La recette de la semaine : Boeuf à la ficelle
janvier 8th, 2012 by Rédaction iDealwine
Histoire de reprendre en douceur après les excès des fêtes mais sans tomber dans le jeûne et l’abstinence, voici une recette à la fois goûteuse, très diététique et facile à réaliser. Une sorte d’idéal en ce début d’année !
Pour 6 personnes
Préparation :
20 minutes
Cuisson :
20 minutes
Ingrédients :
- 1 kg de bœuf pris dans l’aiguillette de rumsteak
- 4 branches de céleri,
- 6 carottes
- 4 petits navets,
- 4 poireaux moyens
- 3 pommes de terre à chair ferme,
- 1 oignon jaune,
- 3 clous de girofle,
- 1 feuille de laurier,
- 1 branche de thym,
- 8 cornichons,
- 16 oignons blancs au vinaigre,
- 15 grammes de gros sel,
- 5 grammes de poivre noir en grains au moulin.
Préparation:
Peler et laver 2 carottes, rincer le céleri.
Dans une marmite contenant 3 litres d’eau, mettre ces légumes parés, avec la feuille de laurier et le thym. Saler, poivrer.
Couvrir et laisser cuire 20 minutes à petits bouillons.
Préparer la garniture de légumes.
Peler les carottes, les pommes de terre et les navets.
Retirer le vert foncé des poireaux afin de ne garder qu’un peu de vert puis ôter leurs radicelles.
Laver tous les légumes.
Ficeler la viande en laissant deux longs fils pendre aux extrémités pour pouvoir la récupérer facilement sans vous brûler.
Mettre les légumes de la garniture à cuire dans le bouillon puis plongez à son tour la viande en l’attachant par les extrémités aux anses de la cocotte (ou à une cuillère en bois suffisamment longue pour tenir en travers de la marmite).
Attention, la viande ne doit pas toucher le fond de la marmite.
La laisser bouillir une vingtaine de minutes, à lente ébullition pour une viande saignante.
Sortir la viande et la laisser reposer cinq à dis minutes couverte d’un papier alu et d’un torchon pour que les fibres se détendent et que le sang se répartisse harmonieusement dans la viande.
Servir la viande entourée des légumes de garniture, accompagnée tout simplement de gros sel, ainsi que des cornichons et des petits oignons au vinaigre.
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Accords mets et vins : dans le cochon, tout est bon !
décembre 7th, 2011 by Veronique Raisin
Il existe autant d’alliances que de recettes et surtout de façons d’apprêter le cochon : grillé, en potée, en charcuterie ; nous en donnons ici quelques illustrations, choisies de façon totalement arbitraire et par ailleurs volontiers aléatoire.
Le porc (ou cochon domestique), aujourd’hui majoritairement élevé en Asie, serait origine du Turkestan. Il colonisa toute l’Asie avant de venir en Afrique puis en Europe et fut domestiqué vers le VIIe millénaire av. J.C. Son nom n’a ni d’origine latine, ni germanique, ni celte. Il viendrait de l’onomatopée « coch-coch » ; le terme apparaît en français vers le 11e siècle et désigne principalement le porcelet. Le sanglier quant à lui est issu d’une autre famille que le cochon.
Enfin sachez que pour les bouddhistes tibétains, le porc symbolise l’ignorance, responsable de toute la misère du monde, tandis que pour les Chinois et les Vietnamiens, il représente au contraire la prospérité et l’abondance. Cela n’a pas grand-chose à voir avec les accords m’objecterez-vous, ce à quoi je vous répondrai qu’il faut un esprit sain dans un porcin. Sur ces considérations esthétiques, passons à table.
La viande de porc est l’une des plus consommées en France, qu’elle soit grillée, rôtie, ou bouillie. Ce petit animal bas sur pattes nous comble de tous ses bons morceaux : jarret, filet, palette, travers, oreilles, queue, échine, cuisses… bouchers et charcutiers s’en donnent à coeur, joie.
Voici un florilège de suggestions porcines :
- jarret de porc en choucroute : riesling ! Mais aussi sylvaner, voire pinot noir, toujours d’Alsace, ou un rouge très tendre et fruité de type gamay de Touraine.
- boudin noir : sortez la grosse artillerie ; avec ce plat, un vin rouge généreux s’impose : madiran, cahors, irouléguy sont en première ligne. Bordeaux (côtes-de-castillon, médoc, fronsac), cornas, châteauneuf-du-pape pointent aussi leur goulot, à juste titre.
- pâtés, terrines, saucissons, rillettes et charcuteries diverses : des vins blancs (chinon, saint-véran, saumur, menetou-salon, sancerre, saint-joseph, pacherenc sec…) ou des rouges légers (mondeuse, pinot noir alsacien, trousseau du Jura et tous les gamays du Beaujolais ou de Touraine).
- travers de porc grillés et côtelettes : des rouges assez puissants, répondants au grillé de la viande, qui en devient légèrement fumée. Collioure, Bandol ou Côtes-de-Provence pour le Sud mais aussi les Malepère, Corbières et Fitou. Plus au nord, un volnay ou un pommard, si l’on veut jouer de plus de délicatesse. Les bordeaux sont aussi de bon ton, choisissez-les parmi des appellations moins courues comme les Côtes de Bourg ou de Blaye, ou plus classiquement les Graves ou le Haut-Médoc. Ou sinon un fronton.
- filet mignon de porc à la crème : avec ce plat onctueux, un blanc s’impose. Savennières, Anjou, Vouvray et montlouis secs, mais aussi chardonnay du sud de la Bourgogne, pas trop boisé, savagnin du Jura traditionnel, roussette de Savoie ou Chignin-Bergeron, pinot gris d’Alsace.
- sauté de porc au caramel : avec les plats sucrés, les blancs fonctionnent toujours mieux parce qu’ils apportent de l’énergie et de la fraîcheur par leur acidité. Pinot gris, Savoie Apremont, montlouis ou vouvray demi-sec, jeune riesling. Il faut de préférence choisir un blanc suave mais non boisé, ceux qui ont un peu de sucre résiduel conviennent particulièrement bien.
- petit salé aux lentilles : massacré par les cantines, ce plat ménager régale petits et grands à moindre frais. Une aubaine à partir du 20 du mois. D’autant que pour l’accompagner, quelques lampées d’un jeune gamay feront aisément l’affaire. Touraine ou Beaujolais, c’est à vous de voir. Saint-Pourçain ou Côtes d’Auvergne peuvent aussi largement convenir, surtout que l’on a tous une vieille tante quelque part en Auvergne ; c’est l’occasion de faire un point patrimonial. Sancerre, Bourgueil et Chinon sont une bonne alternative.
- le familial rôti de porc, avec un peu de sauge ou une feuille de laurier : un blanc pas trop acide, plutôt suave comme un pinot blanc alsacien, un vouvray, un côtes-du-jura. Tous les rouges assez jeunes, tendres et friands, sans excès d’expression, bien fruités, à boire un peu frais (15°). Généralement peu grassouillet, ce plat s’accommode bien de ce genre de vin joyeux, plutôt que de rouges très puissants. Pensez Chinon, Bourgueil ou Saint-Nicolas de Bourgueil, Côte de Beaune, Morgon et autres crus du Beaujolais, Côtes-du-Rhône Villages, marsannay.
- je ne résiste pas, pour finir, au plaisir de vous parler des endives au jambon : trente ans d’efforts pour enfin y arriver. A la béchamel et gratinées au four, c’est la joie des anciens enfants qui découvrent enfin les joies d’être grand. Un rouge léger (Mâcon, pinot noir alsacien) ou un blanc un peu tendre (aligoté, pouilly-fuissé, crozes-hermitage) et vous voilà parvenu dans le monde des adultes.
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Recette de la semaine : brochettes mixtes
octobre 2nd, 2011 by Rédaction iDealwine
Tous les veinards qui disposent d’un jardin / terrasse / barbecue pourront se régaler de cette recette et ouvriront, pour fêter les derniers rayons de soleil, un vin léger et « digeste » (comme aiment à le dire les spécialistes
: saumur-champigny, sancerre, beaujolais… Vous le sentez, comme nous, le petit air de vacances qui souffle encore un peu derrière tout ça ?
Préparation:
25 min
Cuisson:
10 min
Ingrédients :
- 300 g d’épaule d’agneau
- 200 g de contre-filet de boeuf
- 4 merguez
- 4 chipolatas
- 1 cuill. à soupe de fleurs de thym séchées
- 1 poivron vert
- 2 oignons
- 1 verre d’huile
- sel, poivre du moulin
Préparation de la recette
Coupez la viande en cubes réguliers d’environ 4 cm de côté.
Versez l’huile dans un plat creux et saupoudrez de fleurs de thym séchées. Mélangez. Déposez les cubes de viande dans l’huile aromatisée et laissez mariner pendant 1 h au frais. Ne faites pas mariner merguez et chipolatas, mais piquez-les avec les dents d’une fourchette avant de les enfiler sur les brochettes.
Rincez le poivron et détaillez sa chair en carrés. Pelez les oignons et coupez-les en quartiers. Préchauffez le gril du four le gril de contact ou le barbecue
Égouttez les morceaux de viande et préparez les brochettes en alternant les morceaux de viande, les carrés de poivron et les quartiers d’oignons, ainsi que les merguez et les chipolatas pliées en 2.
Faites griller les brochettes de 8 à 10 min, selon le degré de cuisson désiré, en les retournant et en badigeonnant les morceaux de viande plusieurs fois. Salez et poivrez les morceaux de viande (pas les saucisses) juste avant de servir.
Remarque :
Pensez à piquer la peau des merguez et des chipolatas avant de les enfiler sur les brochettes.
Une recette proposée en partenariat avec Goosto.
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Des pépites à prix doux : les vins du domaine Pierre et Catherine Breton
juillet 29th, 2011 by Rédaction iDealwine
Depuis plus de vingt-cinq ans, Pierre et Catherine Breton accomplissent un parcours qui fait d’eux des figures exemplaires de Bourgueil. Partons à la découverte de ce domaine converti à la biodynamie dès 1997.
Pierre Breton s’installe en 1982 en reprenant les vignes de ses grands-parents, dont le domaine pratiquait la polyculture et livrait la vendange à la coopérative de Restigné.
Passant progressivement des 10 hectares du début aux 15 hectares actuels, il passe par trois étapes majeures dans son travail à la vigne et au chai. La première c’est le travail des sols et l’utilisation de composts pour pratiquer une viticulture “propre”. La deuxième, c’est l’utilisation de plus en plus restreinte du soufre pour obtenir des vins très purs. La troisième enfin, c’est une réflexion sur l’élevage en étudiant l’utilisation de divers contenants pour préserver le fruit et le terroir sans les masquer par des artifices.
Pierre Breton regrette que les vignerons qui labourent et vendangent à la main soient encore trop rares dans l’appellation. Il regrette aussi la reconversion de terres à asperges – sablonneuses – en terres à vigne entre 1970 et 1980. Il ne se cache pas non plus pour exprimer toutes ses réserves sur la machine à vendanger qui oblige ensuite à sulfiter généreusement la vendange et à ne pas pouvoir utiliser les levures naturelles présentes sur les raisins pour faire démarrer les fermentations.
A la fin des années quatre-vingt, des rencontres comme celles de Marcel Lapierre et de Jean Foillard, vignerons de Morgon et “disciples” de Jules Chauvet l’amènent à abandonner l’usage de levures exogènes et à travailler pratiquement sans soufre. Avec François Dutheil de la Rochère (alors à la tête du Domaine Sainte-Anne à Bandol), il s’ouvre à la biodynamie. En 1989, l’ensemble du domaine est converti à la culture biologique.
En vinification, après avoir pratiqué le pigeage répété, Pierre Breton se dirige vers une vinification en douceur, peu interventionniste, privilégiant une extraction douce de la matière. En 1996 il décide de ne plus chaptaliser et l’année suivante, le domaine passe en biodynamie.
Aujourd’hui le Domaine Catherine et Pierre Breton propose trois types de vins aux amateurs. La première ce sont des vins dits “nature”, à boire jeunes sur le croquant du fruit, des vins de copains qu’on débouche à l’improviste. Ce sont les cuvées Avis de Vin Fort, La Dilettante et Nuits d’Ivresse. La deuxième ce sont les vins dits “classiques”, bien représentatifs de leurs appellations respectives, produits à partir de vignes plus âgées pour un vin un peu plus dense.
Ce sont les deux bourgueils Trinch ! et Les Galichets, ainsi que le Chinon Les Picasses. Enfin, le troisième type de vins du domaine, ce sont les grands vins de terroir, issus des plus belles pentes et des plus vielles vignes et vinifiés par parcelle. Ce sont les Bourgueil Clos Sénéchal et Perrières et le Chinon Saint-Louans. Des cuvées qui méritent toutes une petite garde en cave si l’on veut qu’elles expriment au mieux leur terroir.
Retrouvez les vins du domaine Pierre et Catherine Breton en vente actuellement :

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Domaine Catherine et Pierre Breton Bourgueil « Clos Sénéchal » 2009 – Rouge |
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| 89-90/100 Robert Parker |
Prix spécial 16.50€ TTC La bouteille – 75cl |
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| Un fruité charmeur, mais un vin dense qui pourra se garder avec profit. Viandes rouges, gigot et épaule d’agneau seront de bons compagnons de table. |
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Disparition de Marcel Lapierre, grande figure du Beaujolais
octobre 12th, 2010 by Rédaction iDealwine
Un des précurseurs du vin naturel nous a quittés.
Le vigneron Marcel Lapierre, icône du vin « nature » est décédé en fin de semaine dernière. Installé depuis 1973 à Villié-Morgon, en Beaujolais, Marcel Lapierre avait repris le domaine familial, dans la lignée de son grand-père. A partir du début des années 1980, il décide de le développer avec une philosophie nouvelle. Sous les conseils du chercheur Jules Chauvet, il se fixe pour objectif de produire un vin naturel, c’est-à-dire sans utilisation de produits phytosanitaires, de levures industrielles ou de soufre (SO2). Avec son morgon et son beaujolais nouveau, ce travailleur a aussi souhaité donner l’exemple afin que d’autres vignerons le suivent dans la voie des vins authentiques. Mieux comprendre la microbiologie du sol et du végétal lui a permis de s’imposer comme une signature incontournable de la région.
Aujourd’hui, après la disparition de son père, c’est très certainement Mathieu Lapierre, déjà investi dans la production des vins du domaine, qui reprendra les rênes de la propriété. Le vignoble compte 13 hectares, dont 2 situés sur la Côte de Py. Les vignes sont d’un âge moyen de 60 ans.
Le dernier morgon de son père, le 2009, est l’un des beaujolais les plus appréciés des amateurs de vin. C’était l’une des bouteilles phare de la vente à prix fixe spéciale Foire aux vins d’iDealwine en septembre dernier Nous aurons une pensée pour lui lors de la dégustation des bouteilles de sa dernière production.
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Zoom sur un producteur : le château des Jacques et le château des Lumières, deux propriétés de la maison Louis Jadot
octobre 26th, 2009 by Rédaction iDealwine
Vous connaissez déjà les vins de Bourgogne de la maison Louis Jadot, dont les étiquettes bien reconnaissables ornent désormais les grandes tables du monde entier. Mais saviez-vous que cette illustre institution, qui fête cette année son 150ème anniversaire, exploite d’excellents terroirs en Beaujolais ?
Louis Henry Denis Jadot créé sa propre maison en 1859, époque phare de l’essor du vignoble bourguignon et de sa structuration. Rapidement, il va développer une fructueuse activité de négoce avec les pays du Nord, sa famille étant originaire de Belgique. Son fils Louis-Jean-Baptiste prendra sa suite et développera le vignoble, son petit-fils Louis-Auguste favorisera l’export vers les pays anglo-saxons, dans l’après-guerre. En 1954, André Gagey rejoint l’entreprise familiale déjà florissante ; il en prend les rênes en 1962, à la mort prématurée de Louis-Auguste. En 1970 – une date qui marquera l’histoire de la maison – Jacques Lardière, alors tout jeune œnologue, fait son entrée en scène et va donner l’impulsion nécessaire à la maison.
En 1985, pour assurer la pérennité financière de l’entreprise, Madame Jadot décide de vendre à la famille de Rudy Kopf, l’importateur historique des vins de la maison aux Etats-Unis. Aujourd’hui, c’est Pierre-Henry Gagey qui dirige cette maison de renom, installée au coeur de Beaune, dans un hôtel particulier du 19e siècle.
Outre le Château des Jacques à Moulin-à-Vent (32 ha) et le Domaine Ferret à Pouilly-Fuissé (15 ha), la Maison Louis Jadot compte de nombreux vignobles ; au total, quelque 154 hectares de vignes en Côte d’Or, dans le Mâconnais et le Beaujolais. On en compte déjà 70 en Côte d’Or, essentiellement en premiers et grands crus, répartis entre le Domaine Louis Jadot (37 ha), le Domaine Gagey (8 ha), le Domaine des Héritiers Louis Jadot (16 ha) et le domaine du Duc de Magenta (9 ha).
Dans les vignes sont appliquées les mêmes méthodes que partout où l’on veut se donner les moyens de faire du très bon : rendements limités, vendanges manuelles. Quelle que soit la phase de travail, l’intervention de l’homme est réduite au strict minimum pour laisser au vin et au terroir la liberté de s’affirmer pleinement. Les vignes sont cultivées dans le respect de l’environnement, sans désherbant chimique, et labourées. Dans les chais, un élevage partiel en fûts neufs permet de ne pas imprimer au vin la marque du bois, mais seulement de permettre les échanges entre ces deux matières vivantes.
Le Château des Jacques
La Maison Louis Jadot a acheté le Château des Jacques en 1996. Ce domaine du Beaujolais, situé à Romanèche Thorins, comprend 32 hectares de vignoble en appellation Moulin à Vent dont 5 Clos recouvrant 24 hectares. Le Grand Carquelin est l’un d’entre eux, s’étendant sur 5 hectares de terrain léger, sablo-argileux, acide, pauvre en matières organiques, issu de roches granitiques très dégradés. Le Clos de Rochegrès couvre 7 hectares de vieilles vignes plantées sur un sol granitique très dur, où se mêlent blocs de granit et quartz.
Le Château des Lumières
Le Château des Lumières est situé sur la colline au dessus du village de Villié Morgon, sur des pentes exposées au Sud et au Sud-Est. La Maison Jadot a acquis les 35 ha de vignes plantés en Morgon en 2001. Le Château des Lumières comprend les climats Côte de Py, Bellevue, Les Charmes et Rochenoire.
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Pleins feux sur les crus du Beaujolais
octobre 22nd, 2009 by Veronique Raisin
Sur les terroirs contrastés de schistes, de granit et de roches volcaniques du Beaujolais, le gamay donne des vins minéraux, toujours frais, le plus souvent enjôleurs et caressants. Les crus forment une enclave hautement qualitative, parmi laquelle les vins les plus aboutis sont appelés à patiemment vieillir. On est très, très loin du Beaujolais nouveau !
Dix crus forment le haut de la pyramide dans la hiérarchie beaujolaise : Brouilly, Côte-de-Brouilly, Chénas, Chiroubles, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié, Saint-Amour.
> Les trois crus que nous avons choisis de vous présenter dans le cadre de l’Offre iDéale en cours sont les plus fameux, notamment en raison de leur capacité de garde et de leur complexité.
Morgon. Plus grand cru juste derrière Brouilly, avec 1 100 hectares, sur un sol composé de schistes et de granit, Morgon est surtout célèbre pour sa côte du Py : un mont qui culmine à 352 mètres ! Le schiste décomposé qui le constitue, appelé « roche purrie », fait dire de ce vin qu’il « morgonne ». Sous ce vocable peu avenant, le vin se montre complexe en arômes, de fruits mêlés d’épices, davantage sherry avec l’évolution, et corsés en texture. Ces vins soutiennent le mieux un élevage bois et leur garde est prometteuse. Enfin la notion de lieu-dit est ici mise de plus en plus en avant, signe d’une reconnaissance qualitative terroir par terroir : le Py bien sûr, mais aussi la Roche-Pilée, Gros-Bras, Javernière ou Corcelette.
Moulin-à-Vent. Sans doute le plus célèbre des crus avec 655 hectares, il produit de fameux vins rouges qui vieillissent à merveille. Ses sols pauvres très filtrants, composés d’arènes granitiques et de sables, plus limoneux dans la partie base du vignoble, forment le meilleur terreau pour l’expression de vins complexes, riches et savoureux. La diversité du sous-sol, riche en minéraux, permet une diversité aromatique exceptionnelle. Enfin, une hiérarchisation des lieux-dits a eu cours : Rochegrès, Carquelins, Thorins, Champ de Cour…
Chénas. Ce magnifique cru au nord de moulin-à-vent souffre parfois de l’aura de son voisin. Pourtant, malgré sa faible superficie (c’est le plus petit cru avec 265 hectares), lui aussi produit de superbes vins grâce à ses terroirs en fortes pentes, constitués de sables grossiers issus de granit. Certains secteurs possèdent même les fameuses veines de manganèse, conférant un arôme de violette au vin !
> Et les autres …
Saint-Amour (325 ha), à l’extrémité nord-est du vignoble, produit un vin de plaisir, charmeur et délicat, peu propice à la garde. Juliénas (580 ha), au nord également, mordant sur le Rhône et la Saône-et-Loire, est sis sur des sols granitiques maigres et arides, enclins à donner des vins robustes, harmonieux et de bonne garde. Fleurie (870 ha) est sans doute l’un des plus fins et soyeux de la bande des dix. Situé en altitude, le vignoble très homogène donne naissance à un vin distingué et doté d’une jolie persistance aromatique, sur les fruits et la violette. Chiroubles (350 ha) est connu pour sa « féminité » : terme large qui sous-entend une délicatesse de texture, non dénuée de puissance pour autant sur certains secteurs. Toujours expressifs et colorés, les chiroubles séduisent par leurs tanins aériens. Brouilly (1330 ha) est le plus grand cru, entourant le mont du Côte-de-Brouilly (310 ha). Ces deux vignobles du sud du Beaujolais offrent des vins couleur grenat, toujours souples, intenses et persistants, de moyenne garde (plus longue cependant pour les côtes). Régnié (395 ha) est le dernier arrivé, qui a rejoint les crus en 1988. Il se distingue par son altitude, qui peut atteindre 500 mètres. Juste au-dessous de Morgon, adossé à la montagne d’Avenais, le vignoble aux sols légers produit un vin de même tempérament, gouleyant à souhait, enlevé et friand.
(Source : Grand atlas des vignobles de France de Benoît France)
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En savoir plus sur les grandes régions viticoles.
Zoom sur un domaine phare de Morgon
octobre 21st, 2009 by Rédaction iDealwine
Installé à Morgon depuis 1971, Dominique Piron a commencé avec deux hectares transmis par son père Pierre. Ce vigneron discret qui ne fait pas d’esbroufe se concentre sur l’essentiel : ses vignes. Épaulé par son épouse Kristine Mary, œnologue d’origine américaine, il veille sur 45 hectares en propriété et en fermage. Pour développer sa commercialisation, Dominique sélectionne également les raisins de 20 hectares de propriétés voisines. Les vins des domaines Piron sont commercialisés sous différentes étiquettes, chacune se rapportant à un domaine et une appellation. Les vins produits bénéficient cependant des mêmes traitements, que ce soit dans le vignoble ou en cave. Il y a ainsi le Domaine de Combiaty à Brouilly (9ha), le Domaine Piron & Lafont à Chenas (9ha repris en partenariat avec Jean-Marc Lafont, vigneron à Brouilly), le Domaine de la Chanaise à Morgon.
La propriété produit 300 000 bouteilles chaque année, essentiellement sur Morgon et ses climats mais aussi les autres crus (Régnié, Brouilly, Moulin à Vent, Chénas) et en appellations Beaujolais et Beaujolais Villages.
Dominique Piron s’inspire du modèle bourguignon et donne la priorité à la finesse et à l’élégance dans ses vins ; ceux-ci ne manquent néanmoins ni de structure ni de concentration grâce à des vinifications plus longues qu’autrefois (15 à 20 jours au lieu d’une dizaine) et des pigeages à la bourguignonne : on enfonce le chapeau de marc dans la cuve pour apporter consistance mais aussi matière colorante au vin, tout en libérant les plus jolis tanins. Sur ce point, l’égrappage a un rôle important à jouer.
Les vins sont tous élevés en foudres en en vieilles barriques, le but étant, non pas de marquer le vin par le bois, mais d’en arrondir la matière et d’accompagner son évolution. Les vins des domaines Piron ne fleurent donc ni le toasté ni la vanille : le gamay se passe largement du bois pour pouvoir s’exprimer.
Ce qu’en dit la presse
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GUIDE VERT RVF (*) « Le Côte du Py n’en finit pas de séduire par sa fraîcheur, ses tanins suaves et son fruité croquant ». |
The Wine Advocate
« Dominique Piron and his American oenologist wife Kristine-Mary have been both experimental and increasingly successful in recent vintages, and last year they significantly expanded their acreage. (Certain domaines or partnerships within their holdings are separately designated on the labels, but all bear the inscription “Dominique Piron” as well.) Availability in the U.S. has been a bit limited as yet, though, and I could not get retail prices on many of their 2007 crus – several of which I already reviewed in issue 178 – while the 2008 (a couple of lots still in malo when I visited in April) have for the most part yet to be released at the winery. |
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