Vente en salle : bordeaux et bourgognes se partagent la vedette
janvier 25th, 2012 by Rédaction iDealwine
Bordeaux et Bourgogne se partagent l’affiche de cette très belle vente parisienne. En effet, à quelques lots près, le catalogue est exclusivement consacré à de grandes signatures de ces deux grandes régions viticoles.
Le fait marquant de cette vente est sans aucun doute la collection de flacons du mythique domaine Armand Rousseau en Bourgogne. La diversité des références proposées sur ce domaine est particulièrement impressionnante et rare.
Nous commencerons donc le tour de cette vente par les grands pinots noirs bourguignons et les merveilleuses bouteilles du domaine Armand Rousseau : Gevrey-Chambertin 1982 ; Gevrey-Chambertin 1er cru Clos Saint-Jacques 1980, 1988, 1989, et 1991 ; Chambertin GC 1971, 1983 et 1985 ; Charmes-Chambertin GC 1982 et 1997 ; Ruchottes-Chambertin GC Clos des Ruchottes 1980 ; Chambertin GC Clos-de-Bèze 1970, 1979, 1984, 1985, 1986 et 1993 et Clos de la Roche GC 1983.
La vente propose également d’autres grands noms de la Bourgogne: Musigny GC 1976 du Domaine Comte Georges de Vogüé, Griotte-Chambertin GC 1983 et Beaune 1er cru Clos des Mouches du Domaine Drouhin, Bonnes-Mares GC 1978 et 1983 et Corton Clos de la Vigne aux Saints 1979 de la Maison Louis Latour.
Une seule référence en blanc mais pas des moindres, un Montrachet GC 1973 de la Maison Louis Latour.
Dans le Bordelais, une sélection au sommet également. Dans le Médoc, on y trouve les plus grands châteaux : Haut Brion 1979, Beychevelle 1975, 1981 et 1985, Prieuré Lichine 1978 et 1995, Léoville Las Cases 1980, Cantemerle 1990, Brane-Cantenac 1978, Cos d’Estournel 1985, Pichon Longueville Baron 1970, 1975, 1982 et 1983, Lynch Bages 1982 et 1986, La Lagune 1983 et enfin Montrose 1975, 1978, 1981 et 1986.
Parmi les crus classés des Graves, citons les châteaux Pape Clément 1970, 1975 et 1989, Carbonnieux 1978, 1980 et 1999, et La Mission Haut-Brion 1967, 1980 et 1983.
Rive droite à présent, Saint-Emilion compte quelques belles références également : Figeac 1976, Ausone 1969, 1970, 1975, 1976 et 1983 ainsi que Bélair 1971. Peu de pomerols mais signalons néanmoins : Vieux Château Certan 1986 et Château Petit Village 1986.
Enfin concluons par le Sauternais. Le château d’Yquem est bien entendu présent avec deux millésimes,1967 et 1975, accompagné des châteaux Sigalas-Rabaud 1970, Suduiraut 1970, d’Arche 1970, Climens 1976 et 1979 ainsi que Doisy Daëne 1970.
A vos enchères !
Vente en salle exceptionnelle : millésimes mythiques aux enchères
décembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine
La vente de la Varenne devrait déchainer les amateurs et les collectionneurs. En effet, le fait marquant de cette vente est le nombre important de très vieux millésimes, pour certains carrément mythiques.
Dans cette vente qui propose de nombreux lots de grande qualité dans toutes les régions, le bordelais occupe le devant de la scène. L’offre sur les grands crus du Médoc est d’ailleurs particulièrement impressionnante avec des millésimes remontant jusqu’aux années 1920. Les enchères s’annoncent rudes et relevées !
Commençons par les crus du Médoc où l’offre est réellement impressionnante avec de nombreux millésimes très anciens, issus de grands châteaux. Parmi eux, Mouton Rothschild 1937, 1970, 1980, 1982, 1985 et 1989 ; Lafite Rothschild 1970, 1975, 1976 et 1981 ; Haut-Brion 1922, 1970, 1972, 1979, 1983 et 1990 ; Margaux 1983,1987 et 1990 ; Latour 1964, 1975 et 1990 ; Cos d’Estournel 1975 et 1989 ; Montrose 1937 et 1982, Gruaud Larose 1928 et 1937 ; Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1923 ; Ducru-Beaucaillou 1921 et enfin Lynch-Bages 1990.
Parmi les crus classés de Graves, citons Haut-Bailly 1990, Pape Clément 2000 et Mission Haut-Brion 1975, 1985 et 1986.
Rive droite, des bouteilles extraordinaires également. A Saint-Emilion nous avons les châteaux Ausone 1921 et 1954, Cheval Blanc 1937 et 1940 mais aussi les châteaux Figeac 1999, Beau-Séjour-Bécot 1983 et Troplong-Mondot 2004. A Pomerol, pour ne prendre que quelque exemples : Petrus 1945, Le Pin 2004 et L’Eglise Clinet 1989.
Rejoignons les grains botrytisés du Sauternais et citons l’emblématique château d’Yquem 1936, 1976, 1982, 1983, 1985, 1986, 1990 et un 1996 en impériale.
Poursuivons avec les châteaux Rieussec 1985, Climens 1929 et Lafaurie-Perraguey 1929.
L’offre est plus réduite en Bourgogne mais tout aussi qualitative : La Tâche GC 1976 et Grands-Echézeaux GC du domaine de la Romanée-Conti ; Musigny « Vieilles Vignes » GC du domaine de Vogüé 1978, 1999, La Grande Rue GC du domaine François Lamarche 1996 et Musigny GC du domaine Leroy … 1961 !
Parmi les bourgognes blancs notons le Bâtard-Montrachet GC 1978 d’Etienne Sauzet, le Corton-Charlemagne GC 1999 du domaine Prieur ou encore le meursault 1er Cru Charmes 1982 du domaine des Comtes Lafon.
L’offre est tout aussi restreinte en Vallée du Rhône. Nous décelons néanmoins les incontournables côtes-rôties du domaine Guigal : La Landonne 1987, La Mouline 1991, 1978 et 1998, La Turque 1991 et 1998. Mais aussi quelques hermitages : Jean-Louis Chave 1992, Jaboulet La Chapelle 1995 et 1999. Terminons par les châteauneufs-du-pape des châteaux de Beaucastel (Hommage à Jacques Perrin 1995, 1998 et 1999) et du Château Rayas dans le mythique millésime1978.
Enfin, dans les autres régions, très peu de lots mais de beaux flacons : Pouilly-Fumé Silex Didier Dagueneau en 2003, 2005, 2006 et 2007 (Val de Loire) ; Bandol Tardieu-Laurent 2007 (Provence), Vin de Pays de l’Hérault Grange des Pères Laurent Vaillé 1997 et 1999 (Languedoc-Roussillon).
Et concluons par une sélection de magnifiques références étrangères : Ribera Del Duero Vega Sicilia Unico Locando Y Chaves 1972 et 1982 (Espagne), Brunello di Montalcino Conti Constantini 1998, Bolgheri Sassicaia Famille Incisa della Rochetta 1995 (Italie), Tokay Six Puttonios 1972, Tokay Eszencia 1957 (Hongrie).
| 09/12/2011 09:30 : 315 lots | ![]() |
| 09/12/2011 09:35 : 510 lots | ![]() |
| 09/12/2011 12:00 : 536 lots | ![]() |
| 14/12/2011 10:00 : 175 lots | ![]() |
La vente à prix fixe est ouverte : découvrez les coups de cœur iDealwine au meilleur prix !
octobre 14th, 2011 by Rédaction iDealwine
Attention, la vente à prix fixe qui s’ouvre recèle quelques très, très bonnes affaires. Parmi celles-ci, iDealwine a repéré pour vous une série de coups de cœur, dont le prix est actuellement le plus compétitif du web. N’hésitez pas à comparer ! Vous les trouverez dans les grandes régions viticoles : à Bordeaux, en Bourgogne, dans le Rhône ou en vallée de la Loire. En rouge, en blanc, parmi les liquoreux ou en Champagne… Faites votre choix ! Les quantités sont limitées. A vous de jouer.
Beaucoup de belles bouteilles à Bordeaux à commencer par le Médoc : château Margaux 1986, château Cos d’Estournel 2008, château Léoville Las Cases 2004.
Dans les Graves, notons la présence du château La Mission Haut-Brion 2008.
Rive droite, nous remarquons un magnifique magnum de Petrus 2008 (Pomerol) et de nombreuses bouteilles du château Ausone 2006 (Saint-Emilion). Toujours rive droite, évoquons également les châteaux Figeac 2008 (Saint-Emilion) et La Conseillante 2008 (Pomerol).
Enfin dans le Sauternais, citons le mythique château Yquem dont plusieurs magnums 2006.
Partons à présent vers la Bourgogne et ses pinots noirs où nous décelons quelques très beaux flacons : richebourg Grand Cru et romanée saint-vivant Grand Cru 2008 du domaine Lucien Le Moine, grands-échézeaux « vieilles vignes » 2002 de Dominique Laurent, chambertin Grand Cru 2008 du domaine Trapet ou encore un corton grancey Grand Cru 2009 de la Maison Louis Latour.
Côté blancs et chardonnay, impossible de passer à côté des domaines Leflaive (Puligny-Montrachet 1er Cru Les Clavoillons 2008) et des Comtes Lafon : (Meursault 2007).
Un large choix de châteauneufs-du-pape en vallée du Rhône et notamment les châteaux Rayas 2006 et Beaucastel 2003. Signalons également une côte-rôtie La Landonne 2006 du domaine Delas Frères et un hermitage La Chapelle blanc 2006 de Jaboulet.
Dans les autres régions, de belles références encore, à l’image d’un madiran La Tyre du château Montus, d’un savennières Clos de la Coulée de Serrant du domaine Nicolas Joly dans le Val de Loire ou encore d’une bodega espagnole incontournable Vega Sicilia et sa célèbre cuvée Unico 1999 (Ribera del Duero)
Enfin découvrez nos Coups de cœur, iDealwine vous garantit le meilleur prix !
Parmi ceux-ci, citons en rouge le château Pavie Decesse 1999 (Saint-Emilion), le vosne-romanée 1er Cru Les Suchots 2008 du domaine Hudelot-Noëllat et le châteauneuf-du-pape Les Gallimardes du domaine Giraud. En blanc notons le château La Tour Blanche 2005 (Sauternes), l’hermitage La Chapelle 2006 de Jaboulet ou encore plusieurs millésimes de différents meursaults du domaine des Comtes Lafon.
Des affaires exceptionnelles !
Prix le plus bas constaté sur les principaux sites Internet français au 13/10/2011.
Sous réserve de mise à jour du tarif des vins disponibles à la vente après cette date.
Primeurs 2010 à Bordeaux : premières impressions du millésime
avril 8th, 2011 by Angelique de Lencquesaing
9 heures 19, gare Saint-Jean, temps de rêve sur Bordeaux : la dégustation des primeurs 2010 s’annonce sous les meilleurs auspices. Rive droite, rive gauche, récit d’une journée marathon.
Chaque année c’est la même histoire. On se lève en pleine nuit, on saute dans le train en espérant y reprendre le cours d’un sommeil brutalement interrompu, on se demande, l’estomac au bord des lèvres, comment on va survivre à un programme consistant à déguster, dès 10 heures du matin, une bonne soixantaine de crus, on jure que l’on ne nous y reprendra pas… Et, peu à peu, le train avance, le jour se lève, le paysage change, les vignes apparaissent, rang par rang, et la magie opère. A nous Bordeaux !
Cette année, nous commencerons par la rive droite. Cap sur Pomerol donc, sous un soleil éclatant. Le château La Pointe, fraîchement ravalé, accueille cette année la dégustation de l’Union des Grands Crus. Sacrée machine de guerre que cette Union, qui orchestre avec une minutie exceptionnelle et un professionnalisme irréprochable la grand messe des primeurs. L’UGC attend en effet cette semaine plus de 5000 dégustateurs !
Nous allons donc déguster une dizaine de vins (pas Petrus, non, jamais de Petrus au milieu des autres vins). Est-ce que ce sont les échantillons ? Ou le début de la journée ? Certains vins nous inspireront moins qu’en 2009, ils s’étaient alors montrés tellement flatteurs ! Ils portent en effet cette année les caractéristiques d’un millésime aux matières denses et serrées, plus taillé pour la garde encore. Gros coup de cœur pour La Conseillante, un cru qui nous émerveille à chaque fois, et qui cette année encore, exprime déjà au plus haut niveau toute la complexité de son terroir dans un ensemble à la fois puissant et velouté. On aime aussi la vigueur et la droiture de Clinet, l’équilibre de La Pointe, la longueur de Petit Village, la souplesse et le nez gourmand de La Cabanne.
En route pour Saint-Emilion, ensuite. Chevaux, sanglier, un ballet de sculptures animalières en bronze accueille les visiteurs dans la cour du château La Couspaude. Beaucoup de monde, déjà, dans la salle de dégustation. Les saint-émilions sont plus homogènes, la qualité est impressionnante (la puissance et le degré d’alcool aussi !). Les dégustateurs se pressent autour des tables, nous tombons sous le charme de Clos Fourtet, vif, droit, aux tanins élégants. La texture est magnifique et l’ensemble dégage une belle énergie. On en redemanderait ! Coup de cœur aussi pour Canon La Gaffelière et Beauséjour Bécot, mais aussi et surtout pour Troplong Mondot et Pavie Macquin. Figeac s’affiche en comparaison plus austère à ce stade, mais quelle structure et quelle complexité dans le verre. Le nez aux reflets anisés de La Gaffelière nous intrigue. Ce qui suit est heureusement tout en élégance. Balestard La Tonnelle se déguste particulièrement bien en dépit d’une petite pointe de verdeur en toute fin de bouche. Larcis-Ducasse, velouté et gourmand, se distingue aussi par son bel équilibre. Dassault et La Couspaude pourraient se révéler de beaux rapports qualité-prix. Diable, que de réussites à Saint-Emilion cette année ! L’excitation est palpable dans la salle de dégustation. Et la tension monte encore d’un cran lorsque Michel Rolland y fait son entrée. On lui fait de la place, on lui sourit et, du côté des producteurs, on avoue être honoré de lui faire goûter les vins (dixit la jeune femme rougissante qui remplit son verre). Mais la suite du marathon nous attend. Nous quittons à regret la salle de dégustation.
Retour sur la rive gauche, en route vers le Médoc maintenant. Au château Lascombes, les asiatiques sont plus nombreux que dans le Libournais. Ils étaient attendus en masse cette année. Mais aujourd’hui, nous entendons surtout raisonner l’accent anglais, et aussi, beaucoup plus que l’année dernière, américain. Le déjeuner sera léger, léger. Ceux qui nous
ont précédés ont déjà « nettoyé » le buffet. Tant mieux dans un sens, nos papilles seront loin d’être saturées lorsqu’il s’agira de déguster Château Margaux.
Le premier cru a, pour l’occasion, ouvert ses grilles. Un groupe d’asiatiques se fait photographier au pied des marches. Poliment, et aussi parce que nous ne voudrions pas laisser passer l’heure du rendez-vous, nous restons au bout de l’allée. L’accueil est parfaitement orchestré. Les groupes sont nombreux, et la dégustation organisée dans plusieurs points du domaine. Pour nous, ce sera la cuverie. Pourquoi pas, au fond ! Thibault Pontallier nous accueille. En digne héritier de son père*, il fait lui aussi preuve d’un bel enthousiasme et d’une verve tout aussi intarissable. Le livret qui nous est remis l’annonce en préambule : « C’est à peine croyable, mais pourtant confirmé : 2010 est au moins un aussi grand millésime que 2009 ! ». Nous dégustons d’abord Pavillon Rouge, qui a fait lui aussi, et cette encore, l’objet d’une sélection sévère. Thibault Pontallier nous confirme d’ailleurs la mise sur le marché d’un troisième cru, dont le nom ne nous sera toutefois pas encore révélé**. Ce vin est destiné, comme le 2009, à être commercialisé à l’issue de la mise en bouteille. Le nez de Pavillon Rouge est discret, fin, divinement épicé. La trame est serrée, l’ensemble d’une belle longueur, avec une fraîcheur qui s’explique par la climatologie du millésime (de belles nuits fraîches). Superbe !
Vient ensuite le château Margaux qui s’annonce par une robe rubis pourpre d’une densité somptueuse. Si le premier nez se montre légèrement austère et plus fermé que l’exubérant 2009, il révèle ensuite toute l’élégance caractéristique de Margaux. En bouche, la puissance est bien là, l’équilibre parfait, la texture et la finesse des tannins exceptionnelles. Une puissance admirablement maîtrisée par une texture veloutée. Moment exquis que Thibault Pontallier accompagne d’un chapelet de louanges que nous trouvons amplement méritées. « Ambassadeur » de Château Margaux à Hong Kong, il remplit avec bonheur et talent cette mission que beaucoup lui envieraient ! Michel Bettane avait octroyé un 100/100 à Château Margaux en 2009. Quelle note va-t-il pouvoir lui attribuer cette année ? Pour finir sur une belle note de fraîcheur, vient ensuite Pavillon blanc de Château Margaux. Les arômes d’agrumes jaillissent du verre, dans un ensemble concentré, complexe, très réussi. Thibault Pontallier prétend qu’on pourra l’apprécier encore dans dix ans, au bas mot. Nous, on l’aime déjà, tel quel. Malheureusement, l’heure avance, nous n’aurons que de trop rares minutes à accorder aux vins de Margaux mais nous apprécierons tout de même l’élégance de Brane Cantenac et plongerons notre nez dans le bouquet subtil de petits fruits noirs, de baies et de myrtilles de Château Siran.
Quelques kilomètres plus loin, au château Branaire Ducru, la dégustation se poursuit. Et là, la qualité du millésime éclate. Les vins se montrent au plus haut niveau. 2010 s’annonce donc aussi fort réussi dans le Médoc. L’exigence a été portée au plus haut point : puissance, équilibre, qualité des tannins, les domaines sont nombreux à avoir réalisé la quadrature du cercle. Avec, en plus, pour beaucoup d’entre eux, le soyeux et une texture veloutée qui nous fait littéralement craquer. Nos préférés ? Branaire Ducru, qui incarne la quintessence de l’élégance des saint-juliens, Gruaud Larose, exubérant, Léoville Poyferré, inimitable, Léoville Barton et son nez envoûtant, les deux Pichon (de styles pourtant bien différents) et Lynch Bages, dont quelques esprits grincheux railleront tout de même le côté un poil body-buildé. Mention spéciale pour Phélan Ségur, gourmand et parfaitement équilibré.
On ne s’inquiète pas trop pour le destin des châteaux Clerc Milon et d’Armailhac, parfaitement réussis : l’Asie va s’en emparer. Même scenario pour Beychevelle, qui malgré la légère rugosité de tannins en fin de bouche devrait aussi déchaîner les passions. L’ambiance est à la fête, les producteurs souriants, Philippe Castéja (Président du Conseil des Grands Crus classés) d’humeur toujours aussi badine, l’œnologue Franck Dubourdieu tout à l’émotion du prochain mariage de sa fille. Patrick Maroteaux (Château Branaire Ducru) promet que ses vins ne partiront pas (tous) en Asie : ouf !
Pas une minute, malheureusement, pour lézarder sur la pelouse et les transats gentiment mis à notre disposition par les propriétaires : l’heure tourne ! Et celle du goûter se profile : il est temps de se diriger vers le Château Desmirail, qui accueille cette année la dégustation des crus de Sauternes. Les arômes exotiques du château de Fargues nous envoûtent instantanément. On goûtera avec un même bonheur Doisy Daëne, Suduiraut et Rayne Vigneau. Mais déjà, Julien Minguot (du négociant La Passion des Terroirs), qui nous accompagne tout au long de cette journée s’inquiète, le train ne nous attendra pas… Retour vers Bordeaux. Cet accès de gourmandise nous aura perdus : le train n’a effectivement pas attendu. Sans rancune. Nous nous laissons réchauffer aux derniers rayons du soleil aquitain et commençons à réunir les souvenirs, nombreux et riches de cette journée. Le millésime 2010 confirme, même à l’issue un premier survol, sa fabuleuse qualité.
* Paul Pontallier est depuis 1983 le Directeur du Château Margaux.
** A l’occasion des primeurs 2009, Château Margaux avait annoncé la création d’un troisième vin. A retrouver dans le compte rendu de notre dégustation des primeurs 2009.
Primeurs 2009 : une journée de dégustation à Bordeaux
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La traditionnelle vente en salle de Cannes, toujours placée fin décembre est, cette année encore, une vente bien en phase avec la période des fêtes. Un véritable festival de flacons prestigieux qu’on pourra ouvrir pour Noël… 2012 !

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