Climatologie : le millésime 2009 en Bourgogne
juillet 5th, 2010 by Veronique Raisin
La Bourgogne peut se réjouir comme le Bordelais : 2009 signe là aussi un beau millésime. Durant tout le cycle végétatif, la vigne a bénéficié de bonnes conditions météorologiques, avec soleil et chaleur durant l’été. En septembre, la maturité était optimale avec de bons équilibres sucres/acides/arômes.
La récolte s’est déroulée de façon plutôt sereine, l’ensemble des raisins ayant été vendangés au moyen opportun grâce à la suppression du ban des vendanges.
La pression des maladies, assez importante au printemps, a été contenue et les conditions climatiques estivales ont ensuite évité l’apparition de foyers de pourriture, diminuant d’autant le risque de développement des maladies présentes en début de campagne.
Les vins blancs
Le profil aromatique augure d’un joli avenir. Les vins se structurent sur la rondeur et l’amplitude, avec une bonne vivacité. Les différences de terroir jouent pleinement cette année.
Les vins rouges
Les robes profondes et brillantes, les arômes de fruits rouges et noirs bien mûrs (encore un peu prématurés à ce stade) laissent cependant augurer d’une belle qualité d’ensemble. En bouche, les vins ont montré un beau développement, de la complexité, des tanins soyeux.
La sensation de plénitude, appuyée par des longueurs confortables, domine.
Les crémants
Vendangés début septembre et parfaitement mûrs, les raisins ont conservé l’acidité nécessaire et présentaient un potentiel aromatique important. On devrait avoir de belles bulles !
Source : BIVB
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Primeurs 2009 : la petite phrase de Robert Parker
juillet 1st, 2010 by Rédaction iDealwine
Twitter est parfois moins anodin qu’il n’y parait. La petite phrase de Robert Parker concernant la campagne Primeurs 2009 à Bordeaux, mettra-t-elle le feu aux poudres ?
Le célèbre critique américain – qui a encensé le millésime lors de ses dégustations – s’en prend ouvertement aux Bordelais qui s’acharnent à scier la branche sur laquelle ils sont assis.
A tous ceux qui s’étonnent de cette campagne primeurs marquée par un suspense savamment entretenu et des sorties au compte-goutte, le critique a répondu, il y a quelques jours, par un jugement sans appel : “The Bordelais are indeed killing the golden goose. The ridiculous and painfully slow release of prices for the 2009s is both stupid and arrogant…moreover, expect sticker shock…dumb and dumber”. (Les Bordelais sont décidément en train de tuer la poule aux oeufs d’or. L’annonce du prix des 2009, effectuée à un rythme ridiculement poussif et lent est aussi stupide qu’arrogante. De plus, attendez-vous à coup de bambou… Andouille et triple andouille*»
Le lendemain, au vu des tarifs annoncés par certains châteaux, il n’a pas hésité à évoquer l’expression « consumer carnage » pour qualifier la campagne ! Les prix de sortie des vins déjà sur le marché s’affichent en effet en hausse de plus de 72% par rapport à 2008 (plus de 100% de hausse pour les Pauillacs) et plus de 26% par rapport à 2005, précédent millésime « du siècle ». Les propos de Robert Parker n’inciteront sans doute pas les amateurs américains à se ruer sur le millésime. Qu’importe, après tout, les vins ont été remarquablement notés et les Bordelais ont trouvé en Asie un nouvel eldorado. Pourraient-ils s’offrir le luxe de s’affranchir des réflexions – et des notes – de Robert Parker, si celui-ci décidait un jour de boycotter leurs vins ? Là est la question…
En attendant, retrouvez sur iDealwine des caisses prestige millésimées 2003 et 2005, proposées à des prix plutôt attractifs en regard des tarifs primeurs pratiqués par les 1ers crus classés et assimilés en 2009… Comparez !
| Caisse Duclot 2003 aux enchères / Tarifs Primeurs 2009 | |||||
| Mise à prix
2003** |
Note RP | Prix HT
PRIMEUR 2009 |
Note RP | moyenne Note RP | |
| Margaux | 99 | 98-100 | 99 | ||
| Ausone | 100 | 95-97 | 96 | ||
| Cheval Blanc | 89 | 98-100 | 99 | ||
| Mouton Rothschild | 95 | 96-98 | 97 | ||
| Mission Haut Brion | 94 | 98-100 | 99 | ||
| Lafite Rothschild | 100 | 98-100 | 99 | ||
| Latour | 100 | 98-100 | 99 | ||
| Haut Brion | 95 | 98-100 | 99 | ||
| Petrus | 95 | 96-100 | 98 | ||
| Prix de vente | 4100 | 96 | 10250 | * | 98 |
| -60,00% | |||||
| Accédez aux Caisses Duclot 2003 en vente actuellement sur iDealwine : | |||||
| Lot 1 | |||||
| Lot 2 | |||||
| Caisse Prestige Bordeaux Primeurs aux enchères / Tarifs Primeurs 2009 | |||||
| Mise à prix
2003** |
Note RP | Prix HT
PRIMEUR 2009 |
Note RP | moyenne Note RP | |
| Mouton Rothschild | 95 | 96-98 | 97 | ||
| Margaux | 99 | 98-100 | 99 | ||
| Lafite Rothschild | 100 | 98-100 | 99 | ||
| Latour | 100 | 98-100 | 99 | ||
| Haut Brion | 95 | 98-100 | 99 | ||
| Petrus | 95 | 96-100 | 99 | ||
| TOTAL | 2900 | 97 | 7170 | * | 99 |
| -59,55% | |||||
| Accédez aux Caisse Prestige Bordeaux Primeurs 2003 en vente actuellement sur iDealwine : | |||||
| Lot 1 | |||||
| Lot 2 | |||||
| Lot 3 | |||||
| Caisse Duclot 2005, 2006, 2007 aux enchères / Tarifs Primeurs 2009 | Mise à prix
2005** |
Note RP | moyenne Note RP | Mise à prix
2006** |
Note RP | Mise à prix
2007** |
Note RP | Prix HT
PRIMEUR 2009 |
Note RP | moyenne Note RP |
| Petrus | 96 | 96 | 93 | 91 | 96-100 | 97 | ||||
| Yquem | 95 98 | 97 | 96 98 | 97 | 96-98 | 97 | ||||
| Lafite Rothschild | 96 | 96 | 97 | 94 | 98-100 | 99 | ||||
| Latour | 96 | 96 | 95 | 92 | 98-100 | 99 | ||||
| Margaux | 98 | 98 | 94 | 92 | 98-100 | 99 | ||||
| Mouton Rothschild | 96 | 96 | 98 | 92 | 98-100 | 99 | ||||
| Haut Brion | 98 | 98 | 96 | 92 | 98-100 | 99 | ||||
| Mission Haut Brion | 97 | 97 | 95 | 92 | 98-100 | 99 | ||||
| Cheval Blanc | 96 | 96 | 95 | 91 | 98-100 | 99 | ||||
| 6000 | 97 | 3300 | 95 | 3200 | 93 | 9330 | * | 99 | ||
| -35,69% | -64,63% | -65,70% | ||||||||
| Accédez à la Caisse Prestige Duclot 2005 actuellement en vente | ||||||||||
| Accédez à la Caisse Prestige Duclot 2006 actuellement en vente | ||||||||||
| Accédez à la Caisse Prestige Duclot 2007 actuellement en vente | ||||||||||
* Prix actuel HT constaté chez les marchands proposant actuellement ces vins en primeur
** Les prix indiqués pour les caisses 2003, 2005, 2006 et 2007 correspondent à la mise à prix dans la vente aux enchères en cours.
A lire également :
Robert Parker s’exprime sur le millésime 2009 (10/04/2010)
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En savoir plus sur les primeurs 2009
*NDLR : « Dumb et Dumber » est aussi une comédie américaine (1994) de Peter Farrelly qui met en scène deux amis embarqués par une série de maladresses dans un imbroglio embarrassant…
Bordeaux Primeurs 2009 : les vins que vous boirez sans complexe
juin 25th, 2010 by Rédaction iDealwine
La campagne Primeurs bat son plein : les prix de certains crus atteignent des niveaux… inattendus.
Mais tous ne sont pas atteints du même mouvement de folie spéculative. Certains domaines ont su raison garder et l’achat en primeur de leur millésime 2009 présente un réel intérêt.
Particulièrement attendu, le millésime 2009 s’annonce grandiose. S’agit-il, comme certains parmi les plus grands dégustateurs n’hésitent pas à l’affirmer, du meilleur millésime produit depuis 1982 ? Année du siècle ou pas, face à l’offre nécessairement limitée, la demande pour les grands crus s’est mondialisée. Les propriétaires bordelais ont des yeux de Chimène pour les nouveaux pays acheteurs, Asie en tête. Dans ce contexte, la question du prix reste au cœur des préoccupations de tous les amateurs.
Certains domaines méritent une attention particulière : les vins sont pleinement réussis, et l’engouement pour le millésime permet d’affirmer qu’ils ne se dévalueront pas dans les années à venir, comme ça a pu être le cas pour certains 2005, aujourd’hui cotés en dessous de leur prix de sortie en primeur.
Découvrez la sélection Bordeaux Primeurs 2009 d’iDealwine. Vous y trouverez certains vins dont les tarifs semblent aujourd’hui dérisoires au regard du prix de sortie de certains crus. Parmi celles-ci signalons les châteaux Giscours (Margaux), Belle-Vue (Haut-Médoc), Moulin Riche (Saint-Julien), Fleur Cardinale (Saint-Emilion) et La Pointe (Pomerol).
Chacun de ces vins peut être commandé à l’unité ou au sein d’une commande panachée. Soyez réactifs, en raison de la forte attractivité du millésime nos quantités sont limitées, et iDealwine, vous le savez, ne pratique pas la vente à découvert.
Cette offre est à commander, dans la limite des quantités disponibles, jusqu’au 15 juillet 2010.
Chine : alerte aux escroqueries sur les Bordeaux 2009 en primeur
mai 12th, 2010 by En partenariat avec Vitisphere
Un article de decanter.com attire l’attention des investisseurs et acheteurs sur des tentatives de fraude au millésime 2009 observées sur le marché chinois. Des clients potentiels se sont vus proposer des vins parmi les plus côtés, dont les Châteaux n’avaient pourtant pas encore annoncé le prix de sortie ni officiellement mis les vins en marché…
Sam Gleave, directeur des ventes de Bordeaux Index, voit ses craintes confirmées : « Nous avons longtemps craint qu’un millésime comme 2009 donne lieu à des fraudes. L’intérêt pour le millésime est immense en Chine. Dans un marché sans réglementation et sans éducation, il y a toujours le risque d’un négoce voyou sur les primeurs. Malheureusement, il semble que ce potentiel ait été réalisé. »
Don St Pierre Jr, PDG de ASC Fine Wines Greater China, a déclaré à decanter.com : « Malheureusement, je ne suis pas surpris. Bordeaux Index a raison. Parce que ce type d’offre est si nouveau pour la Chine, il y aura de plus en plus de fraudes sur le marché. »
Pour Vianney Castan, directeur général des Vins Joseph Castan, pas de surprise non plus : « Les demandes de copies restent extrêmement répandues en Chine. Il ne passe pas une semaine sans qu’on me demande de faire une étiquette intitulée « Château Lafute » ou « Château Lafile ». Certains importateurs chinois peuvent faire preuve d’un grand opportunisme. Quelqu’un qui connaît quelqu’un dont le business est relié au vôtre trouvera un moyen de se proposer comme intermédiaire pour toucher une commission au passage. Il est difficile d’identifier les interlocuteurs fiables, car celui qui se propose aujourd’hui de vous mettre en relation avec un marchand de vin peut faire de même demain avec marchand de produits pharmaceutiques ou de viande… Tout le monde est multi-cartes et les spécialistes d’un secteur donné qui le restent sont rares. »
L’association britannique des négociants en vins et spiritueux (Wine and Spirits Trade Association, WSTA) a publié une série de recommandations pour les investisseurs potentiels. Ces derniers gagneraient notamment à être attentifs à :
- la taille et la réputation du marchand de vin ;
- lui demander s’il offre des garanties ou une assurance ;
- vérifier si les prix sont compétitifs et incluent la livraison ;
- s’assurer que les factures et les déclarations établissent clairement leur propriété sur le vin acheté.
Le président de la WSTA, Jeremy Beadles, rappelle que « les courtiers de bonne foi n’auront aucun problème à montrer patte blanche et les consommateurs qui posent les bonnes questions feront en sorte de ne pas se faire piéger par des distributeurs peu scrupuleux. »
Anne Serres – Vitisphere
Primeurs : 90-92/100 Parker pour Château Belle-Vue 2009, bientôt sur iDealwine
mai 4th, 2010 by Rédaction iDealwine
Vous le connaissez bien… Cela fait maintenant plusieurs années qu’iDealwine suit de très près le Château Belle-Vue. Et cette année, la récompense est à la hauteur des investissements importants consentis par son propriétaire, Vincent Mulliez. Exceptionnel, le millésime 2009 a fait l’objet d’un accueil enthousiaste et unanime de la part des critiques. Ce cru de Haut-Médoc sera bientôt disponible en offre primeur sur iDealwine.
Robert Parker : 90-92*
Not to be confused with Saint-Emilion’s Bellevue, this has been one of the most consistent Médoc Cru Bourgeois over a number of years, and the 2009 may reach new quality heights. A big time sleeper of the vintage, this blend of 50% Cabernet Sauvignon, 30% Merlot, and 20% Petit Verdot boasts a dense purple color as well as notes of crème de cassis and spring flowers, terrific fruit, sweet but noticeable tannin, and medium to full body. It can be drunk young or cellared for 8-10 years.
Jancis Robinson : 16.5
Dark purple. Intense and tarry on the nose. Lots of juice with minerality on the finish. Nice combo! Real vitality.
La Revue du Vin de France : 16.5-17.5/20
Ce petit cru continue à nous séduire par son éclat et son potentiel. Le 2009 poursuit une très belle série. Grâce à une proportion importante de petits verdots (20%), il affiche une très bonne droiture et de la fraîcheur. La bouche est ample, charnue et profonde, sur de belles notes de fruits noirs, et la finale apporte une touche saline bienvenue.
Decanter : 16.5/20
Dense colour, superb extraction of black berry fruits, fleshy and classy, very ripe, will mature well and impress. Drink 2013-2020.
Bettane & Desseauve : 15.5/20
Ce cru est gourmand et profond, avec une suavité perceptible dès l’attaque. Ses notes de cèdre et de réglisse lui confèrent un style avenant, renforcé par des tanins ronds et fins.
Jean-Marc Quarin : 15.5
Ma meilleure note donnée à ce cru en primeur.
Couleur sombre, intense, belle. Nez aromatique, fin, fruité, sentant la mûre. Entrée en bouche tendre, fruitée et aérienne. Je n’ai jamais vu ce vin aussi fondant au palais. Très aromatique au milieu, il s’achève sur des tanins fins, avec beaucoup de goût. La note de plaisir est déjà très forte. Belle longueur finement tramée. Ce vin est meilleur que le 2005 qui présente parfois un boisé dur. Vous noterez que depuis 2007, les fournisseurs de barriques ont changé : la fin de bouche de ce vin s’en trouve fortement améliorée. 2009 est le plus grand millésime de cette propriété.
D’autres vins, soigneusement sélectionnés pour leur rapport qualité-prix-rareté seront également proposés dans cette Offre iDéale spéciale Bordeaux Primeurs.
En savoir plus sur le Château Belle-Vue
Le vin du Château Belle-Vue, réputé depuis la fin du XIXème siècle, était, jusqu’en 1995, intégré au Château de Gironville. C’est l’engagement du propriétaire de l’époque, Rémy Fouin, qui a permis à Belle-Vue de devenir un cru à part entière, avec la rénovation du site d’exploitation.
Le nouveau propriétaire depuis 2004, Vincent Mulliez, tout aussi passionné, poursuit les mises en œuvre de son prédécesseur, dont il a d’ailleurs fait son conseiller viticole. Très attachée aux méthodes traditionnelles, cette équipe ambitieuse n’hésite pas, en revanche, à recourir aux outils les plus performants. Les dix hectares du domaine s’étendent sur un remarquable terroir qui, situé entre l’estuaire de la Gironde et l’Océan Atlantique, bénéficie d’un micro-climat agissant comme un régulateur de températures. Quant à l’encépagement, pour le moins original, outre le cabernet sauvignon (50%) et le merlot (30%), il compte 20% de petit verdot, une proportion particulièrement importante pour ce cépage souvent minoritaire, mais qui confère au vin une élégante acidité. Sans oublier une touche de carménère, un antique cépage bordelais qui enrichit subtilement la palette aromatique de douces notes épicées.
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Robert Parker s’exprime sur le millésime 2009
avril 10th, 2010 by Rédaction iDealwine
Alors qu’un premier domaine, le Château Petit Bocq à Saint-Estèphe, annonce la sortie en primeur de son millésime 2009 (avec un prix en hausse de près de 18% par rapport au 2008), les notes des principaux dégustateurs commencent à sortir (Decanter, Wine Spectator). Celles de Robert Parker sont attendues en fin de mois. Pour nous faire patienter, le critique américain livre quatre pistes de réflexion sur le millésime 2009 dans la lettre mensuelle adressée à ses abonnés.
Que les choses soient claires : Robert Parker a passé 15 jours à Bordeaux, entièrement consacrés à la dégustation. Il s’est tenu volontairement éloigné de toutes les opérations de relations publiques et du faste qui entoure traditionnellement la semaine de présentation des primeurs (il était d’ailleurs reparti lorsqu’elle a débuté). Ses premières analyses sur la campagne primeur 2009 tiennent en quatre points.
1- Un grand millésime
2009 est réellement un très grand millésime qui se caractérise déjà par son opulence, sa puissance et sa richesse. Aucun doute : la place bordelaise devrait connaître une forte demande. Les acheteurs asiatiques, nombreux à Bordeaux lors des dégustations, devraient acheter en primeur cette année. Plusieurs questions s’élèvent alors : les asiatiques limiteront-ils leurs achats aux Premiers Crus Classés ? Quel sera le volume total qu’ils achèteront ? Les américains, forts d’un dollar en hausse, achèteront-ils massivement les primeurs 2009 ?
2- Premiers grands crus et « Super Seconds » à éviter
Robert Parker se résigne déjà à une flambée de prix, comparable à celle des 2005 à leur sortie. Il conseille donc de ne pas se focaliser en 2009 sur les Premiers Crus Classés ou les « Supers Seconds ». Les 15 ou 20 000 caisses des 24 vins de Bordeaux les plus prestigieux ne devraient pas suffire à satisfaire la demande mondiale. Il recommande ainsi de chercher les vins issus de propriétés ou d’appellations moins prestigieuses, ceux qu’il qualifie de « value wines ». Et les réussites, dans le millésime 2009, s’annoncent nombreuses.
3- Retour sur les 2008…
Les bonnes affaires doivent aussi être recherchées du côté du millésime 2008 : intercalé entre 2007 (dont les prix élevés n’étaient pas corrélés à sa qualité) et 2009 il présente un très bon rapport qualité prix même si la récolte n’a pas été abondante. Cela est d’autant plus vrai sur la rive droite à Saint-Emilion et Pomerol.
4- … Et aussi les 2007
Enfin, Robert Parker revient sur le millésime 2007 et précise qu’il ne faut pas systématiquement le délaisser. En effet, les vins blancs secs ainsi que les Sauternes ont connu un très beau millésime sur lequel les amateurs devraient porter leur attention.
A lire également :
Primeurs 2009 : une journée de dégustation à Bordeaux (01/04/2010)
Les prédictions de Robert Parker pour 2010 (07/01/2010)
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Primeurs 2009 : une journée de dégustation à Bordeaux
avril 1st, 2010 by Angelique de Lencquesaing
Bordeaux est en émoi : depuis le début de la semaine (et même avant pour certains) le marathon des dégustations du très attendu millésime 2009 a débuté. Professionnels du vin et journalistes spécialisés se sont donc donné rendez-vous pour s’en faire, enfin, une idée. iDealwine a rejoint Bordeaux pour une journée marathon… de dégustation !
L’Union des Grands Crus, qui orchestre chaque année avec brio cette semaine des primeurs, dénombre plus de 6000 personnes au compteur des inscriptions : un record, même le millésime 2005 n’avait pas fait aussi bien. Ce chiffre témoigne de l’intérêt sans précédent suscité par 2009, notamment auprès des intervenants asiatiques, attendus en masse.
Une tempête s’annonce sur Bordeaux et sa région. Les chapeaux s’envolent et les parapluies se retournent à la Gare Saint-Jean. Et pourtant, rien ne saurait freiner les ardeurs des professionnels impatients de déguster le 2009. Peu importe que ce soit la troisième fois que l’on annonce cela depuis 2000 : si 2009 devait être « le millésime du siècle », il faut en avoir le cœur net. C’est parti pour une belle journée !
Cap vers le Médoc. Nous empruntons la fameuse D2 qui traverse des villages mythiques et longe les plus grands vignobles du Médoc. Le Château Batailley, à Pauillac, accueille les crus de trois appellations de la rive gauche : Pauillac, Saint-Julien et Saint-Estèphe. Le personnel du domaine semble un peu dépassé par la foule, les voitures s’entassent le long de la route. Bigre, il va falloir jouer des coudes pour accéder au précieux nectar. Les producteurs sont pris de cours. On entend, dès 11 heures, l’un d’entre eux appeler au secours le domaine pour demander du renfort : c’est sûr, il ne tiendra pas la journée avec les stocks d’échantillons prévus.

Les conditions ne semblent à priori pas complètement remplies pour déguster sereinement ce millésime. Et pourtant, d’emblée, le constat s’impose : la qualité est au rendez-vous. A Pauillac, le Château Lynch Bages se démarque par son incroyable concentration, son joli boisé et une longueur en bouche exceptionnelle. Les châteaux Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pichon Longueville Baron et Batailley ont également réalisé un très beau millésime. Du côté des Saint-Julien, les châteaux Branaire-Ducru, Langoa Barton, Léoville Poyferré, Lagrange et Beychevelle se distinguent par la finesse de leurs tannins. Les Saint-Estèphe sont peu nombreux, il est donc difficile de se faire une idée.
L’étape suivante nous amène au Château Desmirail, qui reçoit les crus de Margaux. Au-dessus des chais flambant neufs tout juste rénovés, la dégustation nous laissera une impression plus mitigée. La maturité n’est pas toujours au rendez-vous et certains crus sont marqués en fin de bouche par des notes herbacées. C’est dommage. D’autres se démarquent, à l’instar du Château Malescot-Saint-Exupéry ou du Château Giscours. Les Châteaux Rauzan-Ségla, Brane-Cantenac et Siran ont produit des vins élégants. D’autres se dégustent moins bien, et nous semblent encore légèrement fermés ou moins concentrés.
A l’heure du déjeuner, autour d’une assiette de foie gras et d’une cassolette de canard très efficacement servies par l’équipe du château Desmirail, et accompagnées du cru éponyme servi dans le millésime 1999, les conversations, les rumeurs et les paris vont bon train. LE sujet au centre de tous les débats ? Les prix bien sûr ! On parle d’une hausse de 15%, pronostiquée par un représentant de la famille Moueix (Petrus). Un autre évoque plutôt une augmentation de +50, voire +80%. Gloups, le canard passe un peu moins bien. Millésime de crise ? On a peine à y croire. Millésime d’exception ? Plus certainement. Et peut-être même millésime « du millénaire », comme le dit avec détachement et humour un propriétaire amusé de l’intérêt qu’il suscite auprès de négociants jusque là sceptiques sur son vin. Lequel de ces qualificatifs l’emportera ? Tout le monde souligne le mutisme de certains propriétaires qui nous ont assuré, la main sur le cœur, n’avoir à ce jour aucune idée du prix de sortie qu’ils appliqueront.
Autre sujet qui frappe les esprits : la présence, en masse, des professionnels chinois qui devraient, pour la première fois avec les 2009, faire leurs emplettes dès les primeurs. Et cette anecdote relatée par un professionnel qui l’a vécue à l’accueil d’un premier cru classé : alors que les participants, triés sur le volet, sont sévèrement contrôlés et doivent montrer patte blanche avant d’accéder au Graal, un groupe de cinq visiteurs se présente, non prévu, non inscrit.
- « Bonjour, nous venons de la Chine, nous voudrions déguster votre vin. »
Silence, léger flottement, coups d’œil entendus.
« Mais bien sûr, joignez-vous donc au groupe de dégustateurs qui débute la visite. »
Ces visiteurs auront droit à la dégustation, suivie d’un rendez-vous organisé au débotté avec le responsable des lieux.
Dégustation privée à Château Margaux
Un café plus tard, nous sommes reçus au Château Margaux pour une dégustation privée. Les trois crus produits par la propriété seront dégustés dans l’ordre suivant : Pavillon Rouge du Château Margaux, Château Margaux et, pour finir, Pavillon Blanc du Château Margaux.
Au Château Margaux peut-être plus qu’ailleurs, on insiste sur le caractère exceptionnel du millésime. Le Pavillon Rouge est éclatant de finesse, tant au niveau des arômes que des tanins. En bouche, le vin révèle une concentration et un équilibre très réussis. La finale est longue et agréable. Certainement un des plus grands millésimes de Pavillon Rouge dont il est à noter que le domaine a effectué une sélection pour ce second vin aussi, ce qui pourrait amener à la commercialisation d’un troisième vin.
Le Premier Cru est lui aussi d’une très grande classe. En dépit de la qualité des raisins, la sélection a été sévère, seuls 36% de la récolte ont été retenus dans le grand vin.
Légèrement plus réservé au nez que son second vin, Château Margaux 2009 frôle la perfection en bouche : les tanins sont soyeux et la matière incroyablement veloutée. Aucune trace d’amertume. Le domaine laisse loin derrière lui tous ses congénères de Margaux. Les tannins sont déjà tellement ronds et suaves que le vin pourrait, dans cette année exceptionnelle, ne pas traverser la traditionnelle phase de fermeture. Enfin, le Pavillon Blanc du Château Margaux exprime un joli boisé au nez et une belle minéralité en bouche. Il présente un bel équilibre entre finesse et puissance.
Cap sur la rive droite
C’est parti pour la rive droite, ensuite, pour poursuivre cette journée marathon. Nous commençons par Saint-Emilion, en proie à une belle tornade de vent. L’orage menace, le ciel est noir. Les crus de l’appellation se dégustent au Château Beau-Séjour Bécot. Très caractéristiques de leur terroir, force est de reconnaître la réussite de ce millésime 2009, réussite pas complètement homogène toutefois car certains échantillons, marqués par la surmaturité, manquent de précision. Le Château Troplong-Mondot, le Château Canon-la-Gaffelière et le Château Pavie-Macquin se distinguent. Très réussis aussi, Beau-Séjour Bécot, Larcis-Ducasse, Canon et Balestard La Tonnelle. Malgré une incroyable puissance, nos avis sont plus mitigés sur Figeac mais c’est sans doute la (fin de) bouteille qui nous est servie qui doit être incriminée.
Enfin, le Château Gazin sera notre dernière étape, nous y dégustons les crus de la prestigieuse appellation Pomerol. A la propriété, on annonce un millésime semblable à 1961, voire 1947 ! Et en tout état de cause supérieur à 2005. Une façon bien amenée de préparer le terrain en vue d’une hausse significative des prix ? Quoi qu’il en soit, les pomerols se dégustent particulièrement bien ; l’importante proportion de merlot entrant dans leur assemblage contribue sûrement à ce succès. Nous enchaînons les coups de cœur en cette fin d’après-midi. Avec le Château La Conseillante, tout d’abord. Le vin révèle une richesse aromatique impressionnante où l’on décèle déjà la violette. En bouche, il est onctueux et équilibré, avec des tanins d’une très grande finesse. La finale est magnifique ! Château Gazin se révèle somptueux, de même que Château Clinet, Château Beauregard, Château La Pointe et Château La Croix de Gay. Une fin de journée en apothéose !
En définitive, ce que nous avons entrevu de 2009 semble à la hauteur de ce qui avait été annoncé. Certes, nous avons noté dans certains vins quelques notes de surmaturité, chez d’autres des traces végétales. Mais la qualité des tannins est une constante sur ce millésime. Nous repartons séduits par ce premier aperçu, certes incomplet car nous n’avons pas dégusté l’ensemble des vins. Nous regrettons ainsi l’absence de certains vins qui sont présentés à la propriété exclusivement, tels que Cos d’Estournel ou Château Montrose à Saint-Estèphe, Château Palmer à Margaux, Château Pontet Canet à Pauillac, entre autres, et que nous n’aurons donc pas eu le temps de goûter… Autre regret, nous ne nous serons pas arrêtés à Sauternes, où s’annonce une année grandiose. Sur le chemin du retour, dans une agréable torpeur, nous confrontons nos impressions… La question revient…. Et les prix dans tout ça ? Puis le train nous berce, doucement, jusqu’à Paris…
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