Vente à Lyon : les grands classiques de Bordeaux, de Bourgogne et de la vallée du Rhône
janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine
Le catalogue de cette vente lyonnaise mérite toute l’attention des amateurs. 800 lots seront dispersés à cette occasion, répartis entre les grands classiques bordelais, de prestigieuses signatures de Bourgogne, quelques cuvées phare de la vallée du Rhône, ainsi que de beaux flacons ligériens.
Dans cette vente, l’équilibre Bordeaux/Bourgogne est respecté. Le catalogue couvre en effet une large gamme de grands classiques de Bordeaux : château Lafite Rothschild 1979, 1992, 2002, château Margaux 1937, 1987, 1989, château Mouton Rothschild 1984, Château Latour 1998, château Lynch Bages 2005, château Léoville Poyferré 2005, château Pichon Longueville Comtesse 1993, château Haut Brion 1945, 1959, château Beychevelle 1989, château Léoville Las Cases 1990, château Chasse Spleen 1999, 2000, 2006.
Dans les Graves notons deux belles références: château La Mission Haut-Brion 2001 etchâteau Pape Clément 2004.
Dans le Sauternais nous trouvons Château d’Yquem 1994, mais également château Sigalas Rabaud 1959 ou château Coutet 1966, 1988.
Rive droite, de grands noms également : château Ausone 1959, 1998, château Cheval Blanc 2001, château Bélair 1986, Château l’Église Clinet 2002, château La Conseillante 1986, 1988 ou encore château Angélus 1982.
En Bourgogne, la sélection est tout autant prestigieuse : Richebourg 1993 du domaine de la Romanée Conti et une belle série du domaine Armand Rousseau : Gevrey-Chambertin 1er Cru Clos Saint-Jacques 2001, Chambertin Clos de Bèze2004, Chambertin 2001, Ruchottes-Chambertin Clos des Ruchottes 2001. On note également d’autres belles bouteilles : Comte de Vogüé Chambolle-Musigny 1er Cru Les Amoureuses 2006 et Bonnes-Mares 2006, Clos de Tart 2005, Echezeaux 1993 et Clos Vougeot 1990 de Grivot, un Volnay 1er cru de Coche-Dury ou enfin Chambertin 1996 de chez Trapet.
Quant aux blancs citons les domaines : Roulot avec un Meursault 1er Cru Perrières 2004, Sauzet avec un Montrachet 2004 et un Bâtard-Montrachet 2006 ; Coche-Dury avec un Meursault 1994 ou Bonneau du Martray avec un Corton-Charlemagne 2004.
En Vallée du Rhône, quelques très grands flacons : Hermitage Cuvée Cathelin 1990 de Jean-Louis Chave, Châteauneuf-du-Pape 2007 du Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape 2005 du Château de Beaucastel, Côte-Rôtie La Mordorée 2003 de Chapoutier ou encore en Côte-Rôtie de Guigal, La Turque 1997, La Landonne 1996 et La Mouline 1974.
Dans la vallée de la Loire, on retrouvera avec bonheur les savennières du Clos de la Coulée de Serrant en 1996 et 2000, le saumur “L’Insolite” du domaine des Roches Neuves 1997 et 2001 ou encore les sancerres d’Alphonse Mellot avec une Cuvée Edmond 1998.
A noter enfin, Dom Pérignon 1996 (Moët et Chandon) et Krug Vintage 1990 en Champagne et Riesling Clos Sainte-Hune 1997 et 2001 du domaine Trimbach en Alsace.
Clôture des catalogues le 30 janvier à partir de 10 heures. A vos enchères !
Consultez les catalogues de la vente :
SOLDES : la vente à prix fixe fin de lots est ouverte : près de 3000 lots à saisir au meilleur prix !
janvier 12th, 2012 by Rédaction iDealwine
Et hop, soldes obligent, c’est parti pour une vente spéciale « fins de lots » sur iDealwine ! L’occasion de remplir votre web-caddy de jolies références de Bordeaux, de grandes signatures de Bourgogne et d’incontournables flacons de la Vallée du Rhône, de la Loire et d’ailleurs… Sans oublier les vins étrangers : les vignobles d’Espagne, d’Italie et d’Allemagne sont eux aussi au rendez-vous. Regardez vite les prix… Premier arrivé, premier servi !
Parmi notre sélection de coups de cœur commençons immédiatement par de très belles références du Médoc : château Sociando-Mallet 2009, château Chamirail 2009, château Siran 2001 et château Duplessis 2005.
Dans les crus classés de Graves nous trouvons le domaine du Chevalier 1998 ou encore le château Olivier 2009.
Rive droite à présent, de jolis crus de Saint-Emilion et de Pomerol. A Saint-Emilion, parmi de nombreux autres châteaux, citons Cadet Bon 2000, Cheval Blanc 1997 et Fonroque 2005. A Pomerol notons Petrus 2008 ainsi que les châteaux Lagrange 2000, Moulinet 2008 et La Fleur de Bouard 2008.
Dans le Sauternais, nous retrouvons le mythique château d’Yquem en 2006 accompagné d’autres très grandes signatures locales : château Climens 2003, château Guiraud 2006, château Rabaud-Promis et de Malle 1997.
En Bourgogne, de très belles bouteilles également. Les grands pinots noirs sont au rendez vous : Clos de Tart 1998 ; Clos de Vougeot 2009 du domaine Laurent Roumier, Clos de Vougeot 1996 du domaine Méo-Camuzet, Corton Grancey de la maison Louis Latour ou encore Morey Saint-Denis 1er cru Les Loups 2007 du domaine des Lambrays.
Côté chardonnay, une qualité au sommet également : Puligny-Montrachet 1er Cru Les Pucelles et Meursault 1er Cru Les Charmes 2009 du domaine Henri Boillot , Meursault 1er Cru Château de Blagny, Corton Charlemagne 2006 de la maison Louis Latour et Chablis 1er cru Fourchaumes « Vieilles Vignes » 2007 du domaine Laroche.
En Vallée du Rhône, nous décelons des flacons tout aussi alléchants. A Châteauneuf-du-Pape, le 2008 du château de Beaucastel (en magnum), la cuvée Les Quartz 2009 du domaine Le Clos du Caillou et la cuvée « Colombis » 2009 du domaine Isabel Ferrando En Côte-Rôtie, notons la cuvée « Maison Rouge » 2005 du domaine Georges Vernay et Champin Le Seigneur 2008 du domaine Jean-Michel Gerin.
Enfin, dans les autres régions, nous trouvons aussi de très belles références : Grande Année 2002 en rosé de la Maison Bollinger et 1er cru Vignes de Vrigny 2005 du domaine Egly-Ouriet en Champagne, Savennières Clos de la Coulée de Serrant 2009 de Nicolas Joly dans la Loire ou Faugères « Maison Jaune » 2009 du domaine Alquier dans le Languedoc. Sans oublier les grandes signatures étrangères. En Espagne, Pingus 2009 du domaine Peter Sisseck en Ribera del Duero et « Clos Mogador » 2009 du domaine René Barbier dans le Priorat. En Italie, Barolo Le Rocche del Falletto 2005 de Bruno Giacosa et Barbaresco Starderi La Spinetta 2005 de Rivetti et, en Allemagne, Brauneberger Juffer Sonnenuhr Riesling Auslese Gold Cap 2007 du domaine Fritz Haag.
Et n’oubliez pas : premier arrivé, premier servi !
Accéder à la vente à prix fixe “Fin de Lots”
| 23/01/2012 10:00 : 593 lots |
| 23/01/2012 10:05 : 488 lots |
| 23/01/2012 10:10 : 441 lots |
| 23/01/2012 10:20 : 405 lots |
| 23/01/2012 10:25 : 350 lots |
| 23/01/2012 10:30 : 278 lots |
| 23/01/2012 10:35 : 343 lots |
Parution : Le Rouge & Le Blanc, de Chassagne à l’Australie
janvier 11th, 2012 by Rédaction iDealwine
Le dernier numéro de la revue Le Rouge & Le Blanc vient de sortir. Au programme de cette revue très “pointue”, de nombreux sujets intéressants dont un panorama complet de l’appellation Chassagne-Montrachet et un reportage passionnant sur les vins australiens.
Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore (ils sont de plus en plus rares !) Le Rouge & Le Blanc est une revue trimestrielle, libre et indépendante, sans publicité ni sponsor et disponible uniquement par abonnement. Créée en 1983 par une poignée d’amateur désireux de parler librement du vin, c’est une revue faite pour et par des passionnés de vin.
Ce premier numéro de l’année 2012 est extrêmement varié. Ses deux sujets les plus forts sont un panorama de l’appellation Chassagne-Montrachet en Bourgogne et un reportage sur les vins australiens.
Considérée comme la troisième commune productrice de vins blancs de la Côte de Beaune derrière ses deux voisines Puligny-Montrachet et Meursault, Chassagne-Montrachet dispose de terroirs particulièrement intéressants travaillés par quelques vignerons brillants. Ce numéro qui passe en revue toute l’appellation vous permettra de ne pas vous tromper dans vos futurs choix à Chassagne-Montrachet !
Ce numéro hivernal vous emmènera également sur les routes de l’immense Australie et plus notamment en Australie méridionale, à Victoria, où émergent des domaines pionniers en recherche d’identité, à l’écoute de leur terre et innovateurs. L’un deux fait d’ailleurs l’objet du portrait de cette édition : Gilles Lapalus, un vigneron sans frontière dont l’histoire est remarquable… Pour ceux que les vins de ce pays intéressent particulièrement, notez que le prochain numéro consacrera un long sujet aux vins de la Barossa Valley.
Le Rouge & Le Blanc nous fait pénétrer au cœur de l’Alsace à la rencontre du domaine Barmès-Buecher, un domaine majeur dans la vaste famille des vignerons alsaciens engagés dans la voie de la biodynamie. Une dégustation horizontale très complète des nombreux vins produits par le domaine, avec quelques millésimes plus anciens en prime !
Enfin, une série de “coups de projecteurs” ou de “coups de cœur” vous feront découvrir des cuvées et des domaines particulièrement appréciés par les dégustateurs de la revue dans le Languedoc, en Alsace, en Auvergne, dans les Côtes-du-Rhône, à Bordeaux et à Vouvray.
A lire sans modération !
Commander un numéro ou s’abonner à la revue Le Rouge & Le Blanc : www.lerougeetleblanc.com
Vente à prix fixe : une vente exceptionnelle et de belles affaires !
décembre 22nd, 2011 by Rédaction iDealwine
A période exceptionnelle, vente exceptionnelle. La vente à prix fixe qui s’ouvre aujourd’hui jusqu’au samedi 7 janvier propose plus de 4000 lots ! Avec de nombreuses très belles bouteilles, dont certaines à des prix raisonnables. Dépêchez-vous, il n‘y aura pas de trêve des confiseurs sur iDealwine !
Pour terminer l’année en fanfare, iDealwine vous propose une vente exceptionnelle dont une bonne partie provient de la cave d’un très grand collectionneur. Plusieurs particularités caractérisent cette vente : une superbe collection de bourgognes de beaux millésimes à partir de 1995, de très belles références (dont de nombreuses à prix raisonnable) dans le Rhône et un très vaste choix de vins étrangers avec, en particulier, de très belles bouteilles italiennes et des raretés en provenance d’Australie ou des Etats-Unis.
Nous avons également sélectionné une série de coups de cœur : de très beaux flacons à des prix plus qu’alléchants. Toutes les régions sont bien représentées.
Débutons ce tour de France par la Bourgogne qui aligne quelques somptueuses bouteilles. A commencer par de grands pinots noirs : Clos de la Roche Vieilles Vignes 1995 et Griotte-Chambertin 1995 du domaine Ponsot, Romanée-Saint-Vivant 1996 du domaine Jean-Jacques Confuron, Chambertin Clos de Bèze 1999 du domaine Pierre Damoy ou encore Volnay 1er Cru Clos des Chênes 1999 du domaine Gaunoux.
De grands chardonnays également : Meursault 1er Cru Goutte d’Or 1995 et 1999 du domaine des Comtes Lafon, Corton-Charlemagne 1995 du domaine Marc Colin, Montrachet Grand Cru Marquis de Laguiche 1995 du domaine Drouhin et Meursault Les Narvaux 2004 du domaine d’Auvenay.
A Bordeaux nous retrouvons également de grands noms : Château Lynch Bages 2000, Château Calon Ségur 2003 dans le Médoc ; Domaine de Chevalier 2000 à Pessac-Léognan, Château La Croix de Gay 1989, Château Clinet 1995 et Château la Croix du Casse 1995 à Pomerol ou encore le Château Suduiraut 2005 dans le Sauternais.
En Vallée du Rhône nous remarquons de belles bouteilles : Gigondas Prestige des Hautes Garrigues 1995 domaine Santa Duc , Châteauneuf-du-Pape Clos du Mont-Olive 2003 de Bernard Sabon, Châteauneuf-du-Pape Cuvée Etienne Gonnet 1995 domaine Font de Michelle, Chateauneuf-du-Pape Cuvée de la Reine des Bois 1999 du domaine de la Mordorée, Châteauneuf-du-Pape Domaine du Vieux Télégraphe 2005, Hermitage La Chapelle 1989 de Paul Jaboulet Aîné, Côte-Rôtie Château d’Ampuis 1998 de Guigal.
Dans les autres régions, encore de belles références : Vin de Pays de l’Hérault Mas Daumas Gassac 2009 (Languedoc Roussillon), Altenberg de Bergheim 1996 du domaine Marcel Deiss (Alsace), Vouvray Moelleux 1999 Clos Naudin Philippe Foreau et Saumur-Champigny Le Bourg 2007 du Clos Rougeard des Frères Foucault (Val de Loire).
Enfin concluons avec une magnifique sélection de références étrangères : Old Vines Grenache Kangarilla Vineyard 1996 Clarendon Hills, Barossa Valley « Run Rig » 2002 Torbreck en Australie ; Il Carbonaione 2000 Podere Poggio Scalette, Barolo Bric Del Fiasc 2000 Paolo Scavino, Barolo Brunate 2000 Vietti, « Vigna d’Alceo » 1999 Castillo dei Rampolla en Italie ; “Cabernet-Sauvignon/Sangiovese/Petite Syrah » 1993 – Bacio Divino aux Etats Unis (Napa Valley) et Riesling Scharzhofberger Auslese 2008 Weingut Egon Muller en Allemagne.
Accéder aux catalogues de cette vente
Quels accords avec le foie gras ?
décembre 21st, 2011 by Veronique Raisin
D’accord c’est vu et revu. Cela dit, le foie gras, c’est quand même la fête, et à moins d’être un sacré snob ou de vivre dans une ferme du Gers, s’en lasser me paraît difficile. Voici quelques idées d’accords pour vous changer les idées.
En gelée, en terrine, en pâté, en brioche, poêlé, épicé, le foie gras ouvre le repas avec brio. Les vins blancs sont les plus à l’aise, surtout sur un palais neuf, et pas uniquement les vins liquoreux. Grands classiques, servis jeunes, les sauternes ou jurançons, voire gewurztraminer VT se glissent à merveille sur un foie gras en terrine. Les plus frais, à l’acidité la plus prononcée, s’en tireront le mieux car le sucre encombre la bouche ; nul besoin donc de chercher la surenchère dans le sucre résiduel.
A l’opposé, un blanc sec fera un bon point d’ancrage pour le début du repas. Meursault, graves charnu, pinot gris sont de délicieuses alternatives.
Un champagne vineux, à dominante de pinot noir, un millésimé de quelques années pour rivaliser avec le gras du foie en terrine.
Entre les deux, un pacherenc-du-vic-bilh à l’amertume prononcée, un vouvray ou montlouis demis secs feront merveille sur un foie gras en chausson ou cru.
Les rouges sont aussi envisageables mais dans un autre registre. Un médoc, un pauillac un peu évolué, s’accorde bien avec un foie légèrement épicé, un saint-émilion ira plutôt avec un foie gras truffé. Plus au sud, les madirans et cahors, voire ermitage ou châteauneufs feront l’accord sur un foie gras poêlé à condition d’avoir quelques années de bouteille et des tanins raffinés. Ils feront alors la transition avec le plat de viande ad hoc.
Autre possibilité avec une escalope de foie gras de canard, un vin à la rondeur généreuse. Evitez les liquoreux trop opulents, les vins au caractère boisé trop démonstratif, les rouges trop tanniques. Un rouge aux tanins enveloppés, de cinq ou six ans au moins, qu’il soit de Bordeaux, du Rhône (Côte-Rôtie, Crozes ou Hermitage), du Sud-Ouest. La Bourgogne est aussi une piste à ne pas négliger : volnay, ladoix, beaune, santenay de trois ou quatre ans voire davantage.
En blanc le condrieu est une alliance raffinée, de même qu’un blanc de Loire moelleux, relevé d’une belle fraîcheur (anjou, vouvray, montois, coteau de l’Aubance…).
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Nous avons testé : La Paulée de Meursault
décembre 20th, 2011 by Véronique Raisin et Cyrille JomandLe week-end de la vente des Hospices de Beaune se prolonge traditionnellement par la Paulée de Meursault, un banquet façon grandes heures de la République. Mon foie et moi, nous y sommes allés, et nous en sommes retournés, chacun de notre côté. En chemin, j’ai croisé Cyrille, hôte du sémillant Michel Crestanello, passé sous pavillon Albert Bichot.
Le décor : le château de Meursault, traversé la veille en petite foulées lors du semi marathon de Beaune, et dont je n’avais pas une vision très nette ni globale, m’est apparu ce lundi-là ensoleillé, sous un jour nouveau. Début des réjouissances à midi avec un tour des caves, magnifiquement voûtées, un verre de blanc à la main.
Le banquet : le soixante-dix-neuvième du nom. Au cours du repas, le prix de la Paulée de Meursault, qui récompense chaque année un auteur, fut remis à Jean-Robert Pitte. C’est un intermède culturel toujours appréciable. Et dont on se souvient assez bien parce qu’il est en début de boucherie.
Ensuite tout le monde s’assoit, on est un peu serrés, mais l’ambiance est d’autant plus sympathique. Je suis invitée par le Domaine Boyer-Martenot à Meursault, avec la fine équipe du Domaine Gilles Buisson à Saint-Romain. Il y a là aussi quelques joyeux Belges, forcément.
La valse des étiquettes débute, une valse à quarante-quatre temps (au moins, parce qu’après j’ai arrêté de compter et je suis allée dormir).
Sans égrainer tous les vins passés dans mon gosier ce jour-là, une litanie rébarbative pour vous chers lecteurs, j’en choisirais quelques-uns qui m’ont émue ou achevée.
La mise en papilles du saint-romain Sous la Velle 2005 du Domaine Buisson fut de bon ton. Gras, ample, avec du coffre, il a placé le curseur à bonne hauteur. Un puligny 2008 Les Reuchaux de Boyer-Martenot, fin et ciselé, m’a tapé dans l’œil, parfait avec la pyramide de saint-jacques et langouste aux petits légumes. Un meursault 2007 de Rémi Jobard l’a rejoint illico presto.
La thématique en blanc fut largement axée sur le Meursault, forcément, avec des millésimes jeunes, 2006, 2007 ou 2008 essentiellement. Le meursault-charmes 2008 de Boyer-Martenot portait bien son nom, tout en délicatesse mais avec du peps. Je retiendrai aussi le 2006 Les Narvaux de la maison Michelot, le 2008 Genevrières de Boyer-Martenot (vous allez croire que je fayote, mais non) et en magnum, le Perrières 2002 toujours de notre hôte.
A peine le temps de passer au blanc de bar aux herbes que la cadence reprend de plus belle avec un Montrachet 1999 du Domaine Prieur servi en jéroboam. Superbe. Le Criots-Bâtard-Montrachet 1999 de Blin-Gagnard, le dernier blanc, épilogua doctement : grande classe, longiligne, complet.
Plat suivant : des ris de veau au beurre de noisette, cèpes et gnocchis gratinés au parmesan, chou et biseaux de carotte.
Transition hors piste pour les rouges avec un Vega Sicilia Unico 1982 ! Ouh là là, quelle jeunesse dans la robe et dans les arômes et, en bouche, une fraîcheur délicieuse, une rondeur caressante.
Le suprême de canette rôti, noix de cajou et légumes à la truffe de Bourgogne arriva à point. Le service actif est assez impressionnant, un ballet de serveurs avec des plats à chaque doigt, qui se faufilent comme ils peuvent avec empressement dans les allées déjà bien encombrées.
Les bouteilles s’échangent de table en table, on se lève, on bavarde, on se claque la bise, et crac, tiens toi ici, mais quel hasard, oh mon Dieu elle est pas belle la vie et patati patata.
Bientôt patatras d’ailleurs.
Rouges sur blancs rien ne bouge que je me dis.
Corton Charlemagne 2006 de Javillier, Charmes 2001 de Rémi Jobard, Pommard 2009 de Gilles Buisson, Chambolle-Musigny 2000 de Barthod, Corton Grand Cru 1996 de Bonneau du Martray.
Pause. Sassicaïa 1997, un peu végétal à mon goût, mais qui permet de repartir sur un chambertin 1996 de Denis Mortet puis un magnum de Clos Vougeot 1990 d’Anne Gros. Ce magnum m’a tuer.
Il est environ 20h00. Il fait nuit depuis belle lurette. On a clapé des mains, chanté, trinqué, fait tourner les serviettes. Le bal des petits blancs attend pour la suite, d’autres repartiront pour une virée dans les caves de Meursault. Je ne balancerai pas mais Michel Crestanello m’a dit qu’il avait fini à deux heures du matin avec un plat de pâtes. J’ai dormi treize heures.
L’année prochaine, ça recommence. Il faut faire les trois glorieuses m’a t-on dit : la trilogie infernale, samedi soir, dimanche soir et lundi. Il faut avoir la foi.
Je laisse la parole à Cyrille !
La plume de Véronique est comme toujours alerte et je dois bien avouer que son style est fort plaisant. Néanmoins, je me dois de faire quelque mises au point à propos de cette Paulée 2011.
Grâce à la généreuse invitation d’Albéric Bichot, de la maison éponyme, pour lequel travaille désormais notre ami Michel Crestanello, lui-même une presque institution de la belle Bourgogne, je participais en effet à ma troisième Paulée. Si Véronique ne consent pas à lister tous les vins qu’elle a bus, ce n’est pas parce qu’elle considère que ce serait rébarbatif, c’est plutôt qu’elle souhaite jeter un voile pudique sur la bonne soixantaine de crus dans lesquels elle a trempé ses lèvres. Ce type de coquetterie, croyez-moi, disparait en général dès la deuxième participation à ce mythique banquet.
N’ayant pas peur de cela et étant quelque peu habitué aux quolibets de quelques jaloux, je liste sans fausse pudeur plus bas les noms de mes conquêtes du jour. Je rejoins Véronique sur le fait que le plus important est de décerner ses coups de cœur parmi ses levées de coudes du jour. A ce rythme là, et compte tenu du niveau global fort relevé, les coups de cœur sont ceux qui restent gravés en mémoire quelques jours après l’évènement.
En voici donc 3 parmi les grands blancs du jour :
- un magnifique Chablis Grand Cru Moutonne du Domaine Long-Depaquit en millésime 2003 apporté par mes hôtes (qui venait après un non moins fameux Chablis Grand Cru Blanchots 2005), nez très expressif d’agrumes et d’iris, parfait équilibre en bouche entre minéralité et volupté, très grande longueur ;
- un impérial Montrachet Grand Cru Boillot 2006 en jéroboam, « enooorme », nez puissant, bouche ample et pleine, tout en gardant une grande finesse, l’évidence de boire un très grand vin ;
- un iconique Meursault Perrières Coche Dury 1995, sur un millésime qualifié par le maître lui-même de difficile, une superbe bouteille : nez sur la noisette, subtiles notes miellées et d’aubépines, grande finesse, matière très vivante en bouche avec une texture légèrement granuleuse, très longue finale.
Et en voici un parmi les rouges : Pommard 1er Cru les Rugiens Joseph Voillot 1964 : une étonnante jeunesse, avec une très belle fraicheur en bouche. Arômes évolués de sous-bois, et notes giboyeuses bien élevées. La bouteille est à son apogée, un magnifique témoignage laissé par la génération précédente de vignerons, la magie du vin et des vieux millésimes.
Si Véronique est partie se coucher à vingt heures, c’est uniquement parce qu’elle était attendue au Domaine de la Pousse d’Or le lendemain matin pour une nouvelle dégustation. Quant à nous, nous avons en effet pour habitude d’honorer ceux qui nous invitent. Aussi à vingt heures, lorsque la fraîche nuit meurisaltienne commençait à nous saisir, nous avons saisi notre courage (et notre verre) et sommes allés trouver un peu de chaleur dans les caves de Meursault. D’abord accueillis chez Jean-Marie Bouzereau, où nous avons goûté sur fûts les merveilleux 2009 et quelques millésimes plus mûrs dont un simple et superbe village 2001, puis chez Ballot-Minot où, outre les très bons meursaults, nous avons pu découvrir le savoir-faire de ce domaine avec les rouges 2009 (Chambolle-Musigny notamment). Là, à vingt-trois heures, les moqueurs qui pensent que c’est un métier facile la ramènent en général un peu moins. Aussi lorsque nous nous sommes retrouvés après minuit devant un plat de pâtes accompagné d’un Grand Cru de la Côte de Nuits dont je tairai le nom par respect (pour vous), on peut quand même considérer que tout cela était, au final, bien mérité.
Merci à la Bourgogne pour ces instants magiques et vivement l’année prochaine !
Et pour finir voici donc une liste non exhaustive de quelques jolis flacons dégustés en cette belle journée :
Champagne Pol Roger 1998
Corton Charlemagne GC 2010 Bouzereau
Meursault 1er cru Les Genévrières Domaines des Comtes Lafon
Chablis GC Blanchots 2005 Domaine Long-Depaquit
Chablis GC La Moutonne 2003 Domaine Long-Depaquit
Meursault 1er cru Poruzot Domaine Bouzereau 2007
Meursault 1er cru Goutte d’Or Domaine Buisson-Battault 2007
Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2006 Domaine Raveneau
Meursault 1er cru les Narvaux 2001 Domaine Bouzereau
Meursault 1er cru les Charmes A. Bichot 2005
Corton Charlemagne Domaine du Pavillon A. Bichot 2001
Montrachet GC 2006 Domaine Boillot
Montrachet GC 1999 Domaine Jacques Prieur
Meursault 1er cru les Perrières Domaine Jean-François Coche-Dury (Magnum)
Batard Montrachet GC Domaine Pierre Morey 1990
Beaune Clos des Mouches Domaine Drouhin 2009 (jéroboam)
Pommard Clos du Pavillon Domaine A. Bichot 2002
Meursault 1er cru Goutte d’Or 1999 Domaine Bouzereau
Chambertin GC 2002 Domaine du Clos Frantin A. Bichot
Clos Vougeot GC Château de la Tour 1996
Corton Bressandes GC 1999 Follin-Arbelet
Echezeaux GC 2002 Domaine des Perdrix
Corton GC 1997 Domaine Bertagna
Clos Vougeot GC 1999 Domaine Mugneret
Clos Vougeot GC 1999 Domaine Drouhin
Corton Grancey GC 2001 Domaine Louis Latour
Château Montrose 1995
Châteauneuf-du-Pape Château de Beaucastel 2001
Châteauneuf-du-Pape Domaine de Pégau Cuvée Réservée 2001
Hermitage de l’Orée 1999 Chapoutier
Sassicaia 2007 (impériale)
Vega Sicilia Unico 1982
Clos de la Roche GC Ponsot 2001
Chambolle-Musigny 1er cru les Amoureuses Domaine Roumier 2000
Echezeaux Domaine de la Romanée Conti 1991
Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1964
Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1969
Château Suduiraut 1996
Gewurztraminer SGN Deiss 2002
Cognac Grande Fine Champagne Napoléon 1818
- Belle journée sur la Bourgogne…
- l’Ecriteau de la 79° Paulée
- Michel Crestanello, heureux berger du Chablis Grand Cru Moutonne du Domaine Long-Depaquit
- Chablis 1er cru Montée de Tonnerre Domaine Raveneau 2006
- Anne Morey du Domaine Pierre Morey présente son Meursault Tessons
- Jean-Robert Pitte prononce son discours sur le terroir de Meursault
- Un ange passe … avec un Montrachet 2006 du Domaine Boillot en jéroboam
- Montrachet GC Domaine Jacques Prieur 1999 en jéroboam
- Jean-François Coche présente un Meursault 1er cru Les Perrières 1995
- Aubert de Villaine (Domaine de la Romanée Conti) au travail !
- Le seul animal (écossais) admis à la Paulée !
- Rioja Reserva 1997 Vina Tondonia
- Véronique Raisin et Michel Crestanello
- Chambolle Musigny 1er cru les Cras Domaine Georges Roumier 2000
- Jean-Paul Madeleno (Caveau de la Tour) et son impériale de Sassicaia 2007
- Pommard 1er cru les Rugiens Millot-Battault 1933
- Pommard 1er cru los Micault Joseph Voillot 1964
- Clos de la Roche Grand Cru Domaine Ponsot 2001
- Highland Park 1968
- les Caves du Domaine Vincent Bouzereau
A lire également sur le blog d’iDealwine :
Vécu : la 78° édition de la Paulée de Meursault au Château de Meursault
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Romanée Conti, Armand Rousseau, Henri Jayer, Raveneau, Roulot : la vente en salle de Villefranche aligne les grands 
La traditionnelle vente en salle de Cannes, toujours placée fin décembre est, cette année encore, une vente bien en phase avec la période des fêtes. Un véritable festival de flacons prestigieux qu’on pourra ouvrir pour Noël… 2012 !























