Accords mets et vins : et par grand froid, on boit quoi ?
février 2nd, 2012 by Rédaction iDealwine
Quand il flotte un petit air de Sibérie sur l’hexagone, le temps est venu d’adapter vos choix culinaires à la température. A vous les nourritures terrestres qui réchauffent tant le corps que l’esprit. On vous dit avec quoi les marier.
Fini le bouillon détox des lendemains de fête. Ou alors, uniquement en guise de transition pour rompre avec les températures extérieures. Votre corps réclame du solide, du costaud, du roboratif.
Envie d’un gratin dauphinois ? Consultez notre article dédié à la pomme de terre, vous y apprendrez que ce plat s’accorde bien sûr avec une roussette de la région, mais aussi avec un chardonnay venu d’ailleurs ou un chenin de Loire.
Les plats mijotés ont toute leur place sur votre table en ce moment, c’est le moment ou jamais de réhabiliter le cochon : petit salé aux lentilles (à accompagner d’un sancerre, d’un bourgueil ou d’un chinon), jarret de porc en choucroute (parfait avec un riesling, un sylvaner mais aussi un pinot noir d’Alsace). Succombez aussi aux plats farcis, succès garanti ! Avec des tomates farcies, un faugères ou un corbières feront parfaitement l’affaire, de même qu’une jolie cuvée du Roussillon. La pintade farcie s’accommodera bien d’un châteauneuf-du-pape un peu mûr, ou à un vin blanc de Bandol ou du Mâconnais.
Qui dit hiver, températures froides, neige, montagne, dit… fondue ou raclette ! C’est l’occasion ou jamais de sortir un vin jaune. En restant dans le chapitre des recettes au fromage on vous autorise exceptionnellement la tarte au maroilles, à condition de l’accompagner d’un riesling, d’un gewurztraminer ou d’un rully jeune.
En hiver, la besace des chasseurs (et le coffre de leur voiture) se remplit de gibier. Qu’il soit à poils ou à plume, le choix de vins est large, découvrez la sélection proposée par Véronique Raisin, qui fait honneur aux vins rouges de bourgogne.
Et pour finir, Chandeleur oblige, vous ne couperez pas au traditionnel dîner de crêpes. En dehors du cidre cher à nos amateurs Normands et Bretons, les possibilités d’accords crêpes et vins sont variées, sans toutefois rechercher trop de sophistication. Salées et sucrées, quel vin ouvrir avec les fameuses galettes ? Chinon, bourgueil ou saumur-champigny avec les crêpes salées, vouvray, coteaux du Layon ou de l’Aubance avec les crêpes sucrées. Octroyez-vous aussi la volupté d’un verre de banyuls, de maury ou de rivesaltes pour achever votre repas sur de régressives crêpes au chocolat….
Dans la base d’accords mets et vins proposés par iDealwine, retrouvez tous nos conseils pour bien associer les plats et les vins.
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Millésime : le point sur les vendanges 2011
octobre 25th, 2011 by Veronique Raisin
Hétérogène, compliquée, en demi-teinte : 2011 ne va pas se la couler douce dans les chais. Il a fallu trier, bâtonner, remuer et bien piger (comment cela se passerait !). Région par région, les premières impressions du millésime se dessinent.
Jean-qui-rit et Jean-qui-pleure
Le Bordelais, la Bourgogne accusent de fortes disparités selon les terroirs d’abord, les cépages ensuite. On ne va pas ici vous ressortir la vieille rengaine du « ce sera un millésime de vigneron« , mais quand même un petit peu car cette année plus que jamais, il va falloir travailler du chapeau et piger (avec la tête). En somme, tourner le dos au « laissez-faire, laissez-fermenter » et mettre le paquet sur le contrôle et les élevages.
Stéphane Toutoundji, oenologue-conseil sur Bordeaux, confirme. « C’est l’hétérogénéité totale ! Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a rien d’intéressant, bien au contraire. Il y aura de très beaux vins. Je suis d’ailleurs assez surpris de certains résultats, notamment sur les terroirs limoneux et graveleux de la rive droite, qui s’en sortent plutôt bien. » Celui qui suit de près les châteaux Laulerie, Latour-Laguens, Richelieu et Tournefeuille insiste sur l’importance du tri qu’il a fallu pratiquer. Mais aussi sur les pratiques culturales au moment des chaleurs du printemps : « Il ne fallait pas trop effeuiller à ce moment-là , ni faire une vendange verte trop précoce« . Quant aux vendanges, les premiers coups de sécateurs de la fin août n’étaient sans doute pas les plus avisés. Récoltés autour des 20/30 septembre, les merlots et les cabernets francs de la rive droite s’en tirent avec les honneurs, mieux que le Médoc, contraint de vendanger plus tôt.
Selon le consultant, la rive droite prend l’avantage sur sa voisine, avec des vins friands, pas trop tanniques, plaisants, qui rappellent par leur acidité de très bons 2004 ou des 2008, toutefois un cran au-dessous. Stéphane Toutoundji conseille des extractions douces, des températures de fermentation assez basses afin de conserver le fruit.
Quant aux vins liquoreux, les grains botrytisés donneront d’excellents crus ; là encore les différences de terroir ont joué.
Des vendanges exténuantes
« Tout était bien parti, on pensait même à une année précoce comme 2003. Et puis la pluie de juillet est venue gâter la vendange« . Kyriakos Kynigopoulos, qui conseille des domaines prestigieux de Marsannay à Santenay (Trapet, la Pousse d’Or, Mortet, Rousseau, Roumier…) parle lui aussi de contrastes forts. « En définitive, ceux qui ont démarré les vendanges le plus tôt, vers la fin août, ont été perdants ; la bonne fenêtre de tir, selon moi, était à partir du 1er septembre. Avec ce millésime hétérogène, les vins rouges en ont plus pâti que les blancs. Les maturités sont moins élevées que les années précédentes, de l’ordre de 12,8%-13% : il va falloir chaptaliser. D’une façon générale, on peut dire aussi que la Côte-de-Nuits s’en tire mieux que le sud de la Bourgogne. [n'oublions pas la grêle qui a touché Rully et Mercurey en mai dernier, ndlr]. Les blancs ont de bonnes acidités, avec des structures tendues, qui rappellent les 2007, mais avec plus de matière. L’élevage va être déterminant : il faudra être patient, revenir au bâtonnage, élever les vins sur lies. Quant aux vins proprement dits, déjà il y en aura moins que d’habitude, étant donné le tri important (certains domaines ont laissé 10% à 20% des raisins sur la table de tri, parfois autant dans les vignes) et ces vins ne seront pas forcément des vins de garde ». Kyriakos conclut : « Je n’ai jamais autant été fatigué que par ces vinifications ! »
Observation et nerfs d’acier
La Loire est en demi-teinte : qualité, fraîcheur aromatique mais petits rendements et donc faibles volumes. Se confiant à l’un de nos confères de la Nouvelle République, Jacky Blot résume bienl’esprit de ce 2011, avec « une récolte totalement inespérée, qui va au-delà de nos espoirs les plus fous au regard des précipitations de début septembre. Ce sera une grande année pour les vins blancs secs. En rouge, c’est un millésime assez hétérogène avec de l’excellent et du moins bon pour ceux qui ont vendangé trop tôt. » En résumé, des vins plus ligériens, avec davantage de tendresse que de démonstration.
Les vignerons de la Vallée du Rhône sont satisfaits, avec une récolte prometteuse et abondante, qui rappelle les excellents 2000 et 2009. Le Nord est marqué par des vins élégants, fins et généreux, comme à Côte-Rôtie, avec de belles intensités colorantes comme à Cornas ou Saint-Joseph. Le Sud brille notamment par ses syrahs et ses grenaches.
En Alsace, les vendanges 2011 ont été marquées par des températures chaudes et un bon ensoleillement, notamment dans le Haut-Rhin, comme témoigne le Domaine Ernest Burn sur son blog. Les raisins ont tous été rentrés avec une très bonne maturité, dans un bon état sanitaire. Un peu plus au nord cependant, quelques épisodes de grêle ont compliqué la donne. Là encore, le tri le tri le tri !
Dans les autres régions viticoles, le Beaujolais offre des vins riches, puissants, grâce à une récolte parfaitement mûre et saine.
Le Roussillon explose de joie : un millésime exceptionnel est annoncé, et abondant. Merci la tramontane. Les stratèges du Languedoc auront su déjouer les pièges de la météo ; le mois de septembre, très bien ensoleillé, a permis une bonne maturation des baies, et les syrahs sont paraît-il assez prodigieuses. Fruit, finales fraîches, finesse sont annoncés. En Provence, le moral est aussi au beau fixe, avec des volumes en légère augmentation et une qualité globale très satisfaisante. Il y a aura donc de bons vins rosés pour cet été, et l’on ne devrait pas mourir de soif. N’est-ce pas là l’essentiel ?
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Recette de la semaine : tartare de champignons au chèvre
juin 12th, 2011 by Rédaction iDealwine
Cette semaine nous avons fait le choix d’une entrée simple et légère, agréablement relevée – n’ayez pas la main trop lourde sur l’ail, tout de même ! -. Pour l’accompagner ? Optez pour un vin blanc fruité du Mâconnais ou de la vallée de la Loire.
Ingrédients pour 4 personnes :
• 600 g de champignons de Paris (ou de cèpes frais)
• 2 citrons
• 1 fromage de chèvre frais
• 1 bouquet de persil
• 2 gousses d’ail
• 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
• Sel, poivre du moulin
Préparation:
15 min
Triez, lavez et hachez les champignons (si vous utilisez des cèpes, prenez soin d’enlever la mousse).
Arrosez-les avec le jus de citron.
Hachez l’ail et le persil, puis écrasez le fromage de chèvre à la fourchette.
Mélangez délicatement tous les éléments et assaisonnez.
L’accord iDéal :
Rully (blanc)
Mâcon (blanc)
Côtes de Provence (blanc)
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A découvrir : le domaine Paul Jacqueson
juillet 6th, 2010 by Veronique Raisin
Il y eut Paul, puis Henri, aujourd’hui c’est au tour de Marie, la fille, de se joindre à la lignée de vignerons Jacqueson. Pleins feux sur ce domaine qui exploite des vignes à Rully et Mercurey. En 1946, Henri Jacqueson, le père de Paul, reprend les terres non plantées de son grand-père maternel et commence à constituer son vignoble. Jusqu’aux années 70, Rully est encore très peu connu, les terres abordables. Henri commence alors à se développer en achetant des parcelles bien placées sur Rully et Mercurey. Depuis 1972 son fils Paul le seconde. Avec son épouse Pierrette, et depuis 2006, leur fille Marie, ils cultivent 13 hectares de vignes très morcelés dont 1,30 hectare à Mercurey et 0,80 hectare à Bouzeron. La prévention est le maître-mot, afin d’éviter des traitements inutiles : un ébourgeonnage méticuleux permet de limiter l’entassement de végétation, l’humidité et donc le risque de développement de mycoses, de même que le désherbage mécanique et manuel. Enfin le rognage et l’écimage réguliers favorisent l’aération, toujours dans le but d’éviter l’apparition de parasites. Les Jacqueson travaillent avec un organisme de protection des végétaux. Rully 1er cru Grésigny 2008, un must ! Actuellement, iDealwine propose à la vente un rully qui mérite une attention particulière. Cette petite parcelle de vigne de 50 ans (1,7 hectare), située sur les meilleurs climats de Rully, donne un vin fin et racé, minéral, au nez de pêche et d’abricot, mais aussi de miel et de fleurs blanches. Ce climat est très précoce en maturité et produit des vins d’une grande amplitude, toujours très fruités. Des arômes de beurre vont se développer au fur et à mesure du vieillissement du vin. Une bouteille extrêmement savoureuse. Retrouvez dans le cadre de l’Offre iDéale en cours sur les grands chardonnays de Bourgogne : |
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Soupe glacée de concombre au yaourt
juillet 4th, 2010 by Rédaction iDealwine
De la fraîcheur, et à peu près rien d’autre. Voici ce que les températures estivales nous inspirent, pas vous ? Accompagnez cette entrée d’un vin dont la minéralité contribuera à faire redescendre la température…
Préparation:
20 mn
Temps de réfrigération:
3h.
Ingrédients pour 8 personnes :
2 concombres
1 litre de bouillon de légumes froid
8 yaourts natures
8 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 bouquet de persil frais
Sel, poivre
Préparation de la recette
Pelez le concombre, coupez le en petits morceaux et passez le au mixer en incorporant les yaourts, l’huile d’olive, le sel et le poivre.
Ajoutez le bouillon de légumes froid et mélangez bien de sorte d’obtenir une soupe bien homogène.
Placez au réfrigérateur pendant au moins 3 heures.
Servez bien froid, décoré de persil fraîchement haché.
Accord iDéal
Rully blanc
Sancerre blanc
Menetou Salon
En partenariat avec Goosto.
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