L’expérience Henriot : originalité, culture, sensations et jeu !

 

La semaine dernière, iDealwine a envoyé ses deux enquêtrices préférées, Jeanne et Marianne, à la soirée de presse organisée par la prestigieuse maison de champagne Henriot au Bal, nouvel espace d’exposition situé derrière la place de Clichy à Paris. Au programme : dégustation du blanc de blancs carafé, puis des trois millésimes 1988, 1989 et 1990 du champagne rosé. Le tout dans un contexte tout à fait particulier…

Envoyées Spéciales : Jeanne et Marianne

La maison Henriot a réellement su faire preuve d’imagination lors de cette soirée. Dans un cadre très agréable, à côté de la place de Clichy, au bar du Bal, nouveau lieu d’exposition dédié à l’image-document, l’équipe Henriot accueille chaleureusement les invités avec une coupe de champagne de leur cuvée “Blanc de Blancs”.

 

 

 

Ensuite, une charmante œnologue propose de goûter une nouvelle fois ce champagne après un carafage de trois minutes.Il est vrai que l’on pense rarement à mettre le champagne en carafe. Pourtant Jeanne et Marianne l’ont bien noté, après quelques minutes passées en carafe, ce Blanc de Blancs libère bien plus d’arômes sans pour autant s’être oxydé ou avoir perdu ses bulles.

Programme de la soirée coffret henriot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’œnologue explique que cela est dû au long col de la carafe Henriot qui permet d’éviter au champagne de perdre en effervescence, ainsi qu’à sa forme qui limite le contact avec l’air et empêche donc le champagne de s’oxyder. Par la même occasion, on nous présente le nouveau coffret spécial carafage de la maison Henriot qui sert à la fois d’écrin, de seau à champagne et de porte-carafe.

Le deuxième temps de la dégustation est une expérience plus individuelle. Le principe est celui du “cadavre exquis” des surréalistes, soit un « jeu qui consiste à faire composer une phrase ou un dessin par plusieurs personnes sans qu’aucune d’elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »* Trois cartes sont proposés, chacune correspond à un millésime (1988, 1989 et 1990). On en tire une au sort pour savoir lequel de ces rosés millésimés Henriot vous allez déguster. Jeanne a tiré 1988, son année de naissance et Marianne, la plus jeune de nos envoyées spéciales, a tiré 1990. On les emmène donc toutes les deux dans des coffrets de champagne de la taille de grandes cabines avec leur coupe, un casque anti bruit, ainsi qu’un papier et un stylo lumineux. Elles seront ainsi plongées dans le noir et le silence avec seulement leur champagne, leur nez, leur palais, leur papier et leur stylo. Expression libre. Les papiers seront ensuite mis dans une urne et feront quelques jours plus tard l’objet d’une fresque chez Henriot.

L'intérieur de la cabine...

Marianne - Millésime 1990

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce moment est assez intéressant car il permet de se détacher du regard des autres qui pourrait altérer l’expérience même de la dégustation. On se retrouve finalement seul face au vin, avec la possibilité de produire quelque chose, ce qui invite à réfléchir et à ressentir. De plus, il n’y a pas vraiment de limite de temps et il est possible de rester indéfiniment dans l’étui à champagne.

Millésimes 1988, 1989 et 1990

C’est finalement une occasion intéressante de découvrir ces trois superbes rosés millésimés, tous trois produits uniquement en magnum, ainsi que leurs packagings originaux. Là encore Henriot a su faire preuve d’ouverture pour créer une atmosphère hors du commun autour leurs champagnes. Les décorations des magnums et des étuis des rosés 1988, 1989 et 1990 sont des séries limitées réalisées par de jeunes artistes. Pour les sélectionner, Henriot a organisé un concours. Une fois que les trois gagnants ont obtenu la réalisation du projet, Henriot leur a donné carte blanche. Chacun a pu réaliser le design de son magnum millésimé comme il se souhaitait. Celui de 1988 est l’œuvre de Richard Fauguet qui a choisi de perforer l’étui d’origine pour lui donner un aspect pétillant et d’assortir la bouteille. Pour son magnum, Anne-Laure Sacriste a inversé l’étiquette et la coiffe du millésime 1989, suggérant une lecture miroir. Le dernier magnum, celui de 1990, a été designé par « Gentil Garçon ». Il a voulu faire référence aux couches géologiques du terroir des champagnes Henriot ainsi qu’à la minéralité de la cuvée, le tout en faisant référence au caractère précieux de ce champagne. Il en résulte un étui avec des strates sédimentaires parsemées de pierres précieuses. On retrouve ces pierres sur la bouteille dans une configuration tout à fait déséquilibrée. Sans doute a-t-il voulu faire écho à l’équilibre et la droiture de ce champagne…

Exposition Paul Graham

Enfin, pour combler ses convives, l’équipe Henriot a également privatisé l’exposition des photos de Paul Graham au Bal, avec la possibilité d’assister, avec votre coupe de champagne, à une visite privée.

*source : wikipédia

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A lire également :

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Sommelier ou œnologue, quelle différence ?

Pourquoi y a-t-il des bulles dans le champagne ?

A découvrir : un joli film sur la maison Henriot

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  • Voir les commentaires (1)

  • CHAUVET

    Dommage que, comme toujours, le consommateur final, seul vrai supposé bénéficiaire de la réflexion de la Maison, ne puisse justement en profiter, puisque ce type d’évènement reste réservé aux happy few, de préférence ces relais de presse dont la réceptivité vis à vis de la dégustation vraie est réduite, dans la plupart des cas, au zéro absolu.

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