Vente à Lyon : les grands classiques de Bordeaux, de Bourgogne et de la vallée du Rhône
janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine
Le catalogue de cette vente lyonnaise mérite toute l’attention des amateurs. 800 lots seront dispersés à cette occasion, répartis entre les grands classiques bordelais, de prestigieuses signatures de Bourgogne, quelques cuvées phare de la vallée du Rhône, ainsi que de beaux flacons ligériens.
Dans cette vente, l’équilibre Bordeaux/Bourgogne est respecté. Le catalogue couvre en effet une large gamme de grands classiques de Bordeaux : château Lafite Rothschild 1979, 1992, 2002, château Margaux 1937, 1987, 1989, château Mouton Rothschild 1984, Château Latour 1998, château Lynch Bages 2005, château Léoville Poyferré 2005, château Pichon Longueville Comtesse 1993, château Haut Brion 1945, 1959, château Beychevelle 1989, château Léoville Las Cases 1990, château Chasse Spleen 1999, 2000, 2006.
Dans les Graves notons deux belles références: château La Mission Haut-Brion 2001 etchâteau Pape Clément 2004.
Dans le Sauternais nous trouvons Château d’Yquem 1994, mais également château Sigalas Rabaud 1959 ou château Coutet 1966, 1988.
Rive droite, de grands noms également : château Ausone 1959, 1998, château Cheval Blanc 2001, château Bélair 1986, Château l’Église Clinet 2002, château La Conseillante 1986, 1988 ou encore château Angélus 1982.
En Bourgogne, la sélection est tout autant prestigieuse : Richebourg 1993 du domaine de la Romanée Conti et une belle série du domaine Armand Rousseau : Gevrey-Chambertin 1er Cru Clos Saint-Jacques 2001, Chambertin Clos de Bèze2004, Chambertin 2001, Ruchottes-Chambertin Clos des Ruchottes 2001. On note également d’autres belles bouteilles : Comte de Vogüé Chambolle-Musigny 1er Cru Les Amoureuses 2006 et Bonnes-Mares 2006, Clos de Tart 2005, Echezeaux 1993 et Clos Vougeot 1990 de Grivot, un Volnay 1er cru de Coche-Dury ou enfin Chambertin 1996 de chez Trapet.
Quant aux blancs citons les domaines : Roulot avec un Meursault 1er Cru Perrières 2004, Sauzet avec un Montrachet 2004 et un Bâtard-Montrachet 2006 ; Coche-Dury avec un Meursault 1994 ou Bonneau du Martray avec un Corton-Charlemagne 2004.
En Vallée du Rhône, quelques très grands flacons : Hermitage Cuvée Cathelin 1990 de Jean-Louis Chave, Châteauneuf-du-Pape 2007 du Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape 2005 du Château de Beaucastel, Côte-Rôtie La Mordorée 2003 de Chapoutier ou encore en Côte-Rôtie de Guigal, La Turque 1997, La Landonne 1996 et La Mouline 1974.
Dans la vallée de la Loire, on retrouvera avec bonheur les savennières du Clos de la Coulée de Serrant en 1996 et 2000, le saumur “L’Insolite” du domaine des Roches Neuves 1997 et 2001 ou encore les sancerres d’Alphonse Mellot avec une Cuvée Edmond 1998.
A noter enfin, Dom Pérignon 1996 (Moët et Chandon) et Krug Vintage 1990 en Champagne et Riesling Clos Sainte-Hune 1997 et 2001 du domaine Trimbach en Alsace.
Clôture des catalogues le 30 janvier à partir de 10 heures. A vos enchères !
Consultez les catalogues de la vente :
La vente à prix fixe est ouverte : découvrez les coups de cœur iDealwine au meilleur prix !
octobre 14th, 2011 by Rédaction iDealwine
Attention, la vente à prix fixe qui s’ouvre recèle quelques très, très bonnes affaires. Parmi celles-ci, iDealwine a repéré pour vous une série de coups de cœur, dont le prix est actuellement le plus compétitif du web. N’hésitez pas à comparer ! Vous les trouverez dans les grandes régions viticoles : à Bordeaux, en Bourgogne, dans le Rhône ou en vallée de la Loire. En rouge, en blanc, parmi les liquoreux ou en Champagne… Faites votre choix ! Les quantités sont limitées. A vous de jouer.
Beaucoup de belles bouteilles à Bordeaux à commencer par le Médoc : château Margaux 1986, château Cos d’Estournel 2008, château Léoville Las Cases 2004.
Dans les Graves, notons la présence du château La Mission Haut-Brion 2008.
Rive droite, nous remarquons un magnifique magnum de Petrus 2008 (Pomerol) et de nombreuses bouteilles du château Ausone 2006 (Saint-Emilion). Toujours rive droite, évoquons également les châteaux Figeac 2008 (Saint-Emilion) et La Conseillante 2008 (Pomerol).
Enfin dans le Sauternais, citons le mythique château Yquem dont plusieurs magnums 2006.
Partons à présent vers la Bourgogne et ses pinots noirs où nous décelons quelques très beaux flacons : richebourg Grand Cru et romanée saint-vivant Grand Cru 2008 du domaine Lucien Le Moine, grands-échézeaux « vieilles vignes » 2002 de Dominique Laurent, chambertin Grand Cru 2008 du domaine Trapet ou encore un corton grancey Grand Cru 2009 de la Maison Louis Latour.
Côté blancs et chardonnay, impossible de passer à côté des domaines Leflaive (Puligny-Montrachet 1er Cru Les Clavoillons 2008) et des Comtes Lafon : (Meursault 2007).
Un large choix de châteauneufs-du-pape en vallée du Rhône et notamment les châteaux Rayas 2006 et Beaucastel 2003. Signalons également une côte-rôtie La Landonne 2006 du domaine Delas Frères et un hermitage La Chapelle blanc 2006 de Jaboulet.
Dans les autres régions, de belles références encore, à l’image d’un madiran La Tyre du château Montus, d’un savennières Clos de la Coulée de Serrant du domaine Nicolas Joly dans le Val de Loire ou encore d’une bodega espagnole incontournable Vega Sicilia et sa célèbre cuvée Unico 1999 (Ribera del Duero)
Enfin découvrez nos Coups de cœur, iDealwine vous garantit le meilleur prix !
Parmi ceux-ci, citons en rouge le château Pavie Decesse 1999 (Saint-Emilion), le vosne-romanée 1er Cru Les Suchots 2008 du domaine Hudelot-Noëllat et le châteauneuf-du-pape Les Gallimardes du domaine Giraud. En blanc notons le château La Tour Blanche 2005 (Sauternes), l’hermitage La Chapelle 2006 de Jaboulet ou encore plusieurs millésimes de différents meursaults du domaine des Comtes Lafon.
Des affaires exceptionnelles !
Prix le plus bas constaté sur les principaux sites Internet français au 13/10/2011.
Sous réserve de mise à jour du tarif des vins disponibles à la vente après cette date.
Vente aux enchères en salle : flacons rares, fabuleux vieux millésimes
octobre 3rd, 2011 by Rédaction iDealwine
La saison des grandes ventes de fin d’année s’ouvre… en beauté, avec une belle série de grands millésimes bordelais : 1982, 1989, 2000, entre autres. En Bourgogne, quelques grands crus du domaine de la Romanée Conti côtoient les trésors d’Henri Jayer. La proximité des fêtes aidant, la sélection de champagnes millésimés s’étoffe. A vos enchères !
Première session : clôture sur iDealwine le 6 octobre 2011
Bordeaux est à l’honneur sur cette superbe vente en salle de quelque 500 lots. La sélection est exceptionnelle : des vins rares et somptueux, de nombreuses et grandes années vont se disputer les faveurs des amateurs. Enfin, la présence de plusieurs vieux millésimes sur les mêmes vins devrait ravir les collectionneurs et les passionnés.
Parmi les flacons tout à fait exceptionnels, les cinq premiers crus classés sont présents dans différents millésimes : notamment Château Lafite Rothschild 1954, 1970,1998 ; château Haut-Brion 1995 ; château Mouton Rothschild 1970, 1985… ; château Latour 1986, 1988, 1989, château Margaux 1988.
Sur la rive droite, pour rester dans le très grand, signalons Petrus 1982, La Fleur Petrus 2000 et La Conseillante 1988 à Pomerol, Château Cheval Blanc 1994 ; château Angélus 1982 à Saint Emilion.
De grands classiques du Médoc figurent également au catalogue : Château Pichon Longueville Baron et Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1982, Château Gruaud Larose 1975, 1979, 1986, Cos d’Estournel 1982 ou encore Château Léoville Las Cases, toujours dans le millésime 1982. Château Lynch Bages (Lynch Bages 1982- 1989). Sans oublier d’autres grands crus classés qui font fureur en Asie actuellement, tels que le Château Duhart Milon 1970, 1988 ou le Château Beychevelle 1990. A noter, la présence de seconds vins de grande qualité : Les Forts de Latour 2000, Carruades de Lafite 2000, Pavillon Rouge 1991, 2000 et 2004, La Chapelle de la Mission Haut-Brion 2006…
Partons vers Pessac maintenant, où de grands noms répondent à l’appel : Château Smith Haut Lafitte 1982, Pape Clément 1985 et aussi, bien sûr, le Château La Mission Haut-Brion 1988, 1997.
Peu de blancs dans cette vente, mais de beaux sauternes, proposés dans de beaux millésimes : Château d’Yquem 1976 ou Château Rieussec 1986 et 1988.
Remarquons en Champagne Bollinger grande année 1995 et 1996 ainsi que Dom Pérignon 1985 et 1982.
En Bourgogne, le nombre de lots est restreint mais, à vente exceptionnelle flacons exceptionnels ! Au domaine de la Romanée Conti on trouve La Romanée Conti GC 1974, La Tâche GC 1993, échézeaux GC 2005. L’un des faits marquant de cette vente est la présence des vins d’Henri Jayer « Dieu des bourgognes » et de son légendaire Cros Parentoux à Vosne-Romanée (vosne-romanée 1er Cru Cros Parentoux 1982). A ne pas manquer également : le richebourg GC 1976 du domaine Leroy ainsi qu’échezeaux GC 2005 et clos-de-vougeot 1978 du domaine Roumier.
Dans la vallée du Rhône, signalons, parmi les vins de Côte-Rôtie, les cuvées La Landonne 1982, La Turque 2006 et La Mouline 1997, 2001 et 2006 du domaine Guigal, ainsi que l’hermitage la Chapelle 1988 et 1989 de la Maison Jaboulet.
Dans les autres régions, on notera la présence du domaine du Trévallon en Provence (VDP Bouche du Rhône Domaine de Trévallon 2001) et du domaine de la Grange des Pères en Languedoc (VDP Pays de l’Hérault Grange des Pères 2007 et 2008). Enfin, les vignobles espagnols et portugais sont représentés respectivement par la cuvée Flor de Pingus 2008 (Ribera del Duero) et un porto Fonseca vintage 1966. Fabuleux catalogue !
Session 2 : clôture le 7 octobre
Dans ce même esprit de grands flacons et de vieux millésimes, cette seconde session n’a rien à envier à celle de la veille : la prépondérance des grands Bordeaux caractérise à nouveau ce catalogue. Dans la continuité de la vente du la veille, on trouve de nouveaux millésimes sur les grands vins proposés lors de la première session.
A Bordeaux, commençons par une magnifique collection de Petrus 1976, 1981, 1987, 1988, 1999, 2000 et 2001. Dans le même registre, mais dans le Médoc cette fois-ci, signalons les châteaux Lafite Rothschild 1955, Haut-Brion 1970, 1985 ; Margaux 1962, 1979, 1989 ; Château Mouton Rothschild 1984, 1993, 1995 ; Château Latour 1976, 1980 et 1989 et Cos d’Estournel 1995, Château Cheval Blanc 1976, 1989, 1999.
Parmi les vieux millésimes, signalons le château Ausone 1958 et 1959.
Dans le sauternais, il est à noter une «année du siècle » au château d’Yquem : 1929. On retrouve le célèbre liquoreux dans le millésime 1995 ainsi que le Château de Rayne-Vigneau, dans la même année.
En Bourgogne, peu de lots toujours, mais tout aussi somptueux et dans cette logique de nouveaux millésimes sur les mêmes vins. Au domaine de la Romanée Conti on retrouve ainsi La Romanée Conti GC 1973, 1988, romanée-saint-vivant GC 1987, richebourg GC 1998, 1999, grands-échézeaux GC 1998, échezeaux GC 1998,1999.
A noter également, les richebourgs GC 2000 du domaine Hudelot-Noëllat, les échézeaux GC 2005 de la Maison Louis Jadot et en Côte de Beaune le corton GC 1966 de la Maison Bouchard.
Passons aux blancs, avec de très grandes références bourguignonnes sur cette vente : chevalier-montrachet GC 1998,1999, 2002 et bâtard-montrachet GC 2000 et 2002 du domaine Sauzet ; bâtard-montrachet GC 2007 et 2008 du domaine Ramonet. Dans le Chablisien notons la présence du domaine Dauvissat, avec le chablis GC Les Preuses1993.
Restons dans les blancs, mais en Champagne cette fois-ci, on l’on trouve des flacons des Maisons Krug (Krug Vintage), Perrier-Jouët (Cuvée Belle Epoque 1996), Moët et Chandon (Dom Pérignon 1983,1985, 1988) et Louis Roederer, avec sa fameuse cuvée Cristal.
En vallée du Rhône, de nouveaux millésimes viennent s’ajouter aux côtes-rôties La Mouline du domaine Guigal : 1995, 2003 et 2006 ainsi que sur l’hermitage La Chapelle de Jaboulet : 1999. A souligner toujours en vallée du Rhône, mais au sud : le châteauneuf-du-pape 1996 et 2000 du Château de Beaucastel.
Enfin, à relever, la présence rare de vieux spiritueux : bas-armagnac 1920 de Samalens, armagnac 1893 de Saint Vincent.
Délices en perspective !
Consultez les catalogues :
Primeurs 2010 à Bordeaux : premières impressions du millésime
avril 8th, 2011 by Angelique de Lencquesaing
9 heures 19, gare Saint-Jean, temps de rêve sur Bordeaux : la dégustation des primeurs 2010 s’annonce sous les meilleurs auspices. Rive droite, rive gauche, récit d’une journée marathon.
Chaque année c’est la même histoire. On se lève en pleine nuit, on saute dans le train en espérant y reprendre le cours d’un sommeil brutalement interrompu, on se demande, l’estomac au bord des lèvres, comment on va survivre à un programme consistant à déguster, dès 10 heures du matin, une bonne soixantaine de crus, on jure que l’on ne nous y reprendra pas… Et, peu à peu, le train avance, le jour se lève, le paysage change, les vignes apparaissent, rang par rang, et la magie opère. A nous Bordeaux !
Cette année, nous commencerons par la rive droite. Cap sur Pomerol donc, sous un soleil éclatant. Le château La Pointe, fraîchement ravalé, accueille cette année la dégustation de l’Union des Grands Crus. Sacrée machine de guerre que cette Union, qui orchestre avec une minutie exceptionnelle et un professionnalisme irréprochable la grand messe des primeurs. L’UGC attend en effet cette semaine plus de 5000 dégustateurs !
Nous allons donc déguster une dizaine de vins (pas Petrus, non, jamais de Petrus au milieu des autres vins). Est-ce que ce sont les échantillons ? Ou le début de la journée ? Certains vins nous inspireront moins qu’en 2009, ils s’étaient alors montrés tellement flatteurs ! Ils portent en effet cette année les caractéristiques d’un millésime aux matières denses et serrées, plus taillé pour la garde encore. Gros coup de cœur pour La Conseillante, un cru qui nous émerveille à chaque fois, et qui cette année encore, exprime déjà au plus haut niveau toute la complexité de son terroir dans un ensemble à la fois puissant et velouté. On aime aussi la vigueur et la droiture de Clinet, l’équilibre de La Pointe, la longueur de Petit Village, la souplesse et le nez gourmand de La Cabanne.
En route pour Saint-Emilion, ensuite. Chevaux, sanglier, un ballet de sculptures animalières en bronze accueille les visiteurs dans la cour du château La Couspaude. Beaucoup de monde, déjà, dans la salle de dégustation. Les saint-émilions sont plus homogènes, la qualité est impressionnante (la puissance et le degré d’alcool aussi !). Les dégustateurs se pressent autour des tables, nous tombons sous le charme de Clos Fourtet, vif, droit, aux tanins élégants. La texture est magnifique et l’ensemble dégage une belle énergie. On en redemanderait ! Coup de cœur aussi pour Canon La Gaffelière et Beauséjour Bécot, mais aussi et surtout pour Troplong Mondot et Pavie Macquin. Figeac s’affiche en comparaison plus austère à ce stade, mais quelle structure et quelle complexité dans le verre. Le nez aux reflets anisés de La Gaffelière nous intrigue. Ce qui suit est heureusement tout en élégance. Balestard La Tonnelle se déguste particulièrement bien en dépit d’une petite pointe de verdeur en toute fin de bouche. Larcis-Ducasse, velouté et gourmand, se distingue aussi par son bel équilibre. Dassault et La Couspaude pourraient se révéler de beaux rapports qualité-prix. Diable, que de réussites à Saint-Emilion cette année ! L’excitation est palpable dans la salle de dégustation. Et la tension monte encore d’un cran lorsque Michel Rolland y fait son entrée. On lui fait de la place, on lui sourit et, du côté des producteurs, on avoue être honoré de lui faire goûter les vins (dixit la jeune femme rougissante qui remplit son verre). Mais la suite du marathon nous attend. Nous quittons à regret la salle de dégustation.
Retour sur la rive gauche, en route vers le Médoc maintenant. Au château Lascombes, les asiatiques sont plus nombreux que dans le Libournais. Ils étaient attendus en masse cette année. Mais aujourd’hui, nous entendons surtout raisonner l’accent anglais, et aussi, beaucoup plus que l’année dernière, américain. Le déjeuner sera léger, léger. Ceux qui nous
ont précédés ont déjà « nettoyé » le buffet. Tant mieux dans un sens, nos papilles seront loin d’être saturées lorsqu’il s’agira de déguster Château Margaux.
Le premier cru a, pour l’occasion, ouvert ses grilles. Un groupe d’asiatiques se fait photographier au pied des marches. Poliment, et aussi parce que nous ne voudrions pas laisser passer l’heure du rendez-vous, nous restons au bout de l’allée. L’accueil est parfaitement orchestré. Les groupes sont nombreux, et la dégustation organisée dans plusieurs points du domaine. Pour nous, ce sera la cuverie. Pourquoi pas, au fond ! Thibault Pontallier nous accueille. En digne héritier de son père*, il fait lui aussi preuve d’un bel enthousiasme et d’une verve tout aussi intarissable. Le livret qui nous est remis l’annonce en préambule : « C’est à peine croyable, mais pourtant confirmé : 2010 est au moins un aussi grand millésime que 2009 ! ». Nous dégustons d’abord Pavillon Rouge, qui a fait lui aussi, et cette encore, l’objet d’une sélection sévère. Thibault Pontallier nous confirme d’ailleurs la mise sur le marché d’un troisième cru, dont le nom ne nous sera toutefois pas encore révélé**. Ce vin est destiné, comme le 2009, à être commercialisé à l’issue de la mise en bouteille. Le nez de Pavillon Rouge est discret, fin, divinement épicé. La trame est serrée, l’ensemble d’une belle longueur, avec une fraîcheur qui s’explique par la climatologie du millésime (de belles nuits fraîches). Superbe !
Vient ensuite le château Margaux qui s’annonce par une robe rubis pourpre d’une densité somptueuse. Si le premier nez se montre légèrement austère et plus fermé que l’exubérant 2009, il révèle ensuite toute l’élégance caractéristique de Margaux. En bouche, la puissance est bien là, l’équilibre parfait, la texture et la finesse des tannins exceptionnelles. Une puissance admirablement maîtrisée par une texture veloutée. Moment exquis que Thibault Pontallier accompagne d’un chapelet de louanges que nous trouvons amplement méritées. « Ambassadeur » de Château Margaux à Hong Kong, il remplit avec bonheur et talent cette mission que beaucoup lui envieraient ! Michel Bettane avait octroyé un 100/100 à Château Margaux en 2009. Quelle note va-t-il pouvoir lui attribuer cette année ? Pour finir sur une belle note de fraîcheur, vient ensuite Pavillon blanc de Château Margaux. Les arômes d’agrumes jaillissent du verre, dans un ensemble concentré, complexe, très réussi. Thibault Pontallier prétend qu’on pourra l’apprécier encore dans dix ans, au bas mot. Nous, on l’aime déjà, tel quel. Malheureusement, l’heure avance, nous n’aurons que de trop rares minutes à accorder aux vins de Margaux mais nous apprécierons tout de même l’élégance de Brane Cantenac et plongerons notre nez dans le bouquet subtil de petits fruits noirs, de baies et de myrtilles de Château Siran.
Quelques kilomètres plus loin, au château Branaire Ducru, la dégustation se poursuit. Et là, la qualité du millésime éclate. Les vins se montrent au plus haut niveau. 2010 s’annonce donc aussi fort réussi dans le Médoc. L’exigence a été portée au plus haut point : puissance, équilibre, qualité des tannins, les domaines sont nombreux à avoir réalisé la quadrature du cercle. Avec, en plus, pour beaucoup d’entre eux, le soyeux et une texture veloutée qui nous fait littéralement craquer. Nos préférés ? Branaire Ducru, qui incarne la quintessence de l’élégance des saint-juliens, Gruaud Larose, exubérant, Léoville Poyferré, inimitable, Léoville Barton et son nez envoûtant, les deux Pichon (de styles pourtant bien différents) et Lynch Bages, dont quelques esprits grincheux railleront tout de même le côté un poil body-buildé. Mention spéciale pour Phélan Ségur, gourmand et parfaitement équilibré.
On ne s’inquiète pas trop pour le destin des châteaux Clerc Milon et d’Armailhac, parfaitement réussis : l’Asie va s’en emparer. Même scenario pour Beychevelle, qui malgré la légère rugosité de tannins en fin de bouche devrait aussi déchaîner les passions. L’ambiance est à la fête, les producteurs souriants, Philippe Castéja (Président du Conseil des Grands Crus classés) d’humeur toujours aussi badine, l’œnologue Franck Dubourdieu tout à l’émotion du prochain mariage de sa fille. Patrick Maroteaux (Château Branaire Ducru) promet que ses vins ne partiront pas (tous) en Asie : ouf !
Pas une minute, malheureusement, pour lézarder sur la pelouse et les transats gentiment mis à notre disposition par les propriétaires : l’heure tourne ! Et celle du goûter se profile : il est temps de se diriger vers le Château Desmirail, qui accueille cette année la dégustation des crus de Sauternes. Les arômes exotiques du château de Fargues nous envoûtent instantanément. On goûtera avec un même bonheur Doisy Daëne, Suduiraut et Rayne Vigneau. Mais déjà, Julien Minguot (du négociant La Passion des Terroirs), qui nous accompagne tout au long de cette journée s’inquiète, le train ne nous attendra pas… Retour vers Bordeaux. Cet accès de gourmandise nous aura perdus : le train n’a effectivement pas attendu. Sans rancune. Nous nous laissons réchauffer aux derniers rayons du soleil aquitain et commençons à réunir les souvenirs, nombreux et riches de cette journée. Le millésime 2010 confirme, même à l’issue un premier survol, sa fabuleuse qualité.
* Paul Pontallier est depuis 1983 le Directeur du Château Margaux.
** A l’occasion des primeurs 2009, Château Margaux avait annoncé la création d’un troisième vin. A retrouver dans le compte rendu de notre dégustation des primeurs 2009.
Primeurs 2009 : une journée de dégustation à Bordeaux
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Vente à prix fixe : près de 4000 lots pour voyager en France et ailleurs jusqu’au 30 janvier
janvier 19th, 2011 by Rédaction iDealwine
La vente à prix fixe qui s’ouvre aujourd’hui sur iDealwine séduira les amateurs de grands crus, et ce quels que soient leurs goûts. Une sélection éclectique des plus belles régions françaises ainsi que de magnifiques vins étrangers est au programme, alors n’attendez pas !
Grands crus de Bordeaux
Parmi les plus grands on trouve au catalogue le Château Mouton Rothschild, le Château Haut Brion et le Château La Mission Haut-Brion sur le millésime 2007. Viennent ensuite les meilleurs seconds crus classés, le Château Léoville Barton 2007 en magnum, Cos d’Estournel 2007, Palmer 2006 ou encore le Château Pichon Longueville Baron 2007. D’autres belles réussites à mettre en cave ou à apprécier dès à présent sauront aussi vous convaincre, avec notamment le Château Marquis de Terme 1990 et 2003, le Château Lagrange 1986, ou le Château Figeac 2007 et le Château La Conseillante 2007. D’exceptionnels crus bourgeois sont également à l’honneur dans les catalogues, avec le Château Bernadotte 2005, le Château Haut Marbuzet 2007, et le remarquable Château Sociando Mallet 1999 et 2005. On pourra aussi apprécier la longévité bordelaise avec le Château Troplong Mondot 1962 ou encore le Château Fonroque 1982. D’excellents seconds vins sont aussi proposés, avec pour chef de file le Pavillon Rouge du château Margaux 2006 et le Petit Cheval du château Cheval Blanc 2007.
Les vins blancs de Bordeaux ont aussi une belle place avec les blancs secs de Graves, Pape Clément et Carbonnieux 2007, et les étincelants sauternes du château Climens 2003 et 2007, ou encore de Suduiraut dans le mythique millésime 1990.
Grandes signatures de Bourgogne
Les prestigieuses signatures de la Bourgogne seront aussi sous les feux des projecteurs, du nord au sud de la région. Commençons notre tour de Bourgogne avec les grands crus et un des plus grands classiques qu’est le Clos de Vougeot GC Vieilles Vignes 2007 du Château de la Tour, avant d’aller trouver le Clos des Lambrays GC 2007 du Domaine des Lambrays et les Bonnes-Mares GC 2007 et 2008 du Domaine Groffier. Nous poursuivrons notre belle promenade bourguignonne au domaine Armand Rousseau, avec son Gevrey-Chambertin en 2002, 2004 et 2006, avant de nous arrêter au cœur de Beaune avec le Beaune 1er Cru Grèves Vigne de l’Enfant Jésus 2005 de Bouchard Père & Fils. Signalons aussi le Volnay 1996 du Domaine de la Pousse d’Or, prêt à être apprécié.
Outre les grands vins rouges, la Bourgogne compte de nombreux terroirs où le chardonnay est roi. Le Corton-Charlemagne GC 2006 du Domaine Louis Latour en est un des meilleurs exemples, ainsi que le Puligny-Montrachet 1er Cru Les Folatières 2004 du Domaine d’Auvenay, sans oublier le Chevalier-Montrachet GC de Bouchard Père & Fils disponible en 1998 et 2004 (en jéroboam pour ce dernier millésime). A Meursault signalons la cuvée « Vireuils » 2008 du Domaine Roulot ainsi que le Meursault 1er Cru « Santenots » 2008 du Marquis d’Angerville. Les vins de Chablis sont représentés par la cuvée de 2008 de René & Vincent Dauvissat, et le Mâconnais trouve ses plus beaux ambassadeurs dans le Mâcon « Verzé » 2008 du Domaine Leflaive, le Mâcon Pierreclos Le Chavigne « Tri de Chavigne » 2008 et le Pouilly-Fuissé « La Roche » 2008 Domaine Guffens-Heynen (tous deux dégustés avec succès sur le stand iDealwine lors du Grand Tasting 2010).
Grands vins du Rhône
La vallée du Rhône est présente à cette vente avec ses représentants les plus prestigieux, au nord comme au sud. On se laissera ainsi tenter par les grands classiques de Côte-Rôtie de Guigal, avec ses cuvées La Landonne et la Mouline dans le millésime 2000 et le Château d’Ampuis 2004, aux côtés du Côte-Rôtie La Landonne 2007 de Jean-Michel Gerin. En Hermitage les plus prestigieux ont leur place dans les catalogues, avec l’Hermitage La Chapelle 2005 de Paul Jaboulet Ainé, ainsi que les cuvées de la maison Chapoutier, Le Méal 2005 et Le Pavillon 2007. Un large choix de châteauneuf-du-pape est aussi au programme avec cinq millésimes du château de Beaucastel de 1986 à 2005, le domaine de Beaurenard 2007 ou encore la « cuvée classique » 2007 du domaine Saint-Préfert.
Loire, Alsace, Vins du Sud
Les autres beaux terroirs français présentent leurs plus belles réussites dans nos catalogues, avec pour commencer, la Loire et le Sancerre « Romains » 2008 d’Alphonse Mellot, le Chinon Clos de l’Echo 1989 du Domaine René Couly et l’Anjou 1999 de Philippe Delesvaux. L’Alsace prend le relais avec le Riesling Cuvée Sainte Catherine Clos des Capucins 2007 du Domaine Weinbach. A Bandol on retrouve les grands vins rouges du château de Pibarnon (2005 et 2006) et du château Pradeaux 2003 et 2004. Le sud n’en fini pas de dérouler son lot de pépites avec une sélection de vieux Rivesaltes, hors du temps, de 1950 à 1980.
Champagne
Notre revue des plus beaux terroirs continue avec les cuvées de prestige de Champagne, avec notamment le Dom Pérignon 1998 de Moët & Chandon, le Cristal 2002 de Louis Roederer, le Millésime 2000 de Jacquesson, ainsi que le Brut Millésimé 1996 d’Henriot.
Vins étrangers
Après un magnifique tour des plus beaux terroirs français, nous prendrons goût aux voyages avec les vins étrangers proposés dès aujourd’hui. Commençons par l’Espagne avec le Rioja Vina Arana Reserva 1985 de la Bodega Rioja Alta, avant de passer au classique « Clos Mogador » 2006. Place à l’Italie avec le Chianti Classico 2007 de Querciabella et le Barolo Revello Vigna Giachini 1998. Enfin, terminons ce petit tour d’Europe avec la Hongrie et le Tokaji « Aszu 5 Puttonyos »(50cl) 2001 de Disznoko et le Porto Vintage 2007 de Burmester.
Pour avoir vos chances sur ces lots remarquables, ne tardez plus, et consultez vite les catalogues.
Premiers arrivés, premiers (ou seuls) servis !
Consultez les catalogues de la vente :
Catalogue 1 – Bordeaux – Clôture à 20h00
Catalogue 2 – Bordeaux – Clôture à 20h05
Catalogue 3 – Bourgogne – Clôture à 20h10
Catalogue 4 – Bourgogne – Clôture à 20h15
Catalogue 5 – Bourgogne – Clôture à 20h20
Catalogue 6 – Rhône – Clôture à 20h25
Catalogue 7 – Rhône – Clôture à 20h30
Catalogue 8 – Autres régions – Clôture à 20h35
Catalogue 9 – Autres régions – Clôture à 20h40
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La vente on-line en cours jusqu’au 15 décembre bat tous les records : plus de 5000 lots, soit 13000 bouteilles de rêve. De rêve, oui, car il n’y a pas que la quantité qui est exceptionnelle. La qualité des lots présentés est également au sommet !








