Le domaine de la Romanée-Conti victime d’un chantage

Publiée il y quelques jours par le journal Le Parisien, la nouvelle fait froid dans le dos. Un escroc aurait menacé d’empoisonner les vignes du domaine de la Romanée-Conti si on ne lui versait pas une rançon d’un million d’euros.

Aubert de Villaine aurait ainsi reçu une lettre anonyme de menaces : « Si on versait pas 1 M€, il était écrit que les pieds de vignes de la Romanée-Conti seraient purement et simplement empoisonnés ». Pour être sûr d’être pris au sérieux, l’escroc joint à sa missive un plan détaillé de la parcelle de Romanée-Conti (1.8 hectare). Il ajoute que deux pieds seraient déjà sous l’emprise du poison.

La Police Judiciaire de Dijon est immédiatement mise au courant de la menace qui pèse sur l’un des plus prestigieux domaine viticole du monde. Immédiatement un piège est tendu au mystérieux corbeau. Ce dernier a été cueilli alors qu’il s’apprêtait à récupérer les faux billets de la rançon dans le cimetière de Chambolle-Musigny.

Aubert de Villaine concède avoir eu quelques sueurs froides : « Les lettres étaient bien écrites, il y avait une vraie connaissance de notre domaine et, parce qu’on ne voulait pas risquer une prise d’otages. Car on aurait pu avoir à faire à des gens du grand banditisme ». Une histoire digne d’un polar qui s’est heureusement bien terminée. Les deux pieds de vignes soi-disant empoisonnés se sont révélés, après analyse, en excellente santé.

Source : Le Parisien

En savoir plus sur le domaine de la Romanée-Conti

Acquis par le prince de Conti en 1760, ce vignoble de 1,85 ha ne produit guère plus de 6000 bouteilles par an d’un vin mythique et exceptionnel. Après la révolution française, le Domaine fut déclaré bien national, la Romanée Conti compta de nombreux propriétaires, notamment la famille Duvault-Blochet, qui acquis plusieurs autres parcelles dont la Tâche, Richebourg et Echezeaux. Aujourd’hui chaque bouteille de Romanée Conti porte la double signature d’Aubert de Villaine et de Henry-Frédéric Roch. La Romanée Conti fut la dernière parcelle de vigne en Bourgogne à résister au phylloxéra, mais, pendant la seconde guerre mondiale, le manque de sulfure de carbone entraîna sa destruction dès 1945. Pendant cinq ans, de 1946 à 1951, aucun millésime ne fut produit. Les conditions de vinification et d’élevage (maturité maximale du fruit, très forte sélectivité, précautions maximales à chaque étape, élevage en bois neufs) permettent de produire un vin d’exception. Ainsi des arômes d’une magnifique complexité évoquant la rose, la violette, les épices, la truffe et le cuir se retrouvent dans ce vin somptueux.

Consultez la cote d’un cru du domaine de la Romanée-Conti
Recherchez un flacon du domaine de la Romanée-Conti en vente actuellement

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