Accords mets et vins : et par grand froid, on boit quoi ?
février 2nd, 2012 by Rédaction iDealwine
Quand il flotte un petit air de Sibérie sur l’hexagone, le temps est venu d’adapter vos choix culinaires à la température. A vous les nourritures terrestres qui réchauffent tant le corps que l’esprit. On vous dit avec quoi les marier.
Fini le bouillon détox des lendemains de fête. Ou alors, uniquement en guise de transition pour rompre avec les températures extérieures. Votre corps réclame du solide, du costaud, du roboratif.
Envie d’un gratin dauphinois ? Consultez notre article dédié à la pomme de terre, vous y apprendrez que ce plat s’accorde bien sûr avec une roussette de la région, mais aussi avec un chardonnay venu d’ailleurs ou un chenin de Loire.
Les plats mijotés ont toute leur place sur votre table en ce moment, c’est le moment ou jamais de réhabiliter le cochon : petit salé aux lentilles (à accompagner d’un sancerre, d’un bourgueil ou d’un chinon), jarret de porc en choucroute (parfait avec un riesling, un sylvaner mais aussi un pinot noir d’Alsace). Succombez aussi aux plats farcis, succès garanti ! Avec des tomates farcies, un faugères ou un corbières feront parfaitement l’affaire, de même qu’une jolie cuvée du Roussillon. La pintade farcie s’accommodera bien d’un châteauneuf-du-pape un peu mûr, ou à un vin blanc de Bandol ou du Mâconnais.
Qui dit hiver, températures froides, neige, montagne, dit… fondue ou raclette ! C’est l’occasion ou jamais de sortir un vin jaune. En restant dans le chapitre des recettes au fromage on vous autorise exceptionnellement la tarte au maroilles, à condition de l’accompagner d’un riesling, d’un gewurztraminer ou d’un rully jeune.
En hiver, la besace des chasseurs (et le coffre de leur voiture) se remplit de gibier. Qu’il soit à poils ou à plume, le choix de vins est large, découvrez la sélection proposée par Véronique Raisin, qui fait honneur aux vins rouges de bourgogne.
Et pour finir, Chandeleur oblige, vous ne couperez pas au traditionnel dîner de crêpes. En dehors du cidre cher à nos amateurs Normands et Bretons, les possibilités d’accords crêpes et vins sont variées, sans toutefois rechercher trop de sophistication. Salées et sucrées, quel vin ouvrir avec les fameuses galettes ? Chinon, bourgueil ou saumur-champigny avec les crêpes salées, vouvray, coteaux du Layon ou de l’Aubance avec les crêpes sucrées. Octroyez-vous aussi la volupté d’un verre de banyuls, de maury ou de rivesaltes pour achever votre repas sur de régressives crêpes au chocolat….
Dans la base d’accords mets et vins proposés par iDealwine, retrouvez tous nos conseils pour bien associer les plats et les vins.
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Riesling, un très grand cépage
janvier 13th, 2012 by Rédaction iDealwine
Profitons de l’actualité de l’Offre idéale en cours sur l’Alsace pour vous présenter le roi incontesté des cépages de cette région, le riesling. Il est même considéré par de nombreux amateurs comme un des plus grands cépages blancs du monde.
Même si le chardonnay et le sauvignon sont des cépages de plus grande notoriété, sans doute parce qu’ils sont plus facilement abordables pour un passionné débutant, le riesling est au yeux des spécialistes un des plus grands cépages de vin blanc au monde. Sa capacité à traduire la minéralité d’un terroir, les possibilités de maturités qu’il offre, du très sec à la pourriture noble, sa haute tenue à table face aux plats les plus raffinés, notamment à base de crustacés nobles ou de poissons très fins, en font un cépage incontournable pour les grands amateurs de blancs. Mais, comme le chenin de Loire duquel il est finalement assez proche par de nombreux côtés (d’ailleurs les amateurs de chenin sont le plus souvent également de grands fans du riesling), il est souvent cantonné à un rôle relativement secondaire dans trop de caves de passionnés. Et c’est vraiment dommage. A une époque on l’on se laisse facilement séduire par la mode des vins blancs riches, gras, surmûris, le riesling, avec son acidité cristalline, ses arômes d’agrumes, ses notes salines très minérales, sa fraicheur et sa digestibilité, devrait séduire tous ceux qui ne se satisfont pas de cette dictature du blanc lourd et surboisé. Il faut se laisser envoûter par la pureté d’eau de roche des grands rieslings alsaciens ou des fabuleux rieslings allemands et autrichiens issus de très grands terroirs et qui laissent le plus souvent un souvenir impérissable… Il faut parfois savoir préférer la beauté de la classe d’une femme, certes un peu froide, mais d’une élégance folle dans sa façon de bouger et de se déplacer, à l’étalage un peu vulgaire d’atours soit disant irrésistiblement féminins mais bien peu subtils…
Le riesling à table
Evidemment, comme partout, mais plus spécifiquement en Alsace, les accords avec le riesling dépendent étroitement du niveau de sucrosité du vin à accorder. Les purs rieslings proposés dans cette Offre iDéale (les trois vins du domaine Ostertag et les deux rieslings du domaine Bott-Geyl) sont vinifiés dans un style très sec, peut-être très légèrement moins sur le millésime 2009 qu’en 2007 ou 2008, mais on reste sur des accords de vins secs.
Le riesling sec est un merveilleux compagnon de tous les produits de la mer qu’ils soient crus (carpaccios de saint-jacques, tartares de saumon ou de daurade, sushis ou sashimis) ou cuits avec une mention spéciale pour les poissons de rivière. Les cuvées les plus simples sont à marier à des poissons préparés sans trop de recherche (à la vapeur ou au four, sans sauce). Les plus grandes cuvées, surtout après quelques années de garde, sont à associer avec des terrines de poisson, des crustacés nobles (homard, langouste) ou des poissons cuisinés en sauce.
Avec les rieslings contenant un peu de sucre (l’équivalent d’un demi-sec de Loire), leur belle acidité permet de superbes associations avec des volailles rôties un peu grasses comme l’oie ou le canard. On peut aussi tenter un mariage avec une cuisine exotique épicée (curry, cuisine thaï).
Enfin, les relativement rares rieslings de vendanges tardives ou en SGN (Sélection de Grains Nobles) sont à accorder comme tous les vins moelleux ou liquoreux, c’est à dire avec des fromages à pâte persillée, du foie gras, mais plus facilement encore avec certains desserts à base de fruits cuits comme un tarte aux pommes ou aux abricots, ou un crumble aux fruits. Les plus liquoreux (SGN) peuvent aussi être bus pour eux-mêmes, à la place d’un dessert.
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Le vin rouge, moyen de prévention du cancer du sein ?
janvier 12th, 2012 by Rédaction iDealwine
Accusé trop souvent de tous les maux, le vin rouge vient peut-être au contraire de trouver grâce aux yeux des médecins. En effet, une étude américaine montre qu’il pourrait avoir un effet préventif sur le cancer du sein.
Une étude du centre médical américain du Cedars-Sinai à Los Angeles vient de révéler que des substances contenues dans les peaux et les pépins du raisin noir contribuaient à abaisser les taux d’œstrogènes des femmes pré-ménopausés, le même effet n’ayant pas été constaté avec du vin blanc. Le vin rouge pourrait du coup avoir un effet d’inhibition de l’hormone qui provoque le cancer du sein.
Dans cette étude, 36 femmes ont consommé successivement soit du cabernet sauvignon puis du chardonnay ou, inversement, du chardonnay puis du cabernet sauvignon de façon quotidienne durant un mois, se soumettant à deux prises de sang (au cours de cette période) indiquant leur taux d’hormone.
L’objectif des chercheurs était de déterminer si le vin rouge imite les effets des inhibiteurs de l’aromastase (enzyme responsable de la biosynthèse des œstrogènes). Les inhibiteurs de cet enzyme sont fréquemment utilisés pour traiter des pathologies telles que le cancer et jouent un rôle clé dans la gestion des niveaux d’œstrogènes.
L’étude a révélé que le vin rouge freinait la croissance des cellules cancéreuses. Les enquêteurs ont également souligné que cela ne voulait dire en aucun cas que la consommation de vin blanc favorisait l’apparition d’un cancer. « Il y a des substances dans la peau et les pépins des raisins noirs qui ne figurent pas dans les raisins blancs, et qui pourraient faire diminuer les risques de cancer du sein » conclut Glenn Braunstein, directeur des départements Médecine et Innovation Clinique de l’Hôpital de Cedars-Sinai.
Une étude encourageante et une affaire à suivre !
Source : Decanter
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Accords mets et vins : que boire avec les farcis ?
décembre 29th, 2011 by Veronique Raisin
Mélange de viande de porc ou de veau hachée, de chair à saucisse, avec au choix, de la mie de pain, de la crème, de la chapelure, une liaison à l’oeuf, du thym et/ou du laurier, la farce est au volatile ce que l’étouffe-chrétien est au chrétien. Un remplissage utile et roboratif. Quels accords avec tout ça ?
On peut d’ailleurs tout aussi bien farcir des viandes, volailles la plupart du temps, mais également des légumes. Un point de couture et voilà la bête recousue impeccable ; un petit chapeau, et hop, Madame la tomate est habillée pour l’hiver. Bien sûr ça marche aussi avec les courgettes et les poivrons mais c’est moins rigolo.
L’idée de faire des farces n’a rien de nouveau. Déjà au Moyen-Âge, les Seigneurs aimaient s’empiffrer de ces plats ventrus accompagnés de breuvages dont nous passerons sur les qualités organoleptiques. La grande tradition des farcis est provençale ; là -bas, ils se farcissent tout. Oignons, artichauts, choux, aubergines, tout est bon. Honneur donc à l’accent chantant, mais pas que, avec des plats des familles que tout le monde a croisé un jour ou l’autre au bout de sa fourchette.
Voici quelques suggestions pour accompagner ces plats domestiques.
- tomates farcies : un vin rosé de Provence, vif et léger, un gamay de Touraine ou si vous aimez un peu plus de matière, un Chinon ou un Bourgueil. Moelleux et parfumé, ce plat s’accompagne aussi très bien d’un côtes-du-rhône (gigondas, lirac, ventoux…) ou encore d’un faugères, d’un corbières. Ces vins structurés offriront un bon support à la chair à saucisse, passeront au-dessus de l’acidité de la tomate et emmèneront l’oignon.
- pintade farcie : la farce appelle là encore un rouge, pourquoi pas un châteauneuf-du-pape avec quelques années derrière lui ou un gigondas d’une dizaine d’années. On peut aussi penser à un blanc du Sud avec la chair tendre et discrète de la volaille. Bandol, Pacherenc du Vic-Bihl sec, Palette, Ventoux ou si l’on remonte le vignoble, un chardonnay du Mâconnais ou un sancerre.
- pieds de porc farcis : s’il est bien croustillant, le pied de porc contrastera avec bonheur avec la farce. J’opterais pour un vin rouge léger, un cru du Beaujolais (Brouilly, Chiroubles), un sancerre ou un pinot noir alsacien. Recherchez aussi les vignobles d’altitude, comme le Jura et la Savoie. Une mondeuse là -dessus et le tour est joué !
- Fleurs de courgettes farcies à la brousse et la menthe fraîche : cette recette subtile appelle un vin blanc délicat. Pinot blanc pour la neutralité, bouzeron, menetou-salon, voire muscadet sèvres-et-maine sur lies.
- Oie farcie aux marrons : rouge et blanc conviennent. Pour les premiers, étant donné la chair ferme de la volaille, on peut tendre vers un bordeaux, margaux ou moulis, dans tous les cas un vin soyeux, voire un peu évolué, pour les seconds, un chardonnay du Mâconnais, pas trop vif, un saint-joseph, ou bien un riesling pas trop minéral ou un pinot gris.
- Dinde farcie à la forestière : là encore, les champignons autorisent les deux couleurs ; truffe, pignons, chapelure, foies de volaille peuvent agrémenter cette recette, rendant les accords d’autant plus variés. Selon les préparations et les accompagnements, vous pourrez jouer sur la gamme des rouges tendres aux plus corsés avec un minervois, un faugères, un bandol, aux plus fins avec un côte-rôtie ou un sancerre, ou bien choisir un blanc du Jura, légèrement oxydatif, un riesling charnu, un chemin suffisamment gras.
- Chou farci : un rouge léger ou un rosé pour les lardons, un pinot blanc ou un sauvignon de Touraine. Choisissez un vin sans chichi pour ce plat débonnaire.
- Canelloni et raviolis à la viande de boeuf : chianti classico ou barolo pour jouer la carte italienne, mais aussi rouges de Provence ou du Rhône Sud, madiran avec un peu de bouteille, et plus classiquement un bon rosé frais et désaltérant.
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Vinification des liquoreux : passerillage ou botrytis ?
décembre 19th, 2011 by Veronique Raisin
Les vins blancs liquoreux, charmeurs et souvent plébiscités, ne sont pas tous logés à la même enseigne. Leur richesse en sucre, très variable, leur acidité, leur complexité sont dues avant tout à leur méthode d’élaboration, en fonction de leur origine et des cépages utilisés.
En règle générale, les vins doux doivent leur richesse en sucre à un arrêt de la fermentation alcoolique ; ainsi, les levures ne pouvant « aller au bout », il subsiste des sucres résiduels. Cela nécessite à la base des raisins très riches, c’est-à -dire très mûrs, qui ne peuvent être obtenus que par un processus de surmaturation, passerillage ou pourriture noble.
Le passerillage est une dessiccation naturelle des baies, sur pied ou sur de la paille, qui permet d’obtenir un raisin très concentré en sucres et donc un vin moelleux voire liquoreux. Le vin de paille du Jura en est une bonne illustration.
Les raisins (savagnin, chardonnay, poulsard) sont mis à sécher pendant six semaines sur un lit de paille ou sur des claies. On sélectionne ensuite les plus beaux grains qui se sont ainsi concentrés naturellement en sucres. Puis on presse les baies déshydratées pour obtenir un jus dense et sirupeux (il faut environ cent kilos de raisins pour obtenir une vingtaine de litres de moût). On procède de la même façon en Hermitage, en Alsace, en Italie, et au cas par cas, dans d’autres vignobles.
Dans le cas du botrytis, que l’on retrouve à Sauternes (sauvignon, sémillon, muscadelle) mais aussi à Tokay (fürmint, zeta, harslevelu), la méthode diffère. Le botrytis cinerea est un champignon microscopique qui attaque les raisins, à la faveur de brumes matinales. Les peaux se flétrissent, les sucres se concentrent jusqu’à ne laisser sur pied qu’un raisin desséché, rôti. Les raisins sont cueillis à la main, minutieusement, par tries successives. Ensuite la vinification se déroule comme pour un vin blanc.
En règle générale, le passerillage laisse un peu plus d’acidité dans les vins, les rendant un peu moins sirupeux. Tout l’art des grands liquoreux de botrytis consiste donc à équilibrer le sucre et la fraîcheur, ce que les plus grands (Climens, Yquem entre autres) réussissent à la perfection !
Dans les Offres iDéales en cours, retrouvez les liquoreux du val de Loire et de Sauternes.
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Tous à la Foire gastronomique de Dijon jusqu’au 13 Novembre !
novembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine
Fins gourmets ou chercheurs d’accords mets et vins originaux : la Foire internationale et gastronomique de Dijon est un événement que vous ne devez manquer sous aucun prétexte !
La Foire internationale et gastronomique de Dijon a ouvert il y a quelques jours les portes de sa 81e édition. Un rendez-vous annuel important pour les Bourguignons. En effet, le pouvoir d’attraction de cet évènement est fort, la capacité d’accueil du parc des expositions de Dijon impressionnante et, comme chaque année, l’affiche de qualité.
La foire réunit 600 exposants et quelques 200 000 visiteurs sont attendus. C’est le plus grand évènement économique de la Bourgogne et l’une des premières foires de France, la première même, si l’on tient compte du rapport entre le nombre de visiteurs et celui du nombre d’exposants.
Pour cette édition, l’île Maurice est à l’honneur. Après la Grèce en 2009 et la Hongrie en 2010, cette île paradisiaque de l’océan Indien devrait indiscutablement apporter une touche d’exotisme à l’évènement dijonnais.
Les accords mets et vins en vedette
Toutes les régions présentent leur spécialité gastronomique. Au détour des allées, vous pourrez goûter de succulentes ravioles du Dauphiné, vous régaler avec de fameux escargots de Bourgogne autour d’un vin blanc de la même région, apprécier un cahors sur un délicieux fois gras poêlé du sud-ouest, et vous pourrez, en guise de dessert, savourer un magnifique gâteau basque avant de vous arrêter pour la dégustation d’une coupe de champagne au stand de l’une des nombreuses maisons présentes… Et n’oubliez surtout pas les spécialités de la cuisine mauricienne que vous aurez le plaisir de découvrir dans un pavillon aux allures de lagon tropical… Un voyage au bout du monde !
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Zoom sur un domaine : Gérard Boulay, étoile montante de Sancerre
juillet 22nd, 2011 by Rédaction iDealwine
« Vignerons depuis 1310 », proclame fièrement une pancarte dans l’espace de dégustation situé à l’entrée de Chavignol. Héritier, donc, d’une longue tradition – son grand-père, André, était Président de l’Union Viticole au moment de l’obtention de l’appellation–, Gérard Boulay s’inscrit parmi les producteurs qui font parler d’eux auprès des amateurs…
Gérard Boulay est à la tête d’un domaine de 11,5 ha de vignes, moitié en propriété, moitié en location. 2 ha pour les vins rouges et les rosés, le reste étant consacré au vin blanc. Le vin « générique » représente deux tiers de la production, mais c’est une entrée de gamme particulièrement soignée, où Gérard Boulay intègre d’ailleurs les jeunes vignes d
es terroirs du domaine.
Gérard Boulay est un des rares vignerons de l’appellation Sancerre à travailler les sols. Il laboure, avec une chenillette pour les pentes les plus marquées, 1,5 ha en Cul de Beaujeu, 1,8 ha en Monts Damnés et 45 ares en Grande Côte. Les coteaux sont systématiquement enherbés pour lutter contre l’érosion. Dans les « crus », les vendanges sont manuelles, tandis que dans les autres terroirs, une bonne partie est vendangée à la machine. Les traitements de la vigne sont les plus légers possible : ni pesticides, ni anti-pourriture, ni engrais chimiques. Le domaine utilise un peu de compost organique, mais sans chercher à faire du rendement.
Les
vins sont vinifiés dans le même esprit : les levures sont évidemment indigènes, il y a un soutirage en fin de fermentation et le vin est laissé sur lies fines. Le soufre est utilisé à minima et le vin repose dans des fûts de 300 litres ou dans des cuves émail ou Inox. Les blancs ne passent jamais en fûts neufs. La cuvée Tradition est embouteillée début mai en 3 ou 4 mises, et les cuvées de terroir sont mises en une seule fois, en juillet ou en septembre, selon les millésimes. Un peu à l’étroit dans son chai, Gérard Boulay vient de se faire construire une toute nouvelle cave enterrée située à quelques centaines de mètres de l’entrée de Chavignol.
Ne tardez pas à découvrir les deux cuvées de blanc sélectionnées dans le cadre de cette Offre iDéale :

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Domaine Gérard Boulay | |||
| « La famille Boulay dispose d’un des plus beaux terroirs du village, le Clos de Beaujeu. » La RVF | Prix spécial | |||
| Un nez sur les fruits jaunes, une bouche ample mais sans lourdeur.
On pourra l’associer à des Saint-Jacques cuisinées ou à des plats de curry pas trop forts |
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Que boire après Vinexpo ?
juin 27th, 2011 by Veronique Raisin
Ite misa est. Les reliques sont rangées, les pèlerins repartis, fourbus mais joyeux, il faut regagner ses pénates : Vinexpo est fini !!! Après une folle semaine de déambulation, de dégustations et d’agapes, quelques conseils pour un atterrissage en douceur…
40 000 mètres carrés de stands, 47 pays représentés, 70 000 bouteilles débouchées, 48 000 visiteurs, le double d’ampoules aux pieds et le double du double aux doigts (à cause des tire-bouchons et sans compter les unijambistes ou les petits bras). Vinexpo 2011 est un très bon millésime.
Seulement voilà : que boire après avoir trinqué de tous bords ?
Un ami et collègue m’avait prévenue un jour, après une semaine marathonienne dans le Médoc : surtout ne t’arrête pas d’un coup, c’est ça qui achève. Effectivement, la chute fut brutale car passer dans le sas de décompression sans bouteille revient à franchir le mur du son sans boules Quiès.
Quelques conseils d’après-course :
- la diète : je vous la déconseille. On ne vend pas des herbes en sachet pour mettre dans de l’eau chaude, chez iDealwine. On travaille. Enfin, boire beaucoup d’eau est tout de même recommandé.
- l’atterrissage en douceur : bon là vous ne dites pas que je vous l’ai dit, mais la bière, c’est épatant ! Pas trop alcoolisée (évidemment ne prenez pas une Guiness…), ça rince bien et ça enlève tous les tannins.
- l’atterrissage en douceur 2 : après la bière, passez au champagne. Même effet mousse, mais cette fois sur un palais refait à neuf. Un non dosé (un champagne sans liqueur de tirage, ou inférieure à 4g/l) ou un blanc de blancs (100% chardonnay), fins et rafraîchissants.
- à partir du deuxième jour, réintroduisez progressivement un petit verre de vin blanc ou de vin rosé. Je pense à un sauvignon de Saint-Bris, un muscadet, un aligoté. Préférez les rosés de presse aux rosés de saignée, beaucoup plus vineux. Provence en tête, mais aussi Loire, vous en fourniront de fameux.
- à partir du troisième jour, une bonne lichette de gamay de Touraine ou du Beaujolais (Fleurie, Côtes de Brouilly, Saint-Amour…), puis montez peu à peu en puissance avec un vin rouge jeune de Bourgogne (Côte de Beaune, Saint-Romain, Marsannay, Givry, Rully…), un bordeaux (Côtes de castillan, pomerol ou saint-émilion) pour terminer par des rouges plus corsés comme un châteauneuf-du-pape, un cahors, un bandol, un pic saint-loup.
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Portrait d’amateur : brèves de comptoir avec le tennisman Michaël Llodra
juin 7th, 2011 by Veronique Raisin
Mercredi 1er juin. Tandis qu’Aubert de Villaine déambule quelque part des les allées de Roland Garros, nous avons rendez-vous avec Michaël Llodra – dit Mica – 24e joueur mondial et demi-finaliste en double cette année. Souriant, il nous mène dans le repaire des joueurs, pour une interview sans tabous autour du vin et de sa convivialité.
Le vin, c’est votre deuxième passion ?
Non ma première ! Je dirais que le tennis est mon métier mais que le vin, c’est vraiment ma passion.
Cela ne fait pas tellement longtemps que vous vous y intéressez de façon méthodique et pourtant vous semblez déjà très bien connaître les bonnes bouteilles.
C’est vrai que j’ai vraiment découvert le vin il y a une petite dizaine d’années. Mon père a pourtant travaillé pendant quinze ans pour la Maison Richard mais sans me transmettre vraiment sa passion. C’est grâce à mon ancien entraîneur Lionel Roux que j’ai découvert le vin. Il habitait Lyon et me faisait souvent goûter des vins du Rhône. Ensuite, j’ai lu des tonnes de livres sur le sujet ! Aujourd’hui c’est moi qui conseille mes amis sportifs ! J’achète pour eux aussi ; ils me font confiance. Mais on est avant tout des passionnés : on achète le vin pour le boire.
La vie de sportif n’est donc pas synonyme d’abstinence absolue ?
Dans mon cas, non. Il suffit de ne pas en abuser. Je m’autorise un verre de bon vin rouge, même la veille d’un match. Il n’y a que le vin blanc que je consomme très peu, car plus acide, il est moins bon pour les muscles et peut favoriser les crampes.
D’autres joueurs et joueuses de tennis apprécient beaucoup le vin…
Amélie Mauresmo, Nicolas Mahut sont aussi des passionnés. Yannick Noah (fan des bourgognes), lorsqu’il était capitaine de l’équipe de Coupe Davis, avait instauré des moments de partage et de convivialité autour du vin. Depuis, c’est resté. Henri Leconte et Guy Forget sont aussi de bons connaisseurs.
Vous avez débuté votre apprentissage par les vins de la Vallée du Rhône. Y a t-il d’autres régions que vous appréciez ?
C’est vrai que j’ai appris avec le Rhône. Mais j’aime beaucoup le bordeaux également et je commence à goûter les vins d’Alsace. J’ai aussi bu les cuvées Pur Sang et Silex 2004 de Dagueneau : fabuleux ! Je découvre aussi les vignobles étrangers au gré de mes déplacements. Récemment, j’étais à Adelaïde où j’ai visité la Winery Penfold’s.
Dans les moments de victoire, vous avez un vin en particulier que vous aimez boire ? Champagne ?
Je ne suis pas très « bulles » à la base… Mais je m’y mets ! J’aime beaucoup la vinosité des champagnes Bollinger, et le Champagne Henri Giraud à Aÿ. Mais quand je gagne, on descend à la cave… et on improvise !
Lorsque vous serez retiré des cours, envisagez-vous d’acheter un domaine ?
Pourquoi pas… Avec Amélie peut-être ! On a un ami qui est courtier sur Bordeaux, il pourrait nous conseiller. En tout cas, si ça devait se faire, ce serait plutôt dans le Médoc, où il y a plus de choix pour acheter un peu de vignes.
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Gruaud-Larose 1982, samedi soir dernier. Exceptionnel ! Il y avait de belles bouteilles ce soir-là , dont un fabuleux Sociando-Mallet 1990, Côte-Rôtie La Mouline 1990 et Troplong-Mondot 1990 également. Mais le Gruaud-Larose les a surpassés.
L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
La carafe. Une belle carafe, ça en jette. Je collectionne les carafes, notamment les Riedel, très design. Et en plus je trouve que ça conserve le mystère. J’aime bien goûter à l’aveugle. Je me suis trompé de quarante ans sur un Latour… Mais c’est ce qui est magique avec le vin, on peut le goûter et le regoûter sans cesse, il évolue tout le temps. On ne goûte jamais deux fois le même.
Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Magnum sans hésiter. C’est le format idéal. Lorsqu’on est nombreux, le double-magnum est bien aussi et reste très joli.
Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Le Cinq, allées de Tourny. C’est à Bordeaux, mon club est là -bas. Ils ont un pâtissier de l’espace et une côte de boeuf formidable. C’est très décontracté, le cadre est familial, j’aime beaucoup.
Votre accord mets et vin préféré ?
Tout simplement une côte de boeuf avec un rouge puissant. La Mouline ou la Turque par exemple. Là on est proche de l’orgasme…
Le vin que vous avez honte de boire ?
Je n’ai jamais honte de boire du vin ! J’aime bien tout, des vins plus accessibles aussi comme ceux que j’ai goûtés récemment : Château Recougne (Bordeaux Supérieur), Château Belle-Vue et Château Beaumont dans le Haut-Médoc.
Votre première gorgée de vin : quand et avec qui ?
C’était en 2003. Je buvais déjà du vin avant mais à ce moment-là que j’ai vraiment eu la révélation. Les beaux-parents de mon entraîneur de l’époque (Lionel Roux, ndlr) m’ont fait goûter un Saint-Joseph de Guigal, Lieu-Dit 2003.
La bouteille qui a déclenché votre passion
J’ai tout de suite adoré Léoville Las Cases 2001. J’ai rencontré Jean-Hubert Delon, le propriétaire, un personnage attachant et fabuleux. Je ne suis jamais déçu par ce saint-julien !
Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes
Un crozes-hermitage de Graillot par exemple ou un saint-joseph Vignes de l’Hospice de Guigal.
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
J’ai été scotché par Latour 1959. Amélie (Mauresmo) a toujours adoré ce vin, elle me l’a fait découvrir et j’en conserve encore le goût en bouche. Je ne pouvais pas imaginer qu’un si vieux vin soit toujours aussi puissant. C’est le vin que j’emmènerais effectivement si je ne devais en choisir qu’un.
Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir ?
Mouton Rothschild 1945. Amélie me nargue car elle l’a goûté plusieurs fois ! J’ai déjà goûté Petrus et Cheval Blanc 1947.
Comment avez-vous connu iDealwine ? Quelles sont vos suggestions pour améliorer le site ?
J’ai connu iDealwine via la Revue du vin de France, sur les meilleures ventes du mois à la fin du magazine. Je n’ai pas de suggestions a vous proposer, je trouve le site parfait.
NDLR – Merci beaucoup Michaël, mais chez iDealwine nous savons bien que beaucoup de points peuvent encore être améliorés
Accords mets et vins sur les tapas et autres recettes d’ibères-marchés
juin 1st, 2011 by Veronique Raisin
Hola que tal ? Muy bien amigo. Nul besoin d’être bilingue, en fait, pour saisir que les petits trucs délicieux qu’on appelle tapas sont 1) rapides à préparer 2) rapides à avaler 3) créent une atmosphère chaleureuse et décontractée pour une soirée réussie, en toute simplicité. Pour ceux qui ont fait allemand LV2, les tapas sont l’équivalent de nos amuse-bouches. Mais dire tapas, c’est beaucoup plus chic et ça montre que vous avez voyagé. Quelques rappels historiques et surtout, nos suggestions d’accords mets et vin : Olé !
Le mot tapa vient du castillan tapar qui signifie « boucher » ou « recouvrir » car à l’origine, on posait une tartine de pain agrémentée de charcuterie ou de fromage, sur un verre de vin, pour débuter le repas. Certains pensent que c’était une mesure d’hygiène, pour éviter aux insectes ou aux poussières de sable de tomber dans le verre. Mouais. D’autres pensent mieux et prétendent que c’est le roi Alfonso X qui aurait institué cette coutume pour éviter à ses sujets de boire trop de vin à jeun. Plus crédible à mon sens.
En Espagne, dans les bars à tapas, il est de coutume que chacun se serve librement des tapas présentés sur des plateaux ou au bar. Ils sont généralement surmontés d’un « pincho » (cure-dent) et posés sur une petite tranche de pain à l’huile d’olive. Au moment de l’addition, on compte les cure-dents.
Les Espagnols consomment les tapas à toute heure du jour et de la nuit dans les bars ; chez nous, on les sert plutôt en guise d’apéritif, au milieu des verrines, ou à côté des Monaco. Bien sûr, selon l’imagination, le temps dont on dispose et des produits régionaux, les tapas peuvent être plus ou moins sophistiqués, mais toujours variés.
Voici des exemples de tapas faciles à réaliser, avec quelques pistes d’accords mets et vins.
1- Degré maximal de la feignasserie : fines lamelles de pata negra ou de jamon iberico ou alors de beaux copeaux de parmesan. Et crac, on se réfugie : du champagne. Un blanc de blancs, ou une cuvée non dosée. Ou bien un blanc sec ciselé et servi frais, comme un chenin de Loire ou un pinot gris d’Alsace.
2- Si l’on est un peu plus calé en cuisine ou que l’on dispose d’une mère de famille sous le coude, pas trop au bord de la crise de nerf et certifiée niveau 3 (enfants), on peut compliquer un peu les choses.
- Crevettes marinées à l’ail : un vin blanc vif, chenin de Loire, sauvignon de Touraine ou des Graves, un riesling jeune. Egalement un vin rosé (Tavel, Bandol, Côtes de Provence).
- Verrines avocats crevettes : là encore un blanc servi frais, avec de la rondeur et du gras, comme un chardonnay de Mâcon ou de Saint-Véran, ou encore un sauvignon de Sancerre.
- Piquillos farcis au fromage de chèvre : un blanc sec et rafraîchissant (muscadet, entre-deux-mers), pourquoi pas un gamay jeune et servi bien frais ? (Fleurie, Côtes de Brouilly, Touraine). Ou encore, si on reste en blanc, un sancerre ou un chablis.
- Toasts de polenta aux tomates séchées : un rosé de Provence, de Marsannay ou un Bordeaux clairet ; un blanc des Côtes du Rhône ou de Provence ; en tous les cas évitez les vins boisés.
- Calamars frits : du blanc ! Corse par exemple, ou provençal, également un picpoul-de-pinet ; allez dans la Loire cherchez un vin simple et de bonne acidité comme un muscadet, un quincy ou un menetou-salon.
- Toasts de tapenade (voir la recette de la tapenade verte): optez pour un rosé (côtes-de-provence, rosé de Tavel ou des Coteaux d’Aix).
- Mini bouchées de porc marinées au sésame : soit un blanc d’Alsace (pinot blanc), soit un rouge léger (Jura, Touraine ou Anjou, Beaujolais, Bourgogne).
- Courgettes roulées aux anchois / Hareng et pomme de terre froide : un blanc d’acidité vive s’impose pour équilibrer le gras de la préparation : muscadet, aligoté, sauvignon très sec de Touraine.
- Gougères au comté : un bon vin jaune jurassien, tout indiqué ! Un meursault, un graves, un vin de Savoie.
- Roquefort et poires sur pain d’épices : un vin liquoreux ou un moelleux avec de l’acidité (jurançon, bonnezeaux, coteaux du Layon, barsac). Egalement un porto tawny, un rivesaltes ou un banyuls.
- Tartine de jambon sur chutney de figues : un demi-sec de Vouvray, tranquille ou effervescent conviendra bien. Dans tous les cas un blanc tendre, au fruité pas trop prononcé.
- Bouchées de poulet mariné au curry : un blanc sec avec de la rondeur (chenin, mâcon, beaujolais blanc) ou tendre (montlouis demi-sec, coteaux de l’Aubance, pinot gris légèrement doux, gewurztraminer pas trop exubérant).
Retrouvez tous nos conseils pour bien marier un plat et un vin.
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