Primeurs 2010 : comment les journalistes préparent leur verdict
avril 14th, 2011 by Veronique RaisinChaque année depuis 1973, les vins du Bordelais sont goûtés en primeurs par les professionnels, négociants, courtiers, acheteurs de tous poils. Les prix des vins s’établissent en fonction de leurs avis. Depuis une quinzaine d’années, les journalistes se rendent eux aussi à cette semaine des primeurs et les plus grands dégustateurs (je fais 1,69 m quand même) du monde entier affluent pour noter les vins à peine nés. Leur avis est de plus en plus crucial, notamment celui des critiques américains qui font et défont la réputation d’un vin – et surtout sa cote. Pierre Lurton (Yquem, Cheval Blanc) l’avouait cette année, on dira ce qu’on voudra, mais « au bout du compte, c’est la note de Robert Parker qui l’emporte ».
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Pour la troisième année consécutive, j’ai suivi la semaine des primeurs aux côtés de Michel Bettane, Guy Charneau, Hélène Durand et Alain Chameyrat, dégustateurs pour le Grand Guide des Vins de France et la revue TAST.
En parallèle du parcours réservé aux acheteurs et aux professionnels, les journalistes ont droit à un traitement de faveur, dans le seul but de faciliter leur travail. Cette année 117 journalistes étaient accrédités, répartis par petits groupes d’une vingtaine de personnes, logés, nourris, voiturés, choyés. 30 000 verres Riedel sont aussi arrivés de Londres et d’Autriche ; et pour encore plus nous faciliter la vie, des équipes souriantes sont à notre disposition pour le service des vins.
La semaine des primeurs, c’est comme le marathon, ça se prépare. Il vaut mieux éviter de se mettre minable la veille ; personnellement j’ai fait (main)basses-eaux deux à trois jours avant. Pour éviter un claquage malheureux, il faut y aller progressivement. C’est pour cela qu’il y a les « off », des soirées d’échauffement avant-primeurs où on peut se rincer la gorge de vins subtils, parfois épuisés ou pour le moins usant (pour le portefeuille). D’autant que chaque soir, dans les châteaux où l’on loge, de beaux flacons sont bien souvent débouchés.
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Chaque année, la dégustation des crus classés de sauternes et barsacs ouvre le ban. C’est toujours préférable de goûter les vins liquoreux en premier, on se fait moins de bile par la suite. Cette année nous sommes au Château Guiraud. L’exercice n’est pas facile car il faut faire abstraction du sucre, des caméras (Jancis Robinson juste derrière et Michel à ma droite…) et des écarts entre les profils sauvignon ou sémillon. Mais on a le temps, il fait beau, on peut revenir sur un vin, demander à changer un échantillon en cas de doute, voire goûter différents échantillons. Ensuite nous passons au Château Climens goûter tous les lots. C’est un exercice très instructif : 19 lots cette année que l’on peut jauger en fonction du potentiel de sucre et du taux d’alcool. Il est indispensable à notre niveau de comprendre la mécanique d’un vin et de suivre son cheminement.
Chaque jour nous avons droit à une dégustation différente, organisée par l’UGC (Union des Grands Crus).
Le mardi nous goûtons les graves et pessac-léognans, le mercredi les saint-émilions et pomerols, le jeudi les margaux, moulis, listrac et médoc, et le vendredi les haut-médocs, pauillacs, saint-juliens et saint-estèphes. Une bonne trentaine d’échantillons à chaque séance, sur lesquels on revient une ou deux fois, en fonction des bouteilles.
Le programme est réglé à la minute près : après la dégustation matinale, l’après-midi est consacré aux visites express dans différents châteaux, et pas les plus moches. Margaux, Latour, Lafite, Pontet-Canet, Léoville Las Cases, Haut Brion, les deux Pichon, Mouton Rothschild et ses petites voitures électriques… Nous croisons une baronne, un prince, un amateur de foot, deux chiens, des vaches, point de chevaux (on a pourtant bien cherché), des chinois en ray-ban, mais aussi Michel Rolland, Hubert de Boüard (Angélus), Corinne Mentzelopoulos (Château Margaux), Pierre Lurton…
Les dégustations se passent en silence (c’est hyper dur), on fronce un sourcil pour la concentration, faut pas non plus renverser un verre – une dizaine devant nous à chaque fois pour goûter par séries – et éviter de manger tout le pain avant le déjeuner. A chacun sa méthode : à l’ancienne (carnet ou feuilles et stylo), contemporaine (ordinateur plus ou moins branché, en fonction de la batterie) ou post-moderne (iPad). Ma mission cette année était de twitter, bloguiser, facebooker pour Bettane&Desseauve. Donc pour ma part ce fut carnet de notes (utilisé déjà pour les dégustations de la fin janvier sur les millésimes 2009, 2008 et 2007) et iPhone 3GS.
Plus sérieusement, déguster des vins si jeunes, même pas élevés encore, est un exercice très difficile et aléatoire. C’est pour cela que les conditions privilégiées dont nous bénéficions ne sont pas vaines. Michel Bettane soulignait sur Twitter la grande variabilité d’un échantillon à l’autre pour un même vin. « Goûté en dégustation collective ou à la propriété, on observe des différences. Cela n’autorise donc pas à porter des avis trop arrêtés sur chaque cru. Ces dégustations en primeur ne sont qu’une ébauche de jugement, une première approche. On les regoûtera au cours de leur élevage, puis une fois mis en bouteille. »
D’autre part, il ne s’agit pas comme pour des vins finis de juger de la même façon. « Les plus grands vins ne se jugent ni au poids ni aux tanins ni au bois ni à la saveur mais aux sensations tactiles » explique Michel Bettane. Il ne faut pas pas trop se concentrer sur les arômes mais plutôt sur la forme du vin en bouche, sa longueur, l’énergie qu’il dégage. « Goûter beaucoup de vins en primeurs nous donne la chance de découvrir des talents et aussi de repérer des changements de style. »
Et c’est là que les choses sérieuses commencent. Connaître chaque propriété, leurs vins sur les trente derniers millésimes, le potentiel des terroirs sont des données que peu de dégustateurs maîtrisent. D’autant qu’il y a les exceptions. Par exemple les saint-émilions qui se la jouent cabernet… « Ausone, angélus, cheval-blanc. Trois vins avec un fort pourcentage de cabernet franc. Ce sont des exceptions sur cette rive. Et, malgré cela, ils n’ont rien de commun. C’est très surprenant. Ausone est à la fois racé et strict. Angélus est plus exotique dans sa maturité, classique dans sa texture. Cheval-blanc, voluptueux comme si les cabernets avaient pris des allures de merlot. » commente Michel Bettane. Michel qui est la mémoire vivante de ces vins, connaissant parfaitement leurs terroirs, leur histoire et les ayant goûté chacun des dizaines de fois à tous les stades de leur vie et sur tous les millésimes. Une exception en matière d’expertise…
C’est une semaine bien remplie, où l’on prend la température du vignoble ; on en profite aussi pour faire un point mode et travaux (l’avancée du chai de Cheval Blanc, de Mouton Rothschild, celui de Soutard flambant neuf, la Dominique bientôt sous les gravas etc.). Quant aux vins dégustés, il faudra les regoûter encore et encore avant de se prononcer de façon définitive.
Le métier de dégustateur n’est pas une science exacte.
Tous nos remerciements à Guy Charneau pour ses photos.
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Vous retrouverez prochainement les notes 2010 de l’équipe Bettane & Desseauve :
A Courchevel, la table du Kilimandjaro
avril 11th, 2011 by Veronique Raisin
Avant la fonte des neiges, iDealwine a testé pour vous une belle (et bonne) table de Courchevel. Revue de détail.
Perché en haut des pistes de Courch’, à 1850 mètres, le Kilimandjaro est tout simplement inévitable. On arrive à ski, on déchausse, on décasque, on déguste. La terrasse plein sud, les canapés en rotin avec coussins dans le dos, le soleil dans ta face et le tube de crème à bronzer.
Mais attention, ici on est en apesanteur, on a quitté la terre, déjà la tête dans les nuages. Tout est beau, sans ostentation, l’accueil aimable sans être coincé, la modernité toujours feutrée derrière une poutre en bois …
Ce complexe hôtelier de grand luxe ***** imaginé par Philippe Capezzone au début des années 2000 regroupe onze chalets, dont l’un est dédié à la détente avec spa, salle de fitness et piscine et un autre au restaurant étoilé Michelin, la Table du Kilimandjaro.
Dans l’assiette donc, ça dépote. Le nouveau chef Nicolas Sale, arrivé cet hiver, a déjà pris ses marques. Transfuge de Juan-les-Pins, où il avait maintenu l’étoile, le voilà aux sommets, bien épaulé par un jeune pâtissier qui fait des miracles.
Jean-Alain Baccon, le directeur de la restauration, est aussi le chef sommelier. Il veille sur la cave, avoue un faible pour la Bourgogne et les grands contenants ! Au début de la saison, la carte des vins compte entre 800 et 1000 références. Au fur et à mesure que les jours passent, et avec eux les milliardaires russes ou d’ailleurs – d’ailleurs, le livre s’amincit. Il reste encore du champagne Devaux, dans la cuvée D : ruez-vous sur l’Ultra D, un non dosé de grande pureté, ou sur le 2000.
Ce jour-là , pour les accompagner, j’ai goûté à un succulent homard bleu, accompagné de pommes de terre fondantes, caviar et bouillon de crustacé à la mélisse. Suivait un turbot absolument impeccable, sur l’idée d’une Grenobloise avec champignons de Paris, tétragone, échalotes grises et émulsion de coquillages.
Gardez un peu de place pour les desserts. L’onctueux citron, pain de Gènes, thym et glace au calisson d’Aix est à tomber !
Évidemment, tout cela n’est pas donné donné vous en conviendrez. Mais franchement ça vaut le coup de tester.
Chambre au prix d’une bouteille de Lafite en basse saison, du magnum en haute saison. Pour la réservation d’un chalet de huit personnes, pour la semaine, il faudra compter au moins deux caisses. Côté restaurant, pour le prix d’une bouteille de Carruades, vous devriez passer une excellente soirée.
Le Kilimandjaro & Spa
Rue de l’Altiport
73120 Saint-Bon-Tarentaise
Tél. : 04 79 01 46 46 begin_of_the_skype_highlighting 04 79 01 46 46 end_of_the_skype_highlighting
2005 – 2010 : les 100 meilleures progressions de cours sur les vins de Bordeaux
mars 14th, 2011 by Angelique de Lencquesaing
Nous avons passé en revue la cote des principaux crus classés de Bordeaux (ou assimilés) dans les ventes aux enchères. Sur l’échantillon de vins passés au crible de notre analyse (46 grands crus, décortiqués sur les millésimes 1982, 1985, 1986, 1989, 1990, 1995, 1996, 2000, 2003 et 2005), la variation moyenne de la cote iDealwine sur 5 ans est de +%116%. Une performance imbattable ! Château Lafite Rothschild et son second vin Les Carruades de Lafite se disputent les 10 premiers rangs du palmarès des plus fortes progressions de cours enregistrées sur 5 ans, entre fin 2005 et fin 2010. Les millésimes de Lafite qui ont le plus progressé sont 1982, 1996 et 2000. Du côté des Carruades, 1996, 2000 et 1995 tiennent la corde.
La progression de Château Latour dans les millésimes 1996, 1982 et 2000 est forte, mais plus récente sur le marché français. Le vin issu des jeunes vignes de Latour, les Forts de Latour est particulièrement recherché dans le millésime 2000.
Petrus figure en bonne position dans ce palmarès avec les millésimes 1990 et 2000. Quand à Château Mouton Rothschild, il se distingue avec les millésimes 2000 et 1986 (100/100 Parker)
Si Château Margaux n’est présent, dans les 20 premières positions du classement, que dans un millésime, son second vin, Pavillon rouge de Château Margaux, enregistre de belles performances dans les millésimes 1990 et 2000.
Parmi les vins plébiscités par l’Asie, signalons également la présence au palmarès de Château Beychevelle 2000.
Parmi les « outsiders », ceux dont on parle un peu moins quand il s’agit d’évoquer l’appétit asiatique pour nos grands crus bordelais, signalons La Mission Haut Brion 1982 et 1989, Ausone 2000, Lafleur 1982, Palmer 2000, Lynch Bages 1995. Montrose est représenté par son millésime 1996, et non par le 1990 qui avait pourtant été, lui aussi gratifié d’un 100/100 Parker.
Soulignons que le millésime 2000 est le plus fortement représenté au palmarès (13 vins sur les 50), devançant le 1982 (11 vins) qui était sans doute le précédent grand millésime de référence – et de placement. Un signe fort de l’avènement de 2000 en tant qu’année de référence en termes de placement vin.
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Ventes aux enchères de vins : analyse 2010 et perspectives 2011
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Une bulle Lafite soigneusement entretenue…
novembre 4th, 2010 by Rédaction iDealwine
Cela fait déjà quelques mois que tous les professionnels du vins et les amateurs regardent avec étonnement la montée impressionnante des prix du premier cru classé de Pauillac, Lafite Rothschild, et de son second vin, Les Carruades de Lafite qui s’échange maintenant au prix d’un grand cru classé lui aussi. Etait-il nécessaire de rajouter encore un peu d’huile sur le feu ? La maison Sotheby’s a organisé à Hong Kong il y a quelques jours une vente comportant, au catalogue, des lots issus directement … du Château Lafite.
En effet, avec trois bouteilles de 1869 vendues au prix de 166 920 € l’unité, ces flacons directement issus des caves de Château Lafite sont devenus les grands crus les plus chers vendus au cours d’une vente aux enchères de vin. Mais outre ces références très anciennes et donc exceptionnelles, les autres lots de caisses des millésimes plus courants ont aussi atteint des sommets. Par exemple, pour une caisse de 12 bouteilles du millésime 2009 (qui sera mis en l’an prochain), il fallait débourser pas moins de 48 000€ ! Plus impressionnant encore, la caisse du millésime 1982 s’envolait à près de 95 000€. L’une des explications à ces prix hors du commun semble résider dans la provenance des bouteilles. En effet, les bouteilles qui ont été adjugée à ces prix aussi incroyables sont dans les caves du château, ce qui a une grande importance pour le public d’amateurs qu’est la Chine. Rassurés par la provenance des bouteilles, les enchérisseurs se sont alors livrés à une bataille d’enchères impressionnante.
Au cours de cette vente, la cote des vins du château Lafite a été bien surestimée, mais attendons les prochaines ventes pour savoir s’il s’agissait d’un événement particulier ou d’une réelle tendance de marché.
Pendant ce temps sur iDealwine.com…
Alors que le château Lafite grimpe l’échelle des prix avec la plus grande rapidité en Chine, iDealwine a concocté à l’occasion de sa vente on-line de novembre, un catalogue spécial Lafite. Les amateurs chinois pourront accéder à ces enchères sur notre site internet, et la vente leur sera présentée cette semaine à l’International Wine Fair de Hong kong. Nous aurons ainsi nous-même des indications sur le marché…
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Vente on-line : Lafite et les grands crus, près de 4000 lots à saisir !
novembre 3rd, 2010 by Rédaction iDealwine
Actuellement, iDealwine propose une vente on-line impressionnante tant par la qualité que par la quantité de lots proposée tout au long des dix catalogues .
Des stars des enchères aux coups de cœur des amateurs, tout y est pour bien préparer les fêtes…
Lafite sous les projecteurs
En Asie et en Europe, la semaine internationale d’iDealwine débute, alors pour les amateurs de Lafite qui sont nombreux à l’étranger nous avons concocté un catalogue « Spécial Lafite Rothschild » qui compte 85 lots. Entre le grand vin de Lafite et son second, les Carruades les amateurs pourront enchérir sur une gamme de millésimes allant de 1967 à 2008.
Cette sélection comprend des caisses de 12 bouteilles du premier cru classé millésimées 1986, 1998, 2004 et 2005. Si vous recherchez les Carruades de Lafite, vous trouverez votre bonheur dans les années 1996 à 2008. Voici un très large choix pour ces références très prisées dans le monde, alors consultez vite le catalogue !
Bordeaux : les grands crus jouent aussi les têtes d’affiches
Les autres Bordeaux tant courtisés lors des enchères sont aussi présents dans leurs plus beaux millésimes et dans des formats parfois assez rares. Pour l’illustrer, des magnums du millésime 2000 de Petrus, château Margaux, château Haut-Brion et du château Latour sont en vente. Notre revue d’effectif se poursuit avec le château Margaux, présent dans des caisses complètes issues des millésimes 1990, 2004, 2005, 2006 ou encore 2007, ainsi qu’une caisse de six magnums de 2005 ! Petrus est quand à lui disponible dans 19 millésimes qui voyagent dans le temps, de 1970 à 2005. Avec le Château Cheval Blanc, on vogue entre les années 1953 et 2006, avec notamment les 98-100/100 Parker de1990, 2000 et 2005. Les autres premiers que sont Château Mouton Rothschild et château Latour sont aussi bien présents dans nos catalogues.
Du côté des vins à maturité, on retrouve Château Sociando Mallet 1990 et 1996, Cos d’Estournel 1988, 1989 ou encore 1996, ainsi que Château Lynch Bages 1989, 1994 ou encore 1999.
En Sauternes, les incontournables sont au rendez-vous, à commencer par Château Suduiraut de 1943 à 2006, avec sa cuvée crème de tête 1989 ainsi que son remarquable millésime 2001. Yquem est proposé sur une pléiade de millésimes, de 1937 à 2006.
Pour les amateurs de vieux millésimes, d’introuvables lots de Château Lafaurie Peyraguey 1929, Château Haut-Brion 1944 et 1947 ou encore de château Bouscaut 1949 sauront vous satisfaire.
La Bourgogne des passionnés
La Bourgogne est peut-être moins spéculative que Bordeaux, mais dans cette vente les belles signatures ne manquent pas à l’appel. Commençons notre sélection par le domaine de la Romanée Conti, et son Richebourg GC 1965, 1972 et 2002, son Echézeaux GC 2005, La Tâche GC 1970 et 1991 ainsi que la Romanée Conti GC dans deux millésimes : 1966 et 1990, particulièrement recherché. Toujours dans les grands vins rouges de Bourgogne, soulignons le Clos de Tart GC de Monmessin 1992 présent en magnum, le Charmes-Chambertin GC de Dugat-Py de 1990 à 2002, le Chambertin clos de Bèze 1999 de Bouchard, ainsi que son Beaune 1er Cru Grèves Vigne de l’Enfant Jésus 2003. Plus rares, les Chambolle-Musigny Les Cras 2006, le Bonnes-Mares GC 2005 du domaine Georges Roumier, ou encore le Chambertin GC 2005 de Trapet sont aussi présents au catalogue.
La vente à prix fixe dédiée aux grands vins blancs n’a pas complètement épuisé les ressources… LE catalogue regorge encore de belles signatures telles que le Montrachet GC 1947 de Thévenin, le Bâtard-Montrachet GC 2004 et 2005de Ramonet, le Meursault 1er Cru les Perrières 1992 de Coche-Dury ou encore les Chevalier-Montrachet et Montrachet GC 2003 de Bouchard P&F. D’autres références prisées par les connaisseurs sont proposées, avec au premier rang le Puligny-Montrachet 1er Cru Les Pucelles 2001 du domaine Leflaive, le Meursault 1er Cru Genevrières 2003 domaine des Comtes Lafon et le Meursault 1996 et 1998de Coche-Dury. En Chablis, les grands crus du domaine Raveneau séduiront les plus exigeants, avec le Blanchot GC 1996 et le chablis GC les Clos 1993.
Vallée du Rhône
En vallée du Rhône, nord et sud se partagent la vedette, et présentent leurs cuvées incontournables. Le trio classique de Guigal ouvre le bal avec les cuvées de Côte-Rôtie la Landonne La Mouline et La Turque dans le millésime 2006. Ensuite, toujours dans le nord de la vallée, l’Hermitage de Jean-Louis Chave 1990 en magnum, L’Hermitage l’Ermite 2003 de Chapoutier et l’Hermitage La Chapelle 2000 de Paul Jaboulet Aîné leur emboîtent le pas. La cuvée Ex-Voto 2006 de Guigal ferme la marche.
A Châteauneuf-du-Pape maintenant, la cuvée Croix de Bois 2005 de Chapoutier, accompagnée de la cuvée Vieilles Vignes 2007 du domaine de la Janasse, et de l’exceptionnelle cuvée Hommage à Jacques Perrin 2007 du château de Beaucastel donnent un admirable aperçu du sud de la vallée.
Autres Régions
A commencer par la vallée de la Loire, les autres belles régions viticoles entendent aussi montrer leurs principaux atouts. Parmi les meilleurs représentants de la Loire, le Saumur blanc « Brézé » 2005 du Clos Rougeard, le Vouvray Le Haut-Lieu 1947 du Domaine Huet ainsi que le  Pouilly Fumé Silex 2003 de Didier Dagueneau sont tous présents dans cette vente. On retrouvera aussi la quintessence de Savennières, avec le Clos de la Coulée de Serrant 1999 de Nicolas Joly.
En Alsace, le domaine Hugel est proposé dans ses plus belles cuvées de cépage, avec notamment le Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles 1985 en magnum, ou encore le Riesling Sélection de Grains Nobles 1988. Le domaine Deiss est quant à lui proposé avec son Gewurztraminer Vendanges Tardives 2001. D’autres pépites venant des autres régions ornent ces catalogues très complets, en commençant par ce Vin de Paille des Côtes du Jura 1996 du domaine A & M Tissot, puis le Vin de Pays de l’Hérault 2008 du Mas Daumas Gassac en magnum, le Vin de Pays des Bouches du Rhône 2005 du  domaine de Trévallon ainsi que les peu communs Maury de 1928 à 1959.
Champagne
Ce n’est que le début du mois de novembre, mais il est difficile de ne pas penser aux fêtes de fin d’année qui approchent. Comment les imaginer sans ces bulles qui les accompagnent si bien ? Pour répondre à cette inquiétude, nous avons trouvé les plus belles cuvées de Champagne et vous les proposons dans notre vente on-line. Vous retrouverez donc la cuvée René Lalou 1998 de Mumm, le Clos du Mesnil 1986 ainsi que le Brut Vintage 1976 de Krug, ou encore la cuvée Les Enchanteleurs 1996 d’Henriot. Plus exceptionnel encore, nous vous proposons la cuvée Vieilles Vignes Françaises 1989 de Bollinger. Enfin, une série de millésimes de Dom Pérignon, de  1964 à 2000  vient clôturer ce spectacle de grands crus et de belles bouteilles.
Pour profiter de cette belle vente, consultez vite les catalogues, et à vos enchères !
Catalogue 1Â : Lafite 10/11/2010 14:00
Catalogue 2 : Bordeaux 10/11/2010 14:30
Catalogue 3Â : Bordeaux 10/11/2010 15:00
Catalogue 4Â : Bordeaux 10/11/2010 15:30
Catalogue 5Â : Bordeaux 10/11/2010 16:00
Catalogue 6Â : Bordeaux 10/11/2010 16:30
Catalogue 7Â : Bourgogne 10/11/2010 17:00
Catalogue 8Â : Bourgogne 10/11/2010 17:30
Catalogue 9 : Vallée du Rhône 10/11/2010 18:00
Catalogue 10 : Autres régions (Champagne, Loire, Alsace…) 10/11/2010 18:30
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Un point sur les grands formats et sur le millésime 2005
mars 18th, 2010 by Angelique de Lencquesaing
Les dernières ventes ont été l’objet de belles enchères sur les vins proposés en grand format, notamment à Bordeaux. Sur le millésime 2005, les résultats sont plus contrastés.
Les amateurs ont prêté un intérêt particulier aux lots de crus proposés en grand format. Une rare impériale de Château Lafite Rothschild 1970 a été vendue à 2039€. On notera l’intérêt croissant des amateurs de l’Empire du Milieu pour les millésimes anciens de ce premier cru de Pauillac. Cet engouement est récent, jusqu’à présent les amateurs chinois se concentraient sur les années les plus jeunes de Lafite et de son second vin, les Carruades de Lafite.
Le Château Mouton Rothschild 1993, proposé en double-magnum, a quant à lui été adjugé 699€, en hausse de plus de 30% sur la cote iDealwine. A 130€, Sociando Mallet 2005 en magnum affiche 30% de progression. Le Sauternes Château Climens 2005, toujours en magnum, a trouvé preneur à 192€. En vallée du Rhône, un magnum de Châteauneuf du Pape Château de Beaucastel, – un domaine toujours entouré dans les ventes aux enchères de vin – s’est vendu à 189€, surpassant largement ses cotations habituelles (135€).
Les Bordeaux 2005, en bouteille cette fois-ci, enregistrent des résultats plus contrastés. Certains se vendent bien, à l’instar de Château Angélus, adjugé 249€ (+21%), Château Lynch Bages, vendu à 85€ (+12%), ou encore La Conseillante, qui frôle les 200€ (198€, +15%). D’autres trouvent plus difficilement preneur. Ça a été le cas des Châteaux Margaux et Haut-Brion. En Bourgogne, certains 2005, parmi les plus spéculatifs, plafonnent actuellement, et ne se vendent plus. C’est notamment le cas des chambertins de chez Rousseau et Trapet, du Bonnes-Mares du domaine Georges Roumier ou, en blanc, du Meursault Perrières de chez Coche-Dury. Le marché attend clairement une inflexion dans les prix.
En savoir plus sur les différents formats.
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Vente de grands crus à Rouen
mars 8th, 2010 by Rédaction iDealwine
Les 400 lots de la vente de Rouen sont en ligne sur iDealwine.
En bordeaux, plusieurs caisses collection Duclot (1998, 1999 2000, 2001 et 2003) constituent les lots phares de cette vente. Ces caisses contiennent un Château Lafite Rothschild, un Château Latour, un Château Mouton Rothschild, un Château Margaux, un Château Haut Brion, un Château Cheval Blanc, un Château Ausone, un Petrus et un Château La Mission Haut Brion.
De nombreux lots de Château Haut Brion et de Petrus sont disponibles en millésimes et quantités différentes. Les amateurs trouveront également Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Château Angélus, Château Léoville Barton, Château d’Yquem ou encore le Château Pavie.
En Bourgogne rouge, les amateurs de Romanée-Conti du domaine éponyme se verront proposer trois millésimes : 1957, 1960 et 1963. A noter également la Romanée Grand Cru du domaine Liger-Belair. En blanc les Montrachet du domaine des Comtes Lafon, du domaine Jacques Prieur, du domaine Etienne Sauzet et du domaine Ramonet devraient faire le bonheur des amateurs de chardonnay.
Pouilly-Fumé Silex signé Didier Dagueneau, Champagne Salon Cuvée « S » 1964, Ribera del Duero Vega Sicilia Unico, Côte-Rôtie La Mouline 1976 et La Landonne 1990 E. Guigal devraient également attirer les collectionneurs de flacons rares.
Vente de Lyon : les plus grandes signatures au rendez-vous
janvier 19th, 2010 by Rédaction iDealwine
Le catalogue de la vente de Lyon est disponible sur iDealwine. 515 lots parmi lesquels les amateurs pourront trouver les plus belles signatures bordelaises et bourguignonnes.
Le catalogue de Bordeaux se caractérise par la présence des plus grands. A noter plus particulièrement : Château Lafite Rothschild 1994, Château Cheval Blanc 1989 (ainsi qu’un magnum de 1961), Château Margaux 1989 et 1994, Château Haut Brion 1994 (en bouteilles et en magnum), Petrus 1981 et 1994 et Château Angélus 1994.
Le beau millésime 1985 est honoré de la présence des Châteaux Mouton Rothschild et Latour. A Margaux, le Château Palmer 1982 devrait intéresser plus spécialement les amateurs.
La liste des pinots noirs bourguignons est longue : on y trouve notamment un Richebourg Grand Cru 1964 issu du domaine de la Romanée Conti, un Morey Saint-Denis 1er Cru Clos de la Bussière du domaine Georges Roumier et le Clos de Tart Grand Cru 1966.
Côté vins blancs, le catalogue est moins fourni, mais on note tout de même chez Ramonet le Montrachet Grand Cru 1995 et le Bienvenues-Bâtard-Montrachet Grand Cru 1991.
La vallée du Rhône s’illustre par ses côtes-rôties, parmi lesquelles on peut mentionner plus spécialement La Landonne, La Turque et La Mouline 2000 chez Guigal, Les Grandes Places chez Jean-Michel Gérin et Les Bécasses 1982 chez Chapoutier. N’oublions pas ces deux grandes signatures de la vallée du Rhône que sont Paul Avril du Clos des Papes et Paul Jaboulet Aîné avec son Hermitage La Chapelle.
Enfin, les amateurs de viognier devraient se régaler avec ce Condrieu La Doriane 1999 signé Guigal ou encore ce Château-Grillet 2000, de la minuscule appellation éponyme.
A vos enchères ! Vente à Lyon
novembre 17th, 2009 by Rédaction iDealwine
Une belle vente qui devrait attirer les amateurs de caisses prestige de Grands Bordeaux. Plusieurs caisses Collection Duclot seront mises en vente. Le millésime 2005 devrait alimenter de belles enchères pour ces ensembles de neuf bouteilles de Petrus, Latour, Lafite Rothschild, Mouton Rothschild, Cheval Blanc, Margaux, Haut Brion, Yquem et la Mission Haut Brion.
A noter également la présence de vieux millésimes, tel ce Cognac 1811, qui sera mis à prix à 650 €. Haut Brion 1947, Guiraud 1947 et Champagne Salon 1948 intéresseront sûrement aussi les passionnés de vieux flacons.
N’oublions pas la Bourgogne, qui sera représentée, entre autres, par un Montrachet Grand Cru 1996 du Domaine Ramonet, ou encore un beau flacon de Chambertin Grand Cru 2004 signé Bernard Dugat-Py. Les « classiques » de la vallée du Rhône seront présents, notamment avec les maisons Guigal et Jaboulet.
Consultez les catalogues :
Catalogue 1 – Clôture à 19h00
Catalogue 2 – Clôture à 19h15
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