Vendanges à Tahiti : Vin de Pays Tropical !
février 6th, 2012 by Rédaction iDealwine
Quelques nouvelles des îles lointaines pour oublier le froid polaire qui sévit sur la France métropolitaine… Tahiti est nettement plus connue pour ses vahinés que pour sa production de vin. Et pourtant ce petit morceau de terre perdu au milieu du Pacifique connaît même deux vendanges par an ! Petite visite guidée…
Le vin de Tahiti est produit en plein cœur du Pacifique sud dans l’archipel des Tuamotu, en Polynésie française. Le vignoble est situé à Rangiroa (considéré comme l’un des plus grands atolls du monde) et on y accède par une route de corail bordée de cocotiers qui mène au domaine Ampélidacées où la vigne pousse à cent mètres à peine du lagon et à moins de quatre cents mètres de l’océan.
C’est dans les années 1990 que Dominique Auroy, un homme d’affaires installé en Polynésie Française depuis plus de quarante ans, s’est lancé le défi d’élaborer du vin sous ces latitudes et d’augmenter la qualité de la production au fil des années. L’aménagement d’un vignoble à cet endroit a demandé de longues années de recherches car c’était la première fois qu’une production de vin d’une telle ampleur était entreprise localement, de surcroît sur un atoll !
Les premiers cépages ont été importés en 1992 et subi les tests d’acclimatation dans les principaux archipels. Le vignoble de Ranguiroa est le résultat d’un long travail acharné qui a nécessité beaucoup de patience et d’humilité. L’équipe technique est actuellement dirigée par Sébastien Thépenier, œnologue qui poursuit le travail de ses prédécesseurs depuis 2002.
Aujourd’hui le domaine compte 8 hectares de vignes et produit 40 000 bouteilles par an. Parmi les quatre cuvées proposées, deux blancs secs qui ont l’originalité d’être vinifiés à partir du cépage carignan… rouge ! Les deux autres cuvées du domaine sont un rosé (base de carignan) et un blanc moelleux (muscat de Hambourg et italia) .
Enfin, remarquons qu’à Tahiti il y a deux vendanges par an. L’une s’est terminée fin septembre dernier et l’autre débutera fin février, dans quelques jours !
Nous leur souhaitons bon courage pour la vendange à venir…
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Que penser des millésimes 2008, 2009 et 2010 dans le Roussillon ?
février 2nd, 2012 by Philippe RabertThéoriquement, les appellations du sud comme le Roussillon sont plutôt moins sensibles à “l’effet millésime” que celles plus septentrionales. Néanmoins, selon les années, les vins peuvent présenter des profils assez différents.
Dans le Roussillon on peut dire que les conditions climatiques garantissent presque systématiquement une maturité correcte des raisins, contrairement, par exemple, à la Bourgogne où certaines années peuvent se révéler très végétales (comme 2004, pour prendre un millésime récent). Ce n’est donc pas la maturité alcoolique (mais il peut y avoir des exceptions) qui gouverne véritablement la qualité des millésimes dans le Roussillon, mais plutôt les excès de chaleur et/ou de sécheresse qui peuvent provoquer ce qu’on appelle du “stress hydrique” dans les vignes. Une sorte de repli de la plante sur elle même pour assurer sa survie qui fait qu’elle “se désintéresse” des fruits qu’elle porte. D’où le risque de ne pas atteindre une maturité phénolique réelle (dans le cœur des baies, jusqu’aux pépins) et de produire des vins riches en alcool mais aux tannins secs.
C’est pourquoi il convient de rester extrêmement prudent dans l’évaluation théorique d’un millésime sudiste, par exemple dans le Roussillon. L’amateur a tendance à penser trop vite qu’un bel été chaud et sec est favorable à la qualité des vins. Une certaine critique journalistique, un peu trop systématiquement enthousiasmée par les vins ronds et flatteurs, renforce encore cette impression et certains millésimes sont un peu trop vite rangés dans la case “exceptionnels” alors qu’ils proposent trop de vins certes puissants et spectaculaires, mais souvent fatigants à table. 2007 à Châteauneuf-du-Pape a été ainsi porté aux nues par Robert Parker, mais de nombreux vins ressemblent plus à des portos vintage qu’à une boisson de repas !
A l’inverse certains millésimes sont sous-évalués alors qu’ils ont simplement le tort d’arriver entre deux millésimes puissants et très (trop ?) ensoleillés. C’est typiquement le cas de 2008 en Roussillon qui a produit des vins plus frais, plus souples et plus faciles à boire et qui ont conservé un joli fruit mûr. 2009 est un peu plus riche et puissant, mais avec parfois quelques excès de lourdeur. 2010, dont on ne peut pas avoir encore fait totalement le tour, paraît plus équilibré, à mi-chemin entre 2008 et 2009. Voyons maintenant tout cela en détail.
Le millésime 2008
Si le printemps a été particulièrement « arrosé » pour un climat méditerranéen, il a été suivi par un été frais et sec puis une fin d’été exceptionnelle. Septembre a été un mois sec, avec des températures nocturnes et matinales fraîches et un ensoleillement abondant. Ce cocktail de soleil, de sécheresse avec des températures fraîches la nuit a permis aux raisins de finir leur maturation lentement mais dans d’excellentes conditions, avec un état sanitaire des grappes irréprochable. Seule petite ombre au tableau, les quantités ont été assez réduites par rapport à la moyenne dans la plupart des secteurs.
Les vins rouges présentent en règle générale un bel équilibre avec un fruité frais très présent et une délicatesse de matière bienvenue. Un millésime facile à marier à table.
Le millésime 2009
Encore une année très chaude avec une vendange vraiment précoce (elle a démarré le 10 août). Avec un été aussi chaud, les évolutions de maturité ont été très rapides, même sur les coteaux en altitude relativement élevée. L’état sanitaire était excellent, mais la récolte relativement peu abondante, à cause de longues périodes de sécheresse. Les grenaches et les carignans ont été particulièrement à l’aise. Comme dans beaucoup de régions viticoles françaises, les vins présentent le plus souvent un caractère gourmand, assez facile, qui ne donne pas envie de les garder trop longtemps en cave. Mais les plus belles cuvées des meilleurs vignerons auront, comme d’habitude, un long avenir devant elles… Attention quand même à certains vins trop riches en alcool et un peu “lourds”.
Le millésime 2010
Une importante tendance à la sécheresse – cela devient une habitude dans cette région – aura caractérisé ce millésime en Roussillon. Après un hiver sec et froid, puis quelques petites pluie printanières, il n’est pour ainsi dire pas tombé une goutte d’eau de la mi-mai jusqu’aux vendanges ! Les vignes les mieux cultivées, possédant des racines descendant profondément dans le sol, ont heureusement évité le stress hydrique. Les raisins étaient en général assez petits, les jus plutôt concentrés avec des matières denses. Les meilleurs rouges sont donc charnus et parfumés. Aucune appellation n’a été sensiblement meilleure ou moins en réussite que les autres. Les différences se font surtout au niveau de la qualité du travail des vignerons. Les vignes bien travaillées, aux racines profondément enfoncées dans le sol, ont moins souffert et ont donné des vins riches mais équilibrés.
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Toqués de Tokaj : reportage au royaume de Disznoko
janvier 6th, 2012 by Veronique Raisin
Le plus grand domaine de Tokaj, propriété d’Axa millésimes depuis près de vingt ans, déroule ses cent hectares de vignoble au nord-est de la Hongrie à la frontière slovaque. Ses vins d’or, issus de grains aszu, figurent parmi les plus beaux liquoreux au monde.
Les coteaux de Tokaj se méritent. A quelque deux-cent-cinquante kilomètres à l’est de Budapest, le vignoble abrite un trésor qui fit la gloire de la nation magyare au cours des 18e et 19e siècles. Délimitée par décret royal en 1737 par le roi Charles III, l’appellation Tokaj compte aujourd’hui un peu plus de cinq mille hectares, barrés au nord par la montagne (Hegyalja), à l’est par le Bodrog, au sud par la grande plaine hongroise (Puszta) qui conduit jusqu’à Belgrade. Le domaine de Disznoko se situe dans la partie sud-ouest du vignoble ; il compte 104 hectares assis sur des argiles et des graves volcaniques.
Axa Millésimes – Châteaux Pichon-Longueville, Suduiraut, Petit-Village, Pibran, Domaine de l’Argot, Mas Belles Eaux, Quinta do Noval – l’a acquis en 1993 et totalement réhabilité. Un nouveau chai a été construit en 1995, bénéficiant des dernières innovations technologiques en date, une bonne partie du vig
noble a été replantée et une cave creusée dans la roche, qui la confond, à s’y méprendre, avec un caveau antédiluvien façon bourguignonne !
A la tête de ce joyau, Laszlo Meszaros, un agronome formé à Purpan puis en Hongrie, arrivé en 1995 chez Disznoko et nommé directeur en 2000. Dynamique, souriant, volontaire, il a hissé les vins du domaine à leur plus haut niveau, affirmant un style pur et très frais ; la superbe verticale qu’il nous a proposée lors de notre visite a achevé de nous convaincre. Car même si nous connaissons les vins liquoreux et savons plus ou moins à quoi nous attendre, ceux-là ont une empreinte particulière, qui rappellent à la fois la magie des grands sauternes, dans leur caractère assis et noble, et celle de certains grands liquoreux ligériens, portés par une acidité triomphale, tout en s’en détachant. Car quelques différences subsistent – tout de même – entre les Hongrois et les Français.
Hotte, hotte, hotte
Les cépages utilisés d’abord, la vinification ensuite, diffèrent sensiblement. Six cépages blancs sont cultivés à Tokaj : le fürmint, le zeta, le harslevelu, le muscat jaune, le köverszölö et le kabar. Parmi eux, le fürmint est celui qui botrytise le mieux ; cette variété, très répandue à Tokaj puisqu’elle couvre 60% de l’appellation, se trouve aussi sur les roches volcaniques en Autriche, Slovaquie, Slovénie et Croatie. C’est un raisin très acide, avec une peau fragile, qui mûrit facilement. Vient ensuite le harslevelu (30%), un raisin qui botrytise moins mais qui est très aromatique ; on procède généralement à une macération à froid sur ses peaux pour extraire le maximum d’arômes. Les autres cépages sont plus anecdotiques mais apportent néanmoins de la complexité aux vins.
Quant à la méthode d’élaboration du tokaj liquoreux, elle a été reconnue pour la première fois en 1630. On ne garde que les grains les plus nobles (notamment des fürmints, qui s’y prêtent le mieux), atteints par le botrytis et appelés « aszu », mot qui signifie « desséché » ; concentrés et rabougris, ils ressemblent alors à des raisins secs.
Il existe aussi deux autres types de vendanges : des raisins sans botrytis, qui serviront à produire des vins blancs secs, et des raisins avec du botrytis, mais moins concentrés que les aszus, qui entreront dans des vins de type vendanges tardives ou szamorodni (récoltés début novembre).
Les aszus, ou raisins sûrmuris, sont récoltés grain par grain. Selon les millésimes, ils peuvent être botrytisés ou passerillés. Il faut alors 150 à 200 vendangeurs pour les ramasser. Un vendangeur récolte en moyenne entre 6 à 10 kilos de grains nobles par jour… Ces grains si secs qu’ils ne peuvent pas être pressés sont incorporés aux moûts de l’année. Historiquement, on ajoutait une ou plusieurs hottes (puttonyos) de ces raisins. C’est ainsi qu’est née la classification entre 3 à 6 puttonyos, qui correspond à un degré de sucrosité croissant : plus de 60g/l de sucre pour le 3 puttonyos, plus de 90 g/l pour le 4 puttonyos, plus de 120 g/l pour le 5 puttonyos et enfin plus de 150 g/l pour le 6 puttonyos. Quant à l’eszencia, à la consistance sirupeuse, et titrant 1% d’alcool, on ne peut pas le classer dans la catégorie du vin.
Le domaine de Disznoko produit environ un tiers de chaque vin (sec, szamorodni et aszu), pour un volume total variable, entre 200 000 et 300 000 bouteilles par an. Tout dépend du millésime, les 2009 et 2010 par exemple ayant donné de tout petits volumes, contrairement au 2008. Enfin, sachez que les vins sont élevés en fûts, dans du bois hongrois, mais aussi des barriques de Château Suduiraut !
La verticale
La dégustation proposée par Laszlo nous a propulsés dans le monde des grands vins, indéniablement. Avec des profils variés et des intensités différentes, résultant de millésimes plus ou moins riches, ces Tokajis Aszu de Disnoko étaient simplement fabuleux. Nous sommes remontés jusqu’au millésime 1993 (ou plutôt descendus) sur des catégories de 5 et 6 puttonyos. Je vais évoquer ici les six qui m’ont le plus séduite, mais on pourrait disserter des heures durant sur tous les vins du domaine, tous de belle facture. J’attends vos questions et commentaires
.
- 2006 Tokaji Aszu 5 puttonyos : grand vin, noble et racé, au nez de sous-bois et de cire. Grande liqueur, portée par une acidité tranchante. Tension, vivacité, tout n’est pas encore en place car ce vin porte encore le fruit de sa jeunesse (il n’est pas encore commercialisé). Amertume sur la finale, retour superbe. J’ai beaucoup apprécié ce vin énergique.
- 2003 Tokaji Aszu 5 puttonyos : millésime également chaud mais moins qu’en France, ce 2003 cultive un air débonnaire, avec une bouche musclée, tout en rondeur, sur la pâte de fruits, l’abricot confit. Sensuel, fin et équilibré, ce n’est pas
le plus fin de la série mais il est doté d’un charme indéniable et surtout prêt à boire.
- 2002 Tokaji Aszu 5 puttonyos : miam miam. Celui-là je l’adore et tant pis pour le blasphème. Le nez fumé, de vanille, ouvre sur une bouche grasse et onctueuse, avec un accent d’orange amère. Très fin, avec aussi des notes de miel d’acacia et d’agrumes confits, il allie complexité et élégance.
- 2000 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est le millésime qui a le moins d’extrait sec, et un peu moins d’acidité. Grande structure, large, côté confit et crémeux très savoureux. Notes de raisin de Corinthe. Vin sphérique, tout en douceur et délicatesse, un peu moins tendu et frais que les précédents.
- 1999 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est LE grand millésime des années 90. A se damner. Couleur superbe d’intensité, de paille brune. Nez de camphre, très riche, confit, sur les fruits secs. Bouche de même acabit, splendide de complexité et de saveurs mêlées, avec une liqueur parfaite. Grande race, acidité au poil. Finale énorme, forcément.
- 1995 Tokaji Aszu 6 puttonyos : on entre là dans le dur, avec des vins qui ont pris de l’âge sans pour autant être évolués. Le nez reste frais, ouvert, sur l’abricot sec. Bouche large onctueuse, de grande tension, rappelant l’amande.
Ce n’est là qu’un tour de piste bien sûr. Le reste de la gamme est de même rigueur et réussite. Enfin pour terminer, petit tour d’horizon des mille et une façons de déguster ces vins d’or : poulet rôti avec une peau croustillante, simple et imparable, cuisines exotiques, épicées ou légèrement sucrées-salées. En dessert, pourquoi pas, sur l’acidité d’une tarte au citron.
Reportage de Véronique Raisin.
NB : certaines voyelles portent un accent aigu, que j’ai paresseusement subtilisé, mon clavier se prêtant difficilement au bilinguisme.
Tokay, pinot gris, quelle différence ?
Encore appelé il y a peu « tokay pinot gris », le cépage pinot gris est aussi présent dans sa Bourgogne originelle sous le nom de Beurrot. Depuis le 1er avril 2007, la mention tokay est redevenue l’apanage exclusif des vins liquoreux produits en Hongrie.
L’épilogue de 80 années de tractations entre les deux pays, puisqu’un premier accord bipartite datant de 1926 prévoyait l’abandon par la Hongrie de la dénomination « cognac » en échange d’une disparition du terme tokay sur les étiquettes de vins français. Cet accord n’avait jamais été appliqué, mais l’entrée de la Hongrie dans l’Union européenne, en 2004, avait été l’occasion de rouvrir le débat.
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Retrouvez aussi un reportage video sur le domaine Disznoko, réalisé par Obiwine.
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Les climats de Bourgogne au sommaire du magazine Millésime sur FR3 Bourgogne
janvier 5th, 2012 by Rédaction iDealwine
Une fois par mois, le dimanche à 11h25, FR 3 Bourgogne propose un magazine sur le vin. La quatrième édition de cette émission baptisée “Millésime” sera consacrée dimanche 8 janvier à la notion de “climat” en Bourgogne.
Les deux premiers numéros de ce magazine télévisé ont été consacrés aux vendanges puis aux vinifications. Le mois dernier le reportage portait sur le métier de négociant en Bourgogne et l’équipe de Millésime avait suivi la Maison Albert Bichot, un des principaux acteurs du négoce local.
Pour cette nouvelle édition le magazine a choisit de s’intéresser aux climats de Bourgogne.
Qu’est ce qu’un climat ? Un climat, c’est un terroir, une parcelle de vigne ou un clos, où l’on produit des vins de renommée depuis des siècles dans une alchimie qui fait interagir un lieu, des conditions naturelles, un cépage, les hommes ou encore une histoire. Cette mosaïque de terroirs que sont les climats confère à la Bourgogne son authenticité et toute sa magie.
C’est l’occasion de rappeler qu’un dossier de candidature a été déposé pour que ces climats soient classés au patrimoine mondial de l’Unesco. L’équipe de Millésime reviendra donc sur cette candidature avec Aubert de Villaine (le régisseur du domaine de la Romanée Conti), président de l’association qui présente ce projet de candidature et qui fera le point sur l’avancement de ce dossier.
Au programme aussi, un peu d’histoire, pour nous raconter comment des précurseurs bien éloignés (des hommes, des religieux, des scientifiques) ont théorisé cette notion de climat il y a déjà plusieurs siècles.
Puis, un autre sujet (un reportage en Suisse dans le vignoble de Lavaux, classé au patrimoine de l’Unesco depuis 2007) montrera qu’un classement n’empêche malheureusement pas forcément la construction de bâtiments indésirables…
Le magazine s’initiera également à l’étude des sols, si importante dans la caractérisation vin et cela avec le concours d’un géologue.
Enfin, cette édition s’achèvera comme à son habitude par une dégustation commentée qui sera cette fois consacrée à un climat de Bourgogne hors zone de classement éventuel, un climat de l’appellation Saint-Véran en Saône-et-Loire.
Une émission à ne surtout pas manquer si vous êtes dans la zone de diffusion !
Vous pouvez également retrouver les émissions sur le site de FR3 Bourgogne : http://bourgogne.france3.fr/dossiers/millesime-70459459.html
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Le champagne Dom Pérignon 2003 est lancé !
décembre 29th, 2011 by Rédaction iDealwine
Le millésime 2003, dont on se souvient des excès, n’était pas un millésime facile, même si de nombreux amateurs associent encore trop souvent bons millésimes à années très chaudes et très ensoleillées. Mais quand on travaille avec soin en champagne, même les millésimes délicats peuvent révéler d’excellentes cuvées.
Richard Geoffroy, l’emblématique chef de cave du champagne Dom Pérignon a annoncé le lancement du dernier millésimé de la gamme Dom Pérignon le 7 décembre dernier, c’est à dire le 2003. Ce champagne d’exception sera commercialisé dès janvier 2012.
Cuvée mythique de champagne, Dom Pérignon déclenche les passions. Chaque nouveau millésime de la cuvée phare de la maison Moët et Chandon est un petit évènement.
2003 fut un millésime compliqué pour l’ensemble des vignobles hexagonaux et particulièrement en Champagne. Les gelées du 7 et du 11 avril resteront gravées dans les mémoires des champenois comme une catastrophe qui détruisit une très grande partie de leur récolte de chardonnay. Puis un été lui aussi historique, le plus torride depuis 53 ans, avec un mois d’août caniculaire et des vendanges les plus précoces depuis 1822 !
Dom Pérignon 2003 est le fruit d’un assemblage de 62% de pinot noir et de 38% de chardonnay, des pourcentages qui sont la conséquence directe du gel. Car ce pourcentage restera lui aussi mémorable et unique en son genre, lorsque l’on sait que sur les 37 millésimes de Dom Pérignon depuis 1921, l’assemblage des deux cépages oscille autour de 50 % – 50%.
Concluons sur ces mots de Richard Geoffroy : « Je n’ai jamais eu l’ombre d’un doute, 2003 est un vrai millésime… C’est le plus intense des millésimes que nous ayons produits. »
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Déjà apprécié par les Anglais à la fin du XIIè siècle, l’essor du Champagne débute véritablement sous Louis XV. Son succès ne se démentira pas au long des siècles, amplifié par la couverture médiatique dont il bénéficie désormais à chaque grand événement. Dom Pérignon, moine bénédictin nommé cellerier de l’abbaye d’Hautvilliers en 1668, marqua son époque par sa contribution à l’élaboration du vin de champagne, à l’origine conçu pour être un vin « tranquille » (sans bulles). Dom Pérignon est à chaque millésime un hommage à l’œuvre du moine éponyme. Si l’ambition de Pierre Pérignon était alors d’offrir le vin « le meilleur du monde », la destinée de son œuvre fut telle que la postérité en a fait le père spirituel du champagne. L’avènement de Napoléon, ami de Jean-Remy Chandon, en 1804, marque le début d’une ère de succès commercial ininterrompue pour la maison Moët & Chandon, dont la renommée est aujourd’hui planétaire. « Le » Dom Pérignon, cuvée de prestige de la maison, est certainement le champagne le plus connu au monde. Commercialisée à partir de 1936 (dans le millésime 1921, produit à 300 exemplaires seulement), elle connut un succès mondial immédiat. Cette cuvée à la bouteille caractéristique, en forme de flacon du XVIIIè siècle, est élaborée uniquement les meilleures années. Le volume de flacons de Dom Pérignon produits est un secret jalousement gardé par le groupe LVMH, aujourd’hui propriétaire de la maison Moët et Chandon.
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Vif engouement pour les grandes cuvées de Champagne du groupe LVMH
Jacky Blot, une formidable énergie dans la Loire
décembre 15th, 2011 by Philippe Rabert
Jacky Blot a été un des moteurs du renouveau de l’appellation Montlouis au début des années 1990. Insatiable, après avoir acheté il y a dix ans un domaine à Bourgueil, il vient d’acquérir les 12 hectares du superbe Clos de Mosny à Montlouis. Il nous explique tout cela dans l’interview qu’il a accordée à iDealwine.
Le regard aussi pétillant que son fameux Triple Zéro, Jacky Blot est un vigneron habité d’une formidable énergie et d’une envie permanente d’entreprendre qui ne peut laisser qu’admiratif. Le tout sans jamais faire de concessions à la facilité et en restant d’une exigence draconienne sur la qualité des vins qu’il propose à une clientèle comblée.
Alors qu’une Offre iDéale “Spéciale Jacky Blot” est en cours sur le site iDealwine, nous avons rencontré le vigneron à Paris lors d’une dégustation de… beaujolais. Un moment privilégié pour faire le point sur son actualité du moment.
iDealwine : Quels sont les projets qui vous font vibrer en ce moment ?
Jacky Blot : Incontestablement l’intégration dans La Taille aux Loups du Clos de Mosny que j’ai racheté fin 2010 et sur lequel nous avons fait nos premières vendanges en 2011. C’est un site formidable, 12 ha d’un seul tenant ceinturés par 1,6 km de murs ! J’ai même engagé un maçon à plein temps pour entretenir ces murs.
iDw : Dans quel état étaient les vignes ?
JB : Il y avait un peu de tout et puis sur une surface pareille il y a des nuances de sols. En gros, on peut dire qu’il y avait trois catégories de vignes : une partie de très belles vignes assez vieilles et greffées sur des porte-greffes très qualitatifs. Une partie de vignes “normales” et une partie de vignes “moyennes” que je vais progressivement remplacer. Au total c’est un gros travail supplémentaire puisque mon domaine a pratiquement grandi de près de 50% d’un seul coup ! Et un gros investissement financier avec le matériel à acheter et les quatre personnes supplémentaires qu’il a fallu embaucher.
iDw : Comment va s’intégrer la production des vignes du Clos de Mosny dans la gamme des vins de La Taille aux Loups ?
JB : Les 2,5 ha produisant les plus beaux raisins sont destinés à produire une nouvelle cuvée qui s’appellera tout simplement Clos de Mosny et dont le millésime 2011 sortira l’année prochaine. Les autres belles vignes serviront à produire plus de Triple Zéro, mon pétillant qui est toujours en rupture de stock ! Enfin, comme sur le reste de mon vignoble de Montlouis, un premier passage sur l’ensemble du clos lors des vendanges servira à produire un peu plus de ma cuvée générique, “Les Dix Arpents”. Il ne faut pas oublier non plus que dans l’
achat du Clos de Mosny se trouvaient 3 ha du Clos Michet qui vont venir compléter l’hectare que je possédais déjà et que j’isolais depuis quelques années. Ce nouveau challenge me comble car il me permet d’aller encore plus loin dans ce que j’aime faire, c’est à dire des sélections parcellaires.
iDw : Actuellement, une belle sélection des vins de vos deux domaines (La Taille aux Loups à Montlouis et Domaine de La Butte à Bourgueil) est proposée sur iDealwine. Pourquoi avoir choisi notre site ?
JB : D’abord je tiens à signaler que je ne vends pratiquement jamais mes vins sur des sites de vente en ligne. Avant tout par fidélité à mon réseau de cavistes qui a cru en moi dès le départ de l’aventure. Néanmoins il faut savoir évoluer, mais doucement, et pour moi, iDealwine s’est naturellement imposé par la qualité de ses prestations et l’excellent relationnel que j’entretiens avec les responsables du site. D’ailleurs il faut que retourne vite au domaine pour retrouver quelques lots de Triple Zéro et de Vouvray sec du Clos de Venise 2010 tant les clients d’iDealwine se sont enthousiasmés pour cette vente de mes vins !
Château Tour Haut-Caussan : une découverte dans le Médoc
décembre 13th, 2011 by Rédaction iDealwine
Les connaisseurs ont, de longue date, repéré ce domaine qui produit avec soin et régularité de savoureux médocs, issus de vignes anciennes. Des crus dont le rapport qualité-prix devrait en réconcilier plus d’un avec l’achat de vins de bordeaux !
La propriété a été achetée par la famille Courrian en 1877. Elle était couverte de vignes et, au centre, se trouvait le moulin à vent qui est le symbole du domaine et qui figure sur les étiquettes du vin. L’exploitation s’étend sur 17 hectares qui comprennent deux secteurs bien distincts. Le premier, situé autour du moulin, est constitué d’une superbe butte calcaire plant
ée majoritairement en merlot (70%), le reste en cabernet-sauvignon. Ce sont des vignes qui ont une moyenne d’âge respectable de 60 ans (ce qui est plutôt rare dans le Bordelais). L’autre secteur est situé sur le plateau de Potensac où les sols sont constitués d’un mélange d’argile, de graves et de calcaire. Le cabernet-sauvignon et le merlot se partagent cette zone pratiquement à parité. La densité de plantation varie légèrement selon les secteurs aux environs de 7000 pieds/ha. Le domaine travaille ses sols, et n’ajoute pas d’engrais depuis plus de vingt ans. Les vendanges sont manuelles (ce qui n’est pas vraiment fréquent par ici…). La vinification est sans artifice et le vin est élevé classiquement en fûts (25% de neufs, le reste se répartissant entre fûts d’un an, de deux ans et de trois ans).
Château Tour Haut-Caussan : ce qu’en dit la presse
Le Rouge & Le Blanc
Depuis 1634, la famille Courrian habite la commune de Blaignan-Médoc et elle détient Tour Haut-Caussan depuis 1877. Cette propriété doit en grande partie sa renommée actuelle à Philippe Courrian qui l’a hissée aux tout premiers rangs des Crus Bourgeois du Médoc. Aujourd’hui, son fils Fabien est le responsable de la vigne et du chai et sa fille Véronique s’occupe de la partie commerciale. Dès que l’on pénètre dans la cour du château, on ressent l’esprit de famille qui règne en ces lieux. Eprit mêlé de sérénité et de gentillesse. A signaler que depuis 1992, la famille Courrian est également propriétaire du Château Cascadais dans les Corbières.
Guide Quarin des Vins de Bordeaux
Voilà le cru de l’appellation Médoc le plus régulier depuis vingt ans que je goûte. Il traverse les générations sans faiblir, grâce au savoir-faire qui se transmet de père en fils. Je bois encore du 1982 avec délice. Les Courrian sont des viticulteurs dans l’âme, et leurs vignes une référence. Travaillées comme il se doit, elles n’obéissent qu’à une seule consigne : le métier fait avec amour. Les vins sont pensés pour être bus à table. Les Courrian se méfient de tout effet lié à une puissance exagérée. Les vins sont délicieux, tendres et présents à la fois. Ils possèdent une belle longévité. Le 2001 est délicieux à boire en ce moment.
Découvrez les deux millésimes de Château Tour Haut Caussan actuellement en vente sur iDealwine :

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Zoom sur le Domaine de La Butte : des cabernets francs au sommet
décembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine
Après plus de dix ans passés à l’élaboration exclusive de blancs, la tentation d’appliquer les mêmes méthodes sur des rouges a fini par devenir réalité pour Jacky Blot. Partons à la découverte du domaine de La Butte où il vinifie avec talent le cabernet franc.
Pour trouver de beaux terroirs à cabernet franc, Jacky Blot a parcouru les secteurs de Chinon, Saint-Nicolas-de-Bourgueil et Bourgueil, dans cette partie de la Touraine où ce cépage trouve les conditions climatologiques idéales.
Encore fallait-il faire coïncider des conditions géologiques toutes aussi favorables. Malheureusement, depuis plusieurs dizaines d’années, l’extension de ces vignobles s’est prolongée dans les plaines alluvionnaires de la Vienne et de la Loire. Difficile de trouver un grand terroir capable de produire des vins authentiques aux antipodes des vins de soif fruités à travers lesquels la Loire est trop souvent connue.
Jacky Blot a fini par trouver quatorze hectares, dont douze d’un seul tenant, entièrement placés sur l’un des plus beaux coteaux de Bourgueil, exposé plein sud sur des pentes inhabituelles dans la région. Le Domaine de la Butte, bordé par la forêt qui le protège des gelées, domine les plaines alluvionnaires. La situation est exceptionnelle, le paysage magnifique et, cerise sur le gâteau, le domaine dispose d’une cave gigantesque taillée dans le roc… Les rêves les plus fous sont devenus réalité…
L’ensemble du domaine repose exclusivement sur des roches sédimentaires calcaires de la fin du secondaire. Le pied de la butte repose sur du turonien inférieur, mi-pente sur du turonien moyen et supérieur, le haut de la butte datant de l’éocène. La roche mère est partout très proche, à peine recouverte d’argile au pied de la butte et de sables éoliens à mi-pente. Pas le moindre pied de vigne planté dans les alluvions de Loire. Le terroir est exceptionnel par la présence permanente du calcaire, par et par ses belles pentes orientées plein sud.
La possibilité d’utiliser le cabernet-sauvignon, autorisé à Bourgueil, n’a pas été retenue. L’ensemble est donc planté exclusivement en cabernet franc. L’âge moyen des vignes d’un peu plus de trente ans offre une grande diversité, de dix ans sur le haut de la Butte à cinquante ans dans la partie mi-pente.
Comme à Montlouis et à Vouvray, sur l’autre domaine de Jacky Blot (La Taille aux Loups), le vignoble de Bourgueil est entièrement labouré et traité de façon extrêmement raisonnable, sans insecticide ni désherbage chimique
Vendanges manuelles
Les vendanges sont évidemment entièrement manuelles, en utilisant des méthodes rodées depuis plus de 10 ans à Vouvray et à Montlouis.
Les vendangeurs, tout en éliminant les grappes encore roses ou abîmées, chargent la vendange dans les hottes. Le raisin est délicatement posé sur des tables de tri au bout du rang sur lesquelles chaque grappe est examinée et débarrassée de tout élément indésirable. Le raisin retenu est alors poussé dans les caisses pouvant contenir environ 20 kg de raisins, sans le moindre risque d’écrasement.
A l’arrivée au-dessus de la cave, le raisin sera déposé pour un ultime tri sur une table à tapis roulant, avant d’être éraflé et dirigé, sans foulage, par gravité dans les cuves de vinification.
La vinification a lieu dans la cave creusée dans le roc. Elle se fait soit dans des cuves bois pour les plus grands vins, soit dans des cuves béton. La fermentation sans ajout de levure, se prolonge par une période de macération plus ou moins longue selon les cuvées. Les vins sont ensuite stockés dans différents contenants pour l’élevage.
La mise en bouteille s’effectue sans filtration. La cuvée “Le Pied de la Butte” est mise en bouteille au printemps, “Perrières” et “Le Haut de la Butte” sont mises en bouteille après un élevage d’un an, au début de l’automne. “Mi Pente“ bénéficie d’un élevage de seize à dix-huit mois.
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