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Que penser des millésimes 2008, 2009 et 2010 dans le Roussillon ?

février 2nd, 2012 by Philippe Rabert

© Mathieu Garçon

Théoriquement, les appellations du sud comme le Roussillon sont plutôt moins sensibles à “l’effet millésime” que celles plus septentrionales. Néanmoins, selon les années, les vins peuvent présenter des profils assez différents.

Dans le Roussillon on peut dire que les conditions climatiques garantissent presque systématiquement une maturité correcte des raisins, contrairement, par exemple, à la Bourgogne où certaines années peuvent se révéler très végétales (comme 2004, pour prendre un millésime récent). Ce n’est donc pas la maturité alcoolique (mais il peut y avoir des exceptions) qui gouverne véritablement la qualité des millésimes dans le Roussillon, mais plutôt les excès de chaleur et/ou de sécheresse qui peuvent provoquer ce qu’on appelle du “stress hydrique” dans les vignes. Une sorte de repli de la plante sur elle même pour assurer sa survie qui fait qu’elle “se désintéresse” des fruits qu’elle porte. D’où le risque de ne pas atteindre une maturité phénolique réelle (dans le cœur des baies, jusqu’aux pépins) et de produire des vins riches en alcool mais aux tannins secs.

C’est pourquoi il convient de rester extrêmement prudent dans l’évaluation théorique d’un millésime sudiste, par exemple dans le Roussillon. L’amateur a tendance à penser trop vite qu’un bel été chaud et sec est favorable à la qualité des vins. Une certaine critique journalistique, un peu trop systématiquement enthousiasmée par les vins ronds et flatteurs, renforce encore cette impression et certains millésimes sont un peu trop vite rangés dans la case “exceptionnels” alors qu’ils proposent trop de vins certes puissants et spectaculaires, mais souvent fatigants à table. 2007 à Châteauneuf-du-Pape a été ainsi porté aux nues par Robert Parker, mais de nombreux vins ressemblent plus à des portos vintage qu’à une boisson de repas !

A l’inverse certains millésimes sont sous-évalués alors qu’ils ont simplement le tort d’arriver entre deux millésimes puissants et très (trop ?) ensoleillés. C’est typiquement le cas de 2008 en Roussillon qui a produit des vins plus frais, plus souples et plus faciles à boire et qui ont conservé un joli fruit mûr. 2009 est un peu plus riche et puissant, mais avec parfois quelques excès de lourdeur. 2010, dont on ne peut pas avoir encore fait totalement le tour, paraît plus équilibré, à mi-chemin entre 2008 et 2009. Voyons maintenant tout cela en détail.

Le millésime 2008

Si le printemps a été particulièrement « arrosé » pour un climat méditerranéen, il a été suivi par un été frais et sec puis une fin d’été exceptionnelle. Septembre a été un mois sec, avec des températures nocturnes et matinales fraîches et un ensoleillement abondant. Ce cocktail de soleil, de sécheresse avec des températures fraîches la nuit a permis aux raisins de finir leur maturation lentement mais dans d’excellentes conditions, avec un état sanitaire des grappes irréprochable. Seule petite ombre au tableau, les quantités ont été assez réduites par rapport à la moyenne dans la plupart des secteurs.

Les vins rouges présentent en règle générale un bel équilibre avec un fruité frais très présent et une délicatesse de matière bienvenue. Un millésime facile à marier à table.

Le millésime 2009

Encore une année très chaude avec une vendange vraiment précoce (elle a démarré le 10 août). Avec un été aussi chaud, les évolutions de maturité ont été très rapides, même sur les coteaux en altitude relativement élevée. L’état sanitaire était excellent, mais la récolte relativement peu abondante, à cause de longues périodes de sécheresse. Les grenaches et les carignans ont été particulièrement à l’aise. Comme dans beaucoup de régions viticoles françaises, les vins présentent le plus souvent un caractère gourmand, assez facile, qui ne donne pas envie de les garder trop longtemps en cave. Mais les plus belles cuvées des meilleurs vignerons auront, comme d’habitude, un long avenir devant elles… Attention quand même à certains vins trop riches en alcool et un peu “lourds”.

Le millésime 2010

Une importante tendance à la sécheresse – cela devient une habitude dans cette région – aura caractérisé ce millésime en Roussillon. Après un hiver sec et froid, puis quelques petites pluie printanières, il n’est pour ainsi dire pas tombé une goutte d’eau de la mi-mai jusqu’aux vendanges ! Les vignes les mieux cultivées, possédant des racines descendant profondément dans le sol, ont heureusement évité le stress hydrique. Les raisins étaient en général assez petits, les jus plutôt concentrés avec des matières denses. Les meilleurs rouges sont donc charnus et parfumés. Aucune appellation n’a été sensiblement meilleure ou moins en réussite que les autres. Les différences se font surtout au niveau de la qualité du travail des vignerons. Les vignes bien travaillées, aux racines profondément enfoncées dans le sol, ont moins souffert et ont donné des vins riches mais équilibrés.

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Le domaine Gauby, pionnier des grands vins du Roussillon !

janvier 30th, 2012 by Rédaction iDealwine

Si le Roussillon est reconnu aujourd’hui comme une terre de grands vins, Gérard Gauby en visant l’excellence dès la fin des années 1990 y est pour beaucoup. Et de nombreux vignerons de pointe de la région ont été formés à “l’école Gauby”. Ce succès ne l’empêche pas de se remettre régulièrement en cause !

Le domaine Gauby est situé à 20 km au nord-ouest de Perpignan et s’étend sur environ 85 hectares dont 45 hectares de vignes pouvant aller jusqu’à 120 ans et 40 autres hectares de prairies, de céréales, de forêts de chênes et de garrigues, un ensemble d’une incroyable et unique complexité.

L’arrière grand père de Lionel Gauby, la nouvelle génération qui travaille depuis quelques années au côté de son père, Gérard, possédait 3 hectares sur la commune de Calce. Le grand père était plus intéressé par le rugby et il a notamment été champion de France avec Perpignan et même joueur international. Il avait cependant commencé à vendre une partie de ses vins en bouteille et à se séparer progressivement de la cave coopérative locale.

C’est son fils Gérard qui donnera la véritable impulsion au domaine. Il achète de nombreuses vignes au milieu des années 1980, principalement des muscats. Il n’avait toutefois pas une très grande passion pour le vin au départ. Celle-ci est venue au fil des millésimes. Le vrai déclic se situe en 1988-1989. Dès 1990 il s’engage dans la culture biologique et aujourd’hui le domaine est en biodynamie. Les produits chimiques sont totalement abandonnés en 1996 : « Un matin, mon père a retrouvé plein d’oiseaux morts sur une parcelle qu’il avait désinfectée la veille », raconte Lionel. « Il a décidé du jour au lendemain d’arrêter la chimie, radicalement. »

L’environnement du domaine reste encore très préservé, sauvage, aride, escarpé et vallonné (jusqu’à 300 mètres d’altitude). La région de Calce, mais plus généralement le Roussillon, est d’une grande complexité géologique. Les failles verticales sont multiples et profondes. Cette région offre de magnifiques terroirs dont les strates verticales permettent aux racines de plonger en profondeur. Terroirs composés de calcaires, de marnes et de schistes. Composants qui se retrouvent à certains endroits intimement mêlés.

Le travail des Gauby consiste à respecter l’environnement, à prendre la nature comme alliée et source d’inspiration en utilisant des préparations « maison » à base de plantes (plus d’une vingtaine) et autres produits naturels comme les huiles essentielles, le compost, etc. Un travail qui permet de tirer la quintessence des terroirs et de rechercher l’élégance et la fraîcheur dans les vins.

Lionel Gauby a rejoint son père en 2000 après un stage chez Olivier Jullien (domaine du Mas Jullien). Il possède déjà une idée claire et précise du vin. Avec son père il est d’accord pour dire que de nombreux vins du sud de la France sont trop concentrés, avec des degrés élevés d’alcool. Les extractions sont souvent importantes et le bois neuf trop présent avec un terroir souvent absent. Il avoue pourtant que ce type de vins a fait connaître le domaine Gauby à la fin des années 1990. Depuis une dizaine d’années, les Gauby ont voulu travailler différemment et aller chercher la finesse et l’élégance.

Dans leur façon de faire le vin, les Gauby ont considérablement évolué durant les années 2000, passant de vins un peu lourds, extraits et boisés à des vins plus fins et plus frais qui ont parfois dérouté les clients de la première heure, mais qui sont considérés aujourd’hui comme des modèles d’évolution en Roussillon. Par exemple les Gauby n’éraflent plus leur vendange. Ils conservent donc les rafles pendant la fermentation alcoolique ce qui implique une parfaite maturité de celles-ci pour ne pas apporter de notes végétales mais au contraire des notes mentholées et fraiches. Ils recherchent également des fermentations alcooliques rapides pour éviter un excès d’extraction et limitent les pigeages pour la même raison. Ils se servent de cuves pour les fermentations et les élevages et ont réduit l’usage de barriques, demi-muids et foudres. Il n’y a plus que 10 % de barriques neuves et le domaine utilise aujourd’hui essentiellement des foudres et demi-muids. Certains proviennent de la tonnellerie autrichienne Franz Stockinger (la Rolls de la tonnellerie) qui sèche ses bois pendant une durée de 4 années au lieu des 12 à 18 mois habituels. La tendance est également à la réduction de la durée des élevages pour conserver le fruit des vins et ne pas risquer de les faner.

L’évolution radicale du style des vins a fait couler beaucoup d’encre car il est très rare qu’un domaine au sommet de sa notoriété remette en cause les recettes mêmes de son succès. Et pourtant il devient de plus en plus évident aujourd’hui que le domaine garde en réalité une longueur d’avance, les amateurs étant de plus en plus sensibles à la finesse et à la délicatesse. Le vin se boit avant tout à table, pas en dégustation. Et à table, les vins excessifs fatiguent bien trop vite le palais et les bouteilles se vident moins vite… En ce sens le travail des Gauby reste donc exemplaire même s’il est quelque peu iconoclaste. Mais les grands vignerons bousculent toujours un peu les habitudes…

Domaine Gauby, ce qu’en dit la presse

Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012

3*sur 3

Depuis ses débuts au milieu des années 1980, Gérard Gauby, vigneron d’une haute exigence, poursuit, aidé de son fils Lionel et de son épouse Ghislaine, sa quête permanente du grand vin à l’équilibre parfait. Il a connu plusieurs périodes de remise en question qui, progressivement, l’ont porté vers un style de vins rouges et blancs tendus, sveltes et incroyablement digestes, qui enchantent par leur fraîcheur et lui valent de nombreux admirateurs. Jamais exempte de prise de risque, cette recherche de dépouillement révèle la quintessence du terroir varié de Calce, composé notamment d’étonnantes marnes noires où sont plantées les syrahs de La Muntada. Par un travail sans relâche des sols et de la vigne, les maturités phénoliques arrivent plus rapidement, permettant des degrés alcooliques souvent très modérés. Ces vins blancs et rouges demandent au moins trois ou quatre ans de bouteille avant de s’ouvrir sagement, mais 10 à 15 ans n’effraient pas les grandes cuvées, et tous se présentent au mieux après un long passage en carafe. Nous rendons hommage au parcours exemplaire d’une famille qui a su ouvrir de nouvelles voies et réinventer la viticulture du Sud.

Le Guide Bettane/Desseauve des Grands Vins de France 2012

3BD sur 5

Gérard Gauby et son fils Lionel se qualifient de paysans vignerons. Le père travaille les vignes pendant que le fils s’occupe de la cave. Biodynamistes convaincus, ils gèrent et soignent leurs vignes avec leurs propres préparations, tisanes et huiles essentielles entre autres. Leur volonté est de se servir de leur environnement. Les vinifications des rouges se font rafles entières, à la bourguignonne. Des vins moins soutenus en couleur mais qui ont gagné en finesse.

Robert Parker

Gerard and Lionel Gauby – for much more about whose vineyards, labors, and stylistic evolution see my account in issue 183 – have elected after much consideration to bottle some single-vineyard wines not only for the pleasure of it but as a means of learning more by following their solo performances about the potential of some clearly outstanding parcels and sites that they have acquired over the past 6-8 years but which do not – at least for now – have an established place in either the red Vieilles Vignes or Muntada cuvees, and have instead until now been blended into the La Calcinaire rouge (or, in the case of Grenache Gris, the white Vieilles Vignes). The upshot for yours truly as critic is even more excitement when tasting a Gauby collection than before, though it will surely be difficult to secure bottles from any of the aforementioned mini-cuvees in order to follow them in one’s own cellar. (Incidentally, Lionel Gauby is also experimenting with a couple of Jura-inspired barrels of white largely left to their own evolutionary devices. Nobody can accuse the Gaubys of resting on their laurels – though I suppose some fans might prefer if they did!) The 2008 collection here impressively reflects the tiny berries that Gerard Gauby says characterized that vintage. « The Carignan, especially, » adds Lionel Gauby, « was magnificent. » And while the 2009 reds here are certainly impressive, 2010 will be a class above them, the wines already rife with intrigue. (The aforementioned single-site lots – whose number increased in 2010 – are of course by definition unblended, so there is no question that what I tasted from cask was definitive; but I felt it was too early to publish notes on these, especially when the familiar classic cuvees were as yet only represented by unblended lots.)

Le Rouge & Le Blanc

Impossible de parler des vins du Roussillon sans citer le Domaine Gauby. C’est la référence incontournable de tous les vignerons roussillonnais dignes de ce nom, pour s’en réclamer ou s’en différencier. Le moins que l’on puisse dire est que le domaine ne laisse pas indifférent ! « Au début, je cherchais surtout la concentration » raconte Gérard Gauby. Après une salutaire remise en question, il s’oriente vers un nouveau style de vins, des vins « structurés sur la finesse et l’élégance et non sur la puissance ». Le passage à la culture bio en 1996 puis à la biodynamie en 2001, joue un rôle important dans cette évolution. Il n’est pas inutile de savoir que Lionel Gauby ne jure qua par les vins des frères Foucault au Clos Rougeard, de Jean-Michel Deiss (Alsace) ou encore de Michel Lafarge (Volnay). A la cave, les Gauby travaillent sans levurage, sans enzymage, sans acidification et sans chaptalisation.

Les vins du domaine Gauby actuellement en vente sur iDealwine

Je commande 

A boire sur trois ou quatre ans.

Domaine Gauby 

“Les Calcinaires” 2009

Côtes du Roussillon-Villages – Rouge

17/20 Jancis Robinson 

16/20 Bettane & Desseauve

16/20 RVF

Prix propriété 

12.50€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Une cuvée fraiche et digeste, très fruitée. Un vrai vin de casse-croûte, de charcuteries, terrines 

et andouillettes !

Je commande 

A boire sur les trois prochaines années.

Domaine Gauby 

“Les Calcinaires” 2009

Vin de Pays des Côtes Catalanes – Blanc

15/20 RVF 

Prix propriété 

13.00€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un joli vin frais et agréablement parfumé, idéal à l’apéritif avec des tapas marins ou 

sur des poissons grillés.

Je commande 

Attendre un an ou deux et boire sur 5 ou 6 ans.

Domaine Gauby 

“Vieilles Vignes” 2009

Vin de Pays des Côtes Catalanes – Blanc

16/20 Bettane & Desseauve 

Prix propriété 

28.00€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un superbe vin à la minéralité affirmée qui se combinera merveilleusement avec une cuisine sudiste de la mer.
Je commande 

Attendre un an ou deux et se gardera une dizaine d’années.

Domaine Gauby 

“Vieilles Vignes” 2009

Côtes du Roussillon-Villages – Rouge

16,5/20 Bettane & Desseauve 

17/20 RVF

92/100 Robert Parker

Prix propriété 

28.00€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un très joli vin marqué par ses arômes sudistes de garrigue. A boire sur des viandes goûteuses rôties ou en sauce.
Je commande 

Attendre deux ans et le boire sur dix ans.

Domaine Gauby 

“La Muntada” 2009

Côtes du Roussillon-Villages – Rouge

18,5/20 RVF 

17,5/20 Bettane & Desseauve

94/100 Robert Parker

Prix propriété 

70.00€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un très grand vin, à la fois dense et très fin. Sera magnifique sur une pintade, un gigot ou des rognons de veau en sauce.

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Vente des vins du Clos de la Charité, samedi sur l’île de Lérins

janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine

Sur une île au large de Cannes, les moines de l’Abbaye de Lérins produisent une belle gamme de vins blancs et rouges que l’on retrouve ensuite sur les tables des restaurants étoilés de la côte d’Azur… et de bien plus loin. Mais samedi prochain, c’est une cuvée très particulière qui sera mise en vente au profit des associations caritatives que le monastère soutient.

Samedi 28 janvier il règnera sur l’île de Lérins une effervescence qui devrait rompre avec le silence et la paix qui caractérisent habituellement ce lieu de prière. En effet, ce jour-là le premier millésime des vins du Clos de la Charité sera mis en vente. Planté en 2010 de 500 ceps de mourvèdre en présence des « parrains » donateurs, ce Clos a donné lieu à une première vendange à l’automne dernier. Le vin sera mis en bouteille en 2013, avant d’être expédié aux acheteurs. Le vignoble de l’île de Lérins est géré par frère Marie-Pâques, une figure passionnée et animée d’un charisme peu commun. Les équipes d’iDealwine ont plaisir à le retrouver, au milieu de ses vignes mais aussi dans les salons de dégustation qui se tiennent aux quatre coins de la planète. Car frère Marie-Pâques est un globe-trotter, rompu aux techniques modernes de communication, et qui n’hésite pas à parcourir le monde pour faire connaître ses vins.

La vente aux enchères sera précédée d’une messe, d’une présentation des associations à qui seront reversées le produit de la vente, ainsi que d’un déjeuner à la Tonnelle, le restaurant de l’Abbaye. Sous la houlette de Maître Besch et de l’expert Pascal Kuzniewski, 100 lots seront dispersés, composés de une, trois ou six bouteilles. Quelques impériales et un lot panaché des différentes cuvées de l’abbaye viendront compléter le catalogue. Une belle occasion d’allier générosité et amour du vin.

Pour tout renseignement ou pour participer à cette vente, accédez au site du Clos de la Charité

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Le frère Marie-Pâques avec Lionel Cuenca et Angélique de Lencquesaing au Grand Tasting Hong Kong

L’Abbaye de Lérins est située sur l’île Saint Honorat, qui fait partie de l’archipel des îles de Lérins, dans la célèbre baie de Cannes. Depuis seize siècles, cette île est consacrée à la vie monastique. Elle abrite actuellement une communauté d’une vingtaine de moines qui, outre leur vie de prière, s’adonnent à la culture de la vigne et à l’élaboration de vins de grande qualité, dont la renommée dépasse nos frontières. Les vignes poussent sur une terre riche, argileuse, entourée d’une forêt d’arbres d’essences diverses, d’eucalyptus et d’oliviers plusieurs fois centenaires. L’abbaye produit plusieurs vins. La cuvée Saint-Pierre est un assemblage de clairette et de chardonnay. Deux cuvées de rouge sont également proposées à la vente : Saint-Honorat et Saint-Sauveur, toutes deux issues de vieilles vignes de syrah, la seconde faisant en outre l’objet d’un élevage en fin de bois neuf. Depuis quelques années, l’abbaye de Lérins produit plusieurs cuvées de prestige : Saint-Césaire, un chardonnay, Saint-Lambert, un mourvèdre, et Saint-Salonius, à base de pinot noir. Trois vins salués par la critique.

Château Tour Haut-Caussan : une découverte dans le Médoc

décembre 13th, 2011 by Rédaction iDealwine

Les connaisseurs ont, de longue date, repéré ce domaine qui produit avec soin et régularité de savoureux médocs, issus de vignes anciennes. Des crus dont le rapport qualité-prix devrait en réconcilier plus d’un avec l’achat de vins de bordeaux !

La propriété a été achetée par la famille Courrian en 1877. Elle était couverte de vignes et, au centre, se trouvait le moulin à vent qui est le symbole du domaine et qui figure sur les étiquettes du vin. L’exploitation s’étend sur 17 hectares qui comprennent deux secteurs bien distincts. Le premier, situé autour du moulin, est constitué d’une superbe butte calcaire plantée majoritairement en merlot (70%), le reste en cabernet-sauvignon. Ce sont des vignes qui ont une moyenne d’âge respectable de 60 ans (ce qui est plutôt rare dans le Bordelais). L’autre secteur est situé sur le plateau de Potensac où les sols sont constitués d’un mélange d’argile, de graves et de calcaire. Le cabernet-sauvignon et le merlot se partagent cette zone pratiquement à parité. La densité de plantation varie légèrement selon les secteurs aux environs de 7000 pieds/ha. Le domaine travaille ses sols, et n’ajoute pas d’engrais depuis plus de vingt ans. Les vendanges sont manuelles (ce qui n’est pas vraiment fréquent par ici…). La vinification est sans artifice et le vin est élevé classiquement en fûts (25% de neufs, le reste se répartissant entre fûts d’un an, de deux ans et de trois ans).

Château Tour Haut-Caussan : ce qu’en dit la presse

Le Rouge & Le Blanc

Depuis 1634, la famille Courrian habite la commune de Blaignan-Médoc et elle détient Tour Haut-Caussan depuis 1877. Cette propriété doit en grande partie sa renommée actuelle à Philippe Courrian qui l’a hissée aux tout premiers rangs des Crus Bourgeois du Médoc. Aujourd’hui, son fils Fabien est le responsable de la vigne et du chai et sa fille Véronique s’occupe de la partie commerciale. Dès que l’on pénètre dans la cour du château, on ressent l’esprit de famille qui règne en ces lieux. Eprit mêlé de sérénité et de gentillesse. A signaler que depuis 1992, la famille Courrian est également propriétaire du Château Cascadais dans les Corbières.

Guide Quarin des Vins de Bordeaux

Voilà le cru de l’appellation Médoc le plus régulier depuis vingt ans que je goûte. Il traverse les générations sans faiblir, grâce au savoir-faire qui se transmet de père en fils. Je bois encore du 1982 avec délice. Les Courrian sont des viticulteurs dans l’âme, et leurs vignes une référence. Travaillées comme il se doit, elles n’obéissent qu’à une seule consigne : le métier fait avec amour. Les vins sont pensés pour être bus à table. Les Courrian se méfient de tout effet lié à une puissance exagérée. Les vins sont délicieux, tendres et présents à la fois. Ils possèdent une belle longévité. Le 2001 est délicieux à boire en ce moment.

Découvrez les deux millésimes de Château Tour Haut Caussan actuellement en vente sur iDealwine :

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A boire sur six ou sept ans

Château Tour Haut-Caussan 

Médoc Cru Bourgeois Supérieur 2008 – Rouge

16/20 Jancis Robinson 

15/20 Le Rouge & Le Blanc

88/100 Wine Spectator

14,5/20 Quarin

 

12.90€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un merveilleux médoc goûteux, fruité et digeste qui est très facile à marier à table sur une cuisine de ménage.
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Attendre deux ou trois ans et consommer sur dix ans

Château Tour Haut-Caussan 

Médoc Cru Bourgeois Supérieur 2009 – Rouge

16/20 Jancis Robinson 

87-90/100 Wine Spectator

15,5/20 Quarin

 

13.50€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un vin dense et fruité, à la matière élégante et fraiche. Viandes rouges et gigot d’agneau seront de bons compagnons.

Découvrez les vins de l’Offre iDéale en cours sur les vins de Bordeaux

Château Talbot, un vin exceptionnel !

décembre 1st, 2011 by Rédaction iDealwine

Je commandeLe vin qui vous proposé dans le cadre de l’Offre iDéale spéciale Bordeaux a une histoire particulière. Il a été acheté en généreuse quantité par un amateur averti, fan de Château Talbot. Ce vin a été conservé dans une excellente cave de la région parisienne, sans jamais avoir été déplacé. Mais avant d’être un vin à maturité, ce millésime 1990 est d’abord et avant tout un Talbot, c’est à dire qu’il est issu d’un des plus grands domaines du Médoc. Revenons sur l’histoire de ce cru classé de Saint-Julien.

C’est sur le plateau de Saint-Julien-Beychevelle que l’on aperçoit de loin le Château Talbot, au bord d’un océan de vignes, entre les grands arbres de son parc. L’histoire de ce cru est riche. Il porte le nom du Connétable Talbot, célèbre homme de guerre anglais, gouverneur de Guyenne, vaincu à la bataille de Castillon en 1453.

En 1855, lors du classement des crus du Médoc et des Graves commandé par l’Empereur Napoléon III, le Château Talbot est promu quatrième cru classé de Saint-Julien. Après avoir été la propriété des marquis d’Aux pendant plusieurs décennies, le domaine est acquis en 1917 par Désiré Cordier. Son fils Georges puis son petit-fils Jean et enfin les deux filles de celui-ci, Lorraine Cordier et Nancy Bignon-Cordier, se sont succédé à la destinée de cette propriété. Sous leur impulsion, Talbot s’est imposé comme l’un des crus les plus célèbres du bordelais.

Au total, les 107 hectares du vignoble du Château Talbot s’étendent tout autour de la demeure jusqu’aux frontières nord de l’appellation, à la limite de Pauillac. Plantés sur un terroir de fines graves günziennes sur socle de calcaire à astéries, formant des croupes drainantes, on y trouve une grande majorité de vignes rouges (102 hectares) et une confidentielle superficie de vignes blanches (5 hectares).

La tenue du vignoble fait partie des plus irréprochables du médoc. Les vins, vinifiés avec les précieux conseils de l’œnologue Jacques Boissenot et du consultant Stéphane Derenoncourt, sont régulièrement opulents mais de grande élégance. Leur caractère ouvert et leurs tanins soyeux permettent de les déguster jeunes comme après une longue garde en cave. Avec le temps, ils développent un bouquet aromatique délicat et complexe de cèdre et de havane.

En rouge, l’encépagement est dominé par le cabernet-sauvignon (67 % de la surface cultivée), cépage roi des vins du médoc en général et de Saint-Julien en particulier. Ce cépage apporte la structure tannique et la puissance. Avec 27 % de merlot, les vins acquièrent de la rondeur et de la suavité. Ce cépage plus réceptif à la maturité apporte du moelleux à l’assemblage.

Pour parfaire cette alchimie des cépages et des terroirs, le petit verdot (4%) intervient par touches, comme les épices en gastronomie. C’est un cépage difficile à dompter, mais qui peut se révéler gratifiant pour le vin, dans les très grands millésimes. Il est particulièrement choyé à Talbot où Nancy Bignon-Cordier a un faible pour cet enfant terrible.

Malgré les excellentes conditions de conservation, il est néanmoins possible que certaines étiquettes de Château Talbot 1990 soient très légèrement marquées. Rien de plus normal après plus de vingt ans de garde !

A découvrir actuellement dans notre Offre iDéale spéciale Bordeaux :

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A consommer dans les cinq ans

Château Talbot 

Saint-Julien 4e cru classé 1990 – Rouge

90/100 Wine Spectator 

88/100 Robert Parker

**** La Revue du vin de France (11/93)

 

62.00€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un vin merveilleusement évolué sur des arômes de cuir et de cèdre, à marier à une cuisine délicate (viandes blanches en sauce).

 

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Recherchez la cote d’un vin

Un champagne d’amateur : le domaine Larmandier-Bernier

novembre 23rd, 2011 by Philippe Rabert

Saluée par les guides, reconnue et appréciée des connaisseurs, la maison Larmandier-Bernier cultive pourtant une certaine discrétion. Partons à la découverte de ce domaine emblématique de la Côte des Blancs.

Le travail de la vigne est inscrit dans l’histoire des familles Larmandier et Bernier depuis la révolution française. Les Larmandier participèrent au renom de la Côte des Blancs avec leur célèbre Cramant Blanc de Blancs Nature. Dès le début du 20ème siècle, les Larmandier élaborent des champagnes qui prouvent très rapidement leurs grandes qualités. Ainsi Jules Larmandier (puis son fils Philippe Allyre) devient le fournisseur des grandes tables parisiennes (La Tour d’Argent, Taillevent, Charlot Roi des Coquillages, …). En 1971, Philippe Larmandier, petit-fils de Jules, crée avec sa femme Elisabeth Bernier, propriétaire de vignobles à Vertus, le champagne Larmandier-Bernier. A la disparition de son mari en 1982, Elisabeth dirige le domaine familial et développe les ventes notamment vers la Belgique et la Suisse. En 1988, Pierre, fils de Philippe et Elisabeth, fraîchement diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Nantes, décide de reprendre le métier « qui coule dans ses veines ».

Après plusieurs rencontres enrichissantes avec des vignerons français et de nombreuses conférences et stages, Pierre a commencé en 1992 à redonner vie aux différents terroirs du domaine par le travail du sol et par l’abandon des herbicides. Depuis 1999, le domaine est cultivé en biodynamie et la fermentation se déroule grâce aux levures indigènes de chaque terroir. Pourquoi cette évolution? Certains diront que c’est la tendance actuelle, c’est dans l’air du temps… Pour la famille Larmandier-Bernier, c’est plus que cela. C’est tout simplement une évidence : il n’est certes pas suffisant de cultiver ses vignes en biodynamie pour faire un grand vin, – le terroir et le vigneron sont aussi très importants – mais cette pratique s’impose petit à petit comme une nécessité. De plus, Pierre a constaté que les techniques chimiques utilisées aujourd’hui consistent à répondre à chaque maladie par un produit spécifique. Cette logique met en péril l’équilibre global de la plante par des agressions soi-disant ciblées mais tous les ans plus puissantes. Il souhaite simplement recréer un équilibre naturel entre les maladies et les défenses naturelles de chacune de ses vignes. Sa démarche est d’essayer d’appréhender la vigne dans sa globalité…

Pierre cherche à affiner encore son travail à la cave afin de porter au mieux ce raisin jusque dans le verre, en mettant en avant l’originalité de chaque terroir. En 2002, il achète 4 ha de vignes à Vertus. 4 ha à Vertus, c’est déjà exceptionnel, mais, fait peut-être unique en Champagne, ces vignes n’ont jamais connu aucun désherbant ni aucune gadoue. Le sol est et a toujours été labouré. La précédente propriétaire, qui part en retraite, sait que les vignes continueront à être labourées. Le domaine se voit attribuer une, puis deux étoiles dans le guide Classement des Meilleurs Vins De France. Pierre Larmandier est choisi par la Revue du Vin de France « meilleur espoir du vin 2002 » et « vigneron de l’année 2003 » par Bernard Burtschy pour GaultMillau. Andrew Jefford considère dans “The New France” que « peu de vignerons champenois ont une gamme de champagnes aussi impressionnante ». Le succès ne se dément pas, la belle histoire continue…

Le domaine Larmandier-Bernier : ce qu’en dit la presse

Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012

2* sur 3

Avec leur champagne majeur, Terre de Vertus, Pierre et Sophie Larmandier affichent fièrement leur appartenance à ce village du sud de la Côte des Blancs. Une revendication légitime, car les intéressés valorisent leur terroir par un travail complet du sol et pratiquent des traitements biodynamiques. Si sa famille est originaire de Cramant, Pierre Larmandier s’est installé à Vertus en étendant le vignoble familial en 2002, agrandissant et modernisant dans la foulée la cave, ce qui lui permet de vinifier une vendange de 16 ha, dont 3,5 en Grand cru : Cramant – somptueuse cuvée Vieilles Vignes – et Chouilly. On salue la franchise, l’intensité de goût et la puissance de saveur rare de ces champagnes désormais très peu (extra-bruts) ou pas du tout dosés.

Le Guide Bettane et Desseauve des Grands Vins de France 2012

3 BD sur 5

Pierre Larmandier est sans doute le viticulteur le plus réfléchi de sa commune de Vertus, et celui qui exprime ce terroir avec le plus de précision. Tous les champagnes ont ici un naturel exemplaire, mais le succès bien mérité conduit parfois ce producteur à les mettre sur le marché parfois trop tôt. En dehors de son exceptionnel cramant, issu de très vielles vignes, le produit emblématique de la maison est Terre-de-Vertus, champagne de terroir remarquable de finesse. Les derniers tirages ont donné des vins légers et spirituels, mais sans doute pas à garder.

Le Rouge & Le Blanc

Quand il parle des vignerons conventionnels, Pierre Larmandier a toujours un petit sourire au coin des lèvres. Il ne comprend pas qu’une simple réflexion de bon sens ne conduise pas à une viticulture naturelle. Décidé, à la suite de ses aînés puristes, à produire des champagnes frais, nets et sans maquillage, Pierre Larmandier est revenu au travail de la terre en évitant la chimie : labours pour préserver la vie du sol et favoriser un enracinement profond, biodynamie, poudrage et surtout rendements mesurés.

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A déguster sur les quatre prochaines années

Larmandier-Bernier

Tradition Premier Cru Extra-brut – Blanc

15/20 RVF

15/20 Bettane & Desseauve

28.00€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un champagne merveilleux de naturel et de pureté, facile à boire et à placer à table. Accompagne parfaitement les poissons
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A ouvrir dès maintenant et à déguster sur cinq ou six ans

Larmandier-Bernier

Terre de Vertus Premier Cru Non Dosé 2007 – Blanc

17,5/20 Jancis Robinson

16,5/20 Gault Millau

16,/20 Bettane & Desseauve

15,5/20 RVF

36.50€ TTC

la bouteille – 75 cl

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Un champagne magnifique de naturel et de délicatesse qui sera à l’aise sur tout ce qui vient de la mer

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La 151e Vente des Hospices de Beaune, c’est ce week-end !

novembre 18th, 2011 by Rédaction iDealwine

La 151e vente des Hospices de Beaune se déroulera le dimanche 20 novembre. 618 pièces de vins rouges et 143 pièces de vins blancs (d’une contenance de 228 litres) seront vendues aux enchères par la maison Christie’s. iDealwine sera sur place !

La planète vin aura une fois de plus le regard braqué vers la ville de Beaune le 20 novembre pour suivre la vente des Hospices… et pour suivre l’évolution des prix. Cette vente constitue en effet un indicateur précieux, et suivi, pour les professionnels. Pour eux, une occasion immanquable de prendre le “pouls” du marché. Compte tenu de l’engouement mondial pour le pinot noir, cette vente pourrait faire le désespoir des amateurs si la hausse des prix se poursuit …

iDealwine participera cette manifestation, pour déguster les vins avant la vente et sélectionner les cuvées les plus intéressantes. Nous serons ensuite présents durant la vente pour acquérir les pièces qui vous seront ensuite proposées à l’achat, dans le cadre des Offre iDéales. N’oubliez pas de vous connecter sur le compte Twitter d’iDealwine pour vivre les temps forts de cette journée avec nous…

Cette année Inès de la Fressange et Christian Clavier présideront la 151e vente des vins des Hospices de Beaune, ils soutiendront respectivement les associations “Mécénat Chirurgie Cardiaque”, dont Inès de la Fressange est la marraine et France Alzheimer.

De plus « le repas gastronomique des français » (pratique classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2010) sera placé au cœur de cette 151e vente. En effet le grand chef français Michel Troisgros a élaboré pour l’occasion, et en s’inspirant de certaines cuvées des Hospices, une gamme de plats absolument sublimes. Des accords mets et vins savoureux s’inviteront ainsi à la vente des Hospices de Beaune.

Enfin, notons que “Millésime”, le magazine d’actualité de France 3 Bourgogne dédié au vin, sera consacré pour sa 3e édition à cette vente de Beaune et à un acteur majeur de cet événement, le négoce bourguignon. L’émission sera diffusée le dimanche 20 novembre à 11h25.

Présentation des Hospices de Beaune

Fondés en 1443, les Hospices de Beaune sont à l’origine un asile destiné aux soins et à l’hébergement des plus démunis. A travers les siècles, la vocation de l’institution est demeurée intacte : les soins sont toujours prodigués, y compris dans de nombreux établissements satellites, et la célèbre vente qui s’y déroule une fois par an est avant tout caritative.

Aujourd’hui, les nombreuses parcelles de vignes reçues en donation constituent un superbe domaine qui comporte plus de 60 hectares de vignes, situées pour l’essentiel en grands crus et premiers crus.

La vente aux enchères annuelle des Hospices de Beaune, créée en 1859, se tient immuablement le troisième dimanche de novembre. Cet événement caritatif, qui figure parmi les plus médiatisés au monde, constitue un indicateur important de la tendance sur le marché des vins de Bourgogne. Les lots portés au catalogue de la vente prennent le nom de «cuvée», indiquant le nom du vin ou du village et celui de l’un des grands bienfaiteurs de l’institution. Hormis les deux pièces «caritatives», les bénéfices de la vente sont intégralement affectés au financement des projets menés par l’institution. Le vin commercialisé au cours de la vente est celui de l’année. Les vins sont vendus en tonneaux, appelés « pièces », soit 228 litres. Chacun des lots acquis lors de la vente est confié à un négociant qui se charge de l’élevage des crus et de leur mise en bouteille.

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Millésime : le point sur les vendanges 2011

Inès de La Fressange Présidente ! (de la 151e Vente des Hospices de Beaune)

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L’ESC Dijon ouvre un nouveau master Vin, gastronomie et culture

octobre 27th, 2011 by Rédaction iDealwine

Située à quelques kilomètres à peine des premières vignes de la Côte de Nuits, l’Ecole Supérieure de Commerce (ESC) de Dijon possède aujourd’hui une véritable expertise des formations pour les professionnels du vin.

En 2009 l’ESC a créé l’Institut du Management du Vin (dirigé par Joëlle Brouard) qui regroupe trois formations axées business : tout d’abord le mastère spécialisé CIVS (Commerce International des Vins et des Spiritueux, niveau bac + 6), dont la notoriété et le réseau n’est plus à faire, ce mastère existant déjà depuis vingt ans ; ensuite le Master of Wine (niveau Bac + 5) et enfin une formation continue au service des entreprises. Des enseignements très complets qui se veulent technico-commerciaux : une approche technique (connaissance des produits et de leur élaboration) à laquelle s’ajoute une dimension managériale. En créant cet institut, l’ESC Dijon s’est positionnée en leader dans le domaine des formations de la filière vin.

Un nouveau master « Food, Wine and Culture »

De plus, dans le cadre de son alliance stratégique internationale avec l’Oxford Brookes University Business School , l’ESC Dijon a ouvert en septembre dernier un Master of Art « Food, Wine and Culture ». Alliance fructueuse puisque cette formation à l’œnotourisme se place au carrefour des compétences et des expertises des deux institutions : management du tourisme à Oxford, management de la gastronomie (à Dijon et Oxford), management du vin à Dijon. Les enseignements bourguignons offriront aux étudiants de ce master une connaissance et une compréhension approfondie de la gastronomie et du vin et de l’univers qu’ils occupent dans nos vies. Une véritable formation d’excellence à l’œnotourisme, une pratique actuelle grandissante et de plus en plus utilisée par nos interprofessions/vignobles comme outil de communication et de promotion.

Concluons sur la devise du Mastère CIVS de l’ESC Dijon qui nous rappelle que les professionnels du vin sont avant tout des passionnés: « Votre passion va devenir votre métier !»

Millésime : le point sur les vendanges 2011

octobre 25th, 2011 by Veronique Raisin

Hétérogène, compliquée, en demi-teinte : 2011 ne va pas se la couler douce dans les chais. Il a fallu trier, bâtonner, remuer et bien piger (comment cela se passerait !). Région par région, les premières impressions du millésime se dessinent.

Jean-qui-rit et Jean-qui-pleure

Le Bordelais, la Bourgogne accusent de fortes disparités selon les terroirs d’abord, les cépages ensuite. On ne va pas ici vous ressortir la vieille rengaine du « ce sera un millésime de vigneron« , mais quand même un petit peu car cette année plus que jamais, il va falloir travailler du chapeau et piger (avec la tête). En somme, tourner le dos au « laissez-faire, laissez-fermenter » et mettre le paquet sur le contrôle et les élevages.

 

Stéphane Toutoundji

Stéphane Toutoundji, oenologue-conseil sur Bordeaux, confirme. « C’est l’hétérogénéité totale ! Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a rien d’intéressant, bien au contraire. Il y aura de très beaux vins. Je suis d’ailleurs assez surpris de certains résultats, notamment sur les terroirs limoneux et graveleux de la rive droite, qui s’en sortent plutôt bien. » Celui qui suit de près les châteaux Laulerie, Latour-Laguens, Richelieu et Tournefeuille insiste sur l’importance du tri qu’il a fallu pratiquer. Mais aussi sur les pratiques culturales au moment des chaleurs du printemps : « Il ne fallait pas trop effeuiller à ce moment-là, ni faire une vendange verte trop précoce« . Quant aux vendanges, les premiers coups de sécateurs de la fin août n’étaient sans doute pas les plus avisés. Récoltés autour des 20/30 septembre, les merlots et les cabernets francs de la rive droite s’en tirent avec les honneurs, mieux que le Médoc, contraint de vendanger plus tôt.

Selon le consultant, la rive droite prend l’avantage sur sa voisine, avec des vins friands, pas trop tanniques, plaisants, qui rappellent par leur acidité de très bons 2004 ou des 2008, toutefois un cran au-dessous. Stéphane Toutoundji conseille des extractions douces, des températures de fermentation assez basses afin de conserver le fruit.

Quant aux vins liquoreux, les grains botrytisés donneront d’excellents crus ; là encore les différences de terroir ont joué.

Des vendanges exténuantes

Kyriakos Kynigopoulos

« Tout était bien parti, on pensait même à une année précoce comme 2003. Et puis la pluie de juillet est venue gâter la vendange« . Kyriakos Kynigopoulos, qui conseille des domaines prestigieux de Marsannay à Santenay (Trapet, la Pousse d’Or, Mortet, Rousseau, Roumier…) parle lui aussi de contrastes forts. « En définitive, ceux qui ont démarré les vendanges le plus tôt, vers la fin août, ont été perdants ; la bonne fenêtre de tir, selon moi, était à partir du 1er septembre. Avec ce millésime hétérogène, les vins rouges en ont plus pâti que les blancs. Les maturités sont moins élevées que les années précédentes, de l’ordre de 12,8%-13% : il va falloir chaptaliser. D’une façon générale, on peut dire aussi que la Côte-de-Nuits s’en tire mieux que le sud de la Bourgogne. [n'oublions pas la grêle qui a touché Rully et Mercurey en mai dernier, ndlr]. Les blancs ont de bonnes acidités, avec des structures tendues, qui rappellent les 2007, mais avec plus de matière. L’élevage va être déterminant : il faudra être patient, revenir au bâtonnage, élever les vins sur lies. Quant aux vins proprement dits, déjà il y en aura moins que d’habitude, étant donné le tri important (certains domaines ont laissé 10% à 20% des raisins sur la table de tri, parfois autant dans les vignes) et ces vins ne seront pas forcément des vins de garde ». Kyriakos conclut : « Je n’ai jamais autant été fatigué que par ces vinifications ! »

Observation et nerfs d’acier

La Loire est en demi-teinte : qualité, fraîcheur aromatique mais petits rendements et donc faibles volumes. Se confiant à l’un de nos confères de la Nouvelle République, Jacky Blot résume bienl’esprit de ce 2011, avec « une récolte totalement inespérée, qui va au-delà de nos espoirs les plus fous au regard des précipitations de début septembre. Ce sera une grande année pour les vins blancs secs. En rouge, c’est un millésime assez hétérogène avec de l’excellent et du moins bon pour ceux qui ont vendangé trop tôt. » En résumé, des vins plus ligériens, avec davantage de tendresse que de démonstration.

Les vignerons de la Vallée du Rhône sont satisfaits, avec une récolte prometteuse et abondante, qui rappelle les excellents 2000 et 2009. Le Nord est marqué par des vins élégants, fins et généreux, comme à Côte-Rôtie, avec de belles intensités colorantes comme à Cornas ou Saint-Joseph. Le Sud brille notamment par ses syrahs et ses grenaches.

En Alsace, les vendanges 2011 ont été marquées par des températures chaudes et un bon ensoleillement, notamment dans le Haut-Rhin, comme témoigne le Domaine Ernest Burn sur son blog. Les raisins ont tous été rentrés avec une très bonne maturité, dans un bon état sanitaire. Un peu plus au nord cependant, quelques épisodes de grêle ont compliqué la donne. Là encore, le tri le tri le tri !

Dans les autres régions viticoles, le Beaujolais offre des vins riches, puissants, grâce à une récolte parfaitement mûre et saine.

Le Roussillon explose de joie : un millésime exceptionnel est annoncé, et abondant. Merci la tramontane. Les stratèges du Languedoc auront su déjouer les pièges de la météo ; le mois de septembre, très bien ensoleillé, a permis une bonne maturation des baies, et les syrahs sont paraît-il assez prodigieuses. Fruit, finales fraîches, finesse sont annoncés. En Provence, le moral est aussi au beau fixe, avec des volumes en légère augmentation et une qualité globale très satisfaisante. Il y a aura donc de bons vins rosés pour cet été, et l’on ne devrait pas mourir de soif. N’est-ce pas là l’essentiel ?

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En savoir plus sur la vinification

Zoom sur le Clos du Caillou : ancien et moderne à la fois !

octobre 24th, 2011 by Rédaction iDealwine

Ce très ancien domaine, qui a longtemps été réputé pour l’excellence de ses côtes-du-rhône, s’est étendu ensuite sur l’appellation Châteauneuf-du-Pape où il produit des vins (certifiés bio) de facture plutôt moderne et réputés dans le monde entier.

Le Clos du Caillou est idéalement situé, sur la commune de Courthézon. Il est composé de 44 ha en appellation Côtes du Rhône, et de 9 ha en appellation Châteauneuf-du-Pape. En 1936 son propriétaire refusa de faire visiter son domaine aux experts chargés de la délimitation de l’appellation. De ce fait, le Clos n’a pas été retenu, et aujourd’hui, le Clos du Caillou demeure une enclave dans l’appellation Châteauneuf-du-Pape.

N’ayant pas été classé en 1936, le Clos est donc resté en appellation côtes-du-rhône villages. Aujourd’hui, à l’intérieur du Clos, sur un terroir identique à celui des châteauneufs qui entourent le domaine, Le Clos du Caillou produit des côtes-du-rhône à la fois riches et soyeux. Les différentes cuvées s’appellent : Côtes-du-Rhône Clos du Caillou, le Bouquet des Garrigues, les Quartz, et la Réserve. A l’extérieur du Clos, les vignes classées en Châteauneuf-du-Pape sont regroupées par terroir et vinifiées séparément. Le terroir de sable est à l’origine de deux cuvées : les Safres et la Réserve. Le terroir de galets roulés produit pour sa part la cuvée Les Quartz.

Le vignoble a été planté essentiellement lors de son acquisition, par la famille Pouizin en 1956. Aujourd’hui c’est donc un vignoble de plus de cinquante ans composé en cépages rouges de grenache (80%), syrah (9%), mourvèdre (5%), cinsault (1%), counoise (1,5%), carignan (2,5%) et muscardin (1%), et en cépages blancs de clairette rose (32%), grenache blanc (27%), roussane (24%), clairette blanche (9%), viognier (6%), et bourboulenc (2%).

Les terroirs essentiels du domaine sont :

  1. les sables sur un sous sol marneux aux lieux-dits « Les Cailloux », et « Les Cassanets ». Ce terroir constitue un des terroirs les plus intéressants de l’appellation. Il présente l’intérêt d’être très filtrant en évacuant les excès d’eau très rapidement. Ce terroir permet aux raisins de mûrir plus rapidement, de présenter une précocité très marquée (15 jours par rapport à un terroir de galets).

    Les vins issus de ce terroir se caractérisent par la finesse, l’élégance, des tanins souples et d’une manière générale un style très bourguignon.

  2. les galets roulés en coteaux, terroir principal de l’appellation sur les lieux-dits « Les Cassanets », ou « Les Garrigues » en Côtes-du-Rhône. Ce terroir est composé de molasse marine du miocène recouvert par des galets, qui évoque le passage du Rhône à cette époque. Les galets ont un rôle bénéfique sur la qualité des raisins : ils emmagasinent la chaleur durant la journée, et la diffusent lentement durant la nuit.

Les vignes du Clos du Caillou sont travaillées dans le respect de la nature : amendements organiques et composts, labours réguliers sans utilisation d’herbicides, des traitements phytosanitaires réduits à l’utilisation du soufre et du cuivre (Le Clos du Caillou est certifié bio depuis 2010). Les raisins sont exclusivement récoltés à la main et triés avant leur arrivée à la cave. Les vinifications sont souvent précédées d’une macération à froid pendant quelques jours. Les vins rouges sont éraflés partiellement ou totalement en fonction du millésime ; suit la phase de fermentation et de macération avec des pigeages manuels, remontages et délestages. Les vins sont ensuite élevés en foudres et en demi-muids pendant 15 à 18 mois dans les caves souterraines du domaine tempérées naturellement (13 à 15 degrés).

Le domaine du Clos du Caillou : ce qu’en dit la presse

Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012

Situé sur des galets roulés en coteaux mais aussi sur des sols de sables et de safres, le vignoble du domaine a été, en grande partie, planté dans les années 1950, au lieu et place de bois. Il atteint aujourd’hui un âge respectable. Les deux châteauneuf-du-pape produits sont des vins modernes, où l’on recherché des textures extrêmement lisses, primant parfois au détriment du relief.

Le Guide Bettane & Desseauve des Grands Vins de France 2012

3 BD sur 5

Disposant d’installations performantes et adaptées, Sylvie Vacheron s’appuie sur un vignoble situé au nord-est de l’appellation dont une partie produit d’excellents côtes-du-rhône. En châteauneuf, elle réalise des vins concentrés et modernes, très fruités et savoureux, parfois un peu trop chaleureux. L’ensemble est hautement recommandable.

Découvrez les vins du domaine du Clos du Caillou actuellement en vente sur iDealwine.

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A boire dans les 5 ans
Domaine Clos du Caillou

Côtes-du-Rhône “Bouquet des Garrigues” 2009 – Rouge

16+/20 Jancis Robinson

15/20 Bettane & Desseauve

14/20 RVF

prix spécial

10.50€ TTC

La bouteille – 75cl

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Un côtes-du-rhône “sérieux”,

dense et mûr, avec d’agréables

notes de fruits noirs.

A boire sur des plats de bistrot

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A boire dans les 5 ans
Domaine Clos du Caillou

Châteauneuf-du-Pape “Les Safres” 2009 – Rouge

17,5/20 Bettane & Desseauve

17,5/20 RVF

17/20 Jancis Robinson

88-90/100 Robert Parker

90-92/100 IWC Stephen Tanzer

prix spécial

28.00€ TTC

La bouteille – 75cl

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Un vin suave, à la fois puissant et doux. Matière riche pour plats

de viandes mijotées en sauce

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A boire entre 2013 et 2020
Domaine Clos du Caillou

Châteauneuf-du-Pape Les Quartz 2009 – Rouge

91-93/100 Robert Parker

91-93/100 IWC Stephen Tanzer

18,5/20 Bettane & Desseauve

17,5/20 Jancis Robinson

16,5/20 RVF

prix spécial

40.00€ TTC

La bouteille – 75cl

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Un beau vin puissant mais qui reste élégant avec ses tannins policés. Pour viandes rouges saignantes

ou gibier à poil




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