Accords mets et vins : que boire avec les farcis ?
décembre 29th, 2011 by Veronique Raisin
Mélange de viande de porc ou de veau hachée, de chair à saucisse, avec au choix, de la mie de pain, de la crème, de la chapelure, une liaison à l’oeuf, du thym et/ou du laurier, la farce est au volatile ce que l’étouffe-chrétien est au chrétien. Un remplissage utile et roboratif. Quels accords avec tout ça ?
On peut d’ailleurs tout aussi bien farcir des viandes, volailles la plupart du temps, mais également des légumes. Un point de couture et voilà la bête recousue impeccable ; un petit chapeau, et hop, Madame la tomate est habillée pour l’hiver. Bien sûr ça marche aussi avec les courgettes et les poivrons mais c’est moins rigolo.
L’idée de faire des farces n’a rien de nouveau. Déjà au Moyen-Âge, les Seigneurs aimaient s’empiffrer de ces plats ventrus accompagnés de breuvages dont nous passerons sur les qualités organoleptiques. La grande tradition des farcis est provençale ; là-bas, ils se farcissent tout. Oignons, artichauts, choux, aubergines, tout est bon. Honneur donc à l’accent chantant, mais pas que, avec des plats des familles que tout le monde a croisé un jour ou l’autre au bout de sa fourchette.
Voici quelques suggestions pour accompagner ces plats domestiques.
- tomates farcies : un vin rosé de Provence, vif et léger, un gamay de Touraine ou si vous aimez un peu plus de matière, un Chinon ou un Bourgueil. Moelleux et parfumé, ce plat s’accompagne aussi très bien d’un côtes-du-rhône (gigondas, lirac, ventoux…) ou encore d’un faugères, d’un corbières. Ces vins structurés offriront un bon support à la chair à saucisse, passeront au-dessus de l’acidité de la tomate et emmèneront l’oignon.
- pintade farcie : la farce appelle là encore un rouge, pourquoi pas un châteauneuf-du-pape avec quelques années derrière lui ou un gigondas d’une dizaine d’années. On peut aussi penser à un blanc du Sud avec la chair tendre et discrète de la volaille. Bandol, Pacherenc du Vic-Bihl sec, Palette, Ventoux ou si l’on remonte le vignoble, un chardonnay du Mâconnais ou un sancerre.
- pieds de porc farcis : s’il est bien croustillant, le pied de porc contrastera avec bonheur avec la farce. J’opterais pour un vin rouge léger, un cru du Beaujolais (Brouilly, Chiroubles), un sancerre ou un pinot noir alsacien. Recherchez aussi les vignobles d’altitude, comme le Jura et la Savoie. Une mondeuse là-dessus et le tour est joué !
- Fleurs de courgettes farcies à la brousse et la menthe fraîche : cette recette subtile appelle un vin blanc délicat. Pinot blanc pour la neutralité, bouzeron, menetou-salon, voire muscadet sèvres-et-maine sur lies.
- Oie farcie aux marrons : rouge et blanc conviennent. Pour les premiers, étant donné la chair ferme de la volaille, on peut tendre vers un bordeaux, margaux ou moulis, dans tous les cas un vin soyeux, voire un peu évolué, pour les seconds, un chardonnay du Mâconnais, pas trop vif, un saint-joseph, ou bien un riesling pas trop minéral ou un pinot gris.
- Dinde farcie à la forestière : là encore, les champignons autorisent les deux couleurs ; truffe, pignons, chapelure, foies de volaille peuvent agrémenter cette recette, rendant les accords d’autant plus variés. Selon les préparations et les accompagnements, vous pourrez jouer sur la gamme des rouges tendres aux plus corsés avec un minervois, un faugères, un bandol, aux plus fins avec un côte-rôtie ou un sancerre, ou bien choisir un blanc du Jura, légèrement oxydatif, un riesling charnu, un chemin suffisamment gras.
- Chou farci : un rouge léger ou un rosé pour les lardons, un pinot blanc ou un sauvignon de Touraine. Choisissez un vin sans chichi pour ce plat débonnaire.
- Canelloni et raviolis à la viande de boeuf : chianti classico ou barolo pour jouer la carte italienne, mais aussi rouges de Provence ou du Rhône Sud, madiran avec un peu de bouteille, et plus classiquement un bon rosé frais et désaltérant.
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Accords mets et vins : dans le cochon, tout est bon !
décembre 7th, 2011 by Veronique Raisin
Il existe autant d’alliances que de recettes et surtout de façons d’apprêter le cochon : grillé, en potée, en charcuterie ; nous en donnons ici quelques illustrations, choisies de façon totalement arbitraire et par ailleurs volontiers aléatoire.
Le porc (ou cochon domestique), aujourd’hui majoritairement élevé en Asie, serait origine du Turkestan. Il colonisa toute l’Asie avant de venir en Afrique puis en Europe et fut domestiqué vers le VIIe millénaire av. J.C. Son nom n’a ni d’origine latine, ni germanique, ni celte. Il viendrait de l’onomatopée « coch-coch » ; le terme apparaît en français vers le 11e siècle et désigne principalement le porcelet. Le sanglier quant à lui est issu d’une autre famille que le cochon.
Enfin sachez que pour les bouddhistes tibétains, le porc symbolise l’ignorance, responsable de toute la misère du monde, tandis que pour les Chinois et les Vietnamiens, il représente au contraire la prospérité et l’abondance. Cela n’a pas grand-chose à voir avec les accords m’objecterez-vous, ce à quoi je vous répondrai qu’il faut un esprit sain dans un porcin. Sur ces considérations esthétiques, passons à table.
La viande de porc est l’une des plus consommées en France, qu’elle soit grillée, rôtie, ou bouillie. Ce petit animal bas sur pattes nous comble de tous ses bons morceaux : jarret, filet, palette, travers, oreilles, queue, échine, cuisses… bouchers et charcutiers s’en donnent à coeur, joie.
Voici un florilège de suggestions porcines :
- jarret de porc en choucroute : riesling ! Mais aussi sylvaner, voire pinot noir, toujours d’Alsace, ou un rouge très tendre et fruité de type gamay de Touraine.
- boudin noir : sortez la grosse artillerie ; avec ce plat, un vin rouge généreux s’impose : madiran, cahors, irouléguy sont en première ligne. Bordeaux (côtes-de-castillon, médoc, fronsac), cornas, châteauneuf-du-pape pointent aussi leur goulot, à juste titre.
- pâtés, terrines, saucissons, rillettes et charcuteries diverses : des vins blancs (chinon, saint-véran, saumur, menetou-salon, sancerre, saint-joseph, pacherenc sec…) ou des rouges légers (mondeuse, pinot noir alsacien, trousseau du Jura et tous les gamays du Beaujolais ou de Touraine).
- travers de porc grillés et côtelettes : des rouges assez puissants, répondants au grillé de la viande, qui en devient légèrement fumée. Collioure, Bandol ou Côtes-de-Provence pour le Sud mais aussi les Malepère, Corbières et Fitou. Plus au nord, un volnay ou un pommard, si l’on veut jouer de plus de délicatesse. Les bordeaux sont aussi de bon ton, choisissez-les parmi des appellations moins courues comme les Côtes de Bourg ou de Blaye, ou plus classiquement les Graves ou le Haut-Médoc. Ou sinon un fronton.
- filet mignon de porc à la crème : avec ce plat onctueux, un blanc s’impose. Savennières, Anjou, Vouvray et montlouis secs, mais aussi chardonnay du sud de la Bourgogne, pas trop boisé, savagnin du Jura traditionnel, roussette de Savoie ou Chignin-Bergeron, pinot gris d’Alsace.
- sauté de porc au caramel : avec les plats sucrés, les blancs fonctionnent toujours mieux parce qu’ils apportent de l’énergie et de la fraîcheur par leur acidité. Pinot gris, Savoie Apremont, montlouis ou vouvray demi-sec, jeune riesling. Il faut de préférence choisir un blanc suave mais non boisé, ceux qui ont un peu de sucre résiduel conviennent particulièrement bien.
- petit salé aux lentilles : massacré par les cantines, ce plat ménager régale petits et grands à moindre frais. Une aubaine à partir du 20 du mois. D’autant que pour l’accompagner, quelques lampées d’un jeune gamay feront aisément l’affaire. Touraine ou Beaujolais, c’est à vous de voir. Saint-Pourçain ou Côtes d’Auvergne peuvent aussi largement convenir, surtout que l’on a tous une vieille tante quelque part en Auvergne ; c’est l’occasion de faire un point patrimonial. Sancerre, Bourgueil et Chinon sont une bonne alternative.
- le familial rôti de porc, avec un peu de sauge ou une feuille de laurier : un blanc pas trop acide, plutôt suave comme un pinot blanc alsacien, un vouvray, un côtes-du-jura. Tous les rouges assez jeunes, tendres et friands, sans excès d’expression, bien fruités, à boire un peu frais (15°). Généralement peu grassouillet, ce plat s’accommode bien de ce genre de vin joyeux, plutôt que de rouges très puissants. Pensez Chinon, Bourgueil ou Saint-Nicolas de Bourgueil, Côte de Beaune, Morgon et autres crus du Beaujolais, Côtes-du-Rhône Villages, marsannay.
- je ne résiste pas, pour finir, au plaisir de vous parler des endives au jambon : trente ans d’efforts pour enfin y arriver. A la béchamel et gratinées au four, c’est la joie des anciens enfants qui découvrent enfin les joies d’être grand. Un rouge léger (Mâcon, pinot noir alsacien) ou un blanc un peu tendre (aligoté, pouilly-fuissé, crozes-hermitage) et vous voilà parvenu dans le monde des adultes.
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AOC Bourgogne en Beaujolais : un contentieux naissant
octobre 17th, 2011 by Rédaction iDealwine
Il y a de l’eau dans le gaz entre les appellations Bourgogne et Beaujolais. Cette dernière conteste une décision de l’Inao qui la prive de la possibilité d’apposer le nom de Bourgogne sur certains Beaujolais.
L’Association des Producteurs de Bourgogne en Beaujolais (APBB) a contesté devant le Conseil d’Etat, le 30 septembre dernier, la décision de l’Inao datant du 28, relative à la délimitation des appellations Bourgogne Blanc, Bourgogne Aligoté et Bourgogne Rouge.
Les vins de Beaujolais sont ils de vrais bourgognes ? Cette question inhérente au contentieux naissant a déjà nourri de nombreux débats et se révèle être aujourd’hui plus que jamais d’actualité. En 1937, l’Inao a délimité les appellations bourguignonnes que les producteurs du beaujolais sont autorisés à produire. Depuis cette date, ces derniers étaient habilités à élaborer des appellations régionales/génériques “Bourgogne” sur 91 communes du Beaujolais. La dernière décision de l’Inao (celle du 30 septembre 2011) met en avant trois nouveaux règlements. Tout d’abord, l’aire d’appellation AOC Bourgogne blanc est réduite à 42 communes. Ensuite, la production de l’AOC Bourgogne rouge n’est dorénavant plus possible en Beaujolais. Enfin, seule l’appellation “Bourgogne Gamay” pourra être utilisée, et ce uniquement dans 19 communes des crus du Beaujolais et 6 de l’aire de l’AOC Mâcon. E plus, les bourgognes-gamay peuvent entrer à hauteur de 30 % maximum dans les bourgognes rouges et 15 % maximum dans les Bourgognes Rouges Pinot Noir. Cette délimitation s’est faite sur la base de critères de milieu physique, notamment en retenant des sols sur substrat calcaire et en pente notable (plus de 4%) à une altitude inférieure à 400m. En outre, l’Inao n’a retenu que les communes qui avaient déclaré ces appellations sur quatre années consécutives depuis 2006.
Les viticulteurs membres de l’APBB (qui compte parmi ses adhérents la quasi totalité des caves particulières ainsi que l’Union des Maisons du Beaujolais du Mâconnais) sont indignés. Ils s’estiment lésés par cette décision et considèrent ne pas avoir été traités sur le même pied d’égalité que le Mâconnais. En effet, l’APBB reproche à l’INAO de ne pas avoir appliqué les mêmes critères de délimitation de l’aire d’appellation “Bourgogne rouge” en Beaujolais que ceux retenus pour le Mâconnais.
« C’est une décision partisane » commente Olivier Bosse-Platière Président de l’APBB et il ajoute : « Le Beaujolais fait partie intégrante de la Bourgogne au même titre que Chablis et le Grand Auxerrois, le Châtillonnais, la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais. Nous avons les mêmes devoirs, nous demandons à ce que nous soient reconnus les mêmes droits ».
Pour information, il est utile de rappeler que le vignoble du Beaujolais couvre une surface de 18 000 ha dont 650 ha de chardonnay qui produisent des bourgognes blancs et des crémants de Bourgogne. A cela s’ajoutaient jusqu’à aujourd’hui 70 000 hl de Bourgogne Grand Ordinaire et environ 20 000 hl de bourgogne rouge élaboré avec des crus du Beaujolais. En comparaison de la production totale du Beaujolais (plus d’un million d’hectolitres), cela peut apparaître peu significatif, voire dérisoire, mais les enjeux économiques restent malgré tout importants. De plus ce contentieux naissant alimente un peu plus la querelle traditionnelle et culturelle entre les producteurs de Bourgogne et ceux du Beaujolais…
Une affaire à suivre…
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2009, 2010 à Morgon : deux grands millésimes à découvrir
septembre 30th, 2011 by Rédaction iDealwine
Vous êtes de nature plutôt sudiste, ou plutôt classique ? L’appellation Morgon propose dans ces les millésimes 2009 et 2010 – tous deux fort réussis – deux interprétations très différentes du gamay. L’occasion d’organiser une sympathique dégustation !
Morgon est sans doute, de toutes les appellations du Beaujolais, celle qui a la réputation de produire les vins les plus “sérieux”. Le gamay, cépage emblématique de la région, a plutôt un côté joyeux drille, le vin de copains que l’on ouvre sans se poser de question. Sans renier cette convivialité génétique du gamay, les vins de Morgon sont souvent perçus comme un peu moins désinvoltes que ceux des autres crus et dotés d’une capacité de garde assez sensiblement supérieure. Cette structure inhérente à la plupart des morgons est indéniablement apportée par un terroir qui, bien que diversifié, est globalement assez pauvre et permet donc de juguler la tendance un peu productiviste du gamay en lui donnant un peu plus de densité. Cette sensation tactile est très marquée sur les vins issus du climat de la Côte du Py, un terroir qui signe de manière nette les vins qui en sont issus. Sinon, comme sur la plupart des autres crus du secteur, le vignoble de Morgon est adossé aux collines granitiques qui dominent la vallée de la Saône. Ce relief assez marqué influence sensiblement la maturité des raisins puisqu’on peut compter trois semaines de décalage entre les parcelles proches du hameau de Saint-Joseph (près de 500 m d’altitude) au nord-ouest de l’appellation et celles du sud et de l’est de l’AOC qui dépassent à peine 200 m.
2009 – 2010 : un match au sommet
2009 est un très beau millésime dans le Beaujolais en général et à Morgon en particulier. Il a donné de jolis raisins bien mûrs et une vendange très saine. Les vins possèdent en général un fruité opulent et une matière dense et voluptueuse. Un millésime plus “sudiste” que septentrional, relativement atypique, mais absolument délicieux et qui réconciliera avec le Beaujolais tout ceux qui associent trop vite cette région avec une acidité agressive. Après cette année atypique par ce fameux côté “sudiste”, 2010 marque un retour à un certain classicisme à Morgon (et dans l’ensemble du Beaujolais d’ailleurs). On retrouvera dans les vins plus de tension et la fraîcheur traditionnelle du gamay local. Sans l’ampleur et la complexité des 2009, 2010 présente un meilleur équilibre que les 2008 avec une certaine vivacité mais, pour les meilleurs domaines, une jolie maturité des raisins.
Quels accords sur un Morgon ?
Quand ils sont bus jeunes, sur leur fruit, les morgons se marient facilement à une cuisine de terroir, un peu rustique comme toutes les diverses déclinaisons du porc fermier (petit salé aux lentilles, boudin, terrines, échine rôtie), mais aussi du veau (y compris les abats comme le foie ou les rognons) et la volaille (rôtie ou en terrine). Plus âgés, ils se rapprochent des bourgognes. Les accords ne seront pas fondamentalement différents, mais on pourra les élargir à une belle viande rouge et à du gibier à plumes en évitant sans doute les viandes trop goûteuses (agneau).
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Domaine Louis-Claude Desvignes Morgon « Javernières » 2010 – Rouge | |||
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13.00€ TTC La bouteille – 75cl |
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| Un vin d’une densité remarquable et d’un équilibre magistral. Un très grand Morgon de gastronomie à attendre un peu | ||||

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Domaine Georges Descombes Morgon « Vieilles Vignes » 2009 – Rouge | |||
| 17/20 RVF
14/20 Le Rouge & Le Blanc |
13.00€ TTC La bouteille – 75cl |
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| Du fruit mûr, une matière juteuse et gourmande bénéficiant du soyeux des vins sans artifices. Une échine de porc au four lui va parfaitement… | ||||

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Louis Jadot – Château des Jacques Morgon « Côte du Py » 2006 – Rouge | |||
| 16,5/20 Bettane et Desseauve
16,5/20 RVF 16/20 Jancis Robinson 89/100 Wine Spectator |
17.50€ TTC La bouteille – 75cl |
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| Jolie densité de matière, élevage élégant, on est très proche d’un grand bourgogne ! Un vin de haute gastronomie | ||||

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Domaine Jean Foillard Morgon « Côte du Py » 2009 – Rouge | |||
| 17/20 Bettane & Desseauve
16/20 RVF 16/20 Le Rouge & Le Blanc 93/100 IWC – Stephen Tanzer |
17.80€ TTC La bouteille – 75cl |
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| Un vin dense et plein sur un fruit très mûr et une matière au soyeux incomparable. A marier à une terrine de volaille ou de gibier | ||||

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Louis Jadot – Château des Jacques Morgon « Roche Noire » 2009 – Rouge | |||
| 16,5/20 RVF |
18.00€ TTC La bouteille – 75cl |
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| Un Morgon « musclé », intense et juteux sur une belle maturité de fruit. Un vin pour carnivores ! | ||||

Que boire après Vinexpo ?
juin 27th, 2011 by Veronique Raisin
Ite misa est. Les reliques sont rangées, les pèlerins repartis, fourbus mais joyeux, il faut regagner ses pénates : Vinexpo est fini !!! Après une folle semaine de déambulation, de dégustations et d’agapes, quelques conseils pour un atterrissage en douceur…
40 000 mètres carrés de stands, 47 pays représentés, 70 000 bouteilles débouchées, 48 000 visiteurs, le double d’ampoules aux pieds et le double du double aux doigts (à cause des tire-bouchons et sans compter les unijambistes ou les petits bras). Vinexpo 2011 est un très bon millésime.
Seulement voilà : que boire après avoir trinqué de tous bords ?
Un ami et collègue m’avait prévenue un jour, après une semaine marathonienne dans le Médoc : surtout ne t’arrête pas d’un coup, c’est ça qui achève. Effectivement, la chute fut brutale car passer dans le sas de décompression sans bouteille revient à franchir le mur du son sans boules Quiès.
Quelques conseils d’après-course :
- la diète : je vous la déconseille. On ne vend pas des herbes en sachet pour mettre dans de l’eau chaude, chez iDealwine. On travaille. Enfin, boire beaucoup d’eau est tout de même recommandé.
- l’atterrissage en douceur : bon là vous ne dites pas que je vous l’ai dit, mais la bière, c’est épatant ! Pas trop alcoolisée (évidemment ne prenez pas une Guiness…), ça rince bien et ça enlève tous les tannins.
- l’atterrissage en douceur 2 : après la bière, passez au champagne. Même effet mousse, mais cette fois sur un palais refait à neuf. Un non dosé (un champagne sans liqueur de tirage, ou inférieure à 4g/l) ou un blanc de blancs (100% chardonnay), fins et rafraîchissants.
- à partir du deuxième jour, réintroduisez progressivement un petit verre de vin blanc ou de vin rosé. Je pense à un sauvignon de Saint-Bris, un muscadet, un aligoté. Préférez les rosés de presse aux rosés de saignée, beaucoup plus vineux. Provence en tête, mais aussi Loire, vous en fourniront de fameux.
- à partir du troisième jour, une bonne lichette de gamay de Touraine ou du Beaujolais (Fleurie, Côtes de Brouilly, Saint-Amour…), puis montez peu à peu en puissance avec un vin rouge jeune de Bourgogne (Côte de Beaune, Saint-Romain, Marsannay, Givry, Rully…), un bordeaux (Côtes de castillan, pomerol ou saint-émilion) pour terminer par des rouges plus corsés comme un châteauneuf-du-pape, un cahors, un bandol, un pic saint-loup.
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Accords mets et vins sur les tapas et autres recettes d’ibères-marchés
juin 1st, 2011 by Veronique Raisin
Hola que tal ? Muy bien amigo. Nul besoin d’être bilingue, en fait, pour saisir que les petits trucs délicieux qu’on appelle tapas sont 1) rapides à préparer 2) rapides à avaler 3) créent une atmosphère chaleureuse et décontractée pour une soirée réussie, en toute simplicité. Pour ceux qui ont fait allemand LV2, les tapas sont l’équivalent de nos amuse-bouches. Mais dire tapas, c’est beaucoup plus chic et ça montre que vous avez voyagé. Quelques rappels historiques et surtout, nos suggestions d’accords mets et vin : Olé !
Le mot tapa vient du castillan tapar qui signifie « boucher » ou « recouvrir » car à l’origine, on posait une tartine de pain agrémentée de charcuterie ou de fromage, sur un verre de vin, pour débuter le repas. Certains pensent que c’était une mesure d’hygiène, pour éviter aux insectes ou aux poussières de sable de tomber dans le verre. Mouais. D’autres pensent mieux et prétendent que c’est le roi Alfonso X qui aurait institué cette coutume pour éviter à ses sujets de boire trop de vin à jeun. Plus crédible à mon sens.
En Espagne, dans les bars à tapas, il est de coutume que chacun se serve librement des tapas présentés sur des plateaux ou au bar. Ils sont généralement surmontés d’un « pincho » (cure-dent) et posés sur une petite tranche de pain à l’huile d’olive. Au moment de l’addition, on compte les cure-dents.
Les Espagnols consomment les tapas à toute heure du jour et de la nuit dans les bars ; chez nous, on les sert plutôt en guise d’apéritif, au milieu des verrines, ou à côté des Monaco. Bien sûr, selon l’imagination, le temps dont on dispose et des produits régionaux, les tapas peuvent être plus ou moins sophistiqués, mais toujours variés.
Voici des exemples de tapas faciles à réaliser, avec quelques pistes d’accords mets et vins.
1- Degré maximal de la feignasserie : fines lamelles de pata negra ou de jamon iberico ou alors de beaux copeaux de parmesan. Et crac, on se réfugie : du champagne. Un blanc de blancs, ou une cuvée non dosée. Ou bien un blanc sec ciselé et servi frais, comme un chenin de Loire ou un pinot gris d’Alsace.
2- Si l’on est un peu plus calé en cuisine ou que l’on dispose d’une mère de famille sous le coude, pas trop au bord de la crise de nerf et certifiée niveau 3 (enfants), on peut compliquer un peu les choses.
- Crevettes marinées à l’ail : un vin blanc vif, chenin de Loire, sauvignon de Touraine ou des Graves, un riesling jeune. Egalement un vin rosé (Tavel, Bandol, Côtes de Provence).
- Verrines avocats crevettes : là encore un blanc servi frais, avec de la rondeur et du gras, comme un chardonnay de Mâcon ou de Saint-Véran, ou encore un sauvignon de Sancerre.
- Piquillos farcis au fromage de chèvre : un blanc sec et rafraîchissant (muscadet, entre-deux-mers), pourquoi pas un gamay jeune et servi bien frais ? (Fleurie, Côtes de Brouilly, Touraine). Ou encore, si on reste en blanc, un sancerre ou un chablis.
- Toasts de polenta aux tomates séchées : un rosé de Provence, de Marsannay ou un Bordeaux clairet ; un blanc des Côtes du Rhône ou de Provence ; en tous les cas évitez les vins boisés.
- Calamars frits : du blanc ! Corse par exemple, ou provençal, également un picpoul-de-pinet ; allez dans la Loire cherchez un vin simple et de bonne acidité comme un muscadet, un quincy ou un menetou-salon.
- Toasts de tapenade (voir la recette de la tapenade verte): optez pour un rosé (côtes-de-provence, rosé de Tavel ou des Coteaux d’Aix).
- Mini bouchées de porc marinées au sésame : soit un blanc d’Alsace (pinot blanc), soit un rouge léger (Jura, Touraine ou Anjou, Beaujolais, Bourgogne).
- Courgettes roulées aux anchois / Hareng et pomme de terre froide : un blanc d’acidité vive s’impose pour équilibrer le gras de la préparation : muscadet, aligoté, sauvignon très sec de Touraine.
- Gougères au comté : un bon vin jaune jurassien, tout indiqué ! Un meursault, un graves, un vin de Savoie.
- Roquefort et poires sur pain d’épices : un vin liquoreux ou un moelleux avec de l’acidité (jurançon, bonnezeaux, coteaux du Layon, barsac). Egalement un porto tawny, un rivesaltes ou un banyuls.
- Tartine de jambon sur chutney de figues : un demi-sec de Vouvray, tranquille ou effervescent conviendra bien. Dans tous les cas un blanc tendre, au fruité pas trop prononcé.
- Bouchées de poulet mariné au curry : un blanc sec avec de la rondeur (chenin, mâcon, beaujolais blanc) ou tendre (montlouis demi-sec, coteaux de l’Aubance, pinot gris légèrement doux, gewurztraminer pas trop exubérant).
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Tout ce qu’il faut savoir sur le cépage gamay
octobre 22nd, 2009 by Veronique Raisin
Cépage roi du Beaujolais, le gamay n’obtient pas la reconnaissance qu’il mérite. Et pourtant…
Le gamay serait issu du croisement entre le gouais, un cépage blanc pratiquement disparu, et le pinot noir. Autrefois apanage de la Bourgogne, il fut éradiqué pour sa tendance fâcheuse à donner de gros rendements sur ces sols argilo-calcaires. Cependant, sur les terrains pauvres et schisteux du Beaujolais, il exprime sa personnalité d’élégante façon. Les formes les plus qualitatives du gamay, « petit gamay rond » et « gamay geoffray » sont aujourd’hui privilégiées. Sur les 36 400 hectares de gamay cultivés en France, le Beaujolais en compte 22 500.
Il existe deux variétés de gamay : le noir à jus blanc, le plus courant, et le gamay de Bouze (du nom de son village d’origine, Bouze-les-Beaune, en Bourgogne). Ce dernier est un raisin rouge à jus rouge, ce qui est rare, aux feuilles également rouges. Massivement planté en Touraine et dans la Vallée du Cher après la crise du phylloxera, il a alors été supplanté par le gamay noir à jus blanc et relégué au rang de faire-valoir, pire, de « teinturier », pour colorer son pâle cousin, beaucoup plus productif. En 1980, il est interdit de séjour par l’INAO. Henry Marionnet, du domaine de la Charmoise, l’a réhabilité sur 1,5 hectare.
(Source : Grand atlas des vignobles de France de Benoît France)
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Montmartre : vendanges en plein Paris !
septembre 10th, 2009 by Rédaction iDealwineA Montmartre aussi on se prépare à vendanger ! La 76ème édition de la Fête des vendanges de Montmartre aura lieu du 7 au 11 octobre.
Charles Aznavour et Anaïs en seront les parrains. Sur le thème « Montmartre fête les Trois Baudets » ces cinq jours seront rythmés par différentes animations et clôturés par un grand feu d’artifice. L’an passé, « Montmartre fête le cinéma » a attiré près de 350 000 curieux.
L’histoire du vignoble remonterait à l’époque gallo-romaine. Il faut tout de même attendre 944 et les Annales du Chanoine Flodoard pour en trouver les premières traces écrites. Aujourd’hui, la Vigne du Clos Montmartre est la propriété de la Mairie de Paris. Sur un sol constitué de Sables de Fontainebleau, on plante principalement du Gamay et du Pinot Noir. La production est faible : 750 litres pour 1500 bouteilles. Les bénéfices seront reversés à des œuvres sociales du 18ème arrondissement de Paris.
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Bourgogne vs Beaujolais : du rififi chez les producteurs de vin
juillet 21st, 2009 by Rédaction iDealwine
Ces derniers craignent que les appellations traditionnelles de Bourgogne s’affaiblissent avec la possibilité donnée aux vignerons du Beaujolais des les utiliser. Ainsi, les producteurs de gamay, cépage peu répandu en Bourgogne, pourraient bénéficier des appellations Bourgogne Passetoutgrains, Bourgogne Ordinaire et Bourgogne Grand Ordinaire. Les producteurs de chardonnay auraient quant à eux la possibilité de fournir des raisins aux Crémants de Bourgogne, mais aussi – et c’est là où le bât blesse – d’utiliser l’appellation Bourgogne Blanc.
De son côté, le Syndicat des Bourgognes prend position en faveur de ce rapprochement et dénonce les « dérives irresponsables » d’un BIVB (Bureau Interprofessionnel des vins de Bourgogne) qui mettrait en avant comme cépage unique le pinot noir.
La décision est maintenant entre les mains de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité), qui est prié par les deux parties de se prononcer avant les prochaines vendanges.
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