Réforme des appellations : mode d’emploi des futures étiquettes
janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine
Une nouvelle hiérarchisation des appellations est en cours en France et se met progressivement en place. L’ancienne, qui comprenait les noms d’AOC, de VDQS, de Vins de Pays puis enfin de Vin de Table va être remplacée par de nouvelles dénominations.
Voici les principaux points à retenir :
• Les Vins de Table deviennent des Vins de France
Dans la hiérarchie de la qualité, ils représentent toujours l’échelon de base, sans IG (Indication Géographique). La nouvelle législation autorise aussi l’affichage du millésime et du cépage, ce qui leur était jusqu’ici interdit. Cela ouvre la possibilité, par exemple, de produire un Sauvignon blanc de France en assemblant des raisins provenant de Loire, du Bordelais ou du Languedoc. Ce type d’assemblage, très courant dans les pays du Nouveau Monde, était jusqu’ici impossible en France. A noter que 15% du vin pourra provenir d’un autre millésime ou d’un autre cépage que celui indiqué sur l’étiquette.
• Les Vins de Pays sont remplacés par les IGP (Indication Géographique Protégée)
Pour cette “mutation”, ils bénéficieront d’une période de transition qui permettra de faire figurer les deux mentions sur les étiquettes. Les Vins de Pays ont été la réponse française à la demande internationale pour les « vins de cépages » (les AOC interdisant la mention du cépage sur les étiquettes). Ils bénéficient d’une législation plus sévère que celle des Vins de France mais plus souple que celle des AOC : choix de cépages plus large, élaboration hors de la région d’origine autorisée, possibilité d’ajouter jusqu’à 15% de raisins provenant d’une autre zone, et droit également d’ajouter jusqu’à 15% d’un autre millésime ou cépage que ceux figurant sur l’étiquette.
• Les VDQS (Vins Délimités de Qualité Supérieure)
Ils disparaissent purement et simplement et les anciennes VDQS devront choisir avant 2012 entre IGP ou AOP, la plupart optant évidemment pour la seconde, plus valorisante.
• Les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) deviennent des Appellations d’Origine Protégée (AOP)
Toutefois, l’usage du terme AOC, auquel sont attachés aussi bien les producteurs que les consommateurs, devrait rester en vigueur. Le passage à l’AOP ne change rien dans le fond, si ce n’est quelques dispositions à la marge. Comme, par exemple, la fin des très contestées dégustations d’agrément qui seront remplacées par des contrôles en aval, une fois les vins commercialisés. Cependant, on peut espérer que l’opportunité que donne cette réforme de réécrire le cahier des charges constitue une occasion de resserrer le niveau d’exigence (révision des aires d’appellation et question des rendements notamment) et de donner un nouveau souffle qualitatif aux AOC/AOP.
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Riesling, un très grand cépage
janvier 13th, 2012 by Rédaction iDealwine
Profitons de l’actualité de l’Offre idéale en cours sur l’Alsace pour vous présenter le roi incontesté des cépages de cette région, le riesling. Il est même considéré par de nombreux amateurs comme un des plus grands cépages blancs du monde.
Même si le chardonnay et le sauvignon sont des cépages de plus grande notoriété, sans doute parce qu’ils sont plus facilement abordables pour un passionné débutant, le riesling est au yeux des spécialistes un des plus grands cépages de vin blanc au monde. Sa capacité à traduire la minéralité d’un terroir, les possibilités de maturités qu’il offre, du très sec à la pourriture noble, sa haute tenue à table face aux plats les plus raffinés, notamment à base de crustacés nobles ou de poissons très fins, en font un cépage incontournable pour les grands amateurs de blancs. Mais, comme le chenin de Loire duquel il est finalement assez proche par de nombreux côtés (d’ailleurs les amateurs de chenin sont le plus souvent également de grands fans du riesling), il est souvent cantonné à un rôle relativement secondaire dans trop de caves de passionnés. Et c’est vraiment dommage. A une époque on l’on se laisse facilement séduire par la mode des vins blancs riches, gras, surmûris, le riesling, avec son acidité cristalline, ses arômes d’agrumes, ses notes salines très minérales, sa fraicheur et sa digestibilité, devrait séduire tous ceux qui ne se satisfont pas de cette dictature du blanc lourd et surboisé. Il faut se laisser envoûter par la pureté d’eau de roche des grands rieslings alsaciens ou des fabuleux rieslings allemands et autrichiens issus de très grands terroirs et qui laissent le plus souvent un souvenir impérissable… Il faut parfois savoir préférer la beauté de la classe d’une femme, certes un peu froide, mais d’une élégance folle dans sa façon de bouger et de se déplacer, à l’étalage un peu vulgaire d’atours soit disant irrésistiblement féminins mais bien peu subtils…
Le riesling à table
Evidemment, comme partout, mais plus spécifiquement en Alsace, les accords avec le riesling dépendent étroitement du niveau de sucrosité du vin à accorder. Les purs rieslings proposés dans cette Offre iDéale (les trois vins du domaine Ostertag et les deux rieslings du domaine Bott-Geyl) sont vinifiés dans un style très sec, peut-être très légèrement moins sur le millésime 2009 qu’en 2007 ou 2008, mais on reste sur des accords de vins secs.
Le riesling sec est un merveilleux compagnon de tous les produits de la mer qu’ils soient crus (carpaccios de saint-jacques, tartares de saumon ou de daurade, sushis ou sashimis) ou cuits avec une mention spéciale pour les poissons de rivière. Les cuvées les plus simples sont à marier à des poissons préparés sans trop de recherche (à la vapeur ou au four, sans sauce). Les plus grandes cuvées, surtout après quelques années de garde, sont à associer avec des terrines de poisson, des crustacés nobles (homard, langouste) ou des poissons cuisinés en sauce.
Avec les rieslings contenant un peu de sucre (l’équivalent d’un demi-sec de Loire), leur belle acidité permet de superbes associations avec des volailles rôties un peu grasses comme l’oie ou le canard. On peut aussi tenter un mariage avec une cuisine exotique épicée (curry, cuisine thaï).
Enfin, les relativement rares rieslings de vendanges tardives ou en SGN (Sélection de Grains Nobles) sont à accorder comme tous les vins moelleux ou liquoreux, c’est à dire avec des fromages à pâte persillée, du foie gras, mais plus facilement encore avec certains desserts à base de fruits cuits comme un tarte aux pommes ou aux abricots, ou un crumble aux fruits. Les plus liquoreux (SGN) peuvent aussi être bus pour eux-mêmes, à la place d’un dessert.
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Accords mets et vins : que boire avec les farcis ?
décembre 29th, 2011 by Veronique Raisin
Mélange de viande de porc ou de veau hachée, de chair à saucisse, avec au choix, de la mie de pain, de la crème, de la chapelure, une liaison à l’oeuf, du thym et/ou du laurier, la farce est au volatile ce que l’étouffe-chrétien est au chrétien. Un remplissage utile et roboratif. Quels accords avec tout ça ?
On peut d’ailleurs tout aussi bien farcir des viandes, volailles la plupart du temps, mais également des légumes. Un point de couture et voilà la bête recousue impeccable ; un petit chapeau, et hop, Madame la tomate est habillée pour l’hiver. Bien sûr ça marche aussi avec les courgettes et les poivrons mais c’est moins rigolo.
L’idée de faire des farces n’a rien de nouveau. Déjà au Moyen-Âge, les Seigneurs aimaient s’empiffrer de ces plats ventrus accompagnés de breuvages dont nous passerons sur les qualités organoleptiques. La grande tradition des farcis est provençale ; là-bas, ils se farcissent tout. Oignons, artichauts, choux, aubergines, tout est bon. Honneur donc à l’accent chantant, mais pas que, avec des plats des familles que tout le monde a croisé un jour ou l’autre au bout de sa fourchette.
Voici quelques suggestions pour accompagner ces plats domestiques.
- tomates farcies : un vin rosé de Provence, vif et léger, un gamay de Touraine ou si vous aimez un peu plus de matière, un Chinon ou un Bourgueil. Moelleux et parfumé, ce plat s’accompagne aussi très bien d’un côtes-du-rhône (gigondas, lirac, ventoux…) ou encore d’un faugères, d’un corbières. Ces vins structurés offriront un bon support à la chair à saucisse, passeront au-dessus de l’acidité de la tomate et emmèneront l’oignon.
- pintade farcie : la farce appelle là encore un rouge, pourquoi pas un châteauneuf-du-pape avec quelques années derrière lui ou un gigondas d’une dizaine d’années. On peut aussi penser à un blanc du Sud avec la chair tendre et discrète de la volaille. Bandol, Pacherenc du Vic-Bihl sec, Palette, Ventoux ou si l’on remonte le vignoble, un chardonnay du Mâconnais ou un sancerre.
- pieds de porc farcis : s’il est bien croustillant, le pied de porc contrastera avec bonheur avec la farce. J’opterais pour un vin rouge léger, un cru du Beaujolais (Brouilly, Chiroubles), un sancerre ou un pinot noir alsacien. Recherchez aussi les vignobles d’altitude, comme le Jura et la Savoie. Une mondeuse là-dessus et le tour est joué !
- Fleurs de courgettes farcies à la brousse et la menthe fraîche : cette recette subtile appelle un vin blanc délicat. Pinot blanc pour la neutralité, bouzeron, menetou-salon, voire muscadet sèvres-et-maine sur lies.
- Oie farcie aux marrons : rouge et blanc conviennent. Pour les premiers, étant donné la chair ferme de la volaille, on peut tendre vers un bordeaux, margaux ou moulis, dans tous les cas un vin soyeux, voire un peu évolué, pour les seconds, un chardonnay du Mâconnais, pas trop vif, un saint-joseph, ou bien un riesling pas trop minéral ou un pinot gris.
- Dinde farcie à la forestière : là encore, les champignons autorisent les deux couleurs ; truffe, pignons, chapelure, foies de volaille peuvent agrémenter cette recette, rendant les accords d’autant plus variés. Selon les préparations et les accompagnements, vous pourrez jouer sur la gamme des rouges tendres aux plus corsés avec un minervois, un faugères, un bandol, aux plus fins avec un côte-rôtie ou un sancerre, ou bien choisir un blanc du Jura, légèrement oxydatif, un riesling charnu, un chemin suffisamment gras.
- Chou farci : un rouge léger ou un rosé pour les lardons, un pinot blanc ou un sauvignon de Touraine. Choisissez un vin sans chichi pour ce plat débonnaire.
- Canelloni et raviolis à la viande de boeuf : chianti classico ou barolo pour jouer la carte italienne, mais aussi rouges de Provence ou du Rhône Sud, madiran avec un peu de bouteille, et plus classiquement un bon rosé frais et désaltérant.
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Quels accords mets et vins sur un cru de Bordeaux ?
décembre 6th, 2011 by Rédaction iDealwine
S’il y a bien une chose qui peut contribuer à sauver l’ambiance sur la table familiale à Noël, c’est avant tout un bon vin. Vous voulez jouer dans un registre classique, consensuel ? Optez pour un beau flacon de bordeaux : vous devriez réunir et réconcilier les branches les plus récalcitrantes de votre tribu. Essayez, pour voir. Nous, on vous indique avec quoi l’accompagner. On aura fait tout ce que l’on pouvait pour vous aider.
Quels accords sur un Médoc ?
Les vins du médoc représentent souvent le classicisme bordelais avec des vins charnus, juteux, un peu tanniques, frisant parfois une certaine forme d’austérité élégante dans leur jeunesse. Des millésimes relativement jeunes seront toujours à l’aise avec des viandes rouges saignantes ou un gigot rosé et pas gras. Avec un peu plus de bouteille et l’arrivée d’arômes de sous-bois, de havane et d’épices, on peut aller vers des viandes blanches en sauce, des viandes mijotées, voire des gibiers pas trop forts.
Quels accords sur un Pessac-Léognan rouge ?
Fondamentalement, rien ne sépare de façon marquée les vins rouges de Péssac-Léognan de leurs cousins médocains. Ce sont donc eux aussi des vins charnus, juteux, un peu tanniques, frisant parfois une certaine forme d’austérité élégante dans leur jeunesse. Du coup, l’accord sur les vins jeunes avec les viandes rouges et le gigot rosé reste valable. Sur des vins plus mûr, on valide également l’association avec les viandes blanches mijotées ou les gibiers (pas trop forts on vous dit). En fait ce qui distingue plus certains vins les uns des autres repose sur la proportion de merlot et de cabernet-sauvignon dans l’assemblage : les vins de merlot, plus souples pourront plus facilement être associés à des viandes moelleuses alors que le cabernet-sauvignon, plus “rigide” dans sa jeunesse aura besoin de textures plus denses comme du bœuf ou un magret de canard saignants.
Et sur les blancs ?
Cette région produit les vins blancs les plus réputés du Bordelais, de ceux qui associent la fraicheur du sauvignon à la richesse et au gras du sémillon. Si le vin est presqu’entièrement composé de sauvignon, on ne sera pas loin des accords avec un sancerre (fruits de mer, terrines de poissons, fromages de chèvre). Mais avec une proportion de sémillon dépassant les 25% il faudra aller vers une cuisine plus élaborée, poissons en sauce par exemple, mais aussi volailles à la peau bien grillée, voire même des plats un peu épicés comme un tajine aux citrons confits.
Quels accords sur un vin de Saint-Emilion ?
Pour les meilleurs saint-émilions, nous sommes en général en présence de vins assez largement dominés par le merlot complété par une proportion plus ou moins importante de cabernet franc et, plus rarement de cabernet-sauvignon. Avec le merlot les vins sont en général assez veloutés avec des arômes tournant souvent dans leur jeunesse autour de la prune, des fruits noirs, les épices, le café. Leurs tannins sont en général plus souples que les rouges du Médoc. Avec les années, ils évoluent vers les fruits confiturés, avec des notes de cuir, de gibier, de tabac et parfois de truffe. Leur côté moelleux leur permet des accords avec des viandes un peu plus grasses que les Médoc. Jeunes on les associera facilement avec toutes les viandes goûteuses, rôties ou en sauce (bœuf, veau, agneau, volailles) pouvant être agrémentées de cèpes voire de truffes. Plus évolués ils se marieront aisément avec tous les gibiers. On étendra évidemment ces commentaires aux vins de Pomerol et, plus généralement du libournais.
Quels accords sur un barsac ou un sauternes ?
Concentrés, riches et onctueux, ces vins possèdent des arômes de fruits jaunes, de miel, de fleur et même parfois de champignon. Ces arômes se développent et se complexifient au fil du temps, pendant plusieurs décennies pour les meilleurs millésimes. Pour les accompagner il faudra choisir des textures fondantes et des saveurs proches, sur le fruit, le rôti ou le caramel. Les vieux millésimes peuvent être appréciés seuls, pour eux-mêmes (les plus jeunes aussi !). Pour affiner l’accord mets/vins, il est important de connaître la structure plus ou moins moelleuse et la teneur en sucre du vin choisi. Les plus “légers” et aériens se marieront facilement avec du homard en sauce, du chapon farci (ou une poularde), un canard à l’orange. Les plus “gras” pourront accompagner un foie gras, un fromage bleu, une tarte aux fruits ou au citron, un gâteau aux amandes.
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Sauternes : le Clos Dady racheté par un investisseur russe
novembre 25th, 2011 by Rédaction iDealwine
Le Clos Dady, une belle propriété du Sauternais, vient d’être racheté par un investisseur russe pour 1,5 million d’euros. C’est le troisième château bordelais acquis par des Russes.
Le Clos Dady est une propriété de 9 hectares de vignes, 6 hectares en AOC Sauternes (sauvignon, sémillon et muscadelle) situé au cœur du Sauternais, à Preignac exactement, et 3 ha situés en AOC Graves vendus sous le nom de Château des Remparts.
Ilkham Ragimov, 53 ans, grand amateur de vin et physicien de formation, a déboursé 1,5 millions d’euros pour acheter la propriété de Catherine et Christophe Gachet. L’histoire est un peu triste lorsque l’on connaît l’engouement qui avait poussé le couple à acheter le Clos Dady en 1999. Catherine, après un diplôme à l’EFAP à Paris, renonce à une carrière d’attaché de presse et, guidée par sa passion du vin et ses origines girondines (son grand-père était le fermier-vigneron de François Mauriac), elle décide d’acheter le domaine. Christophe, chirurgien-dentiste, la suit en abandonnant son cabinet…
D’après le site britannique Decanter.com, la vinification devrait être, du moins dans un premier temps, supervisée par Jérôme Cosson et Audrey Fargues, respectivement responsable de la production et maître de chai du Château d’Arche, cru classé de Sauternes. Ilkham Ragimov entend mettre l’accent sur la qualité et augmenter l’activité à l’export.
Cette dernière acquisition porte à trois le nombre de propriétés viticoles en Gironde détenues par des Russes. Au Clos Dady s’ajoute en effet le Château Livran (Médoc), acquis en 2008 par Alexey Shkrapkin et le Château La Favière ( Saint-Seurin-sur-l’Isle) acheté en mai dernier par Stanislay et Natalia Zingerenko.
Source : Decanter.com
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Second vin : Suduiraut lâche les Lions
octobre 11th, 2011 by Rédaction iDealwineL’avènement des seconds vins en Sauternes est un phénomène d’actualité. Il y a peu de temps le Château Guiraud exhibait son Petit Guiraud, aujourd’hui c’est au tour du château Suduiraut de nous révéler son second vin : les Lions de Suduiraut. Un sauternes moderne qui s’annonce magnifique et généreux.
Le premier millésime disponible est 2009, assemblage de sémillon (96%) et de sauvignon (4%). Ce vin liquoreux présente environ 134 grammes par litre de sucre résiduel.
L’écrasante majorité de Sémillon (le cépage roi du sauternais) laisse présager d’un sauternes riche, d’une belle rondeur et présentant de beaux arômes de pêche.
Axa Millésimes, propriétaire du château Suduiraut, décrit ce vin comme « totalement polyvalent », idéal pour un apéritif comme pour un dessert et qui, du point de vue des accords mets et vins se révélera être un excellent choix pour se marier avec un fromage bleu.
Les Lions de Suduiraut est un vin qui s’adresse aux jeunes amateurs. Cette cible n’a pas été choisie au hasard. En effet, le château Suduiraut semble vouloir insuffler une nouvelle dynamique dans les vins du Sauternaiss à l’image également de son étiquette qui vient rompre avec l’habillage traditionnellement sobre et simple des vins de Sauternes. L’étiquette montre des lions rampant de chaque côté du blason du château ce qui n’est pas sans vouloir imprégner ce nectar d’une certaine noblesse.
Curieusement, la contre étiquette recommande de boire ce vin glacé, ce qui paraît un peu excessif pour lui permettre d’exprimer toutes ses qualités.
Un flacon certainement très prometteur !
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Souvent considéré comme l’un des meilleurs vins de l’appellation, le château Suduiraut est un proche voisin du château d’Yquem. Reconstitué au XVIIe siècle par le Comte Blaise de Suduiraut après les guerres de la Fronde, le domaine comprend une belle demeure dont les jardins ont été dessinés par Le Nôtre.
Le vignoble du Château Suduiraut repose sur un sol hétérogène, composé de graves sableuses et silliceuses associées à des terres argilo-calcaires. Sa situation, à proximité du Ciron et de la Garonne, est particulièrement propice à l’apparition, à l’automne, de la fameuse pourriture noble ou « botrytis cinerea ». La richesse du terroir permet aujourd’hui d’obtenir des vins extrêmement raffinés et complexes. Le Château Suduiraut est un vin savoureux et intensément liquoreux qui développe de magnifiques arômes après un long séjour en bouteille. A noter, la production, dans les grands millésimes, d’une Cuvée Crème de Tête (autrefois appelée Cuvée Madame) pouvant rivaliser avec le prestigieux château d’Yquem. A noter : en raison des conditions climatiques désastreuses, les millésimes 1991, 1992 et 1993 n’ont pas été produits.
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Vins de star : quatre cuvées Hard Rock pour le groupe AC/DC
août 23rd, 2011 by Rédaction iDealwine
Les stars aiment décidément accoler leur nom à une cuvée. Il y a quelques jours, c’était au tour du groupe de Hard Rock australien AC/DC de lancer sa gamme de vins en association avec la WarburnEstate, domaine de l’état du New South Wales.
Le vin est-il en passe de devenir un produit dérivé comme un autre ? Après Sting, ou plus récemment Brad Pitt et sa cuvée de vin rosé dédiée au groupe U2, tel est le pari d’AC/DC qui lance une gamme de vin.
Les fans de hard rock devraient apprécier. Chacune des quatre cuvées du groupe est dédiée à l’une de ses chansons phare. « Back in Black Shiraz » et « Highway To Hell Cabernet Sauvignon» pour les deux vins rouges, « You Shook Me All Night Long Moscato » pour le vin liquoreux et « HellBells Sauvignon Blanc » pour le vin blanc sec. Chaque étiquette est à l’effigie de l’un des membres du groupe en concert.
Ce concept original est proposé à la vente en Australie depuis quelques jours… Accrochez-vous bien, ça devrait bouger dans votre verre !
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Primeurs 2010 : comment les journalistes préparent leur verdict
avril 14th, 2011 by Veronique RaisinChaque année depuis 1973, les vins du Bordelais sont goûtés en primeurs par les professionnels, négociants, courtiers, acheteurs de tous poils. Les prix des vins s’établissent en fonction de leurs avis. Depuis une quinzaine d’années, les journalistes se rendent eux aussi à cette semaine des primeurs et les plus grands dégustateurs (je fais 1,69 m quand même) du monde entier affluent pour noter les vins à peine nés. Leur avis est de plus en plus crucial, notamment celui des critiques américains qui font et défont la réputation d’un vin – et surtout sa cote. Pierre Lurton (Yquem, Cheval Blanc) l’avouait cette année, on dira ce qu’on voudra, mais « au bout du compte, c’est la note de Robert Parker qui l’emporte ».
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Pour la troisième année consécutive, j’ai suivi la semaine des primeurs aux côtés de Michel Bettane, Guy Charneau, Hélène Durand et Alain Chameyrat, dégustateurs pour le Grand Guide des Vins de France et la revue TAST.
En parallèle du parcours réservé aux acheteurs et aux professionnels, les journalistes ont droit à un traitement de faveur, dans le seul but de faciliter leur travail. Cette année 117 journalistes étaient accrédités, répartis par petits groupes d’une vingtaine de personnes, logés, nourris, voiturés, choyés. 30 000 verres Riedel sont aussi arrivés de Londres et d’Autriche ; et pour encore plus nous faciliter la vie, des équipes souriantes sont à notre disposition pour le service des vins.
La semaine des primeurs, c’est comme le marathon, ça se prépare. Il vaut mieux éviter de se mettre minable la veille ; personnellement j’ai fait (main)basses-eaux deux à trois jours avant. Pour éviter un claquage malheureux, il faut y aller progressivement. C’est pour cela qu’il y a les « off », des soirées d’échauffement avant-primeurs où on peut se rincer la gorge de vins subtils, parfois épuisés ou pour le moins usant (pour le portefeuille). D’autant que chaque soir, dans les châteaux où l’on loge, de beaux flacons sont bien souvent débouchés.
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Chaque année, la dégustation des crus classés de sauternes et barsacs ouvre le ban. C’est toujours préférable de goûter les vins liquoreux en premier, on se fait moins de bile par la suite. Cette année nous sommes au Château Guiraud. L’exercice n’est pas facile car il faut faire abstraction du sucre, des caméras (Jancis Robinson juste derrière et Michel à ma droite…) et des écarts entre les profils sauvignon ou sémillon. Mais on a le temps, il fait beau, on peut revenir sur un vin, demander à changer un échantillon en cas de doute, voire goûter différents échantillons. Ensuite nous passons au Château Climens goûter tous les lots. C’est un exercice très instructif : 19 lots cette année que l’on peut jauger en fonction du potentiel de sucre et du taux d’alcool. Il est indispensable à notre niveau de comprendre la mécanique d’un vin et de suivre son cheminement.
Chaque jour nous avons droit à une dégustation différente, organisée par l’UGC (Union des Grands Crus).
Le mardi nous goûtons les graves et pessac-léognans, le mercredi les saint-émilions et pomerols, le jeudi les margaux, moulis, listrac et médoc, et le vendredi les haut-médocs, pauillacs, saint-juliens et saint-estèphes. Une bonne trentaine d’échantillons à chaque séance, sur lesquels on revient une ou deux fois, en fonction des bouteilles.
Le programme est réglé à la minute près : après la dégustation matinale, l’après-midi est consacré aux visites express dans différents châteaux, et pas les plus moches. Margaux, Latour, Lafite, Pontet-Canet, Léoville Las Cases, Haut Brion, les deux Pichon, Mouton Rothschild et ses petites voitures électriques… Nous croisons une baronne, un prince, un amateur de foot, deux chiens, des vaches, point de chevaux (on a pourtant bien cherché), des chinois en ray-ban, mais aussi Michel Rolland, Hubert de Boüard (Angélus), Corinne Mentzelopoulos (Château Margaux), Pierre Lurton…
Les dégustations se passent en silence (c’est hyper dur), on fronce un sourcil pour la concentration, faut pas non plus renverser un verre – une dizaine devant nous à chaque fois pour goûter par séries – et éviter de manger tout le pain avant le déjeuner. A chacun sa méthode : à l’ancienne (carnet ou feuilles et stylo), contemporaine (ordinateur plus ou moins branché, en fonction de la batterie) ou post-moderne (iPad). Ma mission cette année était de twitter, bloguiser, facebooker pour Bettane&Desseauve. Donc pour ma part ce fut carnet de notes (utilisé déjà pour les dégustations de la fin janvier sur les millésimes 2009, 2008 et 2007) et iPhone 3GS.
Plus sérieusement, déguster des vins si jeunes, même pas élevés encore, est un exercice très difficile et aléatoire. C’est pour cela que les conditions privilégiées dont nous bénéficions ne sont pas vaines. Michel Bettane soulignait sur Twitter la grande variabilité d’un échantillon à l’autre pour un même vin. « Goûté en dégustation collective ou à la propriété, on observe des différences. Cela n’autorise donc pas à porter des avis trop arrêtés sur chaque cru. Ces dégustations en primeur ne sont qu’une ébauche de jugement, une première approche. On les regoûtera au cours de leur élevage, puis une fois mis en bouteille. »
D’autre part, il ne s’agit pas comme pour des vins finis de juger de la même façon. « Les plus grands vins ne se jugent ni au poids ni aux tanins ni au bois ni à la saveur mais aux sensations tactiles » explique Michel Bettane. Il ne faut pas pas trop se concentrer sur les arômes mais plutôt sur la forme du vin en bouche, sa longueur, l’énergie qu’il dégage. « Goûter beaucoup de vins en primeurs nous donne la chance de découvrir des talents et aussi de repérer des changements de style. »
Et c’est là que les choses sérieuses commencent. Connaître chaque propriété, leurs vins sur les trente derniers millésimes, le potentiel des terroirs sont des données que peu de dégustateurs maîtrisent. D’autant qu’il y a les exceptions. Par exemple les saint-émilions qui se la jouent cabernet… « Ausone, angélus, cheval-blanc. Trois vins avec un fort pourcentage de cabernet franc. Ce sont des exceptions sur cette rive. Et, malgré cela, ils n’ont rien de commun. C’est très surprenant. Ausone est à la fois racé et strict. Angélus est plus exotique dans sa maturité, classique dans sa texture. Cheval-blanc, voluptueux comme si les cabernets avaient pris des allures de merlot. » commente Michel Bettane. Michel qui est la mémoire vivante de ces vins, connaissant parfaitement leurs terroirs, leur histoire et les ayant goûté chacun des dizaines de fois à tous les stades de leur vie et sur tous les millésimes. Une exception en matière d’expertise…
C’est une semaine bien remplie, où l’on prend la température du vignoble ; on en profite aussi pour faire un point mode et travaux (l’avancée du chai de Cheval Blanc, de Mouton Rothschild, celui de Soutard flambant neuf, la Dominique bientôt sous les gravas etc.). Quant aux vins dégustés, il faudra les regoûter encore et encore avant de se prononcer de façon définitive.
Le métier de dégustateur n’est pas une science exacte.
Tous nos remerciements à Guy Charneau pour ses photos.
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Zoom sur un domaine : le château de Rayne Vigneau, à Sauternes
mars 3rd, 2011 by Rédaction iDealwine
Saviez-vous que le Château de Rayne Vigneau a été classé, en 1855, au rang des premiers crus du Sauternais, juste un cran au dessous du Château d’Yquem ? Son terroir, exceptionnel, y est pour beaucoup : les géologues y ont d’ailleurs trouvé la trace de pierres précieuses : agates, améthystes, onyx, et même saphirs… pleins feux sur ce domaine en plein renouveau.
Le vignoble de Rayne Vigneau peut se prévaloir d’un terroir unique : son sol graveleux et argileux repose sur une superbe croupe qui domine toute l’appellation.
La création du domaine lui-même, par la famille de Vigneau, remonte au XVIIè siècle. En 1681, Etienne du Vigneau, époux de Jeanne Sauvage (la fille du seigneur d’Yquem) prend les rênes de la propriété. Racheté en 1834 par Madame de Rayne, le vin accède au rang de premier cru lors du classement des crus du Sauternais, qui intervient en 1855. C’est Albert de Pontac, le neveu de Madame de Rayne, qui donnera au vignoble le nom de Rayne Vigneau.
Plusieurs propriétaires se sont succédé, jusqu’au rachat du vignoble par la société CA Grands Crus (Crédit Agricole) en 2004. Sous l’impulsion d’Anne Le Naour, Directrice Technique des propriétés de CA Grands Crus, rejointe par Vincent Labergère, Responsable Technique du Château de Rayne Vigneau et avec les conseils de l’œnologue Denis Dubourdieu, un plan d’optimisation du vignoble est initié. En parallèle l’équipe entreprend une démarche de certification en agriculture raisonnée. Celle-ci est obtenue en 2007 pour le domaine de Rayne Vigneau et pour l’ensemble des propriétés gérées par CA Grands Crus (Les châteaux Grand Puy Ducasse, Meyney, Lamothe Bergeron, Blaignan et Plagnac). Cet agrément implique notamment une utilisation raisonnée des apports d’engrais et des traitements phytosanitaires. Une démarche qualitative pour ce vignoble qui couvre 80 hectares d’un seul tenant. Les vignes, d’un âge moyen de trente ans, bénéficient de la proximité du Ciron. Cet affluent de la Garonne contribue à la formation de brumes matinales propices au développement du fameux botrytis cinerea.
S’agissant des vins, l’assemblage compte 74% de sémillon et 24% de sauvignon, complétés par une pointe de muscadelle (2%). Les vins font l’objet d’un élevage de 24 mois en fûts (dont 40% à 50% de bois neuf).
Château de Rayne Vigneau 1995, à découvrir en magnum
Agréable privilège que celui de pouvoir accéder, à prix d’ami, au millésime parfaitement mature d’un premier cru classé de Sauternes. Ce 1995 a tout d’un grand. Il vous envoûtera dès le premier coup d’œil par sa robe magnifiquement ambrée, annonciatrice d’un liquoreux raffiné, puissant et velouté. Par la suite, vous vous souviendrez longtemps de ce nectar qui tapisse le palais d’arômes délicieusement exotiques, dans un ensemble d’une longueur incroyable. Un vrai délice en perspective, qui fera le bonheur d’une grande tablée par son format magnum, généreux et convivial. Tentez l’expérience de le servir tout au long d’un dîner, il le mérite vraiment !
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Un sauvignon blanc de Loire bloqué en Australie
janvier 23rd, 2010 by Rédaction iDealwine
La « Kiwi Cuvée », issue des vignobles Lacheteau, a été récemment victime d’un blocage administratif par les autorités australiennes. Motif : la mention « Kiwi » porterait préjudice aux vignerons néo-zélandais, fortement attachés à l’image du kiwi. Selon l’Association des viticulteurs Néo-Zélandais, « le terme kiwi possède des liens forts avec la tradition néo-zélandaise et devrait être réservé aux producteurs néo-zélandais ».
En d’autres termes, le lobby néo-zélandais auprès des autorités australiennes semble avoir porté ses fruits.
Cette nouvelle forme de protectionnisme soulève un certain nombre d’interrogations :
- que dire des vins étrangers utilisant la mention « château », « clos », « domaine », … qui rappellent fortement les mentions utilisées par la viticulture française ?
- sur quelles fondements légaux justifier cette décision sachant que « Kiwi » est une marque déposée par un chausseur polonais ?
Cette levée de boucliers contre un vin français n’est pas nouveau : on se souvient notamment des exemples d’interdictions par les autorités américaines, notamment sur le fameux Château Mouton-Rothschild 1993 (voir notre article à ce sujet) 20/10/09
Source : Decanter
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