La recette de la semaine : Boeuf à la ficelle
janvier 8th, 2012 by Rédaction iDealwine
Histoire de reprendre en douceur après les excès des fêtes mais sans tomber dans le jeûne et l’abstinence, voici une recette à la fois goûteuse, très diététique et facile à réaliser. Une sorte d’idéal en ce début d’année !
Pour 6 personnes
Préparation :
20 minutes
Cuisson :
20 minutes
Ingrédients :
- 1 kg de bœuf pris dans l’aiguillette de rumsteak
- 4 branches de céleri,
- 6 carottes
- 4 petits navets,
- 4 poireaux moyens
- 3 pommes de terre à chair ferme,
- 1 oignon jaune,
- 3 clous de girofle,
- 1 feuille de laurier,
- 1 branche de thym,
- 8 cornichons,
- 16 oignons blancs au vinaigre,
- 15 grammes de gros sel,
- 5 grammes de poivre noir en grains au moulin.
Préparation:
Peler et laver 2 carottes, rincer le céleri.
Dans une marmite contenant 3 litres d’eau, mettre ces légumes parés, avec la feuille de laurier et le thym. Saler, poivrer.
Couvrir et laisser cuire 20 minutes à petits bouillons.
Préparer la garniture de légumes.
Peler les carottes, les pommes de terre et les navets.
Retirer le vert foncé des poireaux afin de ne garder qu’un peu de vert puis ôter leurs radicelles.
Laver tous les légumes.
Ficeler la viande en laissant deux longs fils pendre aux extrémités pour pouvoir la récupérer facilement sans vous brûler.
Mettre les légumes de la garniture à cuire dans le bouillon puis plongez à son tour la viande en l’attachant par les extrémités aux anses de la cocotte (ou à une cuillère en bois suffisamment longue pour tenir en travers de la marmite).
Attention, la viande ne doit pas toucher le fond de la marmite.
La laisser bouillir une vingtaine de minutes, à lente ébullition pour une viande saignante.
Sortir la viande et la laisser reposer cinq à dis minutes couverte d’un papier alu et d’un torchon pour que les fibres se détendent et que le sang se répartisse harmonieusement dans la viande.
Servir la viande entourée des légumes de garniture, accompagnée tout simplement de gros sel, ainsi que des cornichons et des petits oignons au vinaigre.
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Zoom sur un producteur : le château des Jacques et le château des Lumières, deux propriétés de la maison Louis Jadot
octobre 26th, 2009 by Rédaction iDealwine
Vous connaissez déjà les vins de Bourgogne de la maison Louis Jadot, dont les étiquettes bien reconnaissables ornent désormais les grandes tables du monde entier. Mais saviez-vous que cette illustre institution, qui fête cette année son 150ème anniversaire, exploite d’excellents terroirs en Beaujolais ?
Louis Henry Denis Jadot créé sa propre maison en 1859, époque phare de l’essor du vignoble bourguignon et de sa structuration. Rapidement, il va développer une fructueuse activité de négoce avec les pays du Nord, sa famille étant originaire de Belgique. Son fils Louis-Jean-Baptiste prendra sa suite et développera le vignoble, son petit-fils Louis-Auguste favorisera l’export vers les pays anglo-saxons, dans l’après-guerre. En 1954, André Gagey rejoint l’entreprise familiale déjà florissante ; il en prend les rênes en 1962, à la mort prématurée de Louis-Auguste. En 1970 – une date qui marquera l’histoire de la maison – Jacques Lardière, alors tout jeune œnologue, fait son entrée en scène et va donner l’impulsion nécessaire à la maison.
En 1985, pour assurer la pérennité financière de l’entreprise, Madame Jadot décide de vendre à la famille de Rudy Kopf, l’importateur historique des vins de la maison aux Etats-Unis. Aujourd’hui, c’est Pierre-Henry Gagey qui dirige cette maison de renom, installée au coeur de Beaune, dans un hôtel particulier du 19e siècle.
Outre le Château des Jacques à Moulin-à-Vent (32 ha) et le Domaine Ferret à Pouilly-Fuissé (15 ha), la Maison Louis Jadot compte de nombreux vignobles ; au total, quelque 154 hectares de vignes en Côte d’Or, dans le Mâconnais et le Beaujolais. On en compte déjà 70 en Côte d’Or, essentiellement en premiers et grands crus, répartis entre le Domaine Louis Jadot (37 ha), le Domaine Gagey (8 ha), le Domaine des Héritiers Louis Jadot (16 ha) et le domaine du Duc de Magenta (9 ha).
Dans les vignes sont appliquées les mêmes méthodes que partout où l’on veut se donner les moyens de faire du très bon : rendements limités, vendanges manuelles. Quelle que soit la phase de travail, l’intervention de l’homme est réduite au strict minimum pour laisser au vin et au terroir la liberté de s’affirmer pleinement. Les vignes sont cultivées dans le respect de l’environnement, sans désherbant chimique, et labourées. Dans les chais, un élevage partiel en fûts neufs permet de ne pas imprimer au vin la marque du bois, mais seulement de permettre les échanges entre ces deux matières vivantes.
Le Château des Jacques
La Maison Louis Jadot a acheté le Château des Jacques en 1996. Ce domaine du Beaujolais, situé à Romanèche Thorins, comprend 32 hectares de vignoble en appellation Moulin à Vent dont 5 Clos recouvrant 24 hectares. Le Grand Carquelin est l’un d’entre eux, s’étendant sur 5 hectares de terrain léger, sablo-argileux, acide, pauvre en matières organiques, issu de roches granitiques très dégradés. Le Clos de Rochegrès couvre 7 hectares de vieilles vignes plantées sur un sol granitique très dur, où se mêlent blocs de granit et quartz.
Le Château des Lumières
Le Château des Lumières est situé sur la colline au dessus du village de Villié Morgon, sur des pentes exposées au Sud et au Sud-Est. La Maison Jadot a acquis les 35 ha de vignes plantés en Morgon en 2001. Le Château des Lumières comprend les climats Côte de Py, Bellevue, Les Charmes et Rochenoire.
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Pleins feux sur les crus du Beaujolais
octobre 22nd, 2009 by Veronique Raisin
Sur les terroirs contrastés de schistes, de granit et de roches volcaniques du Beaujolais, le gamay donne des vins minéraux, toujours frais, le plus souvent enjôleurs et caressants. Les crus forment une enclave hautement qualitative, parmi laquelle les vins les plus aboutis sont appelés à patiemment vieillir. On est très, très loin du Beaujolais nouveau !
Dix crus forment le haut de la pyramide dans la hiérarchie beaujolaise : Brouilly, Côte-de-Brouilly, Chénas, Chiroubles, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié, Saint-Amour.
> Les trois crus que nous avons choisis de vous présenter dans le cadre de l’Offre iDéale en cours sont les plus fameux, notamment en raison de leur capacité de garde et de leur complexité.
Morgon. Plus grand cru juste derrière Brouilly, avec 1 100 hectares, sur un sol composé de schistes et de granit, Morgon est surtout célèbre pour sa côte du Py : un mont qui culmine à 352 mètres ! Le schiste décomposé qui le constitue, appelé « roche purrie », fait dire de ce vin qu’il « morgonne ». Sous ce vocable peu avenant, le vin se montre complexe en arômes, de fruits mêlés d’épices, davantage sherry avec l’évolution, et corsés en texture. Ces vins soutiennent le mieux un élevage bois et leur garde est prometteuse. Enfin la notion de lieu-dit est ici mise de plus en plus en avant, signe d’une reconnaissance qualitative terroir par terroir : le Py bien sûr, mais aussi la Roche-Pilée, Gros-Bras, Javernière ou Corcelette.
Moulin-à-Vent. Sans doute le plus célèbre des crus avec 655 hectares, il produit de fameux vins rouges qui vieillissent à merveille. Ses sols pauvres très filtrants, composés d’arènes granitiques et de sables, plus limoneux dans la partie base du vignoble, forment le meilleur terreau pour l’expression de vins complexes, riches et savoureux. La diversité du sous-sol, riche en minéraux, permet une diversité aromatique exceptionnelle. Enfin, une hiérarchisation des lieux-dits a eu cours : Rochegrès, Carquelins, Thorins, Champ de Cour…
Chénas. Ce magnifique cru au nord de moulin-à-vent souffre parfois de l’aura de son voisin. Pourtant, malgré sa faible superficie (c’est le plus petit cru avec 265 hectares), lui aussi produit de superbes vins grâce à ses terroirs en fortes pentes, constitués de sables grossiers issus de granit. Certains secteurs possèdent même les fameuses veines de manganèse, conférant un arôme de violette au vin !
> Et les autres …
Saint-Amour (325 ha), à l’extrémité nord-est du vignoble, produit un vin de plaisir, charmeur et délicat, peu propice à la garde. Juliénas (580 ha), au nord également, mordant sur le Rhône et la Saône-et-Loire, est sis sur des sols granitiques maigres et arides, enclins à donner des vins robustes, harmonieux et de bonne garde. Fleurie (870 ha) est sans doute l’un des plus fins et soyeux de la bande des dix. Situé en altitude, le vignoble très homogène donne naissance à un vin distingué et doté d’une jolie persistance aromatique, sur les fruits et la violette. Chiroubles (350 ha) est connu pour sa « féminité » : terme large qui sous-entend une délicatesse de texture, non dénuée de puissance pour autant sur certains secteurs. Toujours expressifs et colorés, les chiroubles séduisent par leurs tanins aériens. Brouilly (1330 ha) est le plus grand cru, entourant le mont du Côte-de-Brouilly (310 ha). Ces deux vignobles du sud du Beaujolais offrent des vins couleur grenat, toujours souples, intenses et persistants, de moyenne garde (plus longue cependant pour les côtes). Régnié (395 ha) est le dernier arrivé, qui a rejoint les crus en 1988. Il se distingue par son altitude, qui peut atteindre 500 mètres. Juste au-dessous de Morgon, adossé à la montagne d’Avenais, le vignoble aux sols légers produit un vin de même tempérament, gouleyant à souhait, enlevé et friand.
(Source : Grand atlas des vignobles de France de Benoît France)
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