Culture de la vigne, culture du thé : un partenariat entre la Bourgogne et la Chine

Soucieuse de développer ses relations avec l’ex Empire du Milieu, la Bourgogne met en place un partenariat inédit destiné à faire découvrir en France la culture du thé et, en Chine celle du vin de Bourgogne.

La démarche, initiée par le consultant Jean-Pierre Renard, est intéressante, l’objectif étant de réunir les amateurs autour des valeurs culturelles propres à chaque pays. Avec l’objectif affiché d’accroître la présence de la filière viticole Bourguignonne sur le territoire chinois.

Le terroir, comme dénominateur commun de la culture de la vigne et de celle du théier (arbre à thé) ? Cette notion propre aux produits de qualité (et particulièrement ceux issus de la vigne) n’est en effet pas étrangère pour ne pas dire familière aux cultivateurs de thé.

Chinois et Bourguignons devraient se retrouver dans la définition du terroir, véritable alchimie des hommes et de l’environnement ; interaction des sols, du temps, et du travail de l’homme.

Une délégation de viticulteurs Bourguignons se rendra en novembre sur le continent asiatique pour encrer les bases d’un partenariat durable avec la Chine. A la clé, le développement de cours d’initiation à la dégustation, avec l’ouverture d’une Ecole des vins dans la province du Fujian et, en Bourgogne, l’installation d’une Ecole des thés.

Ce partenariat s’avèrera t-il être un pari payant ? Affaire à suivre…

Pour l’heure, les 7 premiers mois de 2011 montrent une hausse des volumes exportés de 93%, par rapport aux chiffres de 2010 pour les vins de Bourgogne, d’après le BIVB (Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne).

Source : AFP

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  • Voir les commentaires (2)

  • Nicolas

    De la vigne au camélia, la France deviendra-t-elle l’une des patries du thé ? A priori, le climat pourrait s’y prêter, le camellia sinensis (ou Camélia Chinois) requérant des sols acides et des altitudes de 1000 à 2000m, chaudes et humides. Les pinèdes de certaines de nos montagnes pourraient s’y prêter. Et ne doit on pas à l’un de nos plus illustres auteurs (A. Dumas) l’orthographe du camélia (la Dame aux…).

    Néanmoins, tant l’histoire de la vigne que celle du thé sont longues et faites d’apprentissage, de transmission, de culture… Si notre siècle est celui de l’instantanéité, saura-t-il contraindre des traditions séculaires acquises au fil des ans patients ? Une chose est sûre, 100g de thé coûtent pour l’instant moins cher que l’éclat chatoyant d’un Château d’Yquem.

    • Olivier C

      Il y a certains the rouges qui coutent beaucoup plus chers que l’Yquem. 200 Euros le kilo n’a rien d’exceptionnel pour les amateurs et ceci represente le milieu de gamme seulement. Et tout comme Yquem plus les millesimes (car les meilleurs the sont eux aussi millesimes) sont vieux, plus ils sont chers. Le the se conserve tres bien aussi, tout comme le vin. Il y a aussi beaucoup de similitudes a la degustation entre les vieux Sauternes et le the.

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