avait l’air parfaitement maîtrisé, mais ce serait négliger le travail d’investigation qui fait notre force depuis des années. On sait en effet de source sûre que la convive numéro 8 a goûté le blanc, puis le rouge, puis de nouveau le blanc. Les spécialistes apprécieront. Cela devrait être évoqué dans le prochain Envoyé Spécial.

Cyrille (cofondateur) :

Du classique pour l’apéritif avec, décidément… du Drappier ! Cette fois-ci, petite entorse au Brut Nature habituel avec la cuvée Carte d’Or déposée sur des palais alléchés par des toasts au saumon. Pour le repas, nous avons fait dans le régional, autour de Lyon, avec un Clos de Rochebonne blanc du Château Thivin sur un feuilleté aux morilles, un véritable délice. Pour accompagner la Canette des Dombes et son gratin de cardons, nous sommes partis sur un Côte-Rôtie Cordeloux 2007 de Bénetière, une superbe syrah à maturité, sur des arômes d’épices douces, de cuir, et avec un incomparable velouté accompagnant à merveille la bien élevée canette. Enfin, un Vouvray moelleux du domaine Huet (il existe après tout un TGV Lyon – Tours à 6h30 le matin), en 2008 et sur un dessert glacé chocolat/orange est venu achever de bonheur les convives.

L’avis de la rédaction :

Drappier prenez le soir, lorsqu’il se fait bien tard, 
Drappier prenez le jour, lorsqu’il se fait bien tôt
Il faut toujours en boire, car s’il parait sans fard, 
C’est un champagne amour, le plus beau des cadeaux.

Belle maîtrise donc, même si l’on aimerait en savoir plus sur cette canette fraîche comme un cardon (pardon, certains jeux de mots sont obligatoires…).  Gare aux morilles, en revanche, elles font perdre la raison aux plus stricts ascètes… Beaux accords mets et vins, en tous cas. Passage validé en 2022. 

Vous l’aurez compris, aux quatre coins de la France, les équipiers iDealwine ont fait plaisir à leurs proches 😊 De bonnes idées qui, c’est en partie l’idée de cet l’article, vous inspireront en cas de page blanche. Nous espérons de tout cœur que vous avez passé un joyeux Noël et vous souhaitons un peu en avance une très heureuse année 2022 !

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