Posts Tagged ‘Volnay’

Vente à Lyon : les grands classiques de Bordeaux, de Bourgogne et de la vallée du Rhône

janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine

Le catalogue de cette vente lyonnaise mérite toute l’attention des amateurs. 800 lots seront dispersés à cette occasion, répartis entre les grands classiques bordelais, de prestigieuses signatures de Bourgogne, quelques cuvées phare de la vallée du Rhône, ainsi que de beaux flacons ligériens.

Dans cette vente, l’équilibre Bordeaux/Bourgogne est respecté. Le catalogue couvre en effet une large gamme de grands classiques de Bordeaux : château Lafite Rothschild 1979, 1992, 2002, château Margaux 1937, 1987, 1989, château Mouton Rothschild 1984, Château Latour 1998, château Lynch Bages 2005, château Léoville Poyferré 2005, château Pichon Longueville Comtesse 1993, château Haut Brion 1945, 1959, château Beychevelle 1989, château Léoville Las Cases 1990, château Chasse Spleen 1999, 2000, 2006.

Dans les Graves notons deux belles références: château La Mission Haut-Brion 2001 etchâteau Pape Clément 2004.

Dans le Sauternais nous trouvons Château d’Yquem 1994, mais également château Sigalas Rabaud 1959 ou château Coutet 1966, 1988.

Rive droite, de grands noms également : château Ausone 1959, 1998, château Cheval Blanc 2001, château Bélair 1986, Château l’Église Clinet 2002, château La Conseillante 1986, 1988 ou encore château Angélus 1982.

En Bourgogne, la sélection est tout autant prestigieuse : Richebourg 1993 du domaine de la Romanée Conti et une belle série du domaine Armand Rousseau : Gevrey-Chambertin 1er Cru Clos Saint-Jacques 2001, Chambertin Clos de Bèze2004, Chambertin 2001, Ruchottes-Chambertin Clos des Ruchottes 2001. On note également d’autres belles bouteilles : Comte de Vogüé Chambolle-Musigny 1er Cru Les Amoureuses 2006 et Bonnes-Mares 2006, Clos de Tart 2005, Echezeaux 1993 et Clos Vougeot 1990 de Grivot, un Volnay 1er cru de Coche-Dury ou enfin Chambertin 1996 de chez Trapet.

Quant aux blancs citons les domaines : Roulot avec un Meursault 1er Cru Perrières 2004, Sauzet avec un Montrachet 2004 et un Bâtard-Montrachet 2006 ; Coche-Dury avec un Meursault 1994 ou Bonneau du Martray avec un Corton-Charlemagne 2004.

En Vallée du Rhône, quelques très grands flacons : Hermitage Cuvée Cathelin 1990 de Jean-Louis Chave, Châteauneuf-du-Pape 2007 du Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape 2005 du Château de Beaucastel, Côte-Rôtie La Mordorée 2003 de Chapoutier ou encore en Côte-Rôtie de Guigal, La Turque 1997, La Landonne 1996 et La Mouline 1974.

Dans la vallée de la Loire, on retrouvera avec bonheur les savennières du Clos de la Coulée de Serrant en 1996 et 2000, le saumur “L’Insolite” du domaine des Roches Neuves 1997 et 2001 ou encore les sancerres d’Alphonse Mellot avec une Cuvée Edmond 1998.

A noter enfin, Dom Pérignon 1996 (Moët et Chandon) et Krug Vintage 1990 en Champagne et Riesling Clos Sainte-Hune 1997 et 2001 du domaine Trimbach en Alsace.

Clôture des catalogues le 30 janvier à partir de 10 heures. A vos enchères !

Consultez les catalogues de la vente :

Catalogue 1 – Clôture à 10.00

Catalogue 2 – Clôture à 10.05

Catalogue 3 – Clôture à 10.10

Ze Kitchen Galerie : ZE place to be

décembre 27th, 2011 by Veronique Raisin

Depuis près de dix ans, le restaurant de la rue des Grands Augustins, Ze Kitchen Galerie, ne désemplit pas. La cuisine de William Ledeuil, chic et raffinée, est d’une sublime virtuosité, le service ampoulé en moins. Un sans faute ?

La première fois, il y a deux ou trois ans, j’avais beaucoup aimé les tonalités asiatiques de la cuisine du chef William Ledeuil. Réjouissante, allègre et colorée, elle est à l’image de la salle aux couleurs vives, qui fait également office de galerie d’art. Passé chez Guy Savoy et par l’Asie, William Ledeuil a ouvert son restaurant en 2001 et reçu une étoile ; Thaïlande, Vietnam et Japon s’immiscent ici et là dans les assiettes, et pour être sûr que l’influence du pays ne soit pas trahie, il se fournit en légumes auprès du maraîcher Asafumi Yamashita, à 40 km de Paris, qui seul a le secret des graines japonaises. Pour l’anecdote – chère quand même, l’anecdote – ses melons sont vendus un an à l’avance 150 euros pièce…

L’esprit du lieu, c’est d’abord la créativité, l’invention sans le chichi. Fi des salamalecs de contorsionniste : la fraîcheur des produits, choisis pour leurs subtilités gustatives et mariés avec bonheur, n’ont pour but que l’exaltation des sens et non leur confusion. Ici encore on goûte avec son nez sans se perdre en conjectures neuronales. William Ledeuil réussit donc à merveille à nous épater sans nous faire perdre de vue que l’on mange pour de vrai. On a beau être dans une galerie d’art, on n’est pas là seulement pour savourer avec les yeux. Selon le marché, ce sont le poulpe mariné au condiment Kumquat ; comme-quoi, même si comme moi on n’aime pas les élastiques, ça passe tout seul ; le bouillon aux herbes thaï et foie gras, le canard confit et grillé avec un jus de betterave – très passardien – et gingembre, et en dessert, quelques glaces aux parfums originaux, comme celle au chocolat blanc wasabi. Le soir, un menu dégustation à 80 € permet de faire le tour du propriétaire (existe en version déjeuner à 68 €).

Côté carte des vins, une petite déception avec les champagnes à la coupe : on s’attendait à mieux mais bon, il faut bien un point faible sinon c’est agaçant. On se rattrapera sur le riesling Clos Mathis d’Ostertag ou les Jardins de Bouscassé d’Alain Brumont, à Pacherenc du Bic Bihl. Aperçus également, le gevrey-chambertin Ostrea de Jean-Louis Trapet, le Volnay Vieilles Vignes de Nicolas Potel, la Côte-Rôtie de Gaillard, le montois Clos du Breuil de François Chidaine ou encore le collioure des Frères Parcé.

Bref, n’écoutez pas Bibendum, qui parle d’une adresse « trendy » avec une « séduisante carte fusion » : c’est bien mieux que cela, à mille lieues des clichés sur l’Asie et quelques bouchées suffisent pour s’en convaincre.

Ze Kitchen Galerie

4 rue des Grands Augustins

75006 Paris

Tél. : 01 44 32 00 32

www.zekitchengalerie.fr

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Vente à prix fixe : une vente exceptionnelle et de belles affaires !

décembre 22nd, 2011 by Rédaction iDealwine

A période exceptionnelle, vente exceptionnelle. La vente à prix fixe qui s’ouvre aujourd’hui jusqu’au samedi 7 janvier propose plus de 4000 lots ! Avec de nombreuses très belles bouteilles, dont certaines à des prix raisonnables. Dépêchez-vous, il n‘y aura pas de trêve des confiseurs sur iDealwine !

Pour terminer l’année en fanfare, iDealwine vous propose une vente exceptionnelle dont une bonne partie provient de la cave d’un très grand collectionneur. Plusieurs particularités caractérisent cette vente : une superbe collection de bourgognes de beaux millésimes à partir de 1995, de très belles références (dont de nombreuses à prix raisonnable) dans le Rhône et un très vaste choix de vins étrangers avec, en particulier, de très belles bouteilles italiennes et des raretés en provenance d’Australie ou des Etats-Unis.

Nous avons également sélectionné une série de coups de cœur : de très beaux flacons à des prix plus qu’alléchants. Toutes les régions sont bien représentées.

Débutons ce tour de France par la Bourgogne qui aligne quelques somptueuses bouteilles. A commencer par de grands pinots noirs : Clos de la Roche Vieilles Vignes 1995 et Griotte-Chambertin 1995 du domaine Ponsot, Romanée-Saint-Vivant 1996 du domaine Jean-Jacques Confuron, Chambertin Clos de Bèze 1999 du domaine Pierre Damoy ou encore Volnay 1er Cru Clos des Chênes 1999 du domaine Gaunoux.

De grands chardonnays également : Meursault 1er Cru Goutte d’Or 1995 et 1999 du domaine des Comtes Lafon, Corton-Charlemagne 1995 du domaine Marc Colin, Montrachet Grand Cru Marquis de Laguiche 1995 du domaine Drouhin et Meursault Les Narvaux 2004 du domaine d’Auvenay.

A Bordeaux nous retrouvons également de grands noms : Château Lynch Bages 2000, Château Calon Ségur 2003 dans le Médoc ; Domaine de Chevalier 2000 à Pessac-Léognan, Château La Croix de Gay 1989, Château Clinet 1995 et Château la Croix du Casse 1995 à Pomerol ou encore le Château Suduiraut 2005 dans le Sauternais.

En Vallée du Rhône nous remarquons de belles bouteilles : Gigondas Prestige des Hautes Garrigues 1995 domaine Santa Duc , Châteauneuf-du-Pape Clos du Mont-Olive 2003 de Bernard Sabon, Châteauneuf-du-Pape Cuvée Etienne Gonnet 1995 domaine Font de Michelle, Chateauneuf-du-Pape Cuvée de la Reine des Bois 1999 du domaine de la Mordorée, Châteauneuf-du-Pape Domaine du Vieux Télégraphe 2005, Hermitage La Chapelle 1989 de Paul Jaboulet Aîné, Côte-Rôtie Château d’Ampuis 1998 de Guigal.

Dans les autres régions, encore de belles références : Vin de Pays de l’Hérault Mas Daumas Gassac 2009 (Languedoc Roussillon), Altenberg de Bergheim 1996 du domaine Marcel Deiss (Alsace), Vouvray Moelleux 1999 Clos Naudin Philippe Foreau et Saumur-Champigny Le Bourg 2007 du Clos Rougeard des Frères Foucault (Val de Loire).

Enfin concluons avec une magnifique sélection de références étrangères : Old Vines Grenache Kangarilla Vineyard 1996 Clarendon Hills, Barossa Valley « Run Rig » 2002 Torbreck en Australie ; Il Carbonaione 2000 Podere Poggio Scalette, Barolo Bric Del Fiasc 2000 Paolo Scavino, Barolo Brunate 2000 Vietti, « Vigna d’Alceo » 1999 Castillo dei Rampolla en Italie ; “Cabernet-Sauvignon/Sangiovese/Petite Syrah » 1993 – Bacio Divino aux Etats Unis (Napa Valley) et Riesling Scharzhofberger Auslese 2008 Weingut Egon Muller en Allemagne.

Accéder aux catalogues de cette vente

07/01/2012 10:00 : 396 lots
07/01/2012 10:05 : 498 lots
07/01/2012 10:10 : 349 lots
07/01/2012 10:20 : 529 lots
07/01/2012 10:25 : 374 lots
07/01/2012 10:30 : 205 lots
07/01/2012 10:35 : 663 lots
07/01/2012 10:40 : 631 lots

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Quels accords avec le foie gras ?

décembre 21st, 2011 by Veronique Raisin

D’accord c’est vu et revu. Cela dit, le foie gras, c’est quand même la fête, et à moins d’être un sacré snob ou de vivre dans une ferme du Gers, s’en lasser me paraît difficile. Voici quelques idées d’accords pour vous changer les idées.

En gelée, en terrine, en pâté, en brioche, poêlé, épicé, le foie gras ouvre le repas avec brio. Les vins blancs sont les plus à l’aise, surtout sur un palais neuf, et pas uniquement les vins liquoreux. Grands classiques, servis jeunes, les sauternes ou jurançons, voire gewurztraminer VT se glissent à merveille sur un foie gras en terrine. Les plus frais, à l’acidité la plus prononcée, s’en tireront le mieux car le sucre encombre la bouche ; nul besoin donc de chercher la surenchère dans le sucre résiduel.

A l’opposé, un blanc sec fera un bon point d’ancrage pour le début du repas. Meursault, graves charnu, pinot gris sont de délicieuses alternatives.

Un champagne vineux, à dominante de pinot noir, un millésimé de quelques années pour rivaliser avec le gras du foie en terrine.

Entre les deux, un pacherenc-du-vic-bilh à l’amertume prononcée, un vouvray ou montlouis demis secs feront merveille sur un foie gras en chausson ou cru.

Les rouges sont aussi envisageables mais dans un autre registre. Un médoc, un pauillac un peu évolué, s’accorde bien avec un foie légèrement épicé, un saint-émilion ira plutôt avec un foie gras truffé. Plus au sud, les madirans et cahors, voire ermitage ou châteauneufs feront l’accord sur un foie gras poêlé à condition d’avoir quelques années de bouteille et des tanins raffinés. Ils feront alors la transition avec le plat de viande ad hoc.

Autre possibilité avec une escalope de foie gras de canard, un vin à la rondeur généreuse. Evitez les liquoreux trop opulents, les vins au caractère boisé trop démonstratif, les rouges trop tanniques. Un rouge aux tanins enveloppés, de cinq ou six ans au moins, qu’il soit de Bordeaux, du Rhône (Côte-Rôtie, Crozes ou Hermitage), du Sud-Ouest. La Bourgogne est aussi une piste à ne pas négliger : volnay, ladoix, beaune, santenay de trois ou quatre ans voire davantage.

En blanc le condrieu est une alliance raffinée, de même qu’un blanc de Loire moelleux, relevé d’une belle fraîcheur (anjou, vouvray, montois, coteau de l’Aubance…).

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Accords mets et vins : dans le cochon, tout est bon !

décembre 7th, 2011 by Veronique Raisin

Il existe autant d’alliances que de recettes et surtout de façons d’apprêter le cochon : grillé, en potée, en charcuterie ; nous en donnons ici quelques illustrations, choisies de façon totalement arbitraire et par ailleurs volontiers aléatoire.

Le porc (ou cochon domestique), aujourd’hui majoritairement élevé en Asie, serait origine du Turkestan. Il colonisa toute l’Asie avant de venir en Afrique puis en Europe et fut domestiqué vers le VIIe millénaire av. J.C. Son nom n’a ni d’origine latine, ni germanique, ni celte. Il viendrait de l’onomatopée « coch-coch » ; le terme apparaît en français vers le 11e siècle et désigne principalement le porcelet. Le sanglier quant à lui est issu d’une autre famille que le cochon.

Enfin sachez que pour les bouddhistes tibétains, le porc symbolise l’ignorance, responsable de toute la misère du monde, tandis que pour les Chinois et les Vietnamiens, il représente au contraire la prospérité et l’abondance. Cela n’a pas grand-chose à voir avec les accords m’objecterez-vous, ce à quoi je vous répondrai qu’il faut un esprit sain dans un porcin. Sur ces considérations esthétiques, passons à table.

La viande de porc est l’une des plus consommées en France, qu’elle soit grillée, rôtie, ou bouillie. Ce petit animal bas sur pattes nous comble de tous ses bons morceaux : jarret, filet, palette, travers, oreilles, queue, échine, cuisses… bouchers et charcutiers s’en donnent à coeur, joie.

Voici un florilège de suggestions porcines :

- jarret de porc en choucroute : riesling ! Mais aussi sylvaner, voire pinot noir, toujours d’Alsace, ou un rouge très tendre et fruité de type gamay de Touraine.

- boudin noir : sortez la grosse artillerie ; avec ce plat, un vin rouge généreux s’impose : madiran, cahors, irouléguy sont en première ligne. Bordeaux (côtes-de-castillon, médoc, fronsac), cornas, châteauneuf-du-pape pointent aussi leur goulot, à juste titre.

- pâtés, terrines, saucissons, rillettes et charcuteries diverses : des vins blancs (chinon, saint-véran, saumur, menetou-salon, sancerre, saint-joseph, pacherenc sec…) ou des rouges légers (mondeuse, pinot noir alsacien, trousseau du Jura et tous les gamays du Beaujolais ou de Touraine).

- travers de porc grillés et côtelettes : des rouges assez puissants, répondants au grillé de la viande, qui en devient légèrement fumée. Collioure, Bandol ou Côtes-de-Provence pour le Sud mais aussi les Malepère, Corbières et Fitou. Plus au nord, un volnay ou un pommard, si l’on veut jouer de plus de délicatesse. Les bordeaux sont aussi de bon ton, choisissez-les parmi des appellations moins courues comme les Côtes de Bourg ou de Blaye, ou plus classiquement les Graves ou le Haut-Médoc. Ou sinon un fronton.

- filet mignon de porc à la crème : avec ce plat onctueux, un blanc s’impose. Savennières, Anjou, Vouvray et montlouis secs, mais aussi chardonnay du sud de la Bourgogne, pas trop boisé, savagnin du Jura traditionnel, roussette de Savoie ou Chignin-Bergeron, pinot gris d’Alsace.

- sauté de porc au caramel : avec les plats sucrés, les blancs fonctionnent toujours mieux parce qu’ils apportent de l’énergie et de la fraîcheur par leur acidité. Pinot gris, Savoie Apremont, montlouis ou vouvray demi-sec, jeune riesling. Il faut de préférence choisir un blanc suave mais non boisé, ceux qui ont un peu de sucre résiduel conviennent particulièrement bien.

- petit salé aux lentilles : massacré par les cantines, ce plat ménager régale petits et grands à moindre frais. Une aubaine à partir du 20 du mois. D’autant que pour l’accompagner, quelques lampées d’un jeune gamay feront aisément l’affaire. Touraine ou Beaujolais, c’est à vous de voir. Saint-Pourçain ou Côtes d’Auvergne peuvent aussi largement convenir, surtout que l’on a tous une vieille tante quelque part en Auvergne ; c’est l’occasion de faire un point patrimonial. Sancerre, Bourgueil et Chinon sont une bonne alternative.

- le familial rôti de porc, avec un peu de sauge ou une feuille de laurier : un blanc pas trop acide, plutôt suave comme un pinot blanc alsacien, un vouvray, un côtes-du-jura. Tous les rouges assez jeunes, tendres et friands, sans excès d’expression, bien fruités, à boire un peu frais (15°). Généralement peu grassouillet, ce plat s’accommode bien de ce genre de vin joyeux, plutôt que de rouges très puissants. Pensez Chinon, Bourgueil ou Saint-Nicolas de Bourgueil, Côte de Beaune, Morgon et autres crus du Beaujolais, Côtes-du-Rhône Villages, marsannay.

- je ne résiste pas, pour finir, au plaisir de vous parler des endives au jambon : trente ans d’efforts pour enfin y arriver. A la béchamel et gratinées au four, c’est la joie des anciens enfants qui découvrent enfin les joies d’être grand. Un rouge léger (Mâcon, pinot noir alsacien) ou un blanc un peu tendre (aligoté, pouilly-fuissé, crozes-hermitage) et vous voilà parvenu dans le monde des adultes.

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Pour les montlouis, vouvrays et bourgueils, précipitez-vous sur l’Offre iDéale en cours sur les vins des domaines de La Taille au Loups et de La Butte.

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Histoire du vin : la vigne a survécu à la chute de l’Empire Romain

août 5th, 2011 by Veronique Raisin

La viticulture est d’abord affaire de profit certes, mais pas seulement. Elle revêt à l’époque des anciens Romains un caractère quasi-religieux. En tout cas, le vigneron ou celui qui possède une vigne sont des personnages sinon importants, du moins respectés. Caton l’Ancien écrit « Vinea est prima« . C’est en partie ce qui explique qu’elle n’ait pas périclité avec la chute de l’Empire (476), comme la poterie fine par exemple.

L’art de la vigne, la joie du vigneron

La viticulture en Gaule est à présent bien ancrée, non seulement dans les paysages – elle s’étend largement au-delà de ses limites méridionales et naturelles comme on a pu le voir mais aussi dans les moeurs. Point de seigneur, d’évêché ou de puissant qui n’ait pas sa vigne, son vin, en somme son signe extérieur de culture…

La proximité de voies navigables près des vignobles n’explique pas à elle seule leur développement ; ce sont surtout les puissants (notamment les empereurs) qui ont permis le rayonnement du vignoble au cours du IVe siècle : les cités comme Trèves ou Autun sont devenues importantes parce que des personnages importants, hauts dignitaires de la cour, s’y étaient établis et que pour asseoir leur suprématie et suppléer à leurs loisirs, ils faisaient planter de la vigne. Plus qu’un effet bling-bling, la vigne était ainsi source de joie ; Cicéron parle de délectation à suivre la croissance de la plante.

Chaque région s’enorgueillit des techniques propres qu’elle mettait au point et qui prirent même le dessus sur les conditions naturelles de production. Vienne, Bordeaux, Seyssel, Reims, Angers devinrent des territoires exemplaires, à  l’intérieur desquels l’excellence fut aussi bien due aux sols et au relief qu’à la maîtrise de la technique. De là à y voir l’une des premières formulations – ou conscientisations – de la notion de terroir, je saute le pas !

Les empereurs comme Julien prenaient les choses très au sérieux, s’octroyant jusqu’à trente jours de vacances au moment des vendanges ! Saint-Augustin fit de même et s’échappa de sa chaire de professeur pour aller récolter les raisins… Même la chasse passait au second plan.

A cette époque, la résidence impériale et les demeures opulentes « créaient » le vignoble : il faisait partie des préoccupations majeures des grands personnages de la société romaine.

Le vignoble se développait d’abord autour de villes de renom ; Paris comptait alors un important vignoble sur les pentes de la Montagne Sainte-Geneviève.


Viticulture épiscopale

Au début du Moyen-Age, la vigne jouit d’un prestige important et reste un ornement nécessaire à toute personnalité de haut rang.

Faute d’empereur, l’évêque devint le premier personnage de la cité et donc le premier viticulteur. En Bourgogne, l’évêque d’Autun était ultra puissant. Son église cathédrale rayonnait sur toutes les paroisses alentour (Aloxe, Pommard, Volnay, Meursault, Chassagne, Monthélie). Il est peu probable que le besoin de vin fut lié à la communion sous les deux espèces (avant le 13e siècle, c’était l’usage) car la population des villes était très réduite.

La vigne avait donc un rôle politique plus que religieux pour l’évêque. Car il accueillait le roi ou de hauts personnages lors de leurs haltes dans sa cité et devait leur réserver bon accueil, un « vin d’honneur’ tiré de son cellier. C’était un devoir d’état. Le vin de la ville pouvant être vendu, il représentait aussi une source supplémentaire de revenus non négligeable…

Au cours des 9e et 10e siècles, les collèges de chanoines fondés hors de la ville épiscopale dans les principales agglomérations du diocèse se développèrent (le Concile d’Aix-la-chapelle de 816 le prescrivit). Ainsi, s’ajoutèrent au vignoble de la métropole des foyers de vignes secondaires, annexés aux églises collégiales. Aujourd’hui encore, ces vignes persistent, comme à Bar-sur-Aube ou sur la Côte des Chanoines près de Nancy.

Enfin les évêques possédaient aussi des résidences secondaires comme le monastère d’Hautvillers créé en 660 par l’évêque Nivard, face à Epernay. Ou près de Bordeaux, en bordure des Landes, le domaine viticole de Pessac et bien sûr le plus connu, le fameux Châteauneuf détenu par les papes d’Avignon.

Source :
Roger Dion, Histoire de la vigne et du vin en France, des origines au 19e siècle, CNRS Editions.

Retrouvez les épisodes précédents de l’histoire de la vigne :
La vigne en Gaule de Domitien à Probus : la naissance du vignoble bourguignon
Histoire du vin : la vigne en Gaule jusqu´à Domitien (Ier siècle)
Histoire de la vigne : le vin en Gaule à l´époque romaine
L´histoire du vin en Grèce : Dionysos chez les barbares
L´émergence d´une viticulture en France : facteurs physiques, géographiques et influences culturelles

Consultez la rubrique A la découverte du vin

Une journée pour découvrir Volnay…

juin 13th, 2011 by Rédaction iDealwine

Envie d’une petite pause en Bourgogne ? Voici ce qui vous attend à Volnay le samedi 25 juin : balades en calèches, rencontres avec les vignerons, dégustations de vins, dîner de gala : un programme très complet !

C’est une association, Elégance de Volnay, créée en 2005 suite à une mobilisation des vignerons de ce village, qui est à l’origine de cet évènement. Elle a pour but de promouvoir le village de Volnay et ses vins réputés poru leur finesse et leur élégance. Avec le soutien de la commune et du BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne), cette association organise chaque année une journée découverte au cours de laquelle les femmes sont à l’honneur.

Une ambassadrice est alors nommée ; le 25 juin 2011, Mathilda May jouera ce rôle. Cette actrice et chanteuse s’est fait connaître du grand public dans des films internationaux, elle a prêté sa voix aux films d’animation de Walt Disney et consacre désormais son temps au théâtre.

Après une dégustation d’un millésime, à l’aveugle, par un jury féminin, les meilleurs crus des terroirs de Volnay (parmi 50) seront sélectionnés. En 2010, 76 professionnelles et amatrices ont pu comparer toute une gamme d’arômes de 60 bouteilles des appellations villages et premiers crus.

A partir de 10 h, les vignerons accueillent les participants dans le vignoble pour leur faire déguster les différentes cuvées du village. Par la suite et après une balade en calèche, la dégustation continue sous les chapiteaux : les plus belles bouteilles des millésimes 2000 à 2009. Chaque invité est muni d’un carnet de dégustation et d’un verre.

En fin d’après midi, Mathilda May plantera quelques ceps dans le Clos Elégance, symbole de ce moment de convivialité partagé.

Enfin à la soirée, un dîner de gala est servi au Clos d’Audignac et se déroule alors la traditionnelle « Paulée ». C’est le moment où chaque invité apporte une bouteille de sa cave pour la faire déguster : un instant de partage privilégié … et surtout festif !

Rappel sur les vins de Volnay :
 

Les vins de Volnay allient à la race, la noblesse, la finesse, l’élégance, la féminité, et offrent aux connaisseurs leur incomparable bouquet. Leur robe, du tendre vermeil au rubis le plus profond, leur délicat bouquet de baies rouges (framboise, mûre), de violette, leurs tanins des plus doux au plus robustes, leur rondeur élégante les placent parmi les meilleurs représentants de la Côte de Beaune.

Ils furent les vins préférés des poètes et des rois.

Exportés depuis le VIème siècle, les vins n’ont cessé d’enchanter les gastronomes bien au-delà des frontières.

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Vente à La Varenne : de grandes années bordelaises et de rares bourgognes

avril 27th, 2011 by Rédaction iDealwine

Quelques grands millésimes bordelais. Des années de collection, des flacons issus de domaines bourguignons aujourd’hui disparus. Et aussi des bouteilles que l’on ouvrira plus facilement : il y en a pour tous les goûts dans le catalogue de cette vente.

A Bordeaux, parmi les années de collection, on retiendra, bien sûr, 1961, représenté par un lot de magnums du Château Calon Ségur. A noter également, dans le millésime 1959 les châteaux Latour, Pape Clément et Ausone.

Plus près de nous, signalons les grandes réussites du château Margaux : 1986 (en magnum) et 1990 notamment. Forts réussis également, Léoville Poyferré 1990, Léoville Las Cases 2000, Léoville Barton 1996, 2006, Pichon Baron 2005. On trouve aussi au catalogue un cru de Pomerol rarement présent dans les ventes, le château Le Pin 2007. Plus abordables, les châteaux Sociando Mallet 2005, Haut Marbuzet 2003 et, sur la rive droite, Pavie Macquin 1998.

La Bourgogne est aussi représentée au catalogue par des millésimes anciens, issus de domaines pour certains disparus : musigny GC vieilles vignes 1949 et 1972 du domaine de Vogüé, bonnes-mares GC 1974 (domaine Clair Daü), clos de la roche GC 1976 (domaine Dujac), nuits-saint-georges 1er Cru Aux Boudots 1976 (domaine Noëllat). Le domaine de la Romanée Conti n’est pas absent du catalogue : on trouve en effet les grands crus La Tâche 1975 et 2000, Romanée-Saint-Vivant 1990 ou Echézeaux 1989. Pour finir, à Echézeaux toujours, signalons le 2005 de la maison Jadot, particulièrement réussi. Dans les millésimes récents, on note la présence de grands classiques tels que le chambertin 2006 signé Jean-Louis Trapet et le gevrey-chambertin 1er Cru Clos-Saint-Jacques 2006 du domaine Louis Jadot. En côte de Beaune, quelques beaux lots, parmi lesquels un pommard 1er Cru Clos des Epeneaux 2006 (Comte Armand) et un volnay 1er Cru Clos de la Bousse d’Or 2005 (domaine de la Pousse d’Or).

En blanc, signalons quelques raretés telles que le meursault 1er Cru Les Perrières 1978 du domaine des Comtes Lafon et le chablis 1er Cru Valmur 1983 du domaine Raveneau.

En vallée du Rhône, Châteauneuf-du-Pape compte quelques dignes représentants : la cuvée de la Reine des Bois du domaine de la Mordorée est présente dans les millésimes 2000 et 2005. On trouve aussi le château-de-Beaucastel 2000, château- rayas 1978, Clos des Papes 1999 et aussi la cuvée de mon Aïeul 1998 du domaine Pierre Usseglio. En Hermitage, les cuvées de chez Jean-Louis Chave (1997, 2000 et 2005, ce dernier en magnum) ainsi que le rare Ex Voto 2005 de la maison Guigal. A noter pour finir, quelques flacons de Champagne millésimé : Dom Pérignon 1976, 1985 et Cristal Roederer 1988.

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28/04/2011 18:00 : 215 lots
28/04/2011 18:05 : 520 lots
29/04/2011 18:00 : 403 lots

Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa : un duo de choc en Bourgogne

avril 6th, 2011 by Veronique Raisin

Le bruit courait depuis quelques temps déjà, l’info a été récemment lâchée sur le web : Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa se sont associés pour fonder un négoce de vins de Bourgogne.

Cela peut sembler incongru et pourtant rien de plus logique à cette incursion bourguignonne pour les deux amis.

Pierre-Jean Villa, installé depuis 2003 dans le Rhône avec les Vins de Vienne, et depuis peu avec son propre domaine, a d’abord longtemps travaillé en Bourgogne, et notamment chez Boisset et au Clos de Tart.

Pour Olivier Decelle, l’expérience est toute nouvelle, mais comme il le dit malicieusement : « apprendre à vinifier les pinots noirs nous aidera à vinifier les grenaches ! » Avec déjà un pied dans le Bordelais (Château Jean Faure, un Saint-Emilion Grand Cru voisin de Cheval Blanc et de La Dominique, Haut-Maurac dans le Médoc et Haut-Ballet à Fronsac), l’autre dans le Roussillon avec le Mas Amiel, on ne sait pas trop à quoi va ressembler son emploi du temps mais on lui fait confiance. « On n’est pas là pour révolutionner les vins de Bourgogne. Mais je crois qu’il y a encore la place pour faire de bons vins, et c’est l’ambition que nous avons. Nous avons vinifié deux millésimes – 2009 et 2010 – et pour le moment nous sommes contents des résultats« .

Les vinifications – qui se déroulent à Nuits-Saint-Georges dans une cave louée à Bichot et très bien équipée – sont supervisées par Pierre-Jean Villa, rejoint depuis peu par un ex de Bouchard Aîné. L’objectif est de produire au maximum 100 000 bouteilles de vin blanc et de vin rouge.

Pour le moment, les deux associés ont trois hectares en fermage sur Savigny-lès-Beaune et en appellation Bourgogne. Les contrats en achats de raisins couvrent toute la Bourgogne du Mâconnais à la Côte de Nuits.

Les vins de la Maison Decelle Villa couvrent ainsi une large gamme avec des vins de Saint-Véran, Saint-Aubin, Volnay, Pommard, Nuits-Saint-Georges, Marsannay, et quelques Premiers Crus. A suivre, et surtout à déguster !

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Le saviez-vous ? Le domaine Lescure est certifié bio depuis le mois de septembre

octobre 28th, 2009 by Rédaction iDealwine

agriculture biologique - logoRéférence de la Côte de Nuits, le domaine Chantal Lescure a obtenu en septembre la certification bio. L’aboutissement d’une démarche de conversion entamée il y a dix ans.

Fondé en 1975 par Chantal Lescure et Xavier Machard de Gramont à Nuits-Saint-Georges, le Domaine Chantal Lescure resta longtemps une propriété familiale avant d’être placé sous la responsabilité de François Chavériat, maître de chai et homme du renouveau ; c’est lui qui donna une nouvelle impulsion aux vins à partir des années 2000.

Avant son arrivée, la propriété de 18 hectares était chapeautée par les deux enfants de Chantal, Thibault et Aymeric Machard de Gramont. Mais en 1996, au décès de Chantal Lescure, Aymeric reprit, seul, la direction du domaine. Toute l’organisation, et notamment la façon de travailler les vignes furent remises en cause et François Chavériat engagé comme maître de chai. La nouvelle équipe s’efforça dès lors de travailler en respectant la vigne et en recherchant la meilleure expression de chaque terroir.

En 2001, Aymeric a confié les rênes du domaine en totalité à François Chavériat, qui en a accru la notoriété.

Le Domaine s’étend de Chambolle-Musigny en Côte de Nuits jusqu’à Volnay en Côte de Beaune (soit plus de 40 km !) et occupe des parcelles sur les appellations les plus prestigieuses : Vosne-Romanée, Nuits-Saint-Georges, Pommard, Beaune et Volnay. Les vins rouges, denses et structurés, dominent puisque le vignoble comprend 16,6 hectares de pinot noir pour seulement 1,7 hectare de Chardonnay (et de Pinot Gris dans une proportion infime).

La ligne de conduite fixée par François Chavériat est simple mais exigeante : produire les meilleurs raisins dans le respect de la vigne et de son terroir. Travail du sol, tailles courtes, travaux en vert, vendanges manuelles et tri sélectif, protection phytosanitaire raisonnée sont donc de rigueur. Côté vinification, les vins sont élevés sur lies dans des caves froides, sans soutirage, d’où des fermentations très tardives. Un seul mot d’ordre : le moins d’interventions possible. Depuis septembre, le domaine est certifié bio, après 3 années de conversion et une décennie de travail en ce sens.

Le résultat est à la hauteur des efforts entrepris : les vins sont solides et expressifs, aptes à la garde. D’ailleurs, leur évolution en bouteille est remarquable. Salués par la critique, les vins du domaine Chantal Lescure sont la synthèse parfaite du modernisme et de l’authenticité des vins de Bourgogne, reflet parfait de leurs superbes terroirs.

Accédez à l’offre iDéale sur les vins du domaine Chantal Lescure.

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