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Toqués de Tokaj : reportage au royaume de Disznoko

janvier 6th, 2012 by Veronique Raisin

Le plus grand domaine de Tokaj, propriété d’Axa millésimes depuis près de vingt ans, déroule ses cent hectares de vignoble au nord-est de la Hongrie à la frontière slovaque. Ses vins d’or, issus de grains aszu, figurent parmi les plus beaux liquoreux au monde.

Les coteaux de Tokaj se méritent. A quelque deux-cent-cinquante kilomètres à l’est de Budapest, le vignoble abrite un trésor qui fit la gloire de la nation magyare au cours des 18e et 19e siècles. Délimitée par décret royal en 1737 par le roi Charles III, l’appellation Tokaj compte aujourd’hui un peu plus de cinq mille hectares, barrés au nord par la montagne (Hegyalja), à l’est par le Bodrog, au sud par la grande plaine hongroise (Puszta) qui conduit jusqu’à Belgrade. Le domaine de Disznoko se situe dans la partie sud-ouest du vignoble ; il compte 104 hectares assis sur des argiles et des graves volcaniques.

Axa Millésimes – Châteaux Pichon-Longueville, Suduiraut, Petit-Village, Pibran, Domaine de l’Argot, Mas Belles Eaux, Quinta do Noval – l’a acquis en 1993 et totalement réhabilité. Un nouveau chai a été construit en 1995, bénéficiant des dernières innovations technologiques en date, une bonne partie du vignoble a été replantée et une cave creusée dans la roche, qui la confond, à s’y méprendre, avec un caveau antédiluvien façon bourguignonne !

A la tête de ce joyau, Laszlo Meszaros, un agronome formé à Purpan puis en Hongrie, arrivé en 1995 chez Disznoko et nommé directeur en 2000. Dynamique, souriant, volontaire, il a hissé les vins du domaine à leur plus haut niveau, affirmant un style pur et très frais ; la superbe verticale qu’il nous a proposée lors de notre visite a achevé de nous convaincre. Car même si nous connaissons les vins liquoreux et savons plus ou moins à quoi nous attendre, ceux-là ont une empreinte particulière, qui rappellent à la fois la magie des grands sauternes, dans leur caractère assis et noble, et celle de certains grands liquoreux ligériens, portés par une acidité triomphale, tout en s’en détachant. Car quelques différences subsistent – tout de même – entre les Hongrois et les Français.

Hotte, hotte, hotte

Les cépages utilisés d’abord, la vinification ensuite, diffèrent sensiblement. Six cépages blancs sont cultivés à Tokaj : le fürmint, le zeta, le harslevelu, le muscat jaune, le köverszölö et le kabar. Parmi eux, le fürmint est celui qui botrytise le mieux ; cette variété, très répandue à Tokaj puisqu’elle couvre 60% de l’appellation, se trouve aussi sur les roches volcaniques en Autriche, Slovaquie, Slovénie et Croatie. C’est un raisin très acide, avec une peau fragile, qui mûrit facilement. Vient ensuite le harslevelu (30%), un raisin qui botrytise moins mais qui est très aromatique ; on procède généralement à une macération à froid sur ses peaux pour extraire le maximum d’arômes. Les autres cépages sont plus anecdotiques mais apportent néanmoins de la complexité aux vins.

Quant à la méthode d’élaboration du tokaj liquoreux, elle a été reconnue pour la première fois en 1630. On ne garde que les grains les plus nobles (notamment des fürmints, qui s’y prêtent le mieux), atteints par le botrytis et appelés « aszu », mot qui signifie « desséché » ; concentrés et rabougris, ils ressemblent alors à des raisins secs.

Il existe aussi deux autres types de vendanges : des raisins sans botrytis, qui serviront à produire des vins blancs secs, et des raisins avec du botrytis, mais moins concentrés que les aszus, qui entreront dans des vins de type vendanges tardives ou szamorodni (récoltés début novembre).

Les aszus, ou raisins sûrmuris, sont récoltés grain par grain. Selon les millésimes, ils peuvent être botrytisés ou passerillés. Il faut alors 150 à 200 vendangeurs pour les ramasser. Un vendangeur récolte en moyenne entre 6 à 10 kilos de grains nobles par jour… Ces grains si secs qu’ils ne peuvent pas être pressés sont incorporés aux moûts de l’année. Historiquement, on ajoutait une ou plusieurs hottes (puttonyos) de ces raisins. C’est ainsi qu’est née la classification entre 3 à 6 puttonyos, qui correspond à un degré de sucrosité croissant : plus de 60g/l de sucre pour le 3 puttonyos, plus de 90 g/l pour le 4 puttonyos, plus de 120 g/l pour le 5 puttonyos et enfin plus de 150 g/l pour le 6 puttonyos. Quant à l’eszencia, à la consistance sirupeuse, et titrant 1% d’alcool, on ne peut pas le classer dans la catégorie du vin.

Le domaine de Disznoko produit environ un tiers de chaque vin (sec, szamorodni et aszu), pour un volume total variable, entre 200 000 et 300 000 bouteilles par an. Tout dépend du millésime, les 2009 et 2010 par exemple ayant donné de tout petits volumes, contrairement au 2008. Enfin, sachez que les vins sont élevés en fûts, dans du bois hongrois, mais aussi des barriques de Château Suduiraut !

La verticale

La dégustation proposée par Laszlo nous a propulsés dans le monde des grands vins, indéniablement. Avec des profils variés et des intensités différentes, résultant de millésimes plus ou moins riches, ces Tokajis Aszu de Disnoko étaient simplement fabuleux. Nous sommes remontés jusqu’au millésime 1993 (ou plutôt descendus) sur des catégories de 5 et 6 puttonyos. Je vais évoquer ici les six qui m’ont le plus séduite, mais on pourrait disserter des heures durant sur tous les vins du domaine, tous de belle facture. J’attends vos questions et commentaires :-) .

- 2006 Tokaji Aszu 5 puttonyos : grand vin, noble et racé, au nez de sous-bois et de cire. Grande liqueur, portée par une acidité tranchante. Tension, vivacité, tout n’est pas encore en place car ce vin porte encore le fruit de sa jeunesse (il n’est pas encore commercialisé). Amertume sur la finale, retour superbe. J’ai beaucoup apprécié ce vin énergique.

- 2003 Tokaji Aszu 5 puttonyos : millésime également chaud mais moins qu’en France, ce 2003 cultive un air débonnaire, avec une bouche musclée, tout en rondeur, sur la pâte de fruits, l’abricot confit. Sensuel, fin et équilibré, ce n’est pas le plus fin de la série mais il est doté d’un charme indéniable et surtout prêt à boire.

- 2002 Tokaji Aszu 5 puttonyos : miam miam. Celui-là je l’adore et tant pis pour le blasphème. Le nez fumé, de vanille, ouvre sur une bouche grasse et onctueuse, avec un accent d’orange amère. Très fin, avec aussi des notes de miel d’acacia et d’agrumes confits, il allie complexité et élégance.

- 2000 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est le millésime qui a le moins d’extrait sec, et un peu moins d’acidité. Grande structure, large, côté confit et crémeux très savoureux. Notes de raisin de Corinthe. Vin sphérique, tout en douceur et délicatesse, un peu moins tendu et frais que les précédents.

- 1999 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est LE grand millésime des années 90. A se damner. Couleur superbe d’intensité, de paille brune. Nez de camphre, très riche, confit, sur les fruits secs. Bouche de même acabit, splendide de complexité et de saveurs mêlées, avec une liqueur parfaite. Grande race, acidité au poil. Finale énorme, forcément.

- 1995 Tokaji Aszu 6 puttonyos : on entre là dans le dur, avec des vins qui ont pris de l’âge sans pour autant être évolués. Le nez reste frais, ouvert, sur l’abricot sec. Bouche large onctueuse, de grande tension, rappelant l’amande.

Ce n’est là qu’un tour de piste bien sûr. Le reste de la gamme est de même rigueur et réussite. Enfin pour terminer, petit tour d’horizon des mille et une façons de déguster ces vins d’or : poulet rôti avec une peau croustillante, simple et imparable, cuisines exotiques, épicées ou légèrement sucrées-salées. En dessert, pourquoi pas, sur l’acidité d’une tarte au citron.

Reportage de Véronique Raisin.

NB : certaines voyelles portent un accent aigu, que j’ai paresseusement subtilisé, mon clavier se prêtant difficilement au bilinguisme.

Tokay, pinot gris, quelle différence ?

Encore appelé il y a peu « tokay pinot gris », le cépage pinot gris est aussi présent dans sa Bourgogne originelle sous le nom de Beurrot. Depuis le 1er avril 2007, la mention tokay est redevenue l’apanage exclusif des vins liquoreux produits en Hongrie.

L’épilogue de 80 années de tractations entre les deux pays, puisqu’un premier accord bipartite datant de 1926 prévoyait l’abandon par la Hongrie de la dénomination « cognac » en échange d’une disparition du terme tokay sur les étiquettes de vins français. Cet accord n’avait jamais été appliqué, mais l’entrée de la Hongrie dans l’Union européenne, en 2004, avait été l’occasion de rouvrir le débat.

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Un livre et un coffret-jeu sélectionnés par iDealwine chez Larousse

décembre 21st, 2011 by Rédaction iDealwine

Il est encore temps de penser à un cadeau pour un passionné de vin dans votre famille ou chez vos amis. C’est pourquoi iDealwine vous présente cette semaine sa sélection chez Larousse : un livre et un coffret-jeu

« Livre de Cave » – 19.90€

Un livre ludique et animé pour constituer sa cave et garder son vin dans les meilleures conditions. Un ouvrage très agréable, truffé d’animations originales et pratiques à décrocher pour afficher dans sa cave (tableau des millésimes par exemple) ou à emporter (cahier des prix des vins)

Ce livre complet pour l’amateur néophyte permettra de :

Ce livre fournit enfin les outils indispensables à la tenue parfaite d’une cave : fiches de cave et étiquettes de cave détachables.

Un beau cadeau pour profiter de son vin et suivre l’évolution de sa cave sans en perdre une goutte !

Organiser ses soirées dégustation (coffret-jeu) – 17.90€

Ce coffret contient tout l’art de la dégustation qui est décortiquée, étape par étape, sous forme de jeu.

Qu’est ce qu’un cépage ? Quels sont les arômes de tel ou tel cépage ? Des questions qui trouveront réponse dans ce coffret-jeu. Animez, participez et progressez lors de soirées conviviales entre amis.

Un matériel conçu par un professionnel et adapté à tous les niveaux, du débutant à l’amateur confirmé.

Ce coffret se compose d’un livre-guide pour préparer l’animation des dégustations, de cartes de jeu ainsi que d’un bloc fiche de dégustation à remplir au cours du jeu.

6 thèmes de dégustation sont inclus dans ce coffret qui permettront de découvrir les secrets du vin : initiation aux rouges et aux blancs, identification de cépages, différencier un vin jeune d’un vin évolué, etc.

Déguster, c’est jouer ! A votre tour !

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Début du Quiz des amateurs iDealwine sur Facebook : plus de 3000 euros de cadeaux à gagner !

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Vinification des liquoreux : passerillage ou botrytis ?

décembre 19th, 2011 by Veronique Raisin

Les vins blancs liquoreux, charmeurs et souvent plébiscités, ne sont pas tous logés à la même enseigne. Leur richesse en sucre, très variable, leur acidité, leur complexité sont dues avant tout à leur méthode d’élaboration, en fonction de leur origine et des cépages utilisés.

En règle générale, les vins doux doivent leur richesse en sucre à un arrêt de la fermentation alcoolique ; ainsi, les levures ne pouvant « aller au bout », il subsiste des sucres résiduels. Cela nécessite à la base des raisins très riches, c’est-à-dire très mûrs, qui ne peuvent être obtenus que par un processus de surmaturation, passerillage ou pourriture noble.

Le passerillage est une dessiccation naturelle des baies, sur pied ou sur de la paille, qui permet d’obtenir un raisin très concentré en sucres et donc un vin moelleux voire liquoreux. Le vin de paille du Jura en est une bonne illustration.

Les raisins (savagnin, chardonnay, poulsard) sont mis à sécher pendant six semaines sur un lit de paille ou sur des claies. On sélectionne ensuite les plus beaux grains qui se sont ainsi concentrés naturellement en sucres. Puis on presse les baies déshydratées pour obtenir un jus dense et sirupeux (il faut environ cent kilos de raisins pour obtenir une vingtaine de litres de moût). On procède de la même façon en Hermitage, en Alsace, en Italie, et au cas par cas, dans d’autres vignobles.

Dans le cas du botrytis, que l’on retrouve à Sauternes (sauvignon, sémillon, muscadelle) mais aussi à Tokay (fürmint, zeta, harslevelu), la méthode diffère. Le botrytis cinerea est un champignon microscopique qui attaque les raisins, à la faveur de brumes matinales. Les peaux se flétrissent, les sucres se concentrent jusqu’à ne laisser sur pied qu’un raisin desséché, rôti. Les raisins sont cueillis à la main, minutieusement, par tries successives. Ensuite la vinification se déroule comme pour un vin blanc.

En règle générale, le passerillage laisse un peu plus d’acidité dans les vins, les rendant un peu moins sirupeux. Tout l’art des grands liquoreux de botrytis consiste donc à équilibrer le sucre et la fraîcheur, ce que les plus grands (Climens, Yquem entre autres) réussissent à la perfection !

Dans les Offres iDéales en cours, retrouvez les liquoreux du val de Loire et de Sauternes.

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Des étiquettes de la Maison Drouhin revisitées par l’artiste Fornasetti

décembre 14th, 2011 by Rédaction iDealwine

De plus en plus de châteaux ou de domaines font appel à des artistes contemporains de premier plan pour illustrer certaines de leurs étiquettes. C’est le cas aujourd’hui de la grande maison de Beaune, Joseph Drouhin.

L’association de l’art et du vin n’est pas un phénomène nouveau. Dans les années 1990, dans la Rioja espagnole nous avons vu « sortir de terre » des bodegas aux dimensions extravagantes et au design futuriste qui étaient l’œuvre de grands architectes. Aujourd’hui l’art s’invite de plus en plus souvent sur les étiquettes, à l’instar de ce que fait déjà le Château Mouton Rothschild depuis 1945… Ainsi il n’est plus rare de voir confier le design des étiquettes de grands crus et de grands châteaux à des artistes contemporains. L’art et le vin semblent devenir indissociables…

Après Karl Lagerfeld au Château Rauzan Segla et Jade Jagger (la fille du Rolling Stones Mike Jagger) pour La Croix de Beaucaillou, c’est au tour des bourguignons de la Maison Drouhin de faire appel à un artiste, en la personne de Barnaba Fornasetti pour designer certaines de leurs étiquettes.

Fils du célèbre peintre et sculpteur Piero Fornasetti (1913-1988), Barnaba perpétue la tradition Fornasetti en continuant à produire et à faire revivre les créations de son père. À la tête de l’entreprise, et avec une âme de créateur, Barnaba est le gardien de l’héritage familial. C’est lui qui vient de redessiner l’étiquette de la cuvée « l’Ouvrée des Dames” 2005 du Clos des Mouches, le célèbre premier cru de Beaune qui appartient à la Maison Joseph Drouhin.

Une cuvée qui rend hommage aux deux femmes œnologues de la maison, Laurence Jobard et Véronique Drouhin-Boss. Il n’est par conséquent pas étonnant de retrouver un visage aux traits féminins dans l’illustration de Fornasetti destinée à cette cuvée.

L’œuvre de Barnaba Fornasetti est actuellement exposée à la galerie Epokhé à Beaune jusqu’au 29 janvier 2012 où est disponible un coffret en édition limitée (680 euros), également vendu à la propriété. L’artiste a en effet créé en exclusivité pour Joseph Drouhin une série limitée de 100 pièces d’un élégant coffret en chêne où se nichent deux bouteilles de Beaune Premier Cru Clos des Mouches « l’Ouvrée des Dames » 2005 de Joseph Drouhin (un rouge et un blanc), habillées d’une étiquette unique dessinée par l’artiste, tout comme la gravure originale qui les accompagne.

En savoir plus sur le Beaune 1er cru Clos des Mouches

Joseph Drouhin fonde en 1880 la maison de négoce éponyme, mais c’est son fils Maurice qui commence, après la première guerre mondiale, à acquérir de belles parcelles autours de Beaune, dont le célèbre Clos des Mouches. Le neveu de Maurice, Robert, poursuit l’oeuvre de son oncle et étend le domaine sur les terroirs d’appellations prestigieuses telles que comme Musigny, Griotte-Chambertin, Chambertin-Clos de Bèze, Bonnes-Mares, Grands-Echézeaux… Précurseur en termes de méthodes de vinification, il sera l’un des premiers en Bourgogne à s’orienter vers la culture raisonnée : limitation des engrais et traitements, contrôle des rendements… La maison Joseph Drouhin est désormais gérée, depuis 2003 par les quatre enfants de Robert Drouhin, désormais Président du Conseil de Surveillance de la Maison. Le Clos des Mouches de la Maison Joseph Drouhin est issu d’un vignoble de coteau exposé plein Sud. Les ruches des vignerons y trouvaient autrefois un emplacement idéal, la « Mouche » étant le nom noble pour l’abeille, d’où le nom de l’endroit. Le sol, pierreux et léger, produit sur six hectares et demi un vin rouge prestigieux à partir de sélections du cépage pinot noir. La robe est d’un rubis léger et brillant. Au nez, on remarque des arômes racés rappelant la cerise mûre, certaines épices et une discrète touche de fumée. En bouche, c’est un bel équilibre entre rondeur, charpente et élégance.

La cote iDealwine du Beaune 1er Cru Clos des Mouches (rouge) – Drouhin

Vin Cote iDealwine
Beaune Clos des Mouches 2005 39 €
Beaune Clos des Mouches 2004 32 €
Beaune Clos des Mouches 2003 56 €
Beaune Clos des Mouches 2002 32 €
Beaune Clos des Mouches 2001 39 €
Beaune Clos des Mouches 2000 43 €
Beaune Clos des Mouches 1995 51 €
Beaune Clos des Mouches 1990 62 €
Beaune Clos des Mouches 1985 58 €
Beaune Clos des Mouches 1978 65 €

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En savoir plus sur l’exposition

www.epokhe.fr/fornasetti

Consultez les ventes des vins de la maison Drouhin

Château Tour Haut-Caussan : une découverte dans le Médoc

décembre 13th, 2011 by Rédaction iDealwine

Les connaisseurs ont, de longue date, repéré ce domaine qui produit avec soin et régularité de savoureux médocs, issus de vignes anciennes. Des crus dont le rapport qualité-prix devrait en réconcilier plus d’un avec l’achat de vins de bordeaux !

La propriété a été achetée par la famille Courrian en 1877. Elle était couverte de vignes et, au centre, se trouvait le moulin à vent qui est le symbole du domaine et qui figure sur les étiquettes du vin. L’exploitation s’étend sur 17 hectares qui comprennent deux secteurs bien distincts. Le premier, situé autour du moulin, est constitué d’une superbe butte calcaire plantée majoritairement en merlot (70%), le reste en cabernet-sauvignon. Ce sont des vignes qui ont une moyenne d’âge respectable de 60 ans (ce qui est plutôt rare dans le Bordelais). L’autre secteur est situé sur le plateau de Potensac où les sols sont constitués d’un mélange d’argile, de graves et de calcaire. Le cabernet-sauvignon et le merlot se partagent cette zone pratiquement à parité. La densité de plantation varie légèrement selon les secteurs aux environs de 7000 pieds/ha. Le domaine travaille ses sols, et n’ajoute pas d’engrais depuis plus de vingt ans. Les vendanges sont manuelles (ce qui n’est pas vraiment fréquent par ici…). La vinification est sans artifice et le vin est élevé classiquement en fûts (25% de neufs, le reste se répartissant entre fûts d’un an, de deux ans et de trois ans).

Château Tour Haut-Caussan : ce qu’en dit la presse

Le Rouge & Le Blanc

Depuis 1634, la famille Courrian habite la commune de Blaignan-Médoc et elle détient Tour Haut-Caussan depuis 1877. Cette propriété doit en grande partie sa renommée actuelle à Philippe Courrian qui l’a hissée aux tout premiers rangs des Crus Bourgeois du Médoc. Aujourd’hui, son fils Fabien est le responsable de la vigne et du chai et sa fille Véronique s’occupe de la partie commerciale. Dès que l’on pénètre dans la cour du château, on ressent l’esprit de famille qui règne en ces lieux. Eprit mêlé de sérénité et de gentillesse. A signaler que depuis 1992, la famille Courrian est également propriétaire du Château Cascadais dans les Corbières.

Guide Quarin des Vins de Bordeaux

Voilà le cru de l’appellation Médoc le plus régulier depuis vingt ans que je goûte. Il traverse les générations sans faiblir, grâce au savoir-faire qui se transmet de père en fils. Je bois encore du 1982 avec délice. Les Courrian sont des viticulteurs dans l’âme, et leurs vignes une référence. Travaillées comme il se doit, elles n’obéissent qu’à une seule consigne : le métier fait avec amour. Les vins sont pensés pour être bus à table. Les Courrian se méfient de tout effet lié à une puissance exagérée. Les vins sont délicieux, tendres et présents à la fois. Ils possèdent une belle longévité. Le 2001 est délicieux à boire en ce moment.

Découvrez les deux millésimes de Château Tour Haut Caussan actuellement en vente sur iDealwine :

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A boire sur six ou sept ans

Château Tour Haut-Caussan 

Médoc Cru Bourgeois Supérieur 2008 – Rouge

16/20 Jancis Robinson 

15/20 Le Rouge & Le Blanc

88/100 Wine Spectator

14,5/20 Quarin

 

12.90€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un merveilleux médoc goûteux, fruité et digeste qui est très facile à marier à table sur une cuisine de ménage.
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Attendre deux ou trois ans et consommer sur dix ans

Château Tour Haut-Caussan 

Médoc Cru Bourgeois Supérieur 2009 – Rouge

16/20 Jancis Robinson 

87-90/100 Wine Spectator

15,5/20 Quarin

 

13.50€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un vin dense et fruité, à la matière élégante et fraiche. Viandes rouges et gigot d’agneau seront de bons compagnons.

Découvrez les vins de l’Offre iDéale en cours sur les vins de Bordeaux

L’actrice chinoise Zhao Wei investit à Saint-Emilion

décembre 9th, 2011 by Rédaction iDealwine

La célèbre actrice chinoise Zhao Wei vient de s’offrir un château à Saint-Emilion. Très connue et très populaire en Chine, cette star du cinéma chinois vient d’acheter le château Monlot, une propriété de sept hectares sur l’appellation Saint-Emilion grand cru.

Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. Néanmoins, la propriété, située au pied du versant sud du coteau de Saint-Emilion, et qui appartenait à Beatrice Musset Rivals et Bernard Rivals, est estimée entre 4 et 5 millions d’euros.

La nouvelle propriétaire est ambitieuse et elle souhaite investir dans la modernisation de Monlot. Désireuse de garder l’équipe de vinification actuelle, l’actrice a pour projet la montée en gamme du domaine. Cette ligne de conduite semble d’ailleurs avoir séduit le couple Rivals : « Son projet de valoriser le domaine nous a beaucoup plu ».

L’intérêt des chinois pour le vignoble bordelais n’est pas nouveau, et si nous avons beaucoup parlé de l’engouement des consommateurs chinois pour les vins issus des terroirs girondins, il les Chinois achètent également de plus en plus de propriétés dans la région. Parmi celles déjà acquises : Latour-Laguens (AOC Bordeaux), Château de Richelieu (Fronsac), Viaud (Lalande-de-Pomerol), Laulan-Ducos (Médoc) ou Chenu-Lafitte (Côtes de Bourg). Par ailleurs, il semblerait qu’une quinzaine de propriétés puissent s’ajouter à cette liste dans un futur proche : « Une bonne douzaine de clients chinois recherchent actuellement des châteaux dans la région de Bordeaux » commente Eric Groux directeur de l’agence Conseil Patrimoine qui a négocié la vente de Monlot.

Affaire à suivre…

Source : Decanter

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Zoom sur le Domaine de La Butte : des cabernets francs au sommet

décembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine

Après plus de dix ans passés à l’élaboration exclusive de blancs, la tentation d’appliquer les mêmes méthodes sur des rouges a fini par devenir réalité pour Jacky Blot. Partons à la découverte du domaine de La Butte où il vinifie avec talent le cabernet franc.

Pour trouver de beaux terroirs à cabernet franc, Jacky Blot a parcouru les secteurs de Chinon, Saint-Nicolas-de-Bourgueil et Bourgueil, dans cette partie de la Touraine où ce cépage trouve les conditions climatologiques idéales.

Encore fallait-il faire coïncider des conditions géologiques toutes aussi favorables. Malheureusement, depuis plusieurs dizaines d’années, l’extension de ces vignobles s’est prolongée dans les plaines alluvionnaires de la Vienne et de la Loire. Difficile de trouver un grand terroir capable de produire des vins authentiques aux antipodes des vins de soif fruités à travers lesquels la Loire est trop souvent connue.

Jacky Blot a fini par trouver quatorze hectares, dont douze d’un seul tenant, entièrement placés sur l’un des plus beaux coteaux de Bourgueil, exposé plein sud sur des pentes inhabituelles dans la région. Le Domaine de la Butte, bordé par la forêt qui le protège des gelées, domine les plaines alluvionnaires. La situation est exceptionnelle, le paysage magnifique et, cerise sur le gâteau, le domaine dispose d’une cave gigantesque taillée dans le roc… Les rêves les plus fous sont devenus réalité…

L’ensemble du domaine repose exclusivement sur des roches sédimentaires calcaires de la fin du secondaire. Le pied de la butte repose sur du turonien inférieur, mi-pente sur du turonien moyen et supérieur, le haut de la butte datant de l’éocène. La roche mère est partout très proche, à peine recouverte d’argile au pied de la butte et de sables éoliens à mi-pente. Pas le moindre pied de vigne planté dans les alluvions de Loire. Le terroir est exceptionnel par la présence permanente du calcaire, par et par ses belles pentes orientées plein sud.

La possibilité d’utiliser le cabernet-sauvignon, autorisé à Bourgueil, n’a pas été retenue. L’ensemble est donc planté exclusivement en cabernet franc. L’âge moyen des vignes d’un peu plus de trente ans offre une grande diversité, de dix ans sur le haut de la Butte à cinquante ans dans la partie mi-pente.

Comme à Montlouis et à Vouvray, sur l’autre domaine de Jacky Blot (La Taille aux Loups), le vignoble de Bourgueil est entièrement labouré et traité de façon extrêmement raisonnable, sans insecticide ni désherbage chimique

Vendanges manuelles

Les vendanges sont évidemment entièrement manuelles, en utilisant des méthodes rodées depuis plus de 10 ans à Vouvray et à Montlouis.

Les vendangeurs, tout en éliminant les grappes encore roses ou abîmées, chargent la vendange dans les hottes. Le raisin est délicatement posé sur des tables de tri au bout du rang sur lesquelles chaque grappe est examinée et débarrassée de tout élément indésirable. Le raisin retenu est alors poussé dans les caisses pouvant contenir environ 20 kg de raisins, sans le moindre risque d’écrasement.

A l’arrivée au-dessus de la cave, le raisin sera déposé pour un ultime tri sur une table à tapis roulant, avant d’être éraflé et dirigé, sans foulage, par gravité dans les cuves de vinification.

La vinification a lieu dans la cave creusée dans le roc. Elle se fait soit dans des cuves bois pour les plus grands vins, soit dans des cuves béton. La fermentation sans ajout de levure, se prolonge par une période de macération plus ou moins longue selon les cuvées. Les vins sont ensuite stockés dans différents contenants pour l’élevage.

La mise en bouteille s’effectue sans filtration. La cuvée “Le Pied de la Butte” est mise en bouteille au printemps, “Perrières” et “Le Haut de la Butte” sont mises en bouteille après un élevage d’un an, au début de l’automne. “Mi Pente“ bénéficie d’un élevage de seize à dix-huit mois.

Retrouvez les vins du domaine de la Butte en vente actuellement :

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A boire sur 5 ou 6 ans

Domaine de La Butte

Bourgueil “Le Haut de la Butte” 2010 – Rouge

16,5/20 Bettane & Desseauve

15/20 Gault & Millau

11.90€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un joli vin fruité et suave, facile à boire sur sa jeunesse avec des charcuteries, une viande blanche ou une volaille.
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A attendre deux ans puis à ouvrir

sur 7 à 8 ans

Domaine de La Butte

Bourgueil “Perrières” 2010 – Rouge

17/20 Bettane & Desseauve

16/20 Gault & Millau

15,5/20 RVF

15.00€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un vin dense et fruité, aux tannins magnifiquement enrobés à marier à des viandes rouges goûteuses.

Accédez à l’Offre iDéale en cours sur les vins de Jacky Blot (La Taille au Loups, domaine de La Butte)

Sauternes : le Clos Dady racheté par un investisseur russe

novembre 25th, 2011 by Rédaction iDealwine

Le Clos Dady, une belle propriété du Sauternais, vient d’être racheté par un investisseur russe pour 1,5 million d’euros. C’est le troisième château bordelais acquis par des Russes.

Le Clos Dady est une propriété de 9 hectares de vignes, 6 hectares en AOC Sauternes (sauvignon, sémillon et muscadelle) situé au cœur du Sauternais, à Preignac exactement, et 3 ha situés en AOC Graves vendus sous le nom de Château des Remparts.

Ilkham Ragimov, 53 ans, grand amateur de vin et physicien de formation, a déboursé 1,5 millions d’euros pour acheter la propriété de Catherine et Christophe Gachet. L’histoire est un peu triste lorsque l’on connaît l’engouement qui avait poussé le couple à acheter le Clos Dady en 1999. Catherine, après un diplôme à l’EFAP à Paris, renonce à une carrière d’attaché de presse et, guidée par sa passion du vin et ses origines girondines (son grand-père était le fermier-vigneron de François Mauriac), elle décide d’acheter le domaine. Christophe, chirurgien-dentiste, la suit en abandonnant son cabinet…

D’après le site britannique Decanter.com, la vinification devrait être, du moins dans un premier temps, supervisée par Jérôme Cosson et Audrey Fargues, respectivement responsable de la production et maître de chai du Château d’Arche, cru classé de Sauternes. Ilkham Ragimov entend mettre l’accent sur la qualité et augmenter l’activité à l’export.

Cette dernière acquisition porte à trois le nombre de propriétés viticoles en Gironde détenues par des Russes. Au Clos Dady s’ajoute en effet le Château Livran (Médoc), acquis en 2008 par Alexey Shkrapkin et le Château La Favière ( Saint-Seurin-sur-l’Isle) acheté en mai dernier par Stanislay et Natalia Zingerenko.

Source : Decanter.com

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Le vignoble médiéval de La Rochelle

novembre 7th, 2011 by Veronique Raisin

Aujourd’hui disparu, le vignoble de la Rochelle rencontra au Moyen-Âge un essor considérable ; il fut même bien plus connu que celui de Bordeaux, pourtant déjà réputé. Son principal atout : une façade maritime permettant l’amarrage de navires de grande capacité.

Comparées aux régions enclavées de la Bourgogne ou du Jura, celles du littoral atlantique présentaient, au 12e siècle, un avantage commercial énorme, permettant d’acheminer facilement les vins vers les grands marchés du Nord. Sans compter que la culture de la vigne y était plus facile, en raison de conditions climatiques beaucoup plus clémentes ; ici point de gelées de mai ni de manque de soleil. Ces atouts permirent l’émergence d’une cité nouvelle, La Rochelle, dont la croissance n’est pas sans rappeler celle des villes flamandes à la même époque.

Naissance de Rupella

En 1130, La Rochelle fut créée par Guillaume X, duc de Guyenne et comte de Poitiers (père d’Aliénor), désireux alors d’établir un port puissant sur cette partie-là de l’Atlantique. Pour cela, il détruisit Châteilaillon, un port rival situé 12 km plus au sud qui lui faisait ombrage. Il institua des franchises pour quiconque viendrait s’établir à La Rochelle, fit venir des migrants et une église paroissiale fut construite. La Rochelle devint, en quelques décades, grâce aussi à Henri II Plantagenet, l’une des villes maritimes les plus fameuses, centre d’un important commerce, en grande partie viticole.

Ses infrastructures portuaires étaient de taille à accueillir des vaisseaux de très grand tonnage, comme les nefs ou les cogues, largement chargés de tonneaux. Les termes de nef et de cogues avaient alors cours pour désigner ces navires : nef (navis) est roman ; il restera en usage à partir du 15e. Cogue est un terme populaire germanique. Ces navires devaient en outre appareiller dans un port avancé car leur grande capacité les empêchait d’emprunter les rivières. C’est d’ailleurs pour cette raison que le prince de Talmont, Savari de Mauléon, substitua en 1218 son port de rivière à un port neuf ouvrant directement sur la mer et forma ainsi la ville des Sables d’Olonne.

Nieuport, Bruges, Gravelines, Damme, furent fondées à la même époque et pour les mêmes raisons. Ces villes acquirent en même temps un statut communal.

Dès lors, la surenchère dans le transport des tonneaux de vin battit son plein : une grande nef pouvait, vers 1225, transporter deux cent vingt tonneaux de vin de Bordeaux (un tonneau contenait environ neuf-cents litres). Vers 1460, il est fait mention de navires pouvant contenir mille ou mille deux cents tonneaux ! François Ier fit construire « la Grande Françoise », portant mille cinq cents tonneaux. On comprend mieux pourquoi, dès lors, il était nécessaire que les ports fussent profonds, et équipés de quais et de bassins construits !

La main leste

Anecdote amusante : les navires qui faisaient route du Sud au Nord revenaient lestés de pierres et de cailloux qu’ils jetaient par dessus bord. On peut encore voir les traces de ces rochers à La Rochelle car ils furent utilisés pour paver les chaussées (aussi voit-on des granits armoricains côtoyer des roches britanniques ou scandinaves) et à Libourne, où ils ont servi à édifier les remparts et le clocher de l’église Saint-Jean.

Du 12e au 14e siècle, le trafic maritime s’intensifia entre l’Aquitaine et les Flandres ; constructions navales, installations portuaires, institutions économiques et juridiques durent s’adapter (franchises, facilités de commerce).

Par exemple, en 1331, la ville de Saint-Jean-d’Angély proposa à La Rochelle, Bordeaux et Libourne d’obtenir des Flamands l’abolition de taxes nouvellement établies sur les vins. Et cela fonctionna. Les problèmes qui se posaient étaient surtout de l’ordre de la sécurité des convois et des naufrages. A cette époque, on disait « tombé du navire » car on avait le droit de récupérer la marchandise et l’épave d’un navire brisé (on parlait de « droit de bris »).

Commerce du vin et rénovation de la marine atlantique au 12e

Le commerce du vin suscita sur les côtes occidentales de l’Europe un essor maritime sans précédent à la fin du 12e siècle. D’ailleurs, au 15e, la capacité des nefs employées au commerce d’exportation étaient évaluées en tonneaux de vin. Un gros navire est alors défini comme pouvant porter plus de cent tonneaux (condition remplie par les cogues). Ces navires, qui faisaient la puissance d’un roi, étaient affectés au transport du vin en temps de paix, pour ne pas qu’ils se détériorent.

Des ports de vin comme La Rochelle et Damme étaient forts célèbres et parmi les rares capables d’accueillir ces si gros navires. Mais ceux-là n’avaient pas l’apanage du transport du vin : les plus petits bateaux, de faible tirage (soixante tonneaux) acheminaient le vin par les rivières vers les pays de la mer du Nord.

Les avantages climatiques et les facilités de transport que détenaient les vignobles de Gascogne, du Poitou et de Saintonge permettaient de suppléer facilement aux insuffisances de production des vignobles septentrionaux. Comme en 1330-1331 où les récoltes furent calamiteuses dans le Bassin de la Seine (au nord de Sens). La création du vignoble du Poitou au 12e, cependant, allait au-delà de cette nécessité de compensation : le but était de faire concurrence aux vins de France (du bassin de la Seine) et de Rhénanie pour capter les consommateurs flamands et britanniques.

Le vignoble de la Rochelle y parvint largement à la fin du 12e siècle : le vin de « Poitou » était l’un des plus consommés en Angleterre, d’autant qu’il y était vendu moins cher que le vin de France ou d’Anjou.

Mais pourquoi les vins de Bordeaux n’ont-ils pas joué ce rôle ? C’est que la prépondérance des vins de La Rochelle est expliquée par la proximité de la mer, tandis que Bordeaux souffrait d’une navigation plus difficile sur la Gironde. D’autre part, les navires du Nord venaient déjà à La Rochelle chercher du sel marin. Ainsi étaient offertes à cette ville de constantes facilités d’échanges avec le monde septentrional. Enfin, les vins blancs de La Rochelle plaisaient aux consommateurs du Nord, et il semblerait que la production de ces vins leur ait été suggérée par des visiteurs germaniques. Il s’agissait là de répondre aux goûts d’un public qui s’était accoutumé aux vins légers, blancs en particulier. Le vignoble Bordelais n’a pu, à ce moment-là, lui qui était planté de rouges, répondre à cette demande. Ce n’est que bien plus tard qu’il prit l’ascendant sur le vignoble poitevin.

Source : Roger Dion, Histoire de la vigne et du vin en France, des origines au 19e siècle, CNRS Editions.

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Parutions : deux ouvrages pour tester vos connaissances… et associer vin et santé

novembre 1st, 2011 by Rédaction iDealwine

Connaissez-vous votre Q.O (quotient œnologique) ? Cette semaine, nous avons sélectionné pour vous deux ouvrages intéressants. A s’offrir ou à se faire offrir …

« Pommard ou Pomerol ? »

Bourgogne ou Bordeaux ? Une question récurrente que tout passionné de vin s’est un jour posé ou qui a alimenté bien des discussions de fin de soirée ! Un débat sans fin qui n’a aucune bonne réponse…

Ce n’est pas le cas du livre de Kilien Stengel : « Pommard ou Pomerol ? » qui donne, lui, plein de réponses ! Cet ouvrage est en en effet un grand quiz illustré qui vous permettra de tester et d’évaluer votre QO (quotient œnologique !) à travers 500 questions. Il s’articule en 10 tests de 50 questions avec leurs réponses qui vous permettront d’approfondir vos connaissances dans le domaine de votre passion (histoire, cépages, élaboration/vinification, terroir, dégustation, vins du monde).

Fonctionnel, complet et très bien illustré, il suscite immédiatement la curiosité et l’intérêt. Et vous vous apercevrez vite que, même dans le domaine du vin, nous avons encore et toujours pléthore de choses à apprendre.

Une seule bonne réponse possible !

A savoir : un livre qui pourrait s’avérer fort utile, prochainement, pour répondre au Quiz iDealwine sur Facebook…

« Le Guide Vin et Santé 2012 »

Ce livre est en quelque sorte le symbole et la traduction du combat que mène l’Association Vin et Santé depuis des années contre les amalgames et les raccourcis : en effet, vin et santé ne sont pas incompatibles !

Ce guide, à travers sa sélection de viticulteurs et les différents témoignages de scientifiques qui soutiennent ce combat, a pour but de nous faire comprendre qu’il est trop facile de faire l’amalgame entre la consommation d’alcool forts et une consommation modérée de vin. Ce dernier est trop souvent placé au même niveau qu’un alcool fort de grande consommation et le consommateur averti et amateur de vin est trop régulièrement assimilé aux populations à risque et aux consommateurs excessifs.

Cet ouvrage met en avant une sélection de viticulteurs respectueux de l’environnement, en offrant des informations intéressantes sur les appellations et sur les accords mets/vins tout en proposant de nombreux renseignements œnotouristiques. Les commentaires et témoignages des scientifiques sont passionnants et instructifs. Ils proposent une lecture différente du vin pour en permettre une meilleure appréciation, toujours de façon modérée et “éduquée”.

« Incontournable pour les amateurs comme pour les néophytes. A consommer sans modération ! », comme le dit le Professeur Christian Cabrol, chirurgien cardiaque de renommée mondiale et président fondateur de ADICARE (Association pour le Développement et l’Innovation en Cardiologie) depuis 1990.

Consultez le site de l’association Vin et Société.

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