Vente en salle exceptionnelle : millésimes mythiques aux enchères
décembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine
La vente de la Varenne devrait déchainer les amateurs et les collectionneurs. En effet, le fait marquant de cette vente est le nombre important de très vieux millésimes, pour certains carrément mythiques.
Dans cette vente qui propose de nombreux lots de grande qualité dans toutes les régions, le bordelais occupe le devant de la scène. L’offre sur les grands crus du Médoc est d’ailleurs particulièrement impressionnante avec des millésimes remontant jusqu’aux années 1920. Les enchères s’annoncent rudes et relevées !
Commençons par les crus du Médoc où l’offre est réellement impressionnante avec de nombreux millésimes très anciens, issus de grands châteaux. Parmi eux, Mouton Rothschild 1937, 1970, 1980, 1982, 1985 et 1989 ; Lafite Rothschild 1970, 1975, 1976 et 1981 ; Haut-Brion 1922, 1970, 1972, 1979, 1983 et 1990 ; Margaux 1983,1987 et 1990 ; Latour 1964, 1975 et 1990 ; Cos d’Estournel 1975 et 1989 ; Montrose 1937 et 1982, Gruaud Larose 1928 et 1937 ; Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1923 ; Ducru-Beaucaillou 1921 et enfin Lynch-Bages 1990.
Parmi les crus classés de Graves, citons Haut-Bailly 1990, Pape Clément 2000 et Mission Haut-Brion 1975, 1985 et 1986.
Rive droite, des bouteilles extraordinaires également. A Saint-Emilion nous avons les châteaux Ausone 1921 et 1954, Cheval Blanc 1937 et 1940 mais aussi les châteaux Figeac 1999, Beau-Séjour-Bécot 1983 et Troplong-Mondot 2004. A Pomerol, pour ne prendre que quelque exemples : Petrus 1945, Le Pin 2004 et L’Eglise Clinet 1989.
Rejoignons les grains botrytisés du Sauternais et citons l’emblématique château d’Yquem 1936, 1976, 1982, 1983, 1985, 1986, 1990 et un 1996 en impériale.
Poursuivons avec les châteaux Rieussec 1985, Climens 1929 et Lafaurie-Perraguey 1929.
L’offre est plus réduite en Bourgogne mais tout aussi qualitative : La Tâche GC 1976 et Grands-Echézeaux GC du domaine de la Romanée-Conti ; Musigny « Vieilles Vignes » GC du domaine de Vogüé 1978, 1999, La Grande Rue GC du domaine François Lamarche 1996 et Musigny GC du domaine Leroy … 1961 !
Parmi les bourgognes blancs notons le Bâtard-Montrachet GC 1978 d’Etienne Sauzet, le Corton-Charlemagne GC 1999 du domaine Prieur ou encore le meursault 1er Cru Charmes 1982 du domaine des Comtes Lafon.
L’offre est tout aussi restreinte en Vallée du Rhône. Nous décelons néanmoins les incontournables côtes-rôties du domaine Guigal : La Landonne 1987, La Mouline 1991, 1978 et 1998, La Turque 1991 et 1998. Mais aussi quelques hermitages : Jean-Louis Chave 1992, Jaboulet La Chapelle 1995 et 1999. Terminons par les châteauneufs-du-pape des châteaux de Beaucastel (Hommage à Jacques Perrin 1995, 1998 et 1999) et du Château Rayas dans le mythique millésime1978.
Enfin, dans les autres régions, très peu de lots mais de beaux flacons : Pouilly-Fumé Silex Didier Dagueneau en 2003, 2005, 2006 et 2007 (Val de Loire) ; Bandol Tardieu-Laurent 2007 (Provence), Vin de Pays de l’Hérault Grange des Pères Laurent Vaillé 1997 et 1999 (Languedoc-Roussillon).
Et concluons par une sélection de magnifiques références étrangères : Ribera Del Duero Vega Sicilia Unico Locando Y Chaves 1972 et 1982 (Espagne), Brunello di Montalcino Conti Constantini 1998, Bolgheri Sassicaia Famille Incisa della Rochetta 1995 (Italie), Tokay Six Puttonios 1972, Tokay Eszencia 1957 (Hongrie).
| 09/12/2011 09:30 : 315 lots | ![]() |
| 09/12/2011 09:35 : 510 lots | ![]() |
| 09/12/2011 12:00 : 536 lots | ![]() |
| 14/12/2011 10:00 : 175 lots | ![]() |
Vente à Lyon : grands Bordeaux, Romanée Conti 1961 et vins du Rhône
juin 30th, 2011 by Rédaction iDealwine
Avec ses quelque 550 lots, le catalogue de la vente de Lyon mérite plus qu’un détour. Au programme, de belles signatures de Bordeaux, une superbe sélection de vins de la vallée du Rhône et de beaux flacons de Bourgogne, parmi lesquels un mythe : Romanée Conti 1961.
Pas question de passer à côté de ce catalogue ! Parmi les grands crus de bordeaux proposés à la vente, les amateurs retrouveront avec bonheur de grands classiques tels que Château Léoville Las Cases 1990, 1998, Château Gruaud Larose 1998, Château Palmer 1995 ou encore Château Calon Ségur 2000. A noter également, la présence de belles références de sauternes, parmi lesquels Château d’Yquem 1975, Château de Fargues 1989, Château Filhot 2001… En Bourgogne les vins sont moins nombreux, mais on trouve tout de même au catalogue un flacon absolument exceptionnel de Romanée Conti 1961. Un mythe, à peu près introuvable aujourd’hui ! Parmi les bourgognes blancs, il ne faudra pas laisser passer les chablis du domaine Dauvissat. Ils sont présentés à la vente dans de beaux millésimes, et tout particulièrement 2002. On trouve ains les grands crus Les Clos et les Preuses 2002 ou encore le 1er Cru Forest, 2002 également.
En vallée du Rhône la sélection est particulièrement alléchante. Du côté de Côte-Rôtie tout d’abord, on retrouve les grandes cuvées de Guigal : La Landonne 1999, 2001, 2005, 2006, La Turque 2000, 2001, 2005, La Mouline 2000, 2001, 2005, et aussi Château d’Ampuis 2003, 2004. On notera la présence d’une rare impériale de Châteauneuf du Pape Vieux Télégraphe 1990, à ne pas confondre avec la cuvée impériale du domaine Raymond Usseglio, proposée, celle-là, en magnum. Intéressants également, l’hermitage La Chapelle 1998 de la maison Jaboulet et, en blanc l’hermitage Ex Voto 2001 de Guigal.
Les enchères se clôturent sur iDealwine le 4 juillet prochain.
Vente on-line : plus de 3000 lots de 1880 à 2009 !
mai 31st, 2011 by Rédaction iDealwine
Jolie sélection que celle que propose cette vente on-line qui compte, ce mois-ci, un peu plus de 3000 lots répartis sur les grandes régions viticoles françaises, de Bordeaux à la Champagne, en passant par le Rhône et la Bourgogne. A vos enchères ! La vente se clôture jeudi 9 juin 2011 à partir de 11 heures…
Parmi les grands millésimes de Bordeaux présents au catalogue, on note tout particulièrement la présence du 1990, une réussite incarnée par les châteaux Léoville Las Cases, La Mission Haut Brion, Calon Ségur, Giscours et Gruaud Larose, entre autres. Au sommet de la qualité toujours, on notera la présence de Château Margaux dans les années 1982, 1989, 2000, 2003 et 2005 et de Château Haut Brion 2005. le Château Mouton Rothschild est quant à lui présent dans les millésimes 1989 et 2008. On notera aussi, parmi les grands classiques, Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1982, Branaire Ducru 2003, Lynch Bages 1986, Montrose 2003, Pape Clément 2005 ou encore Rauzan Ségla 2000. Parmi les signatures phare de Pomerol on retrouve bien sûr Petrus, proposé notamment dans le millésime 1998, et aussi La Conseillante 2003. A Saint-Emilion, signalons la présence, en 2008 de Cheval Blanc et Ausone ; à noter, un rare double-magnum de Château Angélus 1982, Troplong Mondot 2000 et 2005 ainsi que Beau-Séjour Bécot 1989.
Les collectionneurs de millésimes anciens seront à la fête, avec quelques rares flacons de
Château Haut Brion 1896, Brane Cantenac 1928, Montrose 1929, Beychevelle 1945, Léoville Las Cases 1945, Ducru Beaucaillou 1955. On notera la série de crus de Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1965, 1967, tout droit sortis de la cave d’un château bordelais.
Pour en finir avec les bordeaux, on signalera enfin la présence de seconds vins tels que les Carruades de Lafite (1996, 2000, 2005, 2008), Pavillon Rouge de Château Margaux (1989, 1990, 2003, 2005, 2006) mais aussi des Forts de Latour 2003.
En Bourgogne, le domaine de la Romanée Conti est représenté par quelques millésimes parfois anciens, et à ce titre tout à fait exceptionnels : Richebourg GC 1961, 2000, La Tâche GC 1955, 1957, 1959, 1978, Grands-Echézeaux GC 1959, Echézeaux 1959, 1989, 2000, 2005, Romanée Saint-Vivant GC 1982, 1989, 2007. Parmi les grandes signatures de la côte de Nuits, on trouvera également celles d’Emmanuel Rouget (Vosne-Romanée 1er Cru Cros Parantoux 1999, 2006, Echézeaux GC 1999) ; du domaine Georges Roumier (Bonnes-Mares GC 1995, 1998) ; du domaine Armand Rousseau (Chambertin GC 2001, 2007, Chambertin GC Clos de Bèze 2006, Charmes-Chambertin GC 2005…) ; du domaine Méo-Camuzet (Vosne-Romanée 1er Cru Les Chaumes) ainsi que quelques flacons incontournables portant la signature des domaines Dujac, Comte de Vogüé, des Lambrays, Louis Jadot ou Anne Gros. En blanc, les grands domaines répondent présent, et notamment Sauzet, Leflaive, Roulot, Bouchard Père & Fils ou Bonneau du Martray.
En vallée du Rhône la sélection est plus resserrée, mais elle compte de belles références à Châteauneuf du Pape, avec les châteaux Rayas (2003, 2006), de Beaucastel (2003), de la Gardine, le domaine de la Mordorée ou les sélections de Patrick Lesec. En Côte-Rôtie, outre les trois grandes cuvées parcellaires de Guigal, on signale La Mordorée 2003 de Chapoutier et quelques 2008 de chez Jamet. Au nord de la vallée du Rhône toujours, on trouve quelques hermitages (La Chapelle – Jaboulet, Chave), des cornas (Les Ruchets – Colombo) et des Crozes-hermitage (Clos des Grives – Combier).
En Champagne, le catalogue propose quelques formats gargantuesques de la cuvée Brut impérial de chez Moët & Chandon. Une occasion de réviser vos connaissances sur les formats de bouteilles : on trouve en effet un balthazar (12 litres), un salmanazar (9 litres) et un Mathusalem (6 litres) au catalogue. Pour finir, quelques belles signatures de la vallée de la Loire, des coteaux du Languedoc, d’Alsace et du Jura viennent clore cette belle vente, aux côtés de vieux flacons de cognac et d’armagnac. A vos enchères !
Primeurs 2010 à Bordeaux : premières impressions du millésime
avril 8th, 2011 by Angelique de Lencquesaing
9 heures 19, gare Saint-Jean, temps de rêve sur Bordeaux : la dégustation des primeurs 2010 s’annonce sous les meilleurs auspices. Rive droite, rive gauche, récit d’une journée marathon.
Chaque année c’est la même histoire. On se lève en pleine nuit, on saute dans le train en espérant y reprendre le cours d’un sommeil brutalement interrompu, on se demande, l’estomac au bord des lèvres, comment on va survivre à un programme consistant à déguster, dès 10 heures du matin, une bonne soixantaine de crus, on jure que l’on ne nous y reprendra pas… Et, peu à peu, le train avance, le jour se lève, le paysage change, les vignes apparaissent, rang par rang, et la magie opère. A nous Bordeaux !
Cette année, nous commencerons par la rive droite. Cap sur Pomerol donc, sous un soleil éclatant. Le château La Pointe, fraîchement ravalé, accueille cette année la dégustation de l’Union des Grands Crus. Sacrée machine de guerre que cette Union, qui orchestre avec une minutie exceptionnelle et un professionnalisme irréprochable la grand messe des primeurs. L’UGC attend en effet cette semaine plus de 5000 dégustateurs !
Nous allons donc déguster une dizaine de vins (pas Petrus, non, jamais de Petrus au milieu des autres vins). Est-ce que ce sont les échantillons ? Ou le début de la journée ? Certains vins nous inspireront moins qu’en 2009, ils s’étaient alors montrés tellement flatteurs ! Ils portent en effet cette année les caractéristiques d’un millésime aux matières denses et serrées, plus taillé pour la garde encore. Gros coup de cœur pour La Conseillante, un cru qui nous émerveille à chaque fois, et qui cette année encore, exprime déjà au plus haut niveau toute la complexité de son terroir dans un ensemble à la fois puissant et velouté. On aime aussi la vigueur et la droiture de Clinet, l’équilibre de La Pointe, la longueur de Petit Village, la souplesse et le nez gourmand de La Cabanne.
En route pour Saint-Emilion, ensuite. Chevaux, sanglier, un ballet de sculptures animalières en bronze accueille les visiteurs dans la cour du château La Couspaude. Beaucoup de monde, déjà, dans la salle de dégustation. Les saint-émilions sont plus homogènes, la qualité est impressionnante (la puissance et le degré d’alcool aussi !). Les dégustateurs se pressent autour des tables, nous tombons sous le charme de Clos Fourtet, vif, droit, aux tanins élégants. La texture est magnifique et l’ensemble dégage une belle énergie. On en redemanderait ! Coup de cœur aussi pour Canon La Gaffelière et Beauséjour Bécot, mais aussi et surtout pour Troplong Mondot et Pavie Macquin. Figeac s’affiche en comparaison plus austère à ce stade, mais quelle structure et quelle complexité dans le verre. Le nez aux reflets anisés de La Gaffelière nous intrigue. Ce qui suit est heureusement tout en élégance. Balestard La Tonnelle se déguste particulièrement bien en dépit d’une petite pointe de verdeur en toute fin de bouche. Larcis-Ducasse, velouté et gourmand, se distingue aussi par son bel équilibre. Dassault et La Couspaude pourraient se révéler de beaux rapports qualité-prix. Diable, que de réussites à Saint-Emilion cette année ! L’excitation est palpable dans la salle de dégustation. Et la tension monte encore d’un cran lorsque Michel Rolland y fait son entrée. On lui fait de la place, on lui sourit et, du côté des producteurs, on avoue être honoré de lui faire goûter les vins (dixit la jeune femme rougissante qui remplit son verre). Mais la suite du marathon nous attend. Nous quittons à regret la salle de dégustation.
Retour sur la rive gauche, en route vers le Médoc maintenant. Au château Lascombes, les asiatiques sont plus nombreux que dans le Libournais. Ils étaient attendus en masse cette année. Mais aujourd’hui, nous entendons surtout raisonner l’accent anglais, et aussi, beaucoup plus que l’année dernière, américain. Le déjeuner sera léger, léger. Ceux qui nous
ont précédés ont déjà « nettoyé » le buffet. Tant mieux dans un sens, nos papilles seront loin d’être saturées lorsqu’il s’agira de déguster Château Margaux.
Le premier cru a, pour l’occasion, ouvert ses grilles. Un groupe d’asiatiques se fait photographier au pied des marches. Poliment, et aussi parce que nous ne voudrions pas laisser passer l’heure du rendez-vous, nous restons au bout de l’allée. L’accueil est parfaitement orchestré. Les groupes sont nombreux, et la dégustation organisée dans plusieurs points du domaine. Pour nous, ce sera la cuverie. Pourquoi pas, au fond ! Thibault Pontallier nous accueille. En digne héritier de son père*, il fait lui aussi preuve d’un bel enthousiasme et d’une verve tout aussi intarissable. Le livret qui nous est remis l’annonce en préambule : « C’est à peine croyable, mais pourtant confirmé : 2010 est au moins un aussi grand millésime que 2009 ! ». Nous dégustons d’abord Pavillon Rouge, qui a fait lui aussi, et cette encore, l’objet d’une sélection sévère. Thibault Pontallier nous confirme d’ailleurs la mise sur le marché d’un troisième cru, dont le nom ne nous sera toutefois pas encore révélé**. Ce vin est destiné, comme le 2009, à être commercialisé à l’issue de la mise en bouteille. Le nez de Pavillon Rouge est discret, fin, divinement épicé. La trame est serrée, l’ensemble d’une belle longueur, avec une fraîcheur qui s’explique par la climatologie du millésime (de belles nuits fraîches). Superbe !
Vient ensuite le château Margaux qui s’annonce par une robe rubis pourpre d’une densité somptueuse. Si le premier nez se montre légèrement austère et plus fermé que l’exubérant 2009, il révèle ensuite toute l’élégance caractéristique de Margaux. En bouche, la puissance est bien là, l’équilibre parfait, la texture et la finesse des tannins exceptionnelles. Une puissance admirablement maîtrisée par une texture veloutée. Moment exquis que Thibault Pontallier accompagne d’un chapelet de louanges que nous trouvons amplement méritées. « Ambassadeur » de Château Margaux à Hong Kong, il remplit avec bonheur et talent cette mission que beaucoup lui envieraient ! Michel Bettane avait octroyé un 100/100 à Château Margaux en 2009. Quelle note va-t-il pouvoir lui attribuer cette année ? Pour finir sur une belle note de fraîcheur, vient ensuite Pavillon blanc de Château Margaux. Les arômes d’agrumes jaillissent du verre, dans un ensemble concentré, complexe, très réussi. Thibault Pontallier prétend qu’on pourra l’apprécier encore dans dix ans, au bas mot. Nous, on l’aime déjà, tel quel. Malheureusement, l’heure avance, nous n’aurons que de trop rares minutes à accorder aux vins de Margaux mais nous apprécierons tout de même l’élégance de Brane Cantenac et plongerons notre nez dans le bouquet subtil de petits fruits noirs, de baies et de myrtilles de Château Siran.
Quelques kilomètres plus loin, au château Branaire Ducru, la dégustation se poursuit. Et là, la qualité du millésime éclate. Les vins se montrent au plus haut niveau. 2010 s’annonce donc aussi fort réussi dans le Médoc. L’exigence a été portée au plus haut point : puissance, équilibre, qualité des tannins, les domaines sont nombreux à avoir réalisé la quadrature du cercle. Avec, en plus, pour beaucoup d’entre eux, le soyeux et une texture veloutée qui nous fait littéralement craquer. Nos préférés ? Branaire Ducru, qui incarne la quintessence de l’élégance des saint-juliens, Gruaud Larose, exubérant, Léoville Poyferré, inimitable, Léoville Barton et son nez envoûtant, les deux Pichon (de styles pourtant bien différents) et Lynch Bages, dont quelques esprits grincheux railleront tout de même le côté un poil body-buildé. Mention spéciale pour Phélan Ségur, gourmand et parfaitement équilibré.
On ne s’inquiète pas trop pour le destin des châteaux Clerc Milon et d’Armailhac, parfaitement réussis : l’Asie va s’en emparer. Même scenario pour Beychevelle, qui malgré la légère rugosité de tannins en fin de bouche devrait aussi déchaîner les passions. L’ambiance est à la fête, les producteurs souriants, Philippe Castéja (Président du Conseil des Grands Crus classés) d’humeur toujours aussi badine, l’œnologue Franck Dubourdieu tout à l’émotion du prochain mariage de sa fille. Patrick Maroteaux (Château Branaire Ducru) promet que ses vins ne partiront pas (tous) en Asie : ouf !
Pas une minute, malheureusement, pour lézarder sur la pelouse et les transats gentiment mis à notre disposition par les propriétaires : l’heure tourne ! Et celle du goûter se profile : il est temps de se diriger vers le Château Desmirail, qui accueille cette année la dégustation des crus de Sauternes. Les arômes exotiques du château de Fargues nous envoûtent instantanément. On goûtera avec un même bonheur Doisy Daëne, Suduiraut et Rayne Vigneau. Mais déjà, Julien Minguot (du négociant La Passion des Terroirs), qui nous accompagne tout au long de cette journée s’inquiète, le train ne nous attendra pas… Retour vers Bordeaux. Cet accès de gourmandise nous aura perdus : le train n’a effectivement pas attendu. Sans rancune. Nous nous laissons réchauffer aux derniers rayons du soleil aquitain et commençons à réunir les souvenirs, nombreux et riches de cette journée. Le millésime 2010 confirme, même à l’issue un premier survol, sa fabuleuse qualité.
* Paul Pontallier est depuis 1983 le Directeur du Château Margaux.
** A l’occasion des primeurs 2009, Château Margaux avait annoncé la création d’un troisième vin. A retrouver dans le compte rendu de notre dégustation des primeurs 2009.
Primeurs 2009 : une journée de dégustation à Bordeaux
Accédez au diaporama de la journée des primeurs à Bordeaux.
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Vente à Lyon : grands classiques de Bordeaux et vieux millésimes
janvier 25th, 2011 by Rédaction iDealwine
Les belles signatures de Bordeaux et les vieux millésimes – 1961 en tête – sont à l’honneur de ce catalogue qui clôturera le 31 janvier sur iDealwine. Revue de détail.
Avant que les prix de l’ensemble des grands crus de Bordeaux ne s’enflamment, il est encore temps de remplir votre cave des classiques de la région, proposés au catalogue dans de beaux millésimes. Optez donc pour les châteaux Pichon Baron 1989, La Gaffelière 1989, Cos d’Estournel 1990, Lynch Bages 1985 et 1990, Troplong Mondot 1990, Lascombes 1990, Gruaud Larose 1995 ou encore Montrose 2001. Les amateurs de grands formats pourront jeter leur dévolu sur un flacon désormais rare dans ce millésime : le Château Lynch Bages 1989, proposé en double magnum.
Cap sur les millésimes plus anciens : bonne nouvelle pour les natifs de 1961 ! De grands ambassadeurs de ce millésime exceptionnel figurent au catalogue : Latour, Lafite Rothschild, Haut Brion, Beychevelle… D’autres flacons remarquables sont proposés dans des millésimes anciens : Château Lafite Rothschild 1947, Château Palmer 1959. Sauternes n’est pas en reste, avec quelques lots de Château Gilette Crème de tête 1937, 1945, 1949, Sigalas Rabaud 1967.
La Bourgogne propose aussi quelques flacons de collection : en rouge, signalons le Chambertin GC 1937 et 1969 (Leroy), et le Pommard Les Epeneaux 1961 (Gaunoux). En blanc, on trouve le Montrachet Marquis de Laguiche GC 1976, le Bâtard-Montrachet GC 1995, 2001 (Ramonet) et le Bâtard-Montrachet GC 2004 (Jadot).
En vallée du Rhône, de beaux millésimes sont mis en vente : Hermitage La Chapelle 1978, 1990, 1998, Côte-Rôtie La Mouline 1995 et 1999 (Guigal), La Landonne 1999 (Guigal), Côte-Rôtie 1999 (Clusel Roch), Châteauneuf du Pape Clos des Papes 1988 et 1990.
Pour terminer, de vieux millésimes encore une fois, en Champagne cette fois-ci, avec, entre autres, Cristal Roederer 1969 en magnum et Krug Vintage Collection 1966.
Dégustation à Toulouse : une verticale de Château Gruaud Larose
mars 10th, 2010 by Rédaction iDealwine
Samedi 24 avril prochain, une dégustation tout à fait inédite de château Gruaud Larose se déroulera à Toulouse, juste avant la traditionnelle vente aux enchères de grand cru. Immanquable !
Chaque année, le Club Oenophile du Midi organise à Toulouse un week-end dédié aux amateurs de vin. Cette édition propose une dégustation verticale de Château Gruaud Larose : pas moins de sept millésimes (dont trois en magnum) seront présentés à cette occasion par Philippe Carmagnac et Patrick Frédéric, respectivement maître de chai et chef de culture du domaine. Cette belle verticale sera suivie d’un dîner au restaurant Les Jardins de l’Opéra. Le menu, concocté par Stéphane Tournié, sera accompagné de plusieurs millésimes de ce deuxième cru classé de Saint-Julien et de son second vin, Sarget de Gruaud Larose, tandis qu’au dessert sera servi un Sauternes, le Château Sigalas-Rabaud 2001. Le week-end s’achèvera par la traditionnelle vente aux enchères de grands crus. Mais si votre emploi du temps ne vous permet pas d’y participer, le catalogue sera disponible sur iDealwine !
N’attendez pas pour réserver vos places pour la dégustation et/ou le dîner, des réductions de prix sont consenties aux amateurs qui s’inscriront avant le 27 mars.
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En savoir plus sur le Château Gruaud Larose
Le domaine de Gruaud-Larose s’étend entre Branaire-Ducru, à l’est et Lagrange, à l’ouest. Son vignoble très étendu (85 hectares) repose sur un sol de graves moyennes. Au XVIII° siècle, le domaine, propriété des frères Gruaud, compte jusqu’à 115 hectares. Le gendre de l’un deux, M. de Larose, reprend le domaine et se fait l’infatigable ambassadeur de ce vin, qui parvient jusqu’à la table royale, d’où la célèbre formule que l’on peut encore lire sur son étiquette: » le roi des vins, le vin des rois ». Une mention largement méritée, car pendant de nombreuses années, les vins se sont imposés comme les plus massifs et longs à évoluer des Saint-Julien. Et pourtant, l’histoire de Gruaud Larose n’est pas un long fleuve tranquille. Après moult changements de propriétaires au cours du XIX° siècle, le domaine fait les frais d’une succession houleuse, dont il sort divisé en 1867. L’un des propriétaires est le baron Sarget, qui donnera son nom à l’actuel second vin, Sarget de Gruaud Larose. Le Groupe Cordier, qui en devient propriétaire en 1917, réussit la réunification des deux parcelles de l’ancien domaine en 1934. Gruaud Larose sera vendu en 1993 à la société Alcatel Alsthom, puis, en 1997, à la famille Merlaut. Les vins de Gruaud Larose se montrent aujourd’hui moins tanniques, moins rugueux que par le passé, alliant finesse et équilibre. Taillés pour une longue, voire très longue garde dans les grands millésimes, ils nécessitent cependant une bonne dizaine d’années de vieillissement avant de s’assouplir. La robe est presque noire, le vin libère des arômes puissants de fruits rouges. En bouche, il se révèle gras, plein et riche.
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La vente on-line en cours jusqu’au 15 décembre bat tous les records : plus de 5000 lots, soit 13000 bouteilles de rêve. De rêve, oui, car il n’y a pas que la quantité qui est exceptionnelle. La qualité des lots présentés est également au sommet !







