Bonne adresse : la Maison de l’Aubrac, à Paris
janvier 31st, 2012 by Veronique Raisin
Les vinophiles se réjouiront de trouver asile dans ce repère immortel, voué à Bacchus et à ses agapes, diurnes et nocturnes. Depuis 1997, la Maison de l’Aubrac fait valser les flacons 24h/24 et 7j/7, alignant aligot, saucisse et côte de boeuf à tire-larigot. Une institution parisienne pour terriens aux coudes bien levés.
Paris-Laguiole-Paris
Eleveurs et restaurateurs, les Valette ont un pied dans le pré, l’autre sur les pavés du très chic VIIIe arrondissement parisien. A deux pas de l’Étoile, au bord des Champs-Elysées, leur paradis sur terre ouvre ses portes en continu à tous ceux qui pêchent par gourmandise. Christian et Elisabeth Valette ont repris l’exploitation familiale d’élevage de race Aubrac à Laguiole et l’ancien café de la rue Marboeuf. Une double activité rondement menée avec un cheptel de plus de trois cents bêtes, quarante employés au restaurant et des aficionados comme s’il en pleuvait.
Le couple transforme ce qui n’est à l’époque qu’un modeste café en un hymne à l’Aubrac et sa race bovine. En quinze ans, la Maison de l’Aubrac est devenue une institution dans l’ouest parisien.
Le succès aidant, les Valette ont développé le concept autour de plusieurs brasseries, toujours sur le thème de l’Aubrac, avec le Devèz et le Café la Bucherie. En 2008, l’Aubrac devient aussi traiteur, la salle de l’étage est aménagée et un an plus tard, le petit frère Aubrac Corner naît à la porte à côté.
« De la fourche à la fourchette » 
Dans l’assiette, pas de mauvaise surprise. Le boeuf est roi, marié à toutes les sauces (grillé, à la béarnaise, en carpaccio, en tartare, en hamburger) et de tous les morceaux (faux-filet, vrai filet, entrecôte, basse-côte, côte), également flanqué de quelques acolytes de bon ton : saucisse aligot, pot au feu, foie de veau, poulet de l’Aveyron. Charcuteries et fromages du pays sont de mise pour agrémenter le tout bien sûr.
La cave est abondamment remplie et désemplie au gré des tablées ; le service au verre, le carafage des vins, la disponibilité de nombreuses cuvées en magnum… ces petites attentions sont plus qu’appréciables. L’équipe de sommeliers est au taquet, affable et efficace. La carte des vins est épaisse comme un pavé de boeuf, très éclectique, autant en rouge qu’en blanc. Rhône, Languedoc, Bordelais s’en sortent largement mais dernièrement un Côt Vieilles Vignes 2010 du Rocher des Violettes (Xavier Weisskopf, vigneron à Montlouis-sur-Loire), servi en magnum, a créé la surprise. C’est un vin généreux, à l’accent rhodanien, fin et élancé. Le sancerre 2009 cuvée Nuance de Vincent Pinard, également servi en magnum (nous étions six quand même !) a bluffé tout le monde, avec un faux air sudiste et des notes exotiques. Nous nous sommes laissés guider, nous avons bien fait.
La Maison de l’Aubrac
37 rue Marboeuf – 75008 Paris
A la carte, comptez 50 à 70 euros par personne sans les vins.

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Nous avons testé : La Paulée de Meursault
décembre 20th, 2011 by Véronique Raisin et Cyrille JomandLe week-end de la vente des Hospices de Beaune se prolonge traditionnellement par la Paulée de Meursault, un banquet façon grandes heures de la République. Mon foie et moi, nous y sommes allés, et nous en sommes retournés, chacun de notre côté. En chemin, j’ai croisé Cyrille, hôte du sémillant Michel Crestanello, passé sous pavillon Albert Bichot.
Le décor : le château de Meursault, traversé la veille en petite foulées lors du semi marathon de Beaune, et dont je n’avais pas une vision très nette ni globale, m’est apparu ce lundi-là ensoleillé, sous un jour nouveau. Début des réjouissances à midi avec un tour des caves, magnifiquement voûtées, un verre de blanc à la main.
Le banquet : le soixante-dix-neuvième du nom. Au cours du repas, le prix de la Paulée de Meursault, qui récompense chaque année un auteur, fut remis à Jean-Robert Pitte. C’est un intermède culturel toujours appréciable. Et dont on se souvient assez bien parce qu’il est en début de boucherie.
Ensuite tout le monde s’assoit, on est un peu serrés, mais l’ambiance est d’autant plus sympathique. Je suis invitée par le Domaine Boyer-Martenot à Meursault, avec la fine équipe du Domaine Gilles Buisson à Saint-Romain. Il y a là aussi quelques joyeux Belges, forcément.
La valse des étiquettes débute, une valse à quarante-quatre temps (au moins, parce qu’après j’ai arrêté de compter et je suis allée dormir).
Sans égrainer tous les vins passés dans mon gosier ce jour-là, une litanie rébarbative pour vous chers lecteurs, j’en choisirais quelques-uns qui m’ont émue ou achevée.
La mise en papilles du saint-romain Sous la Velle 2005 du Domaine Buisson fut de bon ton. Gras, ample, avec du coffre, il a placé le curseur à bonne hauteur. Un puligny 2008 Les Reuchaux de Boyer-Martenot, fin et ciselé, m’a tapé dans l’œil, parfait avec la pyramide de saint-jacques et langouste aux petits légumes. Un meursault 2007 de Rémi Jobard l’a rejoint illico presto.
La thématique en blanc fut largement axée sur le Meursault, forcément, avec des millésimes jeunes, 2006, 2007 ou 2008 essentiellement. Le meursault-charmes 2008 de Boyer-Martenot portait bien son nom, tout en délicatesse mais avec du peps. Je retiendrai aussi le 2006 Les Narvaux de la maison Michelot, le 2008 Genevrières de Boyer-Martenot (vous allez croire que je fayote, mais non) et en magnum, le Perrières 2002 toujours de notre hôte.
A peine le temps de passer au blanc de bar aux herbes que la cadence reprend de plus belle avec un Montrachet 1999 du Domaine Prieur servi en jéroboam. Superbe. Le Criots-Bâtard-Montrachet 1999 de Blin-Gagnard, le dernier blanc, épilogua doctement : grande classe, longiligne, complet.
Plat suivant : des ris de veau au beurre de noisette, cèpes et gnocchis gratinés au parmesan, chou et biseaux de carotte.
Transition hors piste pour les rouges avec un Vega Sicilia Unico 1982 ! Ouh là là, quelle jeunesse dans la robe et dans les arômes et, en bouche, une fraîcheur délicieuse, une rondeur caressante.
Le suprême de canette rôti, noix de cajou et légumes à la truffe de Bourgogne arriva à point. Le service actif est assez impressionnant, un ballet de serveurs avec des plats à chaque doigt, qui se faufilent comme ils peuvent avec empressement dans les allées déjà bien encombrées.
Les bouteilles s’échangent de table en table, on se lève, on bavarde, on se claque la bise, et crac, tiens toi ici, mais quel hasard, oh mon Dieu elle est pas belle la vie et patati patata.
Bientôt patatras d’ailleurs.
Rouges sur blancs rien ne bouge que je me dis.
Corton Charlemagne 2006 de Javillier, Charmes 2001 de Rémi Jobard, Pommard 2009 de Gilles Buisson, Chambolle-Musigny 2000 de Barthod, Corton Grand Cru 1996 de Bonneau du Martray.
Pause. Sassicaïa 1997, un peu végétal à mon goût, mais qui permet de repartir sur un chambertin 1996 de Denis Mortet puis un magnum de Clos Vougeot 1990 d’Anne Gros. Ce magnum m’a tuer.
Il est environ 20h00. Il fait nuit depuis belle lurette. On a clapé des mains, chanté, trinqué, fait tourner les serviettes. Le bal des petits blancs attend pour la suite, d’autres repartiront pour une virée dans les caves de Meursault. Je ne balancerai pas mais Michel Crestanello m’a dit qu’il avait fini à deux heures du matin avec un plat de pâtes. J’ai dormi treize heures.
L’année prochaine, ça recommence. Il faut faire les trois glorieuses m’a t-on dit : la trilogie infernale, samedi soir, dimanche soir et lundi. Il faut avoir la foi.
Je laisse la parole à Cyrille !
La plume de Véronique est comme toujours alerte et je dois bien avouer que son style est fort plaisant. Néanmoins, je me dois de faire quelque mises au point à propos de cette Paulée 2011.
Grâce à la généreuse invitation d’Albéric Bichot, de la maison éponyme, pour lequel travaille désormais notre ami Michel Crestanello, lui-même une presque institution de la belle Bourgogne, je participais en effet à ma troisième Paulée. Si Véronique ne consent pas à lister tous les vins qu’elle a bus, ce n’est pas parce qu’elle considère que ce serait rébarbatif, c’est plutôt qu’elle souhaite jeter un voile pudique sur la bonne soixantaine de crus dans lesquels elle a trempé ses lèvres. Ce type de coquetterie, croyez-moi, disparait en général dès la deuxième participation à ce mythique banquet.
N’ayant pas peur de cela et étant quelque peu habitué aux quolibets de quelques jaloux, je liste sans fausse pudeur plus bas les noms de mes conquêtes du jour. Je rejoins Véronique sur le fait que le plus important est de décerner ses coups de cœur parmi ses levées de coudes du jour. A ce rythme là, et compte tenu du niveau global fort relevé, les coups de cœur sont ceux qui restent gravés en mémoire quelques jours après l’évènement.
En voici donc 3 parmi les grands blancs du jour :
- un magnifique Chablis Grand Cru Moutonne du Domaine Long-Depaquit en millésime 2003 apporté par mes hôtes (qui venait après un non moins fameux Chablis Grand Cru Blanchots 2005), nez très expressif d’agrumes et d’iris, parfait équilibre en bouche entre minéralité et volupté, très grande longueur ;
- un impérial Montrachet Grand Cru Boillot 2006 en jéroboam, « enooorme », nez puissant, bouche ample et pleine, tout en gardant une grande finesse, l’évidence de boire un très grand vin ;
- un iconique Meursault Perrières Coche Dury 1995, sur un millésime qualifié par le maître lui-même de difficile, une superbe bouteille : nez sur la noisette, subtiles notes miellées et d’aubépines, grande finesse, matière très vivante en bouche avec une texture légèrement granuleuse, très longue finale.
Et en voici un parmi les rouges : Pommard 1er Cru les Rugiens Joseph Voillot 1964 : une étonnante jeunesse, avec une très belle fraicheur en bouche. Arômes évolués de sous-bois, et notes giboyeuses bien élevées. La bouteille est à son apogée, un magnifique témoignage laissé par la génération précédente de vignerons, la magie du vin et des vieux millésimes.
Si Véronique est partie se coucher à vingt heures, c’est uniquement parce qu’elle était attendue au Domaine de la Pousse d’Or le lendemain matin pour une nouvelle dégustation. Quant à nous, nous avons en effet pour habitude d’honorer ceux qui nous invitent. Aussi à vingt heures, lorsque la fraîche nuit meurisaltienne commençait à nous saisir, nous avons saisi notre courage (et notre verre) et sommes allés trouver un peu de chaleur dans les caves de Meursault. D’abord accueillis chez Jean-Marie Bouzereau, où nous avons goûté sur fûts les merveilleux 2009 et quelques millésimes plus mûrs dont un simple et superbe village 2001, puis chez Ballot-Minot où, outre les très bons meursaults, nous avons pu découvrir le savoir-faire de ce domaine avec les rouges 2009 (Chambolle-Musigny notamment). Là, à vingt-trois heures, les moqueurs qui pensent que c’est un métier facile la ramènent en général un peu moins. Aussi lorsque nous nous sommes retrouvés après minuit devant un plat de pâtes accompagné d’un Grand Cru de la Côte de Nuits dont je tairai le nom par respect (pour vous), on peut quand même considérer que tout cela était, au final, bien mérité.
Merci à la Bourgogne pour ces instants magiques et vivement l’année prochaine !
Et pour finir voici donc une liste non exhaustive de quelques jolis flacons dégustés en cette belle journée :
Champagne Pol Roger 1998
Corton Charlemagne GC 2010 Bouzereau
Meursault 1er cru Les Genévrières Domaines des Comtes Lafon
Chablis GC Blanchots 2005 Domaine Long-Depaquit
Chablis GC La Moutonne 2003 Domaine Long-Depaquit
Meursault 1er cru Poruzot Domaine Bouzereau 2007
Meursault 1er cru Goutte d’Or Domaine Buisson-Battault 2007
Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2006 Domaine Raveneau
Meursault 1er cru les Narvaux 2001 Domaine Bouzereau
Meursault 1er cru les Charmes A. Bichot 2005
Corton Charlemagne Domaine du Pavillon A. Bichot 2001
Montrachet GC 2006 Domaine Boillot
Montrachet GC 1999 Domaine Jacques Prieur
Meursault 1er cru les Perrières Domaine Jean-François Coche-Dury (Magnum)
Batard Montrachet GC Domaine Pierre Morey 1990
Beaune Clos des Mouches Domaine Drouhin 2009 (jéroboam)
Pommard Clos du Pavillon Domaine A. Bichot 2002
Meursault 1er cru Goutte d’Or 1999 Domaine Bouzereau
Chambertin GC 2002 Domaine du Clos Frantin A. Bichot
Clos Vougeot GC Château de la Tour 1996
Corton Bressandes GC 1999 Follin-Arbelet
Echezeaux GC 2002 Domaine des Perdrix
Corton GC 1997 Domaine Bertagna
Clos Vougeot GC 1999 Domaine Mugneret
Clos Vougeot GC 1999 Domaine Drouhin
Corton Grancey GC 2001 Domaine Louis Latour
Château Montrose 1995
Châteauneuf-du-Pape Château de Beaucastel 2001
Châteauneuf-du-Pape Domaine de Pégau Cuvée Réservée 2001
Hermitage de l’Orée 1999 Chapoutier
Sassicaia 2007 (impériale)
Vega Sicilia Unico 1982
Clos de la Roche GC Ponsot 2001
Chambolle-Musigny 1er cru les Amoureuses Domaine Roumier 2000
Echezeaux Domaine de la Romanée Conti 1991
Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1964
Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1969
Château Suduiraut 1996
Gewurztraminer SGN Deiss 2002
Cognac Grande Fine Champagne Napoléon 1818
- Belle journée sur la Bourgogne…
- l’Ecriteau de la 79° Paulée
- Michel Crestanello, heureux berger du Chablis Grand Cru Moutonne du Domaine Long-Depaquit
- Chablis 1er cru Montée de Tonnerre Domaine Raveneau 2006
- Anne Morey du Domaine Pierre Morey présente son Meursault Tessons
- Jean-Robert Pitte prononce son discours sur le terroir de Meursault
- Un ange passe … avec un Montrachet 2006 du Domaine Boillot en jéroboam
- Montrachet GC Domaine Jacques Prieur 1999 en jéroboam
- Jean-François Coche présente un Meursault 1er cru Les Perrières 1995
- Aubert de Villaine (Domaine de la Romanée Conti) au travail !
- Le seul animal (écossais) admis à la Paulée !
- Rioja Reserva 1997 Vina Tondonia
- Véronique Raisin et Michel Crestanello
- Chambolle Musigny 1er cru les Cras Domaine Georges Roumier 2000
- Jean-Paul Madeleno (Caveau de la Tour) et son impériale de Sassicaia 2007
- Pommard 1er cru les Rugiens Millot-Battault 1933
- Pommard 1er cru los Micault Joseph Voillot 1964
- Clos de la Roche Grand Cru Domaine Ponsot 2001
- Highland Park 1968
- les Caves du Domaine Vincent Bouzereau
A lire également sur le blog d’iDealwine :
Vécu : la 78° édition de la Paulée de Meursault au Château de Meursault
Grands crus : quand les propriétaires font appel aux people pour réinventer leur étiquette
novembre 21st, 2011 by Rédaction iDealwine
Château Mouton-Rothschild avait ouvert le bal en 1945 en confiant à l’artiste Philippe Jullian le soin d’orner son étiquette d’un V victorieux, pour célébrer la paix retrouvée. Aujourd’hui l’étiquette-oeuvre d’art a fait son chemin et se décline sur tous les tons et pour tous les goûts.
Le très rock and roll Bruno Borie a fait appel à la fille de Mick Jagger, Jade Jagger, pour donner un coup de crayon à sa cuvée Croix de Beaucaillou, « l’autre vin » de Ducru-Beaucaillou, sur des terroirs de Grand Cru. Réservée à une série limitée, sur le millésime 2009, cette parure rococo, dorée sur fond noir, s’inspire du style Second Empire avec des feuilles d’acanthe. Une référence nous dit-on à Marie de Constantinople qui rénova le château à la fin du 19e siècle. Pour l’avoir goûté in situ au printemps dernier, Croix de Beaucaillou 2009 envoie du lourd (comme on dit entre nous) : 90% de cabernet sauvignon et 10% de merlot donnent ici un vin suave, tendu, élégant, tout en finesse, moins velouté dans le tanin que Ducru, mais droit et savoureux. L’étiquette a été déclinée en version magnum, double magnum ou melchior.
De son côté, la maison de champagne Piper-Heidsieck, récemment cédée au groupe EPI, a choisi de (re)faire parler d’elle en confiant à nouveau l’habillage de sa bouteille à Jean-Paul Gaultier. Le créateur avait déjà collaboré avec la Maison en 1999. Douze ans plus tard, leur alliance donne lieu à une création version bas-résilles inspirée de l’univers du French Cancan. Cela colle parfaitement à l’image de ce champagne, son côté festif et underground. Mais attention, pour être chic et de bon goût, la résille est parée de cristaux Swarovski et les deux flûtes qui accompagnent la bouteille sont en cristal. Bien sûr, ça coûte une petite fortune…
Enfin, le Château Rauzan-Ségla, deuxième grand cru Klassé de Margaux, s’est sobrement offert les services de Karl Lagerfeld, l’excentrique et génial homme de goût de Chanel et Fendi, pour célébrer ses 350 ans. L’homme a avoué ne « plus boire depuis des années »*, c’est donc plus pour ses talents artistiques que pour sa connaissance du vin que le créateur a été choisi par la famille Wertheimer, propriétaire de la maison Chanel et du château Rauzan Ségla…
On en pensera ce qu’on voudra, mais pour faire parler de soi, c’est tout de même bien vu. La preuve. Je suis tombée dans le tableau.
* Dans un entretien accordé à la RVF n°536 de novembre 2009.
A lire également :
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Format, étiquette : ce qu’il faut savoir avant d’acheter un vin
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Vente en salle à Cannes : de “grands” flacons
novembre 4th, 2011 by Rédaction iDealwine
Magnums, doubles-magnums, jéroboams, impériales : les gros formats seront incontestablement les vedettes de la vente en salle de Cannes ! Clôture des enchères sur iDealwine le jeudi 10 novembre.
Encore une très belle vente au programme ! Les amateurs de gros volumes et de belles bouteilles seront comblés, ce catalogue ayant la particularité de vous offrir les deux en même temps. Une offre rare et exceptionnelle !
Beaucoup de Bordeaux et essentiellement de grands contenants : château Lafite Rothschild dans seize millésimes allant de 1975 à 2008 dont une impériale de 1990, un double-magnum de 2005, château Mouton Rothschild 1996 (jéroboam), 1998, 2002, 2004, 2007 ; château Margaux 1985, 1990 (impériale), 1995, 1999 2000 (magnum), château Latour 1970, 1984, 1988 (impériale), 1989, 1990, 2000, 2001 (magnum), 2006 ; château Haut-Brion 1982, 1990, 1995, 2006, 2007 ; château La Mission Haut-Brion 1981, 1990 (impériale), 1999, château Cos d’Estournel 1990 (jéroboam).
Peu de Bourgogne, mais une qualité au sommet. Citons Le domaine Leroy : chambertin GC 1949 (rarissime). Poursuivons avec les domaines Armand Rousseau (clos de la roche GC 1996, chambertin GC 1995 et clos-de-bèze GC 1997), Jacques Fréderic Mugnier (musigny GC 2005) et finissons avec le Clos de Tart pour les rouges avec un 2006.
Côté chardonnay seulement deux références mais pas des moindres : Meursault 1er Cru “Les Caillerets” 1999 du domaine Coche-Dury et montrachet GC 1978 du domaine Leroy.
Les vins de la Vallée du Rhône sont peu nombreux, mais quelques belles bouteilles également. Parmi celles-ci, les côtes-rôties du domaine Guigal, La Mouline 2007, La Landonne 2006, mais aussi un hermitage 1984 de Chave et un châteauneuf-du-pape 1999 du château de Beaucastel.
Un choix assez réduit en Champagne mais on remarque néanmoins un jéroboam “Grande Année” 1985 et un magnum Bollinger RD 1988 de la maison Bollinger.
Enfin, dans les autres régions, nous avons le domaine de Trévallon avec un 2000 et, dans les belles références étrangères, on note Tignanello Piero Antinori 1983 en Italie (en double-magnum) et Oakville Opus One 1998 (Nappa Valley, USA).
| 10/11/2011 18:30 : 243 lots | ![]() |
| 10/11/2011 18:35 : 422 lots | ![]() |
Vente à prix fixe 100% Rhône : des grands noms, des prix canon… et un cadeau !
octobre 26th, 2011 by Rédaction iDealwine
Découvrez nos coups de cœur de la vente à prix fixe qui s’ouvre : iDealwine vous offre les meilleurs représentants de la vallée du Rhône avec leurs cuvées de référence, le tout à des prix imbattables. Que demander de plus : un cadeau par exemple ? iDealwine l’a prévu ! Selon le montant de votre commande, vous recevrez une ou plusieurs jolies bouteilles dans votre colis. Regardez vite les catalogues !
Parmi les plus maisons les plus réputées de la région, citons Jaboulet, avec l’hermitage La Chapelle 1982 et l’hermitage la petite chapelle 2005 ; Chapoutier, avec ses tout aussi fameux hermitages : emitage le Méal blanc 2001, ermitage de l’Orée blanc 2004 en magnum ou ermitage l’Ermite 2005 et 2007, ce dernier disponible en jéroboam.
Poursuivons avec les domaines Jean-Louis Chave (hermitage 1994, hermitage blanc 1996) et Voge ( cornas « vieilles vignes » 2006).
Notons également un très grand nombre de références en Côte-Rôtie, parmi lesquelles le côte-rôtie « Terres Sombres » 2009 d’Yves Cuilleron, les cuvées « Château d’Ampuis » 2004 et « Brune et Blonde » 2007 de Guigal, ainsi que « Les grandes places » 1999 du domaine Gerin.
Enfin, on retrouve les châteauneufs-du-pape du Château de Beaucastel : châteauneuf-du-pape 1995 et 2009, cuvée Hommage à Jacques Perrin 2005 ; du domaine de la Janasse : cuvée Chaupin 2004 ou encore du domaine de la Mordorée : châteauneuf-du-pape cuvée Reine des Bois 2008.
Offre spéciale : des bouteilles cadeau
Dans le cadre de cette vente à prix fixe, iDealwine vous propose une offre exceptionnelle : le côtes-du-rhône de La Roche Buissière, cuvée Le Claux 2007, offert avec votre commande. Un vrai coup de cœur et une belle découverte !
1 bouteille offerte (valeur 10€) pour toute commande supérieure à 65 euros*
3 bouteilles (valeur 30€) pour toute commande supérieur à 160 euros*
6 bouteilles (valeur 60€) pour toute commande supérieure à 300 euros*
*Offre valable uniquement sur les vins de la Vente à prix fixe Rhône, pour un montant de commande commission comprise, hors frais de livraison.
Incontournable !
Domaine de La Roche Buissière
Côtes-du-Rhône “Le Claux” 2007
Rouge
Un côtes-du-rhône puissant, dense et mûr, avec de belles notes de fruits noirs. Pour viandes rouges et en sauce (daubes).
En 1998, Antoine et Laurence Joly ont repris les vignes familiales cultivées en agriculture bio depuis trente ans. Situé près de Vaison-la-Romaine, à une altitude tournant autour de 400 mètres le domaine de la Roche Buissière donne naissance à de jolis vins bio vinifiés avec beaucoup de naturel.
La cuvée “Le Claux” (80% grenache et 20% syrah) est récoltée manuellement. Les cépages sont vinifiés séparément (en levures naturelles) avant d’être assemblés en cuves béton pour l’élevage. Le vin n’est ni filtré, ni collé.
A la dégustation
Œil : rouge carmin sombre, très profond.
Nez : dense, profond, à besoin de s’aérer pour s’exprimer ensuite sur des notes de fruits noirs très mûrs, touches kirschées. Devient de plus en plus complexe à l’aération avec des notes d’olives noires et de garrigue.
Bouche : puissante sans être massive. Encore un peu “en dedans”, sur la réserve. Le vin a besoin d’être aéré pour s’exprimer. Des notes de myrtille, de baies sauvages.
Conseils de dégustation
Il faut impérativement passer ce vin en carafe une heure au moins avant le repas pour qu’il libère ses arômes au nez et en bouche. C’est un beau vin d’hiver à marier avec des viandes rouges bien saignantes ou cuisinées en sauce (civets, daubes).
Servir à 16°
A déguster jusqu’en 2016 ou 2017.
Grenache (80%), syrah (20%)
A consommer sur cinq ans (le carafer une heure avant).
Accédez aux catalogues de la vente :
| 03/11/2011 10:00 : 636 lots | ![]() |
| 03/11/2011 10:05 : 493 lots | ![]() |
| 03/11/2011 10:10 : 580 lots | ![]() |
| 03/11/2011 10:15 : 437 lots | ![]() |
En savoir plus sur les ventes à prix fixe
Portrait d’amateur : brèves de comptoir avec le tennisman Michaël Llodra
juin 7th, 2011 by Veronique Raisin
Mercredi 1er juin. Tandis qu’Aubert de Villaine déambule quelque part des les allées de Roland Garros, nous avons rendez-vous avec Michaël Llodra – dit Mica – 24e joueur mondial et demi-finaliste en double cette année. Souriant, il nous mène dans le repaire des joueurs, pour une interview sans tabous autour du vin et de sa convivialité.
Le vin, c’est votre deuxième passion ?
Non ma première ! Je dirais que le tennis est mon métier mais que le vin, c’est vraiment ma passion.
Cela ne fait pas tellement longtemps que vous vous y intéressez de façon méthodique et pourtant vous semblez déjà très bien connaître les bonnes bouteilles.
C’est vrai que j’ai vraiment découvert le vin il y a une petite dizaine d’années. Mon père a pourtant travaillé pendant quinze ans pour la Maison Richard mais sans me transmettre vraiment sa passion. C’est grâce à mon ancien entraîneur Lionel Roux que j’ai découvert le vin. Il habitait Lyon et me faisait souvent goûter des vins du Rhône. Ensuite, j’ai lu des tonnes de livres sur le sujet ! Aujourd’hui c’est moi qui conseille mes amis sportifs ! J’achète pour eux aussi ; ils me font confiance. Mais on est avant tout des passionnés : on achète le vin pour le boire.
La vie de sportif n’est donc pas synonyme d’abstinence absolue ?
Dans mon cas, non. Il suffit de ne pas en abuser. Je m’autorise un verre de bon vin rouge, même la veille d’un match. Il n’y a que le vin blanc que je consomme très peu, car plus acide, il est moins bon pour les muscles et peut favoriser les crampes.
D’autres joueurs et joueuses de tennis apprécient beaucoup le vin…
Amélie Mauresmo, Nicolas Mahut sont aussi des passionnés. Yannick Noah (fan des bourgognes), lorsqu’il était capitaine de l’équipe de Coupe Davis, avait instauré des moments de partage et de convivialité autour du vin. Depuis, c’est resté. Henri Leconte et Guy Forget sont aussi de bons connaisseurs.
Vous avez débuté votre apprentissage par les vins de la Vallée du Rhône. Y a t-il d’autres régions que vous appréciez ?
C’est vrai que j’ai appris avec le Rhône. Mais j’aime beaucoup le bordeaux également et je commence à goûter les vins d’Alsace. J’ai aussi bu les cuvées Pur Sang et Silex 2004 de Dagueneau : fabuleux ! Je découvre aussi les vignobles étrangers au gré de mes déplacements. Récemment, j’étais à Adelaïde où j’ai visité la Winery Penfold’s.
Dans les moments de victoire, vous avez un vin en particulier que vous aimez boire ? Champagne ?
Je ne suis pas très « bulles » à la base… Mais je m’y mets ! J’aime beaucoup la vinosité des champagnes Bollinger, et le Champagne Henri Giraud à Aÿ. Mais quand je gagne, on descend à la cave… et on improvise !
Lorsque vous serez retiré des cours, envisagez-vous d’acheter un domaine ?
Pourquoi pas… Avec Amélie peut-être ! On a un ami qui est courtier sur Bordeaux, il pourrait nous conseiller. En tout cas, si ça devait se faire, ce serait plutôt dans le Médoc, où il y a plus de choix pour acheter un peu de vignes.
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Gruaud-Larose 1982, samedi soir dernier. Exceptionnel ! Il y avait de belles bouteilles ce soir-là, dont un fabuleux Sociando-Mallet 1990, Côte-Rôtie La Mouline 1990 et Troplong-Mondot 1990 également. Mais le Gruaud-Larose les a surpassés.
L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
La carafe. Une belle carafe, ça en jette. Je collectionne les carafes, notamment les Riedel, très design. Et en plus je trouve que ça conserve le mystère. J’aime bien goûter à l’aveugle. Je me suis trompé de quarante ans sur un Latour… Mais c’est ce qui est magique avec le vin, on peut le goûter et le regoûter sans cesse, il évolue tout le temps. On ne goûte jamais deux fois le même.
Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Magnum sans hésiter. C’est le format idéal. Lorsqu’on est nombreux, le double-magnum est bien aussi et reste très joli.
Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Le Cinq, allées de Tourny. C’est à Bordeaux, mon club est là-bas. Ils ont un pâtissier de l’espace et une côte de boeuf formidable. C’est très décontracté, le cadre est familial, j’aime beaucoup.
Votre accord mets et vin préféré ?
Tout simplement une côte de boeuf avec un rouge puissant. La Mouline ou la Turque par exemple. Là on est proche de l’orgasme…
Le vin que vous avez honte de boire ?
Je n’ai jamais honte de boire du vin ! J’aime bien tout, des vins plus accessibles aussi comme ceux que j’ai goûtés récemment : Château Recougne (Bordeaux Supérieur), Château Belle-Vue et Château Beaumont dans le Haut-Médoc.
Votre première gorgée de vin : quand et avec qui ?
C’était en 2003. Je buvais déjà du vin avant mais à ce moment-là que j’ai vraiment eu la révélation. Les beaux-parents de mon entraîneur de l’époque (Lionel Roux, ndlr) m’ont fait goûter un Saint-Joseph de Guigal, Lieu-Dit 2003.
La bouteille qui a déclenché votre passion
J’ai tout de suite adoré Léoville Las Cases 2001. J’ai rencontré Jean-Hubert Delon, le propriétaire, un personnage attachant et fabuleux. Je ne suis jamais déçu par ce saint-julien !
Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes
Un crozes-hermitage de Graillot par exemple ou un saint-joseph Vignes de l’Hospice de Guigal.
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
J’ai été scotché par Latour 1959. Amélie (Mauresmo) a toujours adoré ce vin, elle me l’a fait découvrir et j’en conserve encore le goût en bouche. Je ne pouvais pas imaginer qu’un si vieux vin soit toujours aussi puissant. C’est le vin que j’emmènerais effectivement si je ne devais en choisir qu’un.
Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir ?
Mouton Rothschild 1945. Amélie me nargue car elle l’a goûté plusieurs fois ! J’ai déjà goûté Petrus et Cheval Blanc 1947.
Comment avez-vous connu iDealwine ? Quelles sont vos suggestions pour améliorer le site ?
J’ai connu iDealwine via la Revue du vin de France, sur les meilleures ventes du mois à la fin du magazine. Je n’ai pas de suggestions a vous proposer, je trouve le site parfait.
NDLR – Merci beaucoup Michaël, mais chez iDealwine nous savons bien que beaucoup de points peuvent encore être améliorés
Ryan O’Connell, un Américain à Cabardès
mars 18th, 2011 by Veronique Raisin
Alors que s’ouvrait à Carcassone, le week-end dernier, un Vinocamp (deux journées de tables rondes et d’échanges sur le thème du vin et d’internet), iDealwine a passé au gril le blogueur Ryan O’Connell (ovineyards).
Ses parents ont tout plaqué, maison en Louisiane, business florissant dans l’immobilier, pour un coin de ciel bleu et quinze hectares de vignes et le charme des vieilles murailles de Carcassonne. Le fiston a suivi ; pas encore très décidé sur son avenir – il avait 19 ans à l’époque -, naviguant entre sciences politiques, art et littérature, la reconversion paternelle a orienté la sienne.
Vigneron du jour au lendemain, Ryan ne met pas très longtemps à comprendre que si ces vins rouges puissants de merlot, cabernet et syrah sont sa fin, le Net est un bon moyen. Il crée un blog, Love that Languedoc, accessoirement pour éviter la taille (!), surtout pour parler de lui et de sa passion pour les vins de la région. Entreprenant, le garçon prend aussi la casquette de commercial et assure les 50% d’export du domaine.
« Le métier me plaît. Bien sûr j’aurais pu rester aux Etats-Unis et faire la même chose. Mais quitte à bouger, autant partir loin !« . Premier millésime en 2005 – la propriété a été achetée fin 2004 – un réseau qui commence à bien se développer, de l’enthousiasme à revendre et des idées – trop ? – qui jaillissent au gré des rencontres et des voyages.
Mais Ryan, à part le Cabardès, tu aimes quoi ?
Ton dernier coup de cœur
C’était à Vienne, à l’occasion de l’European Wine Business Conference ; j’ai goûté un vin autrichien du Leithaberg, produit par le domaine Artner’s work. C’est un vin rouge que j’ai trouvé très exotique, avec une bonne acidité. J’ai aimé la recherche entre maturité et fraîcheur.
L’accessoire dont tu ne te sépares jamais ?
Ma petite caméra Flip.
Tu es plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Magnum !
Le restaurant où tu as ton rond de serviette ?
Je suis juste à côté de Carcassonne et j’adore l’Hôtel de la Cité. En été, le Jardin de l’Evêque est un endroit très agréable. Il y a de bons vins, on y mange bien. Et comme c’est le même propriétaire que la Barbacane, le restaurant gastronomique, je peux demander la carte des vins !!
Ton accord mets et vin préféré ?
Un marcassin avec une bonne syrah du coin… allez savoir laquelle !!!
La fin de la bouteille au resto : tu la bois ou doggy-bag ?
Je la bois, toujours !
Le vin que tu as honte de boire ?
C’est un vin très « Nouveau Monde » alors tout le monde me taquine dès que j’en bois : Brewry Hill, shiraz, un vin rouge australien.
Ta première gorgée de vin : quand et avec qui ?
J’ai été baptisé à Paris, au champagne ; j’avais trois ans… Je ne m’en souviens pas mais c’est sûrement mon premier vin.
La bouteille qui a déclenché ta passion
Il n’y en a pas une en particulier. Petit, je buvais un peu de vin à table, avec mes parents. Le vin a été une découverte naturelle.
Tu ne pourrais pas vivre sans …
Vin bien sûr, c’est trop facile
J’aime beaucoup l’art, visuel, écrit ou vinique.
Le vin que tu aimes faire découvrir à tes amis néophytes
Un vin du Languedoc.
Tu recraches : systématiquement, seulement quand c’est mauvais, jamais ?
Quand j’ai vraiment besoin, dans une grosse dégustation.
Si tu partais sur une île déserte, quelle bouteille emporterais-tu ?
Un vin qui résiste à la chaleur
Je pense à la cuvée Naïck Blanc du domaine de l’Oustal Blanc, en Minervois (un VDT à base de grenache gris ndlr) mais j’en prendrais quelques cartons dans ce cas.
Le flacon que tu voudrais avoir dégusté avant de mourir
J’aimerais vivre assez pour regoûter mon 2005 dans 40 ans, j’ai hâte de le revisiter. Ou alors une bouteille légendaire du domaine de la Romanée Conti car je connais très peu la Bourgogne.
« La vérité est au fond du verre ». Au fond, est-ce toujours la vérité ?
Oui, les deux parties de la question sont vraies. Le vin c’est l’opportunité d’une expérience unique, comme au théâtre, dans chaque verre ou chaque gorgée.
Retrouvez le blog de Ryan O’Connell
http://love-that-languedoc.com/
En savoir plus sur le vinocamp de Carcassonne
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Et d’autres, à retrouver dans la rubrique Portraits d’amateurs
Vente à Bouliac : grands bordeaux, vieux champagnes et flacons rares
mars 9th, 2011 by Rédaction iDealwine
Superbe collection que celle qui sera dispersée prochainement à Bouliac : 755 lots sont livrés à la convoitise des amateurs jusqu’au 12 mars. Bordeaux en a la plus grosse part, mais quelques jolis flacons des autres régions sont également présents, notamment parmi les vieux champagnes. Revue de détail.
A Bordeaux, les grands crus sont proposés en lots individuels, par lots de 6 ou 12 bouteilles ou au sein de caisses panachées. Les domaines les plus célèbres répondent à l’appel : on trouve ainsi Petrus 2005, Château Margaux 2003, Château Angélus 2000, Château La Mission Haut Brion 2000, Château Léoville Las Cases 1990, 2000, Château Palmer 1989, Château La Conseillante 1990, Château Figeac 1998, Château Pontet Canet 2000, Château Branaire Ducru 2000 en magnum, entre autres… A signaler parmi les grands formats, une impériale (6 litres, l’équivalent de 8 bouteilles) de Château Cheval Blanc 1979.
Parmi les caisses panachées, on note la présence de caisses « Collection » de chez Duclot (9 bouteilles de grands crus classés ou assimilés), millésimées 2000 et 2003, ainsi qu’une caisse « Carré d’As », composée des châteaux Latour, Margaux, Haut Brion ainsi que Petrus, les quatre crus étant présentés en format magnum (deux flacons de chaque vin).
Parmi les millésimes de collection, on retiendra Petrus 1961 ainsi que Mouton Rothschild 1955 et 1959. Les seconds vins ne sont pas oubliés, loin s’en faut. Les Carruades de Lafite 2000 côtoient le Pavillon Rouge de Château Margaux, proposé dans les années 2003, 2005, 2006 (en magnum). Bahans de Haut Brion 2005 et – plus rare – Petit Mouton 2006 sont également disponibles.
En Bourgogne, quoique rares, les lots sont de grande qualité. Signalons à Vosne-Romanée le 1er Cru Cros Parantoux 1995 produit par Henri Jayer, les grands crus richebourg 1999 et La Tâche 1998 du domaine de la Romanée Conti, en rouge, ainsi que le Chambertin GC 2005 de Jean-Louis Trapet. En blanc, on notera le Chevalier-Montrachet GC 2006 du domaine Leflaive et le Corton Charlemagne 1989 de Bonneau du Martray.
Les amateurs de vieux champagnes seront comblés, avec notamment, plusieurs millésimes de la cuvée « S » de Salon : 1969, 1971, 1976 en magnum et 1979. Rares également, Cristal Roederer 1969, Krug Clos du Mesnil 1990, ou encore la cuvée Vieilles Vignes françaises 1997 de Bollinger.
En vallée du Rhône, on trouve quelques beaux vins de Côte-Rôtie, parmi lesquels La Turque 1990 de Guigal ou les cuvées 2006 et 2007 de chez Jamet. En vallée de la Loire, les saumurs-champignys de Thierry Germain sont présentés en bouteilles et, plus rare, en magnum : Terres Chaudes 2009, la Marginale 2008 en rouge, L’Insolite 2009 en blanc, dans les millésimes 2009. Sans oublier le Pouilly Fumé Silex 2003 de Didier Dagueneau. Dans les autres régions, signalons de vieux jurançons clos Joliette dans des millésimes des années 1970, un flacon de Cognac Rémy Martin Grande Champagne (très vieil âge) et, parmi les vins étrangers, la cuvée Sori Tildin 1998 signée Angelo Gaja ou, en Ribera Del Duero, le fameux Vega Sicilia Unico 1989 : olé !
Zoom sur un domaine : le château de Rayne Vigneau, à Sauternes
mars 3rd, 2011 by Rédaction iDealwine
Saviez-vous que le Château de Rayne Vigneau a été classé, en 1855, au rang des premiers crus du Sauternais, juste un cran au dessous du Château d’Yquem ? Son terroir, exceptionnel, y est pour beaucoup : les géologues y ont d’ailleurs trouvé la trace de pierres précieuses : agates, améthystes, onyx, et même saphirs… pleins feux sur ce domaine en plein renouveau.
Le vignoble de Rayne Vigneau peut se prévaloir d’un terroir unique : son sol graveleux et argileux repose sur une superbe croupe qui domine toute l’appellation.
La création du domaine lui-même, par la famille de Vigneau, remonte au XVIIè siècle. En 1681, Etienne du Vigneau, époux de Jeanne Sauvage (la fille du seigneur d’Yquem) prend les rênes de la propriété. Racheté en 1834 par Madame de Rayne, le vin accède au rang de premier cru lors du classement des crus du Sauternais, qui intervient en 1855. C’est Albert de Pontac, le neveu de Madame de Rayne, qui donnera au vignoble le nom de Rayne Vigneau.
Plusieurs propriétaires se sont succédé, jusqu’au rachat du vignoble par la société CA Grands Crus (Crédit Agricole) en 2004. Sous l’impulsion d’Anne Le Naour, Directrice Technique des propriétés de CA Grands Crus, rejointe par Vincent Labergère, Responsable Technique du Château de Rayne Vigneau et avec les conseils de l’œnologue Denis Dubourdieu, un plan d’optimisation du vignoble est initié. En parallèle l’équipe entreprend une démarche de certification en agriculture raisonnée. Celle-ci est obtenue en 2007 pour le domaine de Rayne Vigneau et pour l’ensemble des propriétés gérées par CA Grands Crus (Les châteaux Grand Puy Ducasse, Meyney, Lamothe Bergeron, Blaignan et Plagnac). Cet agrément implique notamment une utilisation raisonnée des apports d’engrais et des traitements phytosanitaires. Une démarche qualitative pour ce vignoble qui couvre 80 hectares d’un seul tenant. Les vignes, d’un âge moyen de trente ans, bénéficient de la proximité du Ciron. Cet affluent de la Garonne contribue à la formation de brumes matinales propices au développement du fameux botrytis cinerea.
S’agissant des vins, l’assemblage compte 74% de sémillon et 24% de sauvignon, complétés par une pointe de muscadelle (2%). Les vins font l’objet d’un élevage de 24 mois en fûts (dont 40% à 50% de bois neuf).
Château de Rayne Vigneau 1995, à découvrir en magnum
Agréable privilège que celui de pouvoir accéder, à prix d’ami, au millésime parfaitement mature d’un premier cru classé de Sauternes. Ce 1995 a tout d’un grand. Il vous envoûtera dès le premier coup d’œil par sa robe magnifiquement ambrée, annonciatrice d’un liquoreux raffiné, puissant et velouté. Par la suite, vous vous souviendrez longtemps de ce nectar qui tapisse le palais d’arômes délicieusement exotiques, dans un ensemble d’une longueur incroyable. Un vrai délice en perspective, qui fera le bonheur d’une grande tablée par son format magnum, généreux et convivial. Tentez l’expérience de le servir tout au long d’un dîner, il le mérite vraiment !
En savoir plus sur la vinification des vins liquoreux.
Recherchez tous les vins de Sauternes en vente
Le Quiz des châteaux démarre sur Facebook
juillet 5th, 2010 by Rédaction iDealwine
Recevez des étampes de grands crus en jouant sur la page Facebook d’iDealwine !
Cet été, iDealwine vous emmène à la découverte des grands domaines de Bordeaux, Bourgogne, vallée du Rhône, et même un peu plus loin… Participez au Quiz des châteaux !
Tout au long du mois de juillet iDealwine tient à remercier ses fans et tous ceux qui contribuent à animer la communauté des amateurs de vin sur Facebook. C’est une invitation au voyage et à la découverte des grands domaines qui vous est proposée au travers de ce jeu qui se déroule du 5 au 23 juillet 2010.
Une question (très) facile concernant un domaine ou un vin, sera posée chaque jour à compter du 5 juillet 2010 dans l’onglet « Quiz des châteaux» de la page Facebook d’iDealwine. Laissez votre réponse en commentaire sur le wall. Le premier à donner la bonne réponse gagnera une série d’étampes incluant celles du domaine concerné !
Et puis, tout au long du jeu, d’autres questions surprises viendront s’ajouter, qui vous permettront de gagner différents lots :
- Des assortiments d’étampes des plus grands domaines viticoles
- Le livre : Dis-moi qui tu es, je te dirai quel vin boire – Ed. Solar
- Un magnum de Châteauneuf du Pape Château de Beaucastel 2007
Pour gagner c’est très simple, il suffit d’être fan d’iDealwine, et surtout d’être le plus rapide à donner la bonne réponse !
Rejoignez la communauté des amateurs d’iDealwine sur Facebook et suivez ce jeu, iDealwine vous réserve quelques surprises tout au long de l’été.
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