Jean-Michel Deiss, apôtre de la complantation de cépages en Alsace
janvier 17th, 2012 by Philippe Rabert
Vigneron émérite mondialement reconnu, Jean-Michel Deiss est aussi un motard passionné. Et un vrai motard est par essence forcément un rebelle. C’est sans doute pourquoi Jean-Michel Deiss est devenu un vigneron rebelle, révolté contre la dictature des cépages qui appauvrit selon lui la complexité des terroirs alsaciens.
Peut-on imaginer une seule seconde inscrire la mention “Pinot noir” sur une étiquette du grand cru Musigny ou, encore plus fort, sous le plus grand des grands crus, La Romanée Conti ? C’est pourtant ce que l’Alsace a fait pendant des décennies en imposant aux vignerons d’accoler le nom d’un cépage aux plus grands crus de ses terroirs comme l’Altenberg de Bergheim, le Schoenenbourg ou le Rangen de Thann… Une sorte de négation du terroir au profit du seul cépage. Tout cela, Jean-Michel Deiss l’a en détestation absolue. Il n’a jamais accepté qu’on puisse définir en priorité un vin de terroir par son cépage. Et il a pour lui, non seulement une forme évidente de bon sens, mais surtout l’histoire même du vignoble alsacien où la complantation des différents cépages était monnaie courante jusqu’au tout début du XXe siècle.
C’est pourquoi aujourd’hui, les vins du Domaine Marcel Deiss (à part quelques “vins de fruit” jouant un rôle d’entrée de gamme) ne sont présentés que par rapport à un terroir hiérarchisé (comme en Bourgogne, en 1ers crus et en grands crus). Le terroir seul exprime ici sa marque, il domine les autres contingences. Il détermine le style, la personnalité exacte, la physionomie même du vin, en un mot, son humanité. Pour les grands crus, l’indication du cépage est totalement superflue tant est forte et parfois contradictoire l’influence du terroir sur son expression habituelle. Elle devient inutile quand la vigne est conduite en complantation comme à l’Altenberg au Schoenenbourg ou au Mambourg. Cet effort associé à de grandes densités de plantation (8 000 à 12 000 pieds de vigne à l’hectare) rend seul possible l’expression de toutes les nuances fines du terroir, son tempérament, ses tics, sa … folie. En effet, le fait de planter un seul cépage, voire un seul clone du cépage, empêche l’expression complète du terroir à l’image d’une personne dont le vocabulaire ou l’alphabet trop pauvre empêcherait de dire le monde ou ses sentiments profonds. Dans la tradition alsacienne, les vins des terroirs étaient seulement nommés par le nom du lieu, la complantation devenant la règle absolue de cette exigence. Comme partout ailleurs, du Bordelais aux Côtes du Rhône, en passant par la Bourgogne, dont il faut rappeler qu’elle utilisait jusqu’aux années 50 le pinot noir, le chardonnay et le pinot beurot (voire l’aligoté) en mélange dans le vignoble pour produire du… Montrachet !
C’est pour cette raison que Jean-Michel Deiss a décidé, pour tous les vins issus de grands terroirs (grands crus et futurs premiers crus), de ne plus utiliser l’indication du cépage, si réductrice et stérile et de nommer seulement le génie du lieu, cette énergie qui vient du fond comme un cri.
Qui dit terroir et permanence du type, dit géologie, pédologie, climat et microclimats, mais aussi exploitation technique du caractère des terroirs. Ainsi, le vignoble est conduit en utilisant les techniques anciennes de la tradition viticole alsacienne (le labour, le piochage, le compost, l’enherbement), sans désherbage ni engrais chimique, la vigne étant complantée comme une plante de sous-sol en souffrance au cœur de chaque terroir.
Les vins de terroirs portent naturellement la marque de cette exigence, la trace évidente de cette vocation à dire un paysage. Ce sont les vins qui disent le retour à la vraie tradition alsacienne séculaire.
La complantation des cépages, une richesse pour l’Alsace
La complantation (art de mélanger les cépages dans un terroir) est la plus ancienne forme de viticulture connue en Europe. Bien avant que les vignerons ne connaissent les cépages et ne deviennent des savants ampélographes, elle a permis d’assumer une régularité des récoltes comme le remarque Olivier de Serres dans son ouvrage « Le théâtre de l’agriculture et le mesnage des champs » (1600). La tradition des treize cépages du châteauneuf-du-pape procède de la même logique puisqu’à l’origine ces cépages différents étaient complantés dans les mêmes parcelles, y compris des cépages blancs au milieu des rouges. Une tradition avant tout faite pour équilibrer les vins et leur donner de la fraîcheur. Jean-Louis Stolz caractérise ainsi en Alsace en 1852 plus de 100 cépages et complantés dans le vignoble et décrit les complantations spécifiques des plus grands terroirs alsaciens (Sporen, Schoenenbourg, Sonnenglanz, Zotzenberg, Kastelberg, Kaefferkopf). A cette époque, il existe très peu de vignes pures, les vignerons réalisant peu à peu une véritable adaptation d’un encépagement complexe au terroir par la technique du marcottage (art de remplacer un cep mort par son voisin plus résistant parce que mieux adapté).
Alors que la mention du cépage a toujours été facultative en AOC Alsace (Ordonnance de 1945) et que beaucoup de parcelles en coteaux étaient encore complantées dans les années 60, la mise en place de la législation “Grand Cru” obligeant à la mention du cépage (1975) peut-être considérée comme une erreur historique car elle a eu pour conséquence un appauvrissement dramatique de la diversité biologique des vignobles, une mise en place des clones productifs et un basculement dans le tout variétal. Heureusement, la persévérance et l’opiniâtreté de quelques vignerons ont permis, en 2005, de réformer cette législation inique (la mention du cépage est maintenant totalement facultative en Alsace AOC et “Grand Cru”). Il reste maintenant à retrouver les encépagements originaux de chacun des grands terroirs alsaciens !
C’est pour toutes ces raisons que les vins de Jean-Michel Deiss (largement aidé aujourd’hui par son fils Mathieu) possèdent cette personnalité unique, terriblement attachante, qui bouleverse parfois les habitudes, mais qui surtout enrichit considérablement notre approche des vins alsaciens. Une sorte de voyage initiatique au cœur même des grands terroirs de ce magnifique vignoble !
Les vins du domaine Marcel Deiss actuellement en vente sur iDealwine



Domaine Marcel Deiss, ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
3*sur 3
Jean-Michel Deiss reste fidèle à la voie tracée : réaliser des vins de terroir à partir de vignes complantées. Cet assemblage de cépages reste pour lui la meilleure définition de l’expression d’un terroir. La complantation, fort ancienne dans la région, était systématique autrefois. Le procédé reste encore très peu suivi et divise fortement les vignerons. Jean-Michel, lui, avance tranquillement dans cette démarche, avec pour finalité des vins convaincants, complexes, dotés d’une intensité de saveur merveilleuse et d’un équilibre incroyable. Une harmonie entre les cépages qui se fait naturellement, sans éprouvette, à la cave, loin de tout calcul savant. Cela reste un peu déroutant pour le consommateur, mais le résultat est magnifique. Quelques années de recul permettent d’analyser la précision des définitions de terroir et la capacité de ces vins à gérer leur propre équilibre.
Le Guide Bettane/Desseauve des Grands Vins de France 2012
5BD sur 5
Jean-Michel Deiss a désormais installé sa logique de complantation de cépages pour révéler le caractère des terroirs autour de Bergheim, en recherchant la maturité physiologique parfaite des raisins pour proposer des cuvées abouties, dont l’acidité complexe exprime parfaitement les nuances de salinité de chaque cru. Avec son fils Mathieu en charge des vinifications depuis le millésime 2008, Jean-Michel peut consacrer plus de temps à promouvoir son approche, en particulier sur les accords mets et vins qui obligent le consommateur à enfin se préoccuper de l’influence du terroir en l’absence de repère variétal. Si les vins de terroir sont à garder plusieurs années et à carafer avant service, la gamme des vins de cépage continue de produire des cuvées très franches de style.
Robert Parker
Jean-Michel Deiss has been growing some of the finest wines in Alsace for more than a quarter century and with them – as well as with his passionately articulate discourse – capturing the imagination and affection of wine enthusiasts world-wide. But the bearded sage of Bergheim is never satisfied, and beginning in the late eighties, he began to completely re-think his wines and means of truly embracing his terroirs. The result was new acquisitions and plantings to achieve (beginning a decade ago) single-vineyard, field-blend bottling the likes of which had scarcely been seen in Alsace for the better part of a century, and to certain of which the governing authorities have recently been persuaded (perhaps as much by Deiss’ metaphysics of terroir as by the profundity of his vinous results) to grant the status “Grand Cru.” Deiss’ special “vins de terroir” are released only after he judges them to have had sufficient time in bottle to being to show their personalities (with the 2005s only appearing in 2007).
Deiss’s belief that diverse cepages which grow together - »under the influence of the parcel’s terroir and of one another » tend to ripen together, was certainly tested in both 2009 and 2008, but even someone skeptical of that claim « and we skeptics are surely in the majority – must admit that to the extent under- and over-ripe (or botrytis-inflected) aspects coexist in one and the same wine, this need not always manifest itself as disharmony but sometimes instead can generate welcome tension, a tension especially beneficial in the context of noticeable sweetness, and something like seems to have happened with the exciting 2008s at this address. Jean-Michel Deiss remarked - »apropos the preponderance of residually sweet wines at his estate (like so many in Alsace) » that with his vineyard and cellar environment, if he really wants a wine to go to dryness, he needs to work with it in barrique, otherwise he would need in most years to employ cultured yeasts, something he eschews » as he puts it – « on moral, not just aesthetic grounds, because I am not about to serve the industry that produces them. »
Riesling, un très grand cépage
janvier 13th, 2012 by Rédaction iDealwine
Profitons de l’actualité de l’Offre idéale en cours sur l’Alsace pour vous présenter le roi incontesté des cépages de cette région, le riesling. Il est même considéré par de nombreux amateurs comme un des plus grands cépages blancs du monde.
Même si le chardonnay et le sauvignon sont des cépages de plus grande notoriété, sans doute parce qu’ils sont plus facilement abordables pour un passionné débutant, le riesling est au yeux des spécialistes un des plus grands cépages de vin blanc au monde. Sa capacité à traduire la minéralité d’un terroir, les possibilités de maturités qu’il offre, du très sec à la pourriture noble, sa haute tenue à table face aux plats les plus raffinés, notamment à base de crustacés nobles ou de poissons très fins, en font un cépage incontournable pour les grands amateurs de blancs. Mais, comme le chenin de Loire duquel il est finalement assez proche par de nombreux côtés (d’ailleurs les amateurs de chenin sont le plus souvent également de grands fans du riesling), il est souvent cantonné à un rôle relativement secondaire dans trop de caves de passionnés. Et c’est vraiment dommage. A une époque on l’on se laisse facilement séduire par la mode des vins blancs riches, gras, surmûris, le riesling, avec son acidité cristalline, ses arômes d’agrumes, ses notes salines très minérales, sa fraicheur et sa digestibilité, devrait séduire tous ceux qui ne se satisfont pas de cette dictature du blanc lourd et surboisé. Il faut se laisser envoûter par la pureté d’eau de roche des grands rieslings alsaciens ou des fabuleux rieslings allemands et autrichiens issus de très grands terroirs et qui laissent le plus souvent un souvenir impérissable… Il faut parfois savoir préférer la beauté de la classe d’une femme, certes un peu froide, mais d’une élégance folle dans sa façon de bouger et de se déplacer, à l’étalage un peu vulgaire d’atours soit disant irrésistiblement féminins mais bien peu subtils…
Le riesling à table
Evidemment, comme partout, mais plus spécifiquement en Alsace, les accords avec le riesling dépendent étroitement du niveau de sucrosité du vin à accorder. Les purs rieslings proposés dans cette Offre iDéale (les trois vins du domaine Ostertag et les deux rieslings du domaine Bott-Geyl) sont vinifiés dans un style très sec, peut-être très légèrement moins sur le millésime 2009 qu’en 2007 ou 2008, mais on reste sur des accords de vins secs.
Le riesling sec est un merveilleux compagnon de tous les produits de la mer qu’ils soient crus (carpaccios de saint-jacques, tartares de saumon ou de daurade, sushis ou sashimis) ou cuits avec une mention spéciale pour les poissons de rivière. Les cuvées les plus simples sont à marier à des poissons préparés sans trop de recherche (à la vapeur ou au four, sans sauce). Les plus grandes cuvées, surtout après quelques années de garde, sont à associer avec des terrines de poisson, des crustacés nobles (homard, langouste) ou des poissons cuisinés en sauce.
Avec les rieslings contenant un peu de sucre (l’équivalent d’un demi-sec de Loire), leur belle acidité permet de superbes associations avec des volailles rôties un peu grasses comme l’oie ou le canard. On peut aussi tenter un mariage avec une cuisine exotique épicée (curry, cuisine thaï).
Enfin, les relativement rares rieslings de vendanges tardives ou en SGN (Sélection de Grains Nobles) sont à accorder comme tous les vins moelleux ou liquoreux, c’est à dire avec des fromages à pâte persillée, du foie gras, mais plus facilement encore avec certains desserts à base de fruits cuits comme un tarte aux pommes ou aux abricots, ou un crumble aux fruits. Les plus liquoreux (SGN) peuvent aussi être bus pour eux-mêmes, à la place d’un dessert.
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Les climats de Bourgogne au sommaire du magazine Millésime sur FR3 Bourgogne
janvier 5th, 2012 by Rédaction iDealwine
Une fois par mois, le dimanche à 11h25, FR 3 Bourgogne propose un magazine sur le vin. La quatrième édition de cette émission baptisée “Millésime” sera consacrée dimanche 8 janvier à la notion de “climat” en Bourgogne.
Les deux premiers numéros de ce magazine télévisé ont été consacrés aux vendanges puis aux vinifications. Le mois dernier le reportage portait sur le métier de négociant en Bourgogne et l’équipe de Millésime avait suivi la Maison Albert Bichot, un des principaux acteurs du négoce local.
Pour cette nouvelle édition le magazine a choisit de s’intéresser aux climats de Bourgogne.
Qu’est ce qu’un climat ? Un climat, c’est un terroir, une parcelle de vigne ou un clos, où l’on produit des vins de renommée depuis des siècles dans une alchimie qui fait interagir un lieu, des conditions naturelles, un cépage, les hommes ou encore une histoire. Cette mosaïque de terroirs que sont les climats confère à la Bourgogne son authenticité et toute sa magie.
C’est l’occasion de rappeler qu’un dossier de candidature a été déposé pour que ces climats soient classés au patrimoine mondial de l’Unesco. L’équipe de Millésime reviendra donc sur cette candidature avec Aubert de Villaine (le régisseur du domaine de la Romanée Conti), président de l’association qui présente ce projet de candidature et qui fera le point sur l’avancement de ce dossier.
Au programme aussi, un peu d’histoire, pour nous raconter comment des précurseurs bien éloignés (des hommes, des religieux, des scientifiques) ont théorisé cette notion de climat il y a déjà plusieurs siècles.
Puis, un autre sujet (un reportage en Suisse dans le vignoble de Lavaux, classé au patrimoine de l’Unesco depuis 2007) montrera qu’un classement n’empêche malheureusement pas forcément la construction de bâtiments indésirables…
Le magazine s’initiera également à l’étude des sols, si importante dans la caractérisation vin et cela avec le concours d’un géologue.
Enfin, cette édition s’achèvera comme à son habitude par une dégustation commentée qui sera cette fois consacrée à un climat de Bourgogne hors zone de classement éventuel, un climat de l’appellation Saint-Véran en Saône-et-Loire.
Une émission à ne surtout pas manquer si vous êtes dans la zone de diffusion !
Vous pouvez également retrouver les émissions sur le site de FR3 Bourgogne : http://bourgogne.france3.fr/dossiers/millesime-70459459.html
Les vins de bourgogne actuellement en vente sur iDealwine
A lire également :
Les batailles de vins au Moyen-Age
janvier 2nd, 2012 by Rédaction iDealwine
Aux 13e et 14e siècles, les rivalités entre les régions viticoles s’exacerbent et aux arguments purement qualitatifs pour expliquer la notoriété d’un vignoble s’ajoutent des raisons politiques ou d’intérêt particulier. La renommée d’un vin se détache alors de ses seules qualités intrinsèques : considérations subjectives, médicales, adages et intérêts politiques se mêlent.
Les rivalités entre vignobles du Nord et du Sud s’exacerbent à partir du 12e, lorsque les pays de la mer du Nord manifestent un besoin supérieur en vin. Les vallées de la Saine, du Rhin voire de la Moselle ne suffisent plus à couvrir leurs approvisionnements et les vignobles du Centre, de l’Auxerrois, de l’Anjou et du Sud-Ouest commencent à leur damer le pion. Ces vins séduisent pour leur puissance et leur structure plus tannique, bénéficiant d’un climat plus ensoleillé. Le témoignage de l’évêque de Paris, Guillaume d’Auvergne, est à ce sujet éloquent : il déclare devoir couper son vin de Saint-Pourçain, d’Angers ou d’Auxerre afin d’en tempérer la force ! Ces « vins forts » ne devaient pourtant pas dépasser les 10°. Le vin d’Argenteuil, si prisé en son temps par Philippe Auguste, est désormais dépassé. Auxerre, Beaune, La Rochelle, la Gascogne briguent la première place, et la disputent à Saint-Pourçain, alors en état de grâce, préféré du pape et du roi.
Le champagne n’étant pas encore né, les vignerons du Nord perdent peu à peu leur hégémonie.
Les publicitaires du Moyen-Âge
La médecine est le premier défenseur du vin à cette époque. Présenté comme une source de santé, il avait toutes les vertus : favoriser la digestion, clarifier le sang, drainer la circulation sanguine. Bref, c’est un breuvage curatif qui entre dans la composition de nombreux remèdes. Ainsi, l’approbation du médecin renforçait la notoriété d’un vin. En quelque sorte, le médecin, malgré lui, en était le meilleur ambassadeur. Si par malheur l’approbation n’est pas donnée (le vin de Châlon accusé par exemple de faire gonfler le ventre ou celui d’Etampes de donner la goutte), les breuvages sont voués à l’excommunication. Les vins de la Côte d’Or bénéficièrent quant à eux d’une belle renommée assise par Philippe le Hardi qui déclarait à leur propos qu’ils n’avaient pas leur pareil pour « nourrir et sustenter la créature humaine ».
Au-delà de ses vertus médicinales, le vin était aussi et surtout vanté comme un don de la nature, indépendamment des soins apportés à la culture de la vigne. Serait-ce là les prémices de la notion de terroir ? On peut le croire en notant que les Orléanais, pour recommander leur vin à Charles VII, n’hésitaient pas à en rehausser le prestige en le définissant comme « une émanation d’un terroir doté, par le Créateur, de vertus particulières« . Dans le même ordre d’idée, les vignerons de Beaune n’hésitent pas à affirmer, lors d’une controverse engagée entre les mérites des vins de Bourgogne et de Champagne, que leur vin est si bon en raison de la « bonne nature de l’air et de la terre, d’une exposition au soleil des plus favorables ».
Plus c’est loin, meilleur c’est
Reste à régler la question du transport. En ces temps obscurs où le polystyrène et le colissimo n’avaient pas encore franchi la porte des esprits, et que le chemin de fer n’existait pas surtout, l’acheminement des vins restait le point épineux de sa conservation. Il arrivait fréquemment que le trajet lui était largement préjudiciable. Toute l’astuce consistait alors à faire croire que le nectar gagnerait des galons en route et qu’il serait donc bien meilleur à l’arrivée qu’au départ (un peu ce qu’on essaie de nous faire croire avec les Primeurs, supposés bien meilleurs deux ans plus tard lorsque le prix aura quadruplé). Le poète Guillaume Le Breton, pionnier de la réclame ante-Piou-Piou, célèbre le vin d’Issoudun en latin dans le texte et assure carrément que ce vin gagne d’autant plus en force qu’il vient de loin… (« quantoque magis portatur eo fit fortior« ). Imaginez le nombre de palettes qu’on peut raisonnablement passer en Chine aujourd’hui avec ce genre de discours. Mais aliam vitam, alio mores comme disait l’autre. Le publicitaire de l’époque ne reculant devant aucune ruse, on a aussi l’exemple des vins du Jura et de la Côte d’Or, tributaires exclusivement de la voie terrestre, et qui s’amélioraient – soi-disant- avec « les secousses du roulage »…
Ceux qui exportaient par la mer, pas à court d’argument, affirmaient que c’était l’air marin et le doux roulis qui relevaient la qualité des vins.
Voyez donc ensuite le raisonnement qui en découle : rien ne sert de faire un bon vin, encore faut-il l’exporter le plus loin possible ! Car c’est là que le petit jus va se transformer en nectar. Les Mâconnais, partant de ce principe, justifiaient ainsi leurs ventes vers le Noooooord.
En 1829, Cochard et d’Aigueperse écrivent dans leur Notice sur le canton de Beaujeu que plus les vins du Beaujolais « vont au Nord, et plus ils gagnent en qualité ». On en a transporté jusqu’à Saint-Petersbourg, et l’on assure qu’ils y sont à peine reconnaissables, tant ils s’améliorent dans le trajet ».
Ces adages continuèrent de perdurer jusqu’au début du 20e siècle. Vers 1900, à Bordeaux, on accordait une importance particulière au vin dit « retour des Indes » écrit Roger Dion. Il s’agissait d’un vin qui avait traversé l’Atlantique à deux reprises. Dans le même temps, les vignerons angevins s’efforçaient de faire reconnaître la supériorité du vin d’Anjou « retour de Chine ».
Le roi comme prescripteur suprême
Mais la propagande la plus puissante provenait d’en haut, des grands de ce monde, monarques en premier lieu. Un peu à rebours de ce qui se pratique aujourd’hui, les rois vantaient les mérites des produits de leur pays à leurs homologues venus leur rendre visite. Ainsi de Philippe Auguste qui, en 1201, ouvrit sa cave personnelle à Jean Sans Terre de passage sur Paris. Et les petits présents qui scellent l’amitié, offerts à ces occasions n’oubliaient pas, outre les tissus et les objets d’or et d’argent, les bonnes bouteilles (ou plutôt les fûts).
Comme toujours, qu’un vin soit servi lors d’une grande réception et offert à un grand de ce monde, en particulier au roi d’Angleterre, arrangeait fort les affaires du vigneron et plus largement de sa région. C’est ainsi que les vins d’Issoudun, servis au festin d’apparat que donna Louis IX en 1241 pour fêter l’entrée en chevalerie de son frère Alphonse de Poitiers, furent-ils prisés.
En somme, bénéficier du témoignage de l’estime du roi représentait un gage de succès indiscutable. C’est pourquoi à la cour de France, à partir du 13e siècle, le « bouteiller », c’est-à-dire le responsable des achats de vin pour la table royale, est devenu l’un des plus intimes conseillers du souverain.
En réalité, le choix d’un vin était avant tout et surtout une décision politique. Acheter les vins d’une région en particulier revenait à solliciter indirectement l’appui des vignerons et notables locaux, et donc à les inciter à servir la politique du roi. Ainsi du roi d’Angleterre qui fit en 1359 de grandes provisions de vins de la région de Toulouse, afin d’encourager le soutien des villes du haut bassin de la Garonne dont la fidélité lui était nécessaire.
Rois et grands seigneurs ont donc largement contribué, chacun à leur façon, au commerce du vin au Moyen-Âge. Car au-delà de leurs qualités intrinsèques, ces vins vantés par les grands de ce monde l’étaient aussi beaucoup pour des raisons politiques. En quelque sorte, et dans une certaine mesure, ces rapports politico-viticoles participèrent de la formation de l’unité française.
Source :
Roger Dion, Histoire de la vigne et du vin en France, des origines au 19e siècle, CNRS Editions.
Retrouvez les épisodes de notre saga L’histoire de la vigne et du vin
Domaines de La Butte et de La Taille aux Loups : la Loire en rouge et blanc
décembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine
Perfectionniste du vin et vigneron emblématique de la Loire, Jacky Blot produit sur les trois appellations où il est présent (domaine de La Butte à Bourgueil et domaine de La Taille aux Loups à Montlouis et à Vouvray) des cuvées d’une précision et d’une pureté rares. Connaissant le goût des amateurs d’iDealwine pour ses vins, il nous a fait l’amitié de nous proposer ses meilleures cuvées de Bourgueil, Montlouis et Vouvray, certaines étant aujourd’hui pratiquement épuisées, donc introuvables ailleurs. Ne laissez pas passer cette Offre iDéale !
Rouge, blanc, liquoreux : le choix va être difficile…
A Bourgueil, Jacky Blot a eu la chance d’acquérir un vignoble planté sur un terroir magnifique qu’il a décliné en quatre cuvées. Cette semaine iDealwine vous propose “Le Haut de la Butte” 2010, un Bourgueil gourmand, au fruit croquant, facile à placer à table et la cuvée “Perrières” 2010, issue d’une petite parcelle très qualitative, un superbe cabernet franc qui se tiendra très bien à table !
A Montlouis, un premier vin un peu à part, le célébrissime pétillant “Triple Zéro”, une bulle fine et légère qui affolera vos apéritifs ! Plus classiquement, deux Montlouis secs du millésime 2010, la cuvée “Rémus”, le grand classique du domaine, un chenin très sec, facile à placer dans un repas et le “Clos Michet”, un vin plus ambitieux, plus riche, idéal sur une cuisine plus sophistiquée.
Le domaine de La Taille aux Loups est également présent sur l’appellation voisine de Vouvray, où il possède de magnifiques terroirs. Le “Clos de la Bretonnière” 2010 est déjà un très grand vouvray, à la fois gourmand et minéral. Mais que dire du “Clos de Venise” du même millésime à l’équilibre superlatif, sans doute un des plus grands vins blancs secs de Loire.
Qui dit Loire, dit évidemment vins liquoreux. Jacky Blot a donc sorti de ses réserves deux très grandes cuvées au style totalement opposé : la très riche et dense “Cuvée des Loups” en Montlouis 2003 et le très aérien et délicat Vouvray “Clos de Venise” 2009 (une quasi exclusivité qui vous est réservée). Deux petites merveilles à encaver sans faute !
Offre valable jusqu’au 31 décembre 2011, dans la limite des quantités disponibles.









Un champagne d’amateur : le domaine Larmandier-Bernier
novembre 23rd, 2011 by Philippe Rabert
Saluée par les guides, reconnue et appréciée des connaisseurs, la maison Larmandier-Bernier cultive pourtant une certaine discrétion. Partons à la découverte de ce domaine emblématique de la Côte des Blancs.
Le travail de la vigne est inscrit dans l’histoire des familles Larmandier et Bernier depuis la révolution française. Les Larmandier participèrent au renom de la Côte des Blancs avec leur célèbre Cramant Blanc de Blancs Nature. Dès le début du 20ème siècle, les Larmandier élaborent des champagnes qui prouvent très rapidement leurs grandes qualités. Ainsi Jules Larmandier (puis son fils Philippe Allyre) devient le fournisseur des grandes tables parisiennes (La Tour d’Argent, Taillevent, Charlot Roi des Coquillages, …). En 1971, Philippe Larmandier, petit-fils de Jules, crée avec sa femme Elisabeth Bernier, propriétaire de vignobles à Vertus, le champagne Larmandier-Bernier. A la disparition de son mari en 1982, Elisabeth dirige le domaine familial et développe les ventes notamment vers la Belgique et la Suisse. En 1988, Pierre, f
ils de Philippe et Elisabeth, fraîchement diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Nantes, décide de reprendre le métier « qui coule dans ses veines ».
Après plusieurs rencontres enrichissantes avec des vignerons français et de nombreuses conférences et stages, Pierre a commencé en 1992 à redonner vie aux différents terroirs du domaine par le travail du sol et par l’abandon des herbicides. Depuis 1999, le domaine est cultivé en biodynamie et la fermentation se déroule grâce aux levures indigènes de chaque terroir. Pourquoi cette évolution? Certains diront que c’est la tendance actuelle, c’est dans l’air du temps… Pour la famille Larmandier-Bernier, c’est plus que cela. C’est tout simplement une évidence : il n’est certes pas suffisant de cultiver ses vignes en biodynamie pour faire un grand vin, – le terroir et le vigneron sont aussi très importants – mais cette pratique s’impose petit à petit comme une nécessité. De plus, Pierre a constaté que les techniques chimiques utilisées aujourd’hui consistent à répondre à chaque maladie par un produit spécifique. Cette logique met en péril l’équilibre global de la plante par des ag
ressions soi-disant ciblées mais tous les ans plus puissantes. Il souhaite simplement recréer un équilibre naturel entre les maladies et les défenses naturelles de chacune de ses vignes. Sa démarche est d’essayer d’appréhender la vigne dans sa globalité…
Pierre cherche à affiner encore son travail à la cave afin de porter au mieux ce raisin jusque dans le verre, en mettant en avant l’originalité de chaque terroir. En 2002, il achète 4 ha de vignes à Vertus. 4 ha à Vertus, c’est déjà exceptionnel, mais, fait peut-être unique en Champagne, ces vignes n’ont jamais connu aucun désherbant ni aucune gadoue. Le sol est et a toujours été labouré. La précédente propriétaire, qui part en retraite, sait que les vignes continueront à être labourées. Le domaine se voit attribuer une, puis deux étoiles dans le guide Classement des Meilleurs Vins De France. Pierre Larmandier est choisi par la Revue du Vin de France « meilleur espoir du vin 2002 » et « vigneron de l’année 2003 » par Bernard Burtschy pour GaultMillau. Andrew Jefford considère dans “The New France” que « peu de vignerons champenois ont une gamme de champagnes aussi impressionnante ». Le succès ne se dément pas, la belle histoire continue…
Le domaine Larmandier-Bernier : ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
2* sur 3
Avec leur champagne majeur, Terre de Vertus, Pierre et Sophie Larmandier affichent fièrement leur appartenance à ce village du sud de la Côte des Blancs. Une revendication légitime, car les intéressés valorisent leur terroir par un travail complet du sol et pratiquent des traitements biodynamiques. Si sa famille est originaire de Cramant, Pierre Larmandier s’est installé à Vertus en étendant le vignoble familial en 2002, agrandissant et modernisant dans la foulée la cave, ce qui lui permet de vinifier une vendange de 16 ha, dont 3,5 en Grand cru : Cramant – somptueuse cuvée Vieilles Vignes – et Chouilly. On salue la franchise, l’intensité de goût et la puissance de saveur rare de ces champagnes désormais très peu (extra-bruts) ou pas du tout dosés.
Le Guide Bettane et Desseauve des Grands Vins de France 2012
3 BD sur 5
Pierre Larmandier est sans doute le viticulteur le plus réfléchi de sa commune de Vertus, et celui qui exprime ce terroir avec le plus de précision. Tous les champagnes ont ici un naturel exemplaire, mais le succès bien mérité conduit parfois ce producteur à les mettre sur le marché parfois trop tôt. En dehors de son exceptionnel cramant, issu de très vielles vignes, le produit emblématique de la maison est Terre-de-Vertus, champagne de terroir remarquable de finesse. Les derniers tirages ont donné des vins légers et spirituels, mais sans doute pas à garder.
Le Rouge & Le Blanc
Quand il parle des vignerons conventionnels, Pierre Larmandier a toujours un petit sourire au coin des lèvres. Il ne comprend pas qu’une simple réflexion de bon sens ne conduise pas à une viticulture naturelle. Décidé, à la suite de ses aînés puristes, à produire des champagnes frais, nets et sans maquillage, Pierre Larmandier est revenu au travail de la terre en évitant la chimie : labours pour préserver la vie du sol et favoriser un enracinement profond, biodynamie, poudrage et surtout rendements mesurés.
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Grand Tasting Paris : la magie des Master Class
novembre 10th, 2011 by Rédaction iDealwine
Le Grand Tasting Paris, le salon organisé par le duo Bettane et Desseauve ouvrira ses portes au Carrousel du Louvre les 2 et 3 décembre prochain. Au programme, entre autres, les prestigieuses sessions des Master Class.
Le Grand Tasting ouvrira ses portes les 2 et 3 décembre prochain et, parmi les nombreuses animations au programme, la traditionnelle série de dégustations prestigieuses, les Master Class. Très attendus et très demandés, ces Master Class sont l’occasion de découvrir les plus grandes cuvées d’un ou de plusieurs producteurs, bien au calme dans un environnement privilégié (comité restreint) et un cadre agréable. Vous profiterez des commentaires et des conseils de dégustation des propriétaires ou d’experts en la matière. L’éventail des dégustations proposées pour cette édition est encore d’un niveau exceptionnel. En effet le programme, riche et diversifié, et la très grande qualité des vins raviront, comme chaque année, l’ensemble des amateurs.
Comme à chaque édition du Grand Tasting, ces animations remporteront sans aucun doute un immense succès, mais attention, les places sont limitées et, comme vous l’imaginez, elles disparaissent à une vitesse vertigineuse… C’est donc l’occasion de vous conseiller d’être réactifs face à l’engouement que ces dégustations de prestige suscitent toujours et de réserver vos places au plus vite.
Vous aurez notamment la possibilité de découvrir, parmi d’autres, la superbe cuvée du Clos des Goisses, de la maison Philipponnat. Le Clos des Goisses est un avant tout un vignoble planté sur un terroir exceptionnel, propriété exclusive de Philipponnat. On dit qu’il produit le plus puissant des vins de Champagne. Vous pourrez profiter également d’une dégustation rare des crus de la maison italienne Ornellaia. Fondée en 1981, dans une région idyllique de la Toscane, ce domaine produit de très grands vins, parmi les meilleurs du monde.
La liste complète des Master Class, tous plus alléchants les uns que les autres est disponible sur le site du Grand Tasting : http://www.grandtasting.com
Cette année encore, iDealwine est partenaire du Grand Tasting. Venez nous rendre visite en bénéficiant de notre offre “Une place achetée, une place offerte” pour cet évènement, en vous inscrivant sur le site de l’organisation, le moyen le plus rapide pour réserver vos places.
Beaucoup d’émotions en perspective !
Une place achetée, une place offerte
Code Promo : IDWGT2011
Accédez au site du Grand Tasting
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Le Grand Tasting Paris 2011 : le site Internet vient d’ouvrir !
Parutions : deux ouvrages pour tester vos connaissances… et associer vin et santé
novembre 1st, 2011 by Rédaction iDealwine
Connaissez-vous votre Q.O (quotient œnologique) ? Cette semaine, nous avons sélectionné pour vous deux ouvrages intéressants. A s’offrir ou à se faire offrir …
« Pommard ou Pomerol ? »
Bourgogne ou Bordeaux ? Une question récurrente que tout passionné de vin s’est un jour posé ou qui a alimenté bien des discussions de fin de soirée ! Un débat sans fin qui n’a aucune bonne réponse…
Ce n’est pas le cas du livre de Kilien Stengel : « Pommard ou Pomerol ? » qui donne, lui, plein de réponses ! Cet ouvrage est en en effet un grand quiz illustré qui vous permettra de tester et d’évaluer votre QO (quotient œnologique !) à travers 500 questions. Il s’articule en 10 tests de 50 questions avec leurs réponses qui vous permettront d’approfondir vos connaissances dans le domaine de votre passion (histoire, cépages, élaboration/vinification, terroir, dégustation, vins du monde).
Fonctionnel, complet et très bien illustré, il suscite immédiatement la curiosité et l’intérêt. Et vous vous apercevrez vite que, même dans le domaine du vin, nous avons encore et toujours pléthore de choses à apprendre.
Une seule bonne réponse possible !
A savoir : un livre qui pourrait s’avérer fort utile, prochainement, pour répondre au Quiz iDealwine sur Facebook…
« Le Guide Vin et Santé 2012 »
Ce livre est en quelque sorte le symbole et la traduction du combat que mène l’Association Vin et Santé depuis des années contre les amalgames et les raccourcis : en effet, vin et santé ne sont pas incompatibles !
Ce guide, à travers sa sélection de viticulteurs et les différents témoignages de scientifiques qui soutiennent ce combat, a pour but de nous faire comprendre qu’il est trop facile de faire l’amalgame entre la consommation d’alcool forts et une consommation modérée de vin. Ce dernier est trop souvent placé au même niveau qu’un alcool fort de grande consommation et le consommateur averti et amateur de vin est trop régulièrement assimilé aux populations à risque et aux consommateurs excessifs.
Cet ouvrage met en avant une sélection de viticulteurs respectueux de l’environnement, en offrant des informations intéressantes sur les appellations et sur les accords mets/vins tout en proposant de nombreux renseignements œnotouristiques. Les commentaires et témoignages des scientifiques sont passionnants et instructifs. Ils proposent une lecture différente du vin pour en permettre une meilleure appréciation, toujours de façon modérée et “éduquée”.
« Incontournable pour les amateurs comme pour les néophytes. A consommer sans modération ! », comme le dit le Professeur Christian Cabrol, chirurgien cardiaque de renommée mondiale et président fondateur de ADICARE (Association pour le Développement et l’Innovation en Cardiologie) depuis 1990.
Consultez le site de l’association Vin et Société.
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