Enchères : l’heure de la revanche pour les « petits » millésimes ?

Les enchères qui se sont achevées en ligne sur iDealwine le 25 janvier dernier ont vu les prix remonter sur des millésimes longtemps demeurés dans l’ombre en raison de leur moindre qualité. Analyse.

Lors de la mise sur le marché d’un nouveau millésime, les professionnels livrent un à un leur verdict à l’issue des dégustations menées dans les différentes régions. Et progressivement un consensus s’établit sur la qualité générale de ce millésime. Un biais classique consiste à considérer qu’une année très réussie à Bordeaux est une bonne année pour le vignoble français en général. C’est parfois vrai, comme en 2010, mais c’est finalement rare. A l’évidence, les spécificités climatiques de chaque région influent de manière différente sur le vignoble concerné. Et pourtant, le buzz produit son effet : un millésime de piètre qualité à Bordeaux sera ainsi généralement considéré comme médiocre sur l’ensemble du vignoble français. Pas facile de s’y retrouver !

Ainsi, face aux années « du siècle » qui se multiplient ces derniers temps (2000, 2005,2009, 2010…), les millésimes classiques, voire de moindre qualité restent dans l’ombre, personne n’en parle. Et pourtant, les amateurs désireux de faire du vin non pas un placement, mais ce pour quoi il a été conçu, la dégustation, ont bien compris l’intérêt de « petits » millésimes, ou de ceux considérés comme tels. Un dicton ne recommande-t-il pas d’ « acheter de grands vins dans les petites années et des petits vins dans les grandes années » ? Le prix, bien sûr, n’est pas étranger au succès de ces années : moins prestigieuses, elles sont aussi beaucoup moins chères. Un moyen rêvé pour l’amateur d’accéder au mythe, à moindre coût.

Et les amateurs les plus avertis n’ont pas tort ! Dans toutes les régions, on trouve des domaines qui ont merveilleusement réussi leur vin dans un millésime réputé difficile. L’image médiocre accolée à cette année limite la hausse du cours, y compris lorsque les vins ont atteint leur apogée. Prenez le 1997, par exemple. Nous avons un jour entendu Michel Bettane décréter que c’est un tertre-roteboeuf de ce millésime qu’il souhaite déguster sur son lit de mort, un vin effectivement magique.

Lors des récentes enchères, conclues en ligne le 25 janvier 2017, les amateurs ne s’y sont pas trompé, donnant leur chance à ces flacons produits dans des années qui n’ont aucune raison de se retrouver sous le feu des projecteurs.

A Bordeaux par exemple, l’une des plus fortes progressions a été constatée sur le château mouton-rothschild 1997 (388€, +29%). Château Latour, dans le millésime 1993, a vu son cours croître de 16% à 360€, tandis qu’Angélus 1992 s’est apprécié de 23% à 174€. Un signe, il faut tout de même le préciser, de l’effet de rattrapage de cours qui s’applique à ces « petits » millésimes, incroyablement attractifs par comparaison avec les tarifs des années les plus récentes.

En Bourgogne, l’effet millésime est entièrement gommé par la rareté des vins, tout du moins parmi les grands crus de la Côte de Nuits. Grand millésime ou petite année, peu importe, les étiquettes portant le prestigieux pedigree du domaine de la Romanée Conti sont activement recherchées. C’est ainsi qu’une bouteille de romanée-conti 1997 a frôlé les 10 000€, à 9960€ (+39%). Dans la vallée du Rhône, la fameuse Landonne 2002 de Guigal (Côte-Rôtie)  grimpe de 17% à 228€ tandis que la Mouline (dans le même millésime) se vend 174€ (+4%).

Alors, un conseil : ne videz pas dans l’évier des flacons dont vous craignez que le millésime soit mauvais, ou passé. Vérifiez sa cote ou demandez-nous d’abord une estimation ! Si vous ne comptez pas boire ce vin, il fera très certainement un heureux parmi les 50 nationalités qui enchérissent sur notre site, y compris pour y rechercher des millésimes « anniversaire ».

Voir le rapport complet de la vente aux enchères de vin du 25 janvier 2017

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  • Voir les commentaires (1)

  • Olivier

    Il faut aussi noter que les années en « 7 » ou en « 2 » n’ont pas souvent été de grandes années (1987, 1992, 1997, 2002, 2007, 2012) mais seront activement recherchées cette année pour fêter un anniversaire (30 ans, 25 ans, 20 ans, …).

    Autant dire qu’une des rares grandes années en 2 ou 7 comme 1982 par exemple sera le millésime star de cette année

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