Champagne : Bollinger revient au flacon de 1846

Bollinger crée le buzz avec un changement de flacon, annoncé il y a quelques jours à l’occasion de la London International Wine Fair.

Bollinger a décidé de changer son traditionnel flacon champenois au profit d’un « petit magnum », ainsi que l’a baptisé Mathieu Kauffmann, chef de cave de la célèbre maison d’Aÿ.

Vraiment nouveau, ce format ? Que les conservateurs se rassurent, Bollinger l’a déniché… dans ses propres archives, puisque les vins étaient conditionnés ainsi au cours des années 1840. Baptisé « Bouteille 1846 », il arbore une base plus large et un col plus fin et sera décliné sous tous les formats, de la demi-bouteille au jéroboam. Outre les ambitions esthétiques et marketing, cette « innovation » doit « offrir une qualité de vin supérieure ».

Le Special Cuvée sera le premier à bénéficier de ce nouveau flaconnage, suivi, dans l’ordre, par le Bollinger Rosé, La Grande Année et La Grande Année Rosé, Bollinger R.D. et enfin, les Vieilles Vignes Françaises. Seule la cuvée La côte aux Enfants (rouge) gardera son flacon actuel.

Que du positif donc, si ce n’est qu’il faudra être patient pour les cuvées millésimées !

Alors en attendant, quelques lots de Champagne Bollinger vous attendent sur le site iDealwine.

En savoir plus sur la Maison Bollinger

« Avant d'être un grand Champagne, Bollinger est d'abord un grand vin ». Le décor est posé, l'ambition certaine mais la dégustation est sans appel : pas de doute, l'excellence est au rendez-vous et qui plus est avec une régularité déconcertante. Le talentueux Mathieu Kauffmann, actuel chef de cave, perpétue l'esprit de la maison, hérité de ses prédécesseurs et de toute l'équipe de la maison.

Car il y a un esprit Bollinger. Dans les vins certes, mais aussi à Aÿ. L'implication et le sérieux des personnes œuvrant à la conception de ces grands vins concourent étroitement à leur réussite. Bollinger est aussi l'une des rares maisons champenoises à être restée familiale, ce qui favorise certainement cette ambiance chaleureuse, presque intimiste ; elle dispose d'un vignoble de 163 hectares situé, pour plus de 80%, dans les grands et premiers crus, et fournissant plus de 60% de ses besoins en raisins. Une gageure car les maisons se targuant d'un tel taux d'auto-approvisionnement se comptent sur les doigts d'une main.

Autre particularité de la maison : une partie des vins de réserve fermentés sous bois est ensuite conservée en magnums, bouchés liège, pendant 5 à 12 ans avant d'être incorporés dans l'assemblage. Enfin, du côté de la direction, Ghislain de Mongolfier a transmis le flambeau en septembre 2007 à Jérôme Philipon qui s'ancre dans le sillage de son aîné tout en imprimant son style. Le témoin est bien passé, nul doute que la marque ne continue de briller dans le ciel étoilé de Champagne.

En savoir plus sur la vinification du champagne

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Une  journée chez Bollinger

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